Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, combien en 2018 ? 20 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (info du 12 février) 30 au dimanche 3 mars, soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 22 août 2019

Ballade des pendus, de François Villon

semaine des quatre jeudi en poésie de l'été, continuons le fil de liens en liens.

Ballade des pendus

L’ÉPITAPHE

EN FORME DE BALLADE

Que feit Villon pour luy et ses compagnons, s’attendant estre pendu avec eulx.


Frères humains, qui après nous vivez,
N’ayez les cueurs contre nous endurciz,
Car, si pitié de nous pouvres avez,
Dieu en aura plustost de vous merciz.
Vous nous voyez cy attachez cinq, six :

Quant de la chair, que trop avons nourrie,
Elle est pieça devorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et pouldre.
De nostre mal personne ne s’en rie,
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !

Se vous clamons, frères, pas n’en devez
Avoir desdaing, quoyque fusmes occis
Par justice. Toutesfois, vous sçavez
Que tous les hommes n’ont pas bon sens assis ;
Intercedez doncques, de cueur rassis,
Envers le Filz de la Vierge Marie,
Que sa grace ne soit pour nous tarie,
Nous preservant de l’infernale fouldre.
Nous sommes mors, ame ne nous harie ;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !

La pluye nous a debuez et lavez,
Et le soleil dessechez et noirciz ;
Pies, corbeaulx, nous ont les yeux cavez,
Et arrachez la barbe et les sourcilz.
Jamais, nul temps, nous ne sommes rassis ;
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charie,
Plus becquetez d’oyseaulx que dez à couldre.
Ne soyez donc de nostre confrairie,
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !

Prince Jesus, qui sur tous seigneurie,
Garde qu’Enfer n’ayt de nous la maistrie :
A luy n’ayons que faire ne que souldre.
Hommes, icy n’usez de mocquerie
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !
François Villon, 1462?

vocabulaire :
Debuer : Passer à la lessive
Harier : Poursuivre à cor et à cris
Pieçà : Déjà, depuis longtemps
Soudre : Résoudre une difficulté
Transi : Passé dans l’au-delà

Pourquoi ? parce qu'elle a été chantée par Serge Reggiani et dite (si bien) par Bernard Lavilliers et que mes promenades sur la Toile pour mon billet précédent m'y a conduit.

Et parce que notre actualité qui m'accable de mon impuissance me semble avoir remplacé les pendus par les noyés de la méditerranée et d'ailleurs, les coquins et les gueux du Moyen-âge errant par les guerres et les famines de campagnes en villes par les errants de la planète repoussés de rives en murs et de barbelés de la honte en dédales kafkaïens de rejet.

Bernard Lavilliers, Croisières méditerrannéennes, 2017

François Villon, 1431? - 1463?, poète français de la fin du Moyen-Âge

Rappelez vous cette photo qui a ému tant de monde. C'était il y a à peine quatre ans sur une plage de Bodrum et on dirait que cela fait une éternité et que rien n'a changé, ou plutôt si, combien de marches ont-elles été gravies depuis dans l'indifférence, le cynisme, la honte molle ?


tandis que celle-ci, de la même année, sur une plage de Lybie, ne provoquait que peu d'émoi




mardi 20 août 2019

Fadosi continue ici

Billet d'accueil

pour accéder au contenu complet des articles présentés en résumé il suffit de cliquer sur le titre de l'article ou le lien Plus d'infos » 
Profitez des instants de la vie :
le temps s'écoule à sa cadence,
trop vite ou trop lentement,
sans retour possible
Pourquoi Fadosi ?

Le verger du roi Louis, poème de Théodore de Banville, musique de Brassens

Jeudis poésies de l'été au calendrier des semaines des quatre jeudis. alors aujourd'hui, retour à la musique et prolongement de jeudi dernier avec cette mise en musique par Georges Brassens d'un poème de Théodore de Banville : une ballade du XIXe siècle qui nous parle du Moyen-âge et fait hommage à la ballade des pendus de François Villon que je mettrai en ligne jeudi prochain.

Le verger du roi Louis
Sur ses larges bras étendus,
La forêt où s’éveille Flore,
A des chapelets de pendus
Que le matin caresse et dore.
Ce bois sombre, où le chêne arbore
Des grappes de fruits inouïs
Même chez le Turc et le Maure,
C’est le verger du roi Louis.

Tous ces pauvres gens morfondus,
Roulant des pensées qu’on ignore,
Dans des tourbillons éperdus
Voltigent, palpitants encore.
Le soleil levant les dévore.
Regardez-les, cieux éblouis,
Danser dans les feux de l’aurore.
C’est le verger du roi Louis.

Ces pendus, du diable entendus,
Appellent des pendus encore.
Tandis qu’aux cieux, d’azur tendus,
Où semble luire un météore,
La rosée en l’air s’évapore,
Un essaim d’oiseaux réjouis
Par-dessus leur tête picore.
C’est le verger du roi Louis.

Prince, il est un bois que décore
Un tas de pendus enfouis
Dans le doux feuillage sonore.
C’est le verger du roi Louis !
Théodore de Banville, Ballade des pendus dans la pièce Gringoire, 1866

gravure de Jacques Callot pour Les grandes misères de la guerre, 1633



et même si vous voulez faire phosphorer vos neurones, certains s'y sont essayé sur Analyse Brassens, Le verger du Roi Louis

Théodore de Banville, 1823 - 1891, poète, dramaturge et critique dramatique français
François Villon, 1431? - 1463?, poète français de la fin du Moyen-Âge
Georges Brassens, 1921 - 1981, poète auteur compositeur interprète français
Jacques Callot, 1592 - 1635, dessinateur et graveur lorrain, un des maîtres de l'eau-for
Louis XI, dit le "prudent", 1423 - 1483, roi de France de 1461 à 1483, connu pour sa cruauté et son habileté de stratège, a mis fin à la guerre de cent ans, contribué à la création de l' Etat centralisé et a créé le Relais de poste et promu l'imprimerie via l'université de la Sorbonne


jeudi 15 août 2019

L'Île, de Théodore de Banville

jeudi 15 août
A tous les naufragés sur les routes du monde


L’Ile

C'est un riant Éden, un splendide Avalon,
Que le grand Nord féerique a voilé dans sa brume,
Et les chênes géants, l'ombre du frais vallon,
Y montrent pour ceinture une frange d'écume.

Les fiers camellias, les aloès pensifs,
Fleurissent en plein sol dans l'île fortunée
Que la rose parfume, et contre ses récifs
L'inconsolable mer se débat enchaînée.

La mer, écoutez-la rugir ! La vaste mer
Dresse, en pleurant, ses monts aux farouches descentes
Et soupire, et ses flots échevelés dans l'air
Hurlent comme un troupeau de femmes gémissantes.

Elle pense, elle songe, et quelque souvenir
L'agite. Avec ses cris, avec sa voix sauvage
Elle annonce quelqu'un de grand qui va venir.
Il vient ; regardez-le passer sur le rivage.


Regardez-le passer, grave, au bord de la mer,
C'est un sage, c'est un superbe esprit tranquille,
Hôte de l'ouragan sombre et du flot amer,
Divin comme Hésiode, auguste comme Eschyle.

Il marche, hôte rêveur, lisant dans le ciel bleu.
Son corps robuste est comme un chêne et son front penche, 
Son habit est grossier, son regard est d'un Dieu,
Son œil profond contient un ciel, sa barbe est blanche.

Les ans, l'âpre douleur, ont neigé sur son front ;
Il n'a plus rien des biens que la jeunesse emporte ;
Il a subi l'erreur, l'injustice, l'affront,
La haine ; sa patrie est loin, sa fille est morte.

Tant de maux, tant de soins, tant de soucis jaloux
Ont-ils rendus son âme inquiète ou méchante ?
Petits oiseaux des bois, il est doux comme vous.
Comment s'est-il vengé des envieux ? Il chante.

Jadis il a connu le prestige imposant,
Les applaudissements qu'on est joyeux d'entendre,
Les honneurs, le tumulte ; il se dit à présent :
Qu'était cette fumée, et qu'était cette cendre ?

Contre le mal, pareil aux flèches d'or du jour,
Indigné comme il fut dans la bouche d'Alcée,
Et d'autres fois divin, fait d'azur, plein d'amour,
Le vers éblouissant jaillit dans sa pensée.


À son côté, pareille aux beaux espoirs déçus,
La muse Charité, Grâce fière et touchante,
Au front brillant encor du baiser de Jésus,
Visible pour lui seul, porte une lyre. Il chante.

Et son Ode, si douce au fond des bosquets verts
Qu'elle enchante le lys et ravit la mésange,
Résonne formidable au bout de l'univers
Comme un clairon mordu par la bouche d'un Ange.

Alors, au haut des cieux plus riants et plus chauds,
L'avenir, pénétré, soulève enfin tes voiles,
Ô Rêve ! et le plafond ténébreux des cachots,
Déchiré tout à coup, laisse voir des étoiles.

L'esclave humilié, le pauvre, le maudit,
Sont relevés tandis qu'il accomplit sa tâche,
Et ce rouge assassin de l'ombre, ce bandit,
L'échafaud, démasqué, frissonne comme un lâche.

Esprit caché là-bas dans la brume du Nord,
Il répand sa clarté sur nous, tant que nous sommes.
Qui donc l'a fait si pur ? C'est le courroux du sort.
Et qui l'a fait si grand ? C'est l'injure des hommes.

Le sage errant n'a plus ici-bas de prison.
Le délaissé qui n'a plus rien n'a plus de chaînes.
Sa demeure infinie a pour mur l'horizon ;
Il parle avec la source et vit avec les chênes !


Si cette flamme d'astre éclate dans ses yeux,
Si ce vent inconnu fouette sa chevelure,
C'est parce qu'il entend le mot mystérieux
Que depuis cinq mille ans bégayait la nature !

Ô mère ! dont l'azur est le manteau serein,
Donne tous tes trésors, Nature, sainte fée,
À ce passant connu de l'aigle souverain
Qui connaît ton langage et tes noms, comme Orphée.

Et toi qui l'accueillis, sol libre et verdoyant,
Qui prodigues les fleurs sur tes coteaux fertiles
Et qui sembles sourire à l'Océan bruyant,
Sois bénie, île verte, entre toutes les îles.

Oui, sois bénie. Il a marché dans ton sillon,
Comme passaient ailleurs, laissant leur trace ardente
Et traînant l'un sa pourpre, et l'autre son haillon,
Le voyageur Homère et le voyageur Dante.


Théodore de Banville Février 1864.                              
Les Exilés, Alphonse Lemerre, éditeur, 1890 (p. 51-54).


deux peintures de ma sœur Jacotte





mercredi 14 août 2019

Le piano, de Théodore de Banville

Jeudis poésies de l'été en musique encore pour célébrer les femmes musiciennes telle Clara Schumann citée la semaine dernière, et aujourd'hui Louise Farenc, injustement oubliée


Le Piano

Tant pis, j’aime le piano!
Mon maître, au fond de la Scythie
Fort connu, comme à Landerneau,
Aimait l’araignée et l’ortie.

Et pourquoi? Parce qu’on les hait.
Pour moi, j’aime, épris de chimères,
Le piano, parce qu’il est
Plus haï que les belles-mères.

Un rayon sur mon front a lui,
Lorsque l’heure du thé ramène
Ce monstre, affreux comme celui
Du long récit de Théramène.

Devant les dames à turban,
A ses vœux j’aime à condescendre,
Quand sa croupe se recourbe en
Replis de bois de palissandre.

N’ayant pas tremblé pour si peu,
Je supporte ses airs farouches
Et même, le terrible jeu
De ses dents, qu’on nomme: des touches.

Eh! oui, le piano, Meyer
Beer admettait cet ustensile,
Et c’est pourquoi Ernest Reyer
Me semble un peu trop difficile.

Implorant les cieux parfois sourds
Où passent des guerriers équestres,
J’en conviens, je n’ai pas toujours
Sous ma main de puissants orchestres.

Or, pour oublier les méchants
Si, pâle et l’oeil de pleurs humide,
J’ai besoin d’entendre les chants
Célestes d’Orphée ou d’Armide, –

O Vérité, sors de ton puits!
Lorsque ce désir fou m’étrangle,
Dis-nous cependant si je puis
Me les jouer sur le triangle!


Théodore de BANVILLE 4 août 1888.
Recueil : "Sonnailles et Clochettes"

 

Meyer Beer à 11 ans par Weitsch, 1802
Giacomo Meyer Beer, 1791 - 1864, compositeur allemand

Ernest Reyer, 1823 - 1909, compositeur français et critique d'art, neveu de la compositrice, pianiste et première femme nommée professeur de piano au Conservatoire national de Paris Louise Farenc, 1804 - 1875



lundi 12 août 2019

Une petite cantate ...de Barbara pour Liliane Benelli

Un jeudi poésie de l'été qui sera aujourd'hui un lundi (ne vous ai-je pas dit que l'été c'était les semaines des quatre jeudis ?) pour célébrer ce que la poésie peut sublimer pour et avec la musique ... en quelques notes ...
et pas n'importe quel lundi puisque le 12 août 1965, un terrible accident de voiture clouait le chanteur Serge Lama sur un lit d'hôpital pour plusieurs mois de soins et de rééducation et provoquait la mort du conducteur, le frère du chanteur Enrico Macias et de son autre passagère, la pianiste et amie de la chanteuse barbara et compagne de Serge Lama, Liliane Benelli

Cet article de la RTBF1 Lettre à une défunte, vous racontera bien mieux que moi ...
et vous permettra d'écouter Barbara chantant la petite cantate ainsi que la merveilleuse chanson que Serge Lama a écrit et chanté pour sa fiancée D'aventure en aventure en 1968.


Si mi la ré si mi la ré si sol do fa
Si mi la ré si mi la ré si sol do fa
...

Et ne me dîtes pas que cette chanson n'est pas un poème, un merveilleux poème ...

Quant à la peinture, elle est omniprésente dans les représentations de femmes au piano,
Marguerite, la fille de Docteur Gachet, évidemment par Vincent Van Gogh à Auvers-sur Oise
La femme de Edouard Manet, par Edouard Manet
Une femme au piano, 1925 (il y en eut plusieurs), par Henri Matisse
Clara Schumann, non pas seulement la femme de Robert Schumann, mais la pianiste et la compositrice de grand talent

Madame Manet au piano par Edouard Manet


dimanche 11 août 2019

Pastiche au pastis, de Jeanne Fadosi

dans le prolongement du dernier jeudi poésies de l'été Clic --->

Pour le défi 167 c’était votre commandant Dômi qui s’y collait. Le thème : La parodie
La parodie consiste à imiter un texte en le caricaturant, dans l’intention de s’en moquer et de faire rire.
Dômi nous proposait donc de parodier un texte, un poème, une chanson …


 Désolée Dômi, je me suis un peu écartée de la feuille de route car mon intention n'était pas de me moquer du texte détourné mais de m'en servir comme support pour railler ce que je mets en situation. J'ai donc écrit un pastiche (exercice de style en hommage plus ou moins respectueux) et non une parodie.
J'en demande pardon à Baudelaire du fond des entrailles de la Terre, et au Tasse, ainsi qu'aux cafetiers dont les établissements créent du lien et de la convivialité au coeur des villages pour autant qu'ils n'y encouragent pas les abus que j'évoque ci-dessous.
Je ne m'en excuserai pas auprès des légataires de Baudelaire, chargés de la sauvegarde des droits moraux de l'auteur. J'ai l'intuition qu'il n'en aurait pas du tout voulu et même aurait plutôt souri à l'impertinence de la vieille gamine qui a respiré la poussière de plomb en courant dans les allées de l'atelier qui lui permit d'être édité.

Sur la tasse en boisson
                                     du génie de la part des anges.
Le poivrot au bistrot, débraillé, addictif,
Roulant ses cigarettes, buvant l'apéritif,
Chasse de son regard que l'ennui rend atone
L'araignée au plafond qui rogne ses neurones.
Les rires enivrés dont s'emplit la maison
Vers des propos méchants invitent la déraison.
Le sûr et certain tonne et le fiel ridicule
Hideux et multiforme entre les verres circule.
Ce simplet enfermé dans un mental malsain,
Ces grimaces, ces cris, ces copains dont l'essaim
Tourbillonne, aviné autour de la bouteille,
Ce baveux, que les vapeurs du troquet endort,
Voilà bien ta devise, sot à l'esprit retors
Que tes croyances étouffent sans troubler ton sommeil.
Jeanne Fadosi, vendredi 27 mai 2016, pastiche à partir de
Sur Le Tasse en prison, d'Eugène Delacroix, de Charles Baudelaire

Siesteur au banquet,
pastel sec sur pastel card, 2013-2014
Retrouver le vrai poème et son commentaire composé sur le blog de mémoires de prof
Sur le Tasse en prison, d'Eugène Delacroix, de Charles Baudelaire


samedi 10 août 2019

Les prénoms du mercredi saison 11 (liste jusqu'à fin octobre)

L'info a été afichée le 1er août sur le blog de Jill Bill et je viens seulement d'en prendre connaissance !!! Quelle étourdie !!!

Pour la 11ème saison, la guinguette des prénoms du mercredi, créée par Bigornette, continue joyeusement sous le préau et la férule de Jill Bill, la courageuse, vous savez, dans  La Cour de récré de JB.
A ma dernière mise à jour, Jill nous donnait rendez-vous le 4 septembre mais je pensais depuis que la rentrée serait retardée. Mais la maîcresse ne nous oublie pas et nous a concocté une première liste de prénoms pour septembre et octobre

Retrouvez sur son blog la liste des prénoms chez Jill Bill
et peut-être, les liens du rassemblement si Jill Bill le peut. On ne t'en voudra pas si tu ne fais pas ce suivi. Priorité à ta santé !


01 Bosco (m) mercredi 4 septembre 2019
02 Dévote (f)
03 Sol (m) 
mercredi 11 septembre 2019
mercredi 18 septembre 2019
04 Joyeuse (f) mercredi 25 septembre 2019
05 Anus (m) mercredi 2 octobre 2019
06 Vlada (f)
7 Edur (m) 
mercredi 9 octobre 2019
mercredi 16 octobre 2019
8 Mildred (f) mercredi 23 octobre 2019
9 Klaus (m) mercredi  30 octobre 2019
10  (f)
11  (m) 
mercredi 6 novembre 2019
mercredi 13 novembre 2019
12  (f) mercredi 20 novembre 2019
13 (m) mercredi 27 novembre 2019
14  (f)
15  (m) 
mercredi 4 décembre 2019
mercredi 11 
décembre 2019
16  (f) mercredi 18 décembre 2019
17  (m) mercredi 25 décembre 2019
18  (f)
19  
(m) 
mercredi 1 janvier 2020
mercredi 8 janvier 2020 
20  (f) mercredi 15 janvier 2020
21  (m) mercredi 22 janvier 2020
22  (f)
23 
 (m) 
mercredi 29 janvier 2020
mercredi 5 
février 2020
24  (f) mercredi 12 février 2020
25  (m)mercredi 19 février 2020
26  (f) 
27  (m)
mercredi 26 février 2020
mercredi 5 mars 2020
28  (f)
29  (m) 
30  (f)
31  (m) 
32  (f)
33  (m)
34  (f) 
35  (m)
36  (f)
37  (m)
38  (f)
39  (m)
40  (f)
41  (m)
42  (f)
43  (m)
mercredi 12 mars 2020
mercredi 19 mars 2020
mercredi 26 mars 2020
mercredi 2 avril 2020
mercredi 9 avril 2020
mercredi 16 avril 2020
mercredi 23 avril 2020
mercredi 30 avril 2020
mercredi 7 mai 2020
mercredi 14 mai 2020
mercredi 21 mai 2020
mercredi 28 mai 2020
mercredi 4 juin 2020
mercredi 11 juin 2020
mercredi 18 juin 2020
mercredi 25 juin 2020


Les prénoms du mercredi de la Récréa-bigornette se trouvent aux Prénoms du mercredi de la saison 1,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 saison 8 ; saison 9 ; saison 10
Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique,
Bigornette s'en explique ICI.

jeudi 8 août 2019

Sur Le Tasse en prison d'Eugène Delacroix, de Charles Baudelaire

Pour ce nouveau jeudi poésies de l'été, priorité à la peinture puisque la musique était en avant jeudi dernier.
Et en la circonstance, je réédite le poème que le tableau de Delacroix a inspiré à Charles Baudelaire et que j'avais mis en ligne pour Andrée la petite graine et son jeudi poésie des CROQUEURS DE MOTS du 15 février 2018

Sur Le Tasse en prison
Le poète au cachot, débraillé, maladif,
Roulant un manuscrit sous son pied convulsif,
Mesure d'un regard que la terreur enflamme
L'escalier de vertige où s'abîme son âme.
Les rires enivrants dont s'emplit la prison
Vers l'étrange et l'absurde invitent sa raison ;
Le Doute l'environne, et la Peur ridicule,
Hideuse et multiforme, autour de lui circule.
Ce génie enfermé dans un taudis malsain,
Ces grimaces, ces cris, ces spectres dont l'essaim
Tourbillonne, ameuté derrière son oreille,
Ce rêveur que l'horreur de son logis réveille,
Voilà bien ton emblème, Ame aux songes obscurs,
Que le Réel étouffe entre ses quatre murs !
Charles Baudelaire, 1842, recueil Les épaves, 1866, 
complément aux fleurs du mal, 1869

Delacroix, Tasso à l'hôpital Sainte Anne Ferrara

Retrouver le poème et son commentaire composé sur le blog de mémoires de prof

Charles Baudelaire, 1821 - 1867, poète français
Les Fleurs du mal, 1857, 1861, 1867, 1869, principal ouvrage de Baudelaire, censuré complété, par son éditeur Auguste Poulet-Malassis
Auguste Poulet-Malassis, 1825 - 1878, éditeur français d'Alençon, exilé en Belgique pour échapper à la prison pour dettes (avatar de la censure des Fleurs du mal). Sa publication des épaves lui a valu une nouvelle condamnation.
Eugène Delacroix, 1798 - 1863, peintre français, célèbre notamment par son tableau La Liberté guidant le Peuple en 1830
Le Tasse (Torquato Tasso), 1544- 1595, poète italien épique, connu pour son épopée La Gerusalemme liberataIl ne s'agit pas de prison à proprement parler mais de l'asile Sainte-Anne de Ferrara, le poète ayant été considéré comme atteint de folie.


Dimanche un pastiche de ce poème que j'ai commis pour un défi des CROQUEURS DE MOTS en mai 2016 piloté par Dômi sur un de mes propres pastels.

jeudi 1 août 2019

Si musique et douce poésie s'accordent, de Richard Barnfield

Musique ou peinture, musique et peinture ... Musique pour ce jeudi poésies de l'été mais pas que ...

Réédition en la circonstance de mon billet du jeudi 28 mai 2015 car
Si lilou avait mis le défi n°146 des CROQUEURS DE MOTS en musique, elle nous avait laissé le champ libre pour le jeudi en poésie. Musique, un bien beau fil conducteur pour la poésie.

Musique des hommes ou musique de la nature, ce ne sont pas en effet les exemples de poèmes qui me manquent ; à commencer par la référence musicale de la poésie. J'ai résisté à la tentation un peu paresseuse, beaucoup passionnée, de rééditer Art poétique, de Paul Verlaine ou La musique, de Charles Baudelaire.

jeudi 25 juillet 2019

Fantaisie à partir des Glaneuses de Millet

Continuons les jeudis poésie de l'été entre musique et peinture en profitant de cette réédition pour saluer Jill Bill qui tenait le gouvernail des Croqueurs de mots cette quinzaine-là (13 mai 2013)

Le thème du défi pour le lundi 13 mai 2013... « Un humour de tableau » Refait au rigolo
Les célèbres glaneuses de Millet
A vous de le faire parler...

jeudi 4 juillet 2019

Guitare (Gastibelza, l'homme à la carabine), de Victor Hugo

Jeudis poésie de l'été entre musique et peinture ... mis en musique et chanté par Georges Brassens
à moins que vous n'apréciez aussi, ce qui est mon cas, l'hommage que fait Renaud à Brassens en l'interprétant (Renaud chante Brassens, 1996)

XXII

Guitare*

samedi 29 juin 2019

Métiers improbables !

J'avais prévenu Quichottine que je n'aurais pas le temps de parler de la dernière anthologie éphémère avant quelques jours sur mon blog.
J'ai entre deux activités dégusté cette nouvelle anthologie par petits textes savoureux. Puiser des merveilles, guetter des petits riens, collectionner les silences ou allumer la lune et les étoiles, colorier les idées noires, écouter ... en voilà des idées à ne plus craindre le temps où les très vieux retraités devront reprendre du service ...
Le cru de l'année me semble de grande qualité. Evidemment, c'est une appréciation subjective !
Et vous savez quoi ? On m'a déjà demandé si il y en aurait une autre !

vendredi 28 juin 2019

Comme un goût de bonheur

Pour la page 147 de l'Herbier de poésie
La barque glissait silencieuse sur les canaux des hortillonnages. Une kyrielle d'oiseaux s'accommodaient tant bien que mal des visiteurs. Un héron dérangé soudain s'envola tandis qu'un grèbe placide nourrissait une nichée au ras de l'eau, juste protégée par des herbes. Les cygnes se pavanaient non loin des colverts, les poules d'eau pêchaient. Nous aurions pu apercevoir cette spatule facétieuse.

jeudi 27 juin 2019

Voyelles, d'Arthur Rimbaud

Voici mon troisième (déjà car je me réserve aussi le droit de faire vivre à mon blog les semaines des quatre jeudis ) jeudi poésies de l'été autour du thème entre musique et peinture

Qui, parmi les usagers de la langue française et de sa poésie ne connait ce célèbre sonnet du poète prodige ? Tant qu'il alimente généreusement les fabricants de grilles de mots croisés ! Usage tellement réducteur de ce poème qui fait naître sous la puissante évocation de ses mots tant d'imaginaires toiles sublimes et terrifiantes !

vendredi 21 juin 2019

Choisir

Pour la page 146 de l'Herbier de poésie
En marge le sonnet de Baudelaire, Correspondances

« Est-ce Dieu est-ce Diable* » ?
Cerbère ou Carabosse
aux portes des enfers ?
Toutes les fées d'Aurore ?

jeudi 20 juin 2019

Correspondances, de Charles Baudelaire

les CROQUEURS DE MOTS sous la baguette de dômi ayant pris leurs quartiers d'été, j'initie une nouvelle saison de mes jeudis poésie de l'été, histoire de faire respirer ce blog que j'ai tellement envie de mettre en sommeil en ce moment. Tout comme moi du reste. Pas au vert, j'y suis un peu quand même à la campagne, juste dans ma coquille avec l'envie de ne plus entendre les bruits du monde, de ne plus voir ses scènes hideuses ou tape à l'oeil ...

Aujourd'hui, 18 juin 2019, Adamante pour l'Herbier de poésie nous soumet le dilemme du choix de Angelica Kauffman entre musique et peinture.
Alors soit ! je verrai bien où me conduit ce fil poétique entre musique ou peinture, musique et peinture, peinture plus musique ...

dimanche 16 juin 2019

Dire et entendre, exprimer et comprendre ...

Ce matin-là du 3 janvier 2019, j'écoutais d'une oreille quelquefois distraite une émission sur les expressions et tics de langage qui nous agacent.
La veille, j'avais eu une longue conversation au téléphone, ce merveilleux outil moderne qui a atténué les distances contraintes entre proches. Conversation qui renforçait d'autres échanges sur la nécessité de dire ce qu'on pense, et mes réserves en contre-point. Des échanges dans "l'air du temps", faisant fi des autres en s'autorisant à ne pas prendre de pincettes, des échanges laissant croire que l'on pense dire ce que l'on pense, alors que l'on ne fait que dire ce que la doxa amplifiée de notre société médiatisée nous dit de penser.