Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 26 novembre 2020

Romano, les lettres à Grand-père, de Adamante Donsimoni suivi de Sur les ailes du vent

 Lénaïg à la barre des CROQUEURS DE MOTS pour ce défi n°241, nous suggère 

Pour les jeudis en poésie des 19 et 26 novembre :
Dans l’ordre que nous voudrons, nous écrirons ou nous choisirons des poèmes portant sur les deux thèmes suivants :
Un doux zéphyr
Un vent mauvais (comme celui de Verlaine).

Comme la semaine dernière le marcheur en girouette semblait lutter contre des vents contraires, je vous soumets ce jeudi des vents bienveillants en rééditant la présentation que je faisais de ce livre le 21 décembre 2019, suivi d'un tanka que j'ai écrit sur le thème du vent pour l'Herbier de poésies.

La carte qu'elle a joint au livre dédicacé que je lui avais demandé reproduit "Les félines", une de ses huiles sur toile, tout en nuances d'oranges, les couleurs de feu de notre astre solaire. Elle m'a servi de marque page et aujourd'hui que je reprends ce livre pour le présenter ici bien tardivement, elle s'ouvre sur la page Douceur et tendresse.

"Il me semble revenir de très loin Grand-père. de plus loin que ma peine. Hier, le ciel s'est lavé de son eau, la nuit était magnifique. Ce matin, bouvreuils et mésanges chantent dans le pommier, ils fêtent le retour du soleil."

Ici aussi le soleil est apparu ce matin de marché, pâle et presque aveuglant avant d'autres averses. Je ne sais pas comment était la nuit mais les oiseaux ne sont pas venus chanter.

[...] 
..." des mots portés par le souffle du vent m'arrivent :  
[ ... ] 
« Douceur et tendresse, il ne faut rien de plus pour que naisse la vie. 
[ ... ] 
Aujourd'hui c'est le vent qui me porte mais ce pourrait être l'eau, la terre, le bois, le feu ... Je suis dans tout si tu n'es pas si tu ne te fermes pas dans ton chagrin. Souris ! J'aime ton sourire tu sais ! » 
[ ... ]"
Je l'ai lu en parallèle avec Le livre de ma mère d'Albert Cohen. Autant dire pour Adamante que la comparaison allait être rude avec ce chef d'œuvre. Malgré ce handicap majeur, ma lecture de Romano, les lettres à Grand-père, éd.Panafrika, 2019, a tenu la gageure. 

En ces temps, (ceux qui étaient et ceux qui venaient dont j'ignorais presque tout), le monde a bien besoin de douceur et de tendresse, ainsi que de la bienveillance, présentée comme une arme absolue par Didier Van Cauwelaert.

Didier Van Cauwelaert, La bienveillance est une arme absolue, éd L'Observatoire 2019



Sur les ailes du vent
deux colombes en réunion
commentent le monde

Les feuilles murmurent au vent
pour que monte le chant de l'arbre.

Fermons les yeux, imaginons. Un autre monde est-il possible ?

©Jeanne Fadosi, jeudi 26 octobre 2017


échos de blogueuses (rs) :
 j'y vois une transhumance de fantômes pour les îles enchantées des vacances.  
de JB 
Comme un petit dessin vaut mieux qu'un grand discours, voici ce que j'ai vu de Quichottine :














mercredi 25 novembre 2020

Abécédaire du CroqCovid2 : B comme besoins

 L'économie, du grec οἰκονομία / oikonomía, désigne étymologiquement « l'administration de la maison » (de oikos, maison, et nomos, gérer, administrer). (source wikipedia)

Voilà de quoi méditer en ces jours de confinement à la maison. 

Quand on a la chance d'avoir une "maison", souvent une partie de maison plus ou moins adaptée aux besoins en logement de la famille et au travail à distance des adultes et des enfants. "On" nie ce besoin, cette nécessité et "le droit au logement opposable" dite loi Dalo du 5 mars 2007, à la fin du mandat présidentiel de Jacques Chirac sous le gouvernement Dominique de Villepin, reste en France une coquille bien peu remplie.

Bien ! Admettons que vous soyez logés convenablement, de quoi avez-vous besoin ? 

- de respirer, vous nourrir et de boire, de maintenir votre température corporelle normale

- de bouger, de dormir et vous reposer. Stop aux mels professionnels urgents à toute heure,  de vivre.

- de vous maintenir propre ainsi que votre maison ... et vos vêtements. Ah oui, on n'a plus depuis des millions d'années de poils et ou de plumes. Des aliments, du savon, de la lessive ... de l'eau, du chauffage, de l'énergie pour faire cuire les aliments ...

- du papier toilette, mais c'est bien sûr ! vital ! du tabac, du vin ... des ...

- de tendresse. 

Maman prévoyait grosso modo les repas de la semaine et en conséquence ce qu'il fallait acheter au jour le jour ou de semaine en semaine. En fonction de la somme allouée, elle estimait les dépenses inévitables et celles qu'elle pouvait reporter.

Papa, lui, s'occupait des finances sur le plan plus général et faisait des prévisions pour tout le mois et toute une année. 

Quand dans les manuels de préparation au baccalauréat je voyais surgir la pyramide de Maslow, fort à la mode dans les années 70-80* de mise en schémas et en chiffres de la pensée, je m'efforçais de susciter une remise en perspective. C'était souvent difficile de déverrouiller le prêt à penser pour faire travailler un certain esprit critique mais c'était encore possible. Si certains élèves remettaient en cause cette hiérarchie des besoins, pratiquement tous en admettaient  les catégories et le fait qu'ils étaient tous quasi-indispensables, du moins dans la durée. Certains poussaient la critique jusqu'à remettre en cause la forme pyramidale (ce qui me réjouissait secrètement) voire la renversaient et ou modifiaient les hiérarchies. L'étude des systèmes et des régimes économiques étaient l'occasion de questionner la propriété en tant que besoin. Tous étaient comme moi embarrassés quand nous ne trouvions pas dans quelle case mettre l'éducation, la culture, l'art, la musique, le chant, la beauté ...

Quand j'ai tapé besoins fondamentaux plutôt que besoins essentiels (adjectif devenu ces derniers temps à la une de nos préoccupations) c'est la première occurrence qui m'a été proposée en encart, après Maslow déjà. Outre un résumé édulcoré qui me convenait, le choix des pictogrammes m'a fait sourire. notamment le big-mac (symbole de la mal-bouffe), le gobelet en plastique avec paille (symbole de pollution), la liasse de billets (comme l'or, ça ne se mange pas) ... et la poignée de main fortement déconseillée voire interdite en ces temps de pandémie. Il est vrai que l'article a été posté en janvier 2020. On ne le savait pas encore.

blog d'une infirmière sophrologue

Celle détaillée dans l'édition de 1970 de son ouvrage Motivation and personality, soulevait de nombreuses questions quand on entrait justement dans le détail et dans ses creux.


Quand J'ai eu en charge de cours d'économie des futurs étudiants en management, une grande école voisine m'a fait passer le message que j'outrepassais ce que j'avais à leur enseigner pour leurs concours.

Suivaient comme occurrences à ma requête deux articles sur 14 besoins fondamentaux de la personne selon Virginia Henderson, liste qui figure au début de son cours sur les principes fondamentaux des soins infirmiers

J'avais d'abord ouvert le lien d'un site infirmier, le SNIIL (syndicat national indépendant des infirmiers libéraux) : Echelle d'évaluation des quatorze besoins selon Virginia Henderson

En 1960, le Conseil international des infirmières diffuse son modèle dans le monde entier.

Je suis tentée de reproduire ci-dessous sa liste expliquée

Les 14 besoins fondamentaux

  • Le besoin de respirer : nécessité pour chaque individu, de disposer d’une oxygénation cellulaire satisfaisante.
  • Le besoin de boire et de manger : nécessité pour chaque individu, d’entretenir son métabolisme afin de produire de l’énergie, de construire, maintenir et réparer les tissus.
  • Le besoin d'éliminer : nécessité pour chaque individu, d’éliminer les déchets qui résultent du fonctionnement de l’organisme.
  • Le besoin de se mouvoir et de maintenir une bonne position : nécessité pour chaque individu, d’entretenir l’intégrité et l’efficacité des systèmes biophysiologiques, de permettre la réalisation des activités sociales et de construire et maintenir l’équilibre mental.
  • Le besoin de dormir et de se reposer : nécessité pour chaque individu, de prévenir et réparer la fatigue, diminuer les tensions, conserver et promouvoir l’énergie.
  • Le besoin de se vêtir et de se dévêtir : nécessité pour chaque individu, de se protéger et d’exprimer son identité physique, mentale et sociale.
  • Le besoin de maintenir la température du corps dans les limites de la normale : nécessité pour chaque individu, d’assurer le rendement optimal des fonctions métaboliques, de maintenir les systèmes biophysiologiques et de maintenir une sensation de chaleur corporelle satisfaisante.
  • Le besoin d'être propre et de protéger ses téguments** : nécessité pour chaque individu, de maintenir l’intégrité de la peau, des muqueuses et des phanères, d’éliminer les germes et les souillures, et d’avoir une sensation de propreté corporelle, élément de bien être.
  • Le besoin d'éviter les dangers : nécessité pour chaque individu, de se protéger contre toute agression externe, réelle ou imaginaire et de promouvoir l’intégrité physique, l’équilibre mental et l’identité sociale.
  • Le besoin de communiquer : nécessité pour chaque individu, de transmettre et de percevoir des messages cognitifs ou affectifs, conscients ou inconscients et d’établir des relations avec autrui par la transmission et la perception d’attitudes, de croyances et d’intentions.
  • Le besoin de pratiquer sa religion et d'agir selon ses croyances : nécessité pour chaque individu, d’être reconnu comme sujet humain, de faire des liens entre événements passés, présents, à venir et se réapproprier sa vie, de croire en la continuité de l’homme, de chercher un sens à sa vie et s’ouvrir à la transcendance.
  • Le besoin de s'occuper et de se réaliser : nécessité pour chaque individu, d’exercer ses rôles, d’assumer ses responsabilités, et de s’actualiser par le développement de son potentiel.
  • Le besoin de se récréer : nécessité pour chaque individu, de se détendre, de se divertir et de promouvoir l’animation du corps et de l’esprit.
  • Le besoin d'apprendre : nécessité pour chaque individu, d’évoluer, de s’adapter, d’interagir en vue de la restauration, du maintien et de la promotion de sa santé.

On peut la encore discuter de l'ordre hiérarchique entre ces besoins, discuter de certaines appellations mais tous ces besoins sont considérés comme fondamentaux et c'est bien dommage que les écoles chargées de former les managers en établissements de santé et de biens d'autres établissements de production aient préféré Monsieur Maslow et occulté Madame Henderson.

* apparemment c'est toujours le cas 😕

** Téguments, protéger ses téguments, de quoi s'agit-il ?

Je crois qu'à la lettre H il me faudra évoquer l'hygiène.

Caillebotte, femme à sa table de toilette, 1873


Janelle aime son confort

 Toujours en mode voyageuse immobile, et plus que jamais en mode cocooning avec le temps gris de ces derniers jours


Jane retraitée en ma tanière
préfère les draps de flanelle
quand viennent les rigueurs de l'hiver
même si elle admire la dentelle.

Rien de mieux qu'un pyjama en pilou
du moment qu'il reste élégant
ou à l'allure un peu voyou
à l'époque du mauvais temps.

De beaux vêtements confortables
est-ce donc si difficile ?
Jane se souvient du lourd cartable
et des jupes imposées aux filles.

Jane regrette deux chemises de nuit
à la fois chaudes et fort jolies
qui ont fini par être usées
à force d'être portées.

Et si vous voulez en savoir plus sur les chemise(s) de nuit 

si vous voulez seulement comparer la flanelle et le pilou




Retrouvez sur son blog la liste des prénoms chez Jill Bill

et peut-être, les liens du rassemblement si Jill Bill le peut. On ne t'en voudra pas si tu ne fais pas ce suivi. Priorité à ta santé !
J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 12

Mes prénoms du mercredi saison1 dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 ; saison 8 ; saison 9 ; saison 10 ; saison 11

Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour de récré de JB pour avoir créé les prénoms du mercredi,  s'en expliquait ICI.

lundi 23 novembre 2020

Défi n°241 des CROQUEURS DE MOTS : l'art c'est l'art, l'heure c'est l'heure !

NB : ajout d'une illustration grâce au Réveil Courrier du Courrier International que je ne pouvais pas ne pas joindre à ce billet !!!

 Lénaïg, à la barre du défi n°241 des CROQUEURS DE MOTS nous donne la consigne suivante :

Pour le grand défi du lundi 23 novembre :
Nous choisirons chacun(e) un tableau célèbre, si possible l’un des 22 exposés ici
et dans un petit texte en prose ou en vers nous devrons l’évoquer sans le nommer, donc le faire deviner.
Pour corser le défi, nous devrons glisser dans notre présentation au moins l’un des mots suivants (ou tous)

chaise-longue, oiseau, arrosoir.

- Mais qu'est-ce que c'est que ce temps qui dégouline ?

Il a bien failli se répandre sur la chaise longue. Crois-tu que je pourrai le laver à grande eau ? Vas donc me remplir l'arrosoir.

- Où ça ?

- Comment ça où ça, mais tu sais bien ! A la pompe près de l'abreuvoir aux oiseaux.

- Si je peux me permettre, où qu't'as vu le temps qui dégouline ? Ce ne sont que de vieilles toquantes molles. Tu aurais au moins pu choisir du chocolat dont il était si fou ... J'ai faim !

- Grrr ... bon ben en attendant,  c'est le temps qui est devenu fou ! Allez mon lapin, dépêchons-nous !

- D'accord Alice !

Bon, pas d'illustration maintenant car si j'ai bien compris la consigne c'est à vous qui passez par ici de deviner le tableau choisi. allez, j'ai fait facile il me semble.

Oups déjà jeudi et j'ai oublié de dire bravo et aussi de mettre un lien vers le tableau de Salvatore Dali, La persistance de la mémoire du temps. (pour le mettre en ligne directement et surtout gratuitement je ne sais pas à qui m'adresser.

J'ai choisi ce tableau qui m'a toujours fascinée en demeurant très éloigné de ma perception du temps. Mais la Covid le fait depuis bientôt un an dégouliner et l'imagination de Dali fait sens et réalité dans mon quotidien maintenant.

Extrait du Réveil Courrier du 9 décembre 2020


Les indices que j'avais semés :

dès le titre heure

ensuite le temps qui dégouline puis vieilles tocantes molles pour le titre plus connu du tableau "Les montres molles"

Enfin (pas tout à fait) l'une de ses pubs les plus célèbres, (il en a fait d'autres mais c'est celle-ci dont on se souvient) le chocolat dont il était fou.

mon lapin ... Alice !   clin d'œil à Alice au pays des merveilles, conte de Lewis Caroll pour lequel il a travaillé de 1966 à 1971 à l'illustration d'une édition de luxe. Vous auriez trouvé de toutes manières. Je l'ai en effet découvert en lisant sa bio sur wikipedia.


samedi 21 novembre 2020

Souvenirs du bord de l'eau

 Pour le Nid des mots de ABC :

thème à publier le samedi 21 novembre sur vos blogs :
"En écoutant la Moldau de Smétana, écrire sur le thème de l'eau"

 



L'eau s'écoulait nonchalamment
A peine ridée par le vent
Le chaland allait lentement
La femme sans âge,
sans nuage sur son visage
S'imprégnait du paysage

J'avais vu son annonce d'offre de cours particuliers de piano classique et moderne dans le journal Le Monde car j'avais acheté un clavier électronique et je ne m'en sortais pas toute seule. Il lui fallait deux  heures par le train depuis Paris où elle logeait dans un foyer pour femmes de L'Armée du Salut et autant pour le retour. Juste pour  m'apprendre les rudiments du piano pendant mon troisième congé de maternité et pour un prix plus que modeste.  

Après ma leçon je lui offrais du thé et des gâteaux et nous écoutions de la musique de son choix. Elle aimait particulièrement La Moldau de Smetana. Et quand le temps était clément elle me demandait si nous pouvions aller nous promener le long de la rivière toute proche. Nous étions en hiver, j'emmitouflais mon bébé et nous partions avec le landau.

Le poème symphonique de Smetana est enkysté de ce souvenir de près de quarante ans. Elle me disait combien contempler le fil de l'eau l'apaisait et elle me racontait par bribes des fragments de sa vie d'avant. Sa voix sans affect, sans ressentiment non plus, avait le même ton que si elle m'avait demandé de lui passer le sel.

D'elle je n'ai su que peu de choses sinon qu'elle était arrivée d'Asie avec les boat people. Elle avait été pharmacienne dans une autre vie. Elle avait vendu son officine, puis son logement. Il valait mieux désormais être locataire que propriétaire. Mais ces précautions n'avaient pas suffi et elle avait perdu toute sa famille un jour de grand "ménage".

L'émotion avait déserté
comme le sel brûlant ses blessures.
Cœur à vif, cœur flétri,
Le tribu à sa survie.

L'eau s'animait doucement
Au passage de la péniche.

L'accès à une eau propre dans le monde en 2020 (source Le petit journal)

jeudi 19 novembre 2020

Le marcheur en girouette, de Jeanne Fadosi

Lénaïg à la barre des CROQUEURS DE MOTS pour ce défi n°241, nous suggère 

Pour les jeudis en poésie des 19 et 26 novembre :
Dans l’ordre que nous voudrons, nous écrirons ou nous choisirons des poèmes portant sur les deux thèmes suivants :
Un doux zéphir
Un vent mauvais (comme celui de Verlaine).

Initialement écrit pour le Nid des mots de Abc du samedi 13 octobre 2018. Quant à savoir s'il s'agit d'un doux zéphir ou d'un vent mauvais, il ne le sait peut-être pas.

Le marcheur en girouette
Il s'arc-boute sur ses guibolles
cahin-caha elles flageolent
A progresser contre le vent
Il cherche l'abri d'un auvent.
Les vents de l'Histoire sont contraires
La vie sur terre est temporaire
quelle tempête l'emportera
quel avenir dévoilera ?
Il voit le bout de son nez
sa tête dessous son bonnet
et bientôt dans sa maison close
oubliera les gens et les choses.

Illustration sonore : Noir Désir, le vent nous portera

C'est pour ce qui me concerne définitivement la meilleure chanson de ce groupe éclaté et l'une des meilleures chansons de ces années-là
Au regard du geste terrible du chanteur, les paroles en résonnent encore plus et sans doute encore différemment à mon entendement.

Je mettrai peut-être en ligne ici ou sur mon blog d'origine les motivations de cette réédition.

mercredi 18 novembre 2020

Maximilien - Taïko

Toujours en mode voyageuse immobile, les fils d'actualité prennent quelquefois et heureusement des chemins de traverse. Ce matin, ils m'ont emmené au zoo de La Flèche, que je n'ai pas visité depuis des lustres dans une autre ou d'autres vies.

Les prénoms du mercredi sont sensés nous faire illustrer par un petit délire un prénom rare ou farfelu. Du moins selon la perception de l'époque. Les modes changent et puis je suis sûre qu'il vous est arrivé d'en connaître à qui le prénom va bien.

Ce mercredi, nous mettons Maximilien à l'honneur. S'il est sans doute difficile de porter ce prénom impérial, qui vient du latin maximus le plus grand, j'en connais un qui l'assume avec mesure, sérieux et gentillesse, préférant dans la vie courante se faire appeler Max. 

Mais laissez-moi plutôt vous présenter Taïko, qui aurait très bien pu se nommer Empereur en français, car si Jean de La Fontaine nous a servi le lion comme roi des animaux, Je pense que tous les peuples des terres australes vous diront sans sourciller que l'empereur des animaux c'est plutôt lui :

Présent depuis 7 ans au Zoo de La Flèche, l’ours Taïko est parti pour Budapest.
(©Maxime Davoust / Les Nouvelles de Sablé)

D'accord il s'appelle Taïko et alors ? 

Taïko signifie tambour en japonais mais cela vient du chinois 太鼓 ;

transcription pinyin : tàigǔ ; litt. « tambour le plus grand » gu suffit en chinois pour désigner un tambour.

Cela se complique pour tài (j'ai fouiné sur Internet) que j'ai toujours vu traduit seul par trop et non pas très ou le plus ou l'extrême. Etrange ! je l'ai pourtant rencontré dans ce sens superlatif dans une liste d'expressions courantes sur une page de la revue chine Nouvelle :

C'est parfait.   太好了。(tài hǎo le.)

C'est superbe.   太棒了。(tài bàng le.)

Impeccable!   太完美了!(tài wán měi le!)

J'arrête là mes élucubrations. Ce n'est pas à mon âge que je vais faire l'apprentissage de langues O. (langues orientales). Je me suis juste essayé à tracer tài avec paint mais pas gù c'est trop compliqué.

        
Vous voyez, même confiné, on peut voyager immobile jusqu'à l'autre bout du monde ... à condition de se bouger quand même physiquement ! Dur dur ma séance de gym en visioconférence : essoufflements et courbatures !!! 

Robinson, Les ours blancs, harmonia mundi

PARIS TAIKO ENSEMBLE AU 32EME FESTIVAL DES ARTS MARTIAUX

Retrouvez sur son blog la liste des prénoms chez Jill Bill

et peut-être, les liens du rassemblement si Jill Bill le peut. On ne t'en voudra pas si tu ne fais pas ce suivi. Priorité à ta santé !
J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 12

Mes prénoms du mercredi saison1 dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 ; saison 8 ; saison 9 ; saison 10 ; saison 11

Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour de récré de JB pour avoir créé les prénoms du mercredi,  s'en expliquait ICI.

lundi 16 novembre 2020

Abécédaire du CroqCovid2 : B, bis repetita

 Les besoins et les biens, le budget, les billets de banque, boucher, boulanger. J'aurais pu en précisant banque parler aussi et peut-être surtout des cartes bancaires.

J'aurais pu développer budget.

Ma première leçon en initiation à l'économie avait pour titre Les besoins et le deuxième cours concernait les biens.

Quand j'ai choisi Initiation à l'économie à l'entrée en seconde ou plutôt en première année d'école normale*, je ne peux pas dire que je n'y connaissais rien en économie. Depuis les débuts de nos cours de géographie au cours élémentaire, nous avions observé et dessiné les cartes de géographie physique avec les reliefs, les côtes et les fleuves, les cartes administratives avec les frontières et pour la France ses départements, ses préfectures et ses sous-préfectures, les cartes économiques (minerais, agriculture, industrie, démographie ...). Même le mot service ne nous était pas inconnu en économie.

Du plus loin que je me souvienne, je me suis toujours intéressée à la Géographie et à l'Histoire qui me faisaient voyager dans l'espace et dans le temps.

Alors ce choix, s'il était en partie par défaut car je ne voulais plus faire de latin pour lequel les années de quatrième et de troisième avaient été une catastrophe, était aussi surtout guidé par la curiosité d'un nouvel apprentissage.

Il faut dire aussi que le mot "économie" été bien présent dans toutes les familles car il fallait "faire des économies" et c'était un sport quotidien de toutes celles qui devaient gérer un maigre budget et satisfaire les besoins tout en arrivant à grappiller pour un peu de superflu ou le nécessaire moins urgent.

Ma première leçon de seconde était Les besoins. La deuxième, les biens.

Maman, qui comme toutes les femmes, n'avaient bien entendu pas de chéquier, et qui était officiellement femme au foyer, recevait chaque semaine de papa un billet de 10000 francs. (Comprenez les francs d'avant la réforme du franc lourd ou nouveau franc). Cette somme servait aux dépenses courantes en alimentation essentiellement mais pas seulement pour une famille de 5 à 6 personnes, plus les tablées élargies des samedi soirs et ou dimanche. 

Du haut de mes trois pommes, ce billet me semblait gigantesque.

billet de 10000F Bonaparte, 1955, recto

billet de 10000F Bonaparte, 1955, verso


Moi, fillette de 7 ou 8 ou 9 ans, le plus gros billet qu'on me confiait quand on m'envoyait chez le boucher, le boulanger ou l'épicier ou le droguiste qu'on appelait aussi le marchand de couleur,  c'était un billet de 500 ou de 1000 francs beaucoup plus rarement.


billet de 500 francs dit billet Victor Hugo, recto
 
billet de 500 francs dit billet Victor Hugo, verso


recto du dernier billet de 1000 anciens francs
dit billet Richelieu

verso du dernier billet de mille anciens francs

Revenu au pouvoir le 1er juin 1958, le Général de Gaulle lance très vite une réforme constitutionnelle qui conduira à la Ve constitution et une réforme économique qui mettra en place entre autre le nouveau franc ou franc lourd (où 1 NF = 100 anciens F) avec la mise en circulation des nouvelles pièces et billets le 5 janvier 1960.

Le tout accompagné d'un vaste effort pédagogique notamment en direction des écoles et des établissements du second degré.

Au printemps, nous avons été nombreux à soupçonner les pièces de monnaie et les billets de transporter avec eux le virus de la Covid jusqu'à ce que début juin les journaux relaient une information rassurante de la Banque de France ---> Clic

Et patatra ! Les medias relaient une agence australienne qui publie des études beaucoup moins optimistes : le virus survit dans certaines conditions de température et de lumière jusqu'à 28 jours, notamment sur les surfaces en plastique et dans ce lot les nouveaux billets en polymère. ---> Clic

Sachons raison garder car les personnes contaminées sont beaucoup plus contagieuses que les surfaces, on en revient aux protections par le masque (bien mis) et le lavage des mains systématique dès que l'on va manipuler quelque chose ou que l'on va être amené à toucher soi-même ou quelqu'un, sans oublier, ce qui n'est rappelé nulle part, les règles d'hygiène corporelle (dont les cheveux) et vestimentaire (dont les chaussures).

Et puis pour ce qui est de la zone euro, il semblerait que les billets en polymère prévus en 2011 n'étaient toujours pas émis en 2019.  La crise sanitaire devrait bousculer encore les projets.

Il va me falloir revenir sur les mots besoin et bien ...

*Ecole normale ou école normale primaire : Le concours d'entrée à l'école normale se faisait à l'époque principalement en fin de Troisième des Cours complémentaires et la scolarité y était de 4 ans, première, deuxième et troisième année correspondant aux seconde, première et terminale des lycées, conduisant au baccalauréat, à ceci près que l'internat y était obligatoire et que toute la vie des élèves-maîtres était utilisée non seulement pour l'étude mais pour leur formation de futurs instits. La quatrième année était une année de formation pratique à notre futur métier, alternant cours, travaux dirigés et stages dans des classes sous la responsabilité d'institutrices et d'instituteurs conseillers pédagogiques.




A quoi rêve le vent ?

 Suite de ma participation à la page 165 de l'Herbier de poésies et toujours sur les sculptures cinétiques de Théo Jansen

A quoi rêve le vent ?

A quoi rêve le vent quand il caresse la cime des grands arbres et que ceux-ci griffent doucement le ciel ?

A quoi rêve le vent de ce dimanche qui a brutalement aéré le séjour traversant en bousculant les journaux et en tournant les pages de la revue Zadig ?

A quoi rêve le vent fort ou faible en mettant en mouvement les "Strandbeest" du sculpteur ? Car ses sculptures ne se suffisent pas à elles-mêmes, n'est-ce pas ? Elles ont besoin du vent.

A quoi rêve le vent de tempête quand sa route croise celle des navigateurs solitaires partis pour le tour du monde du Vendée Globe ?

A quoi rêvent les vents de la méditerranée ou de la Manche quand ils font chavirer une frêle embarcation surchargée d'âmes et de cœurs ?

A quoi rêve le vent léger lorsqu'il sculpte les nuages blancs dans le ciel d'azur, au-dessus de la plage. Est-ce le même vent, est-ce les mêmes plages, quand il pousse les chars à voile, les cerfs-volants ? Les déferlantes d'ouragans ?

©Jeanne Fadosi, dimanche 15 novembre 2020

à découvrir à partir de lundi
avec les autres brins sur la page 165 de l'Herbier







A quoi rêvent les peupliers ?

 Pour une nouvelle page de l'Herbier de poésie sur une vidéo présentant les sculptures cinétiques de Théo Jansen

A quoi rêvent les peupliers (1)

Rêver est impératif. Voilà une drôle d' injonction ! Il ne manque plus que le point d'exclamation ou le coup de pied aux fesses. Mais non, le texte qui déroule la suggestion pour la page ouvre grand les mots et les possibles avec un « si vous voulez rêver ». L'impératif est un mode de conjugaison facile à apprendre aux écoliers. Beaucoup moins à comprendre quand ils ont eu la chance d'une éducation bienveillante ou quand ils se sont forgé un caractère de rebelle ou de rêveur.


Si vous voulez,
(Et si vous ne vouliez pas ?)
ouvrez grands les sens.

Rêver n'est pas une option. Les progrès des connaissances en neuro-sciences, somme toute pas si vieilles, nous ont appris que tout le monde rêve, du moins le monde mammifère, même ceux qui ne s'en aperçoivent jamais. Plus récemment encore, on a pu expérimenter sur des animaux que non seulement le sommeil était indispensable à la vie mais qu'un sommeil sans rêve conduisait à la dégradation de la santé et à la mort.


Rêver est vital
A quoi sert-il, on ne sait 
                      (on ne fait),
que suppositions.

« Ouvrez grand vos yeux », ça, je peux, agir sur les paupières. Jusqu'à une certaine limite. Quoi ? J'entends déjà les adultes et les enfants en pleine vigueur. L'affaissement des paupières, qui peut gêner la vision, est le plus souvent l'un des nombreux désagréments du vieillissement. Raison de plus pour s'entraîner à ouvrir grand les yeux. Ouvrez grand le coeur. Aïe ! L'organe fonctionne en mode automatique même si quelquefois il envoie des signaux de faiblesse ou de détresse. Quant à ce que nous appelons « coeur » et qui évoque les sentiments, se commande-t-il aussi simplement ?

Regarder loin tout autour

quitter ses écrans
se connecter à l'instant.

L'impératif, si délicat à manier, m'a projeté dans mes blessures d'enfance. A l'école surtout. Fais ceci, fais pas ça. Arrête ! Apprends ! Sois sage ! Debout ! Assis ! Va plus vite ! Et mon grand âge m'a fait échapper aux dictats des plus jeunes. Réussis, sois le vainqueur. Gagnes ! Sois le premier ou rien ! A la maison j'étais une enfant relativement sage et qui s'accommodait des libertés entre les conventions. Rêver est la liberté suprême, celle qui échappe encore même à celui ou celle qui rêve. Du moins encore un peu. L'ultime frontière des humains.

Le vent de Gaïa
de ses entrailles jusqu'aux cîmes
gémit ses fêlures.

©Jeanne Fadosi, samedi 14 novembre 2020

A quoi rêvent les peupliers (2)

Ouvrir grand les yeux et le coeur, s'émerveiller ou être émerveillé, je sais faire. Je crois. Pas sur commande, juste quand j'ai vidé suffisamment mon cerveau de tant d'idées parasites. Ce matin, comme presqu'à chaque fois que j'emprunte cette petite route sinueuse de campagne, c'est une vieille habitude, un réflexe : vacuité et vigilance. Oui, les deux à la fois, c'est possible. Et utile quand on conduit. Au détour d'un virage, ils se dressaient en ondulant à peine sous un vent léger. Une dizaine de peupliers bordant sans doute une allée, les branches toutes nues déjà faisant comme des griffes dressées vers le ciel bas. Sauf à leur cîme un toupet vaillant de feuilles blondes. L'effet était étrange. Pourquoi le sujet de l'Herbier a-t-il surgi dans le décor ? Je me suis demandée à quoi rêvent les peupliers ?


Le saura-t-on jamais ?
Car ils rêvent assurément,
du plus lointain de nos âges.
©Jeanne Fadosi, samedi 14 novembre 2020
à découvrir à partir de lundi
avec les autres brins sur la page 165 de l'Herbier

Les Strandbeest de Théo Jansen, source Creapills







dimanche 15 novembre 2020

Oyez les CROQUEURS DE MOTS : la pause est terminée ...

 Dernière minute : c'est chez Lénaïg que cela se passe !

Et les défis reprennent du service dès lundi 16 novembre. 

Rendez-vous incessamment sous peu sur le blog des CROQUEURS DE MOTS ou sur celui de l'officier de quart dont j'ignore toujours qui c'est, peut-être tout simplement DimDamDôm.  

Qu'on se le dise et qu'on fasse circuler l'information 


Et continuez comme j'en suis sûre à prendre soin de vous et de tous



jeudi 12 novembre 2020

Abécédaire du CroqCovid2 : B

  B comme barrière dans l'expression "gestes barrière". Une expression que tout le monde a intégré car la plus médiatisée et pourtant (prudemment) jamais nommément citée dans les visuels pédagogiques (voir par exemple ici même dans la colonne de droite, flyer que je n'ai d'ailleurs pas mis à jour depuis le printemps.

J'ai entendu il y a quelques jours justement quelqu'un regrettant l'usage de cette expression insistant sur ce qui sépare et suggérant de la remplacer par " gestes protecteurs" ou "gestes de protection".

J'applaudis des deux mains et même des pieds car oui il s'agit bien de se protéger et de protéger les autres et non de mettre une barrière aussi virtuelle qu'illusoire entre soi et les autres entre les paquets de virus et soi ou l'inverse. Allez savoir.

Peut-être la prudence de ne pas mentionner barrière sur les flyers et affiches tenait-elle d'une réflexion  sur son usage sémantique ? Peut-être plus cyniquement était-ce pour éviter d'ultérieures poursuites judiciaires. Il a fallu tant de temps pour qualifier dans certains cas le pouvoir des mots, alors vous pensez, le pouvoir des silences entre les lignes ...

J'ai la malice de penser que l'étudiant-e ou le-la graphiste en stage, mal rémunéré-e pour cette tâche qui lui aura pris du temps et de la créativité n'a pas su résoudre le problème d'orthographe de l'expression mise au pluriel : alors "gestes barrières" ou "gestes barrière" ???

Camille Pissarro, La barrière, 1872
quelque part entre Pontoise et Auvers sur Oise

Je n'en ai pas fini avec les B

mercredi 11 novembre 2020

La mantille de Déotille

 Je ne sors guère de mon jardin en ces temps confinés. Mais je ne m'en plains pas. J'ai un jardin. Même tout petit. Et des visiteurs qui en profitent. Alors pour la troisième fois à plus de 11 heures du soir, les pas de ma chienne et moi ont croisé la route d'un hérisson. Sur le moment j'ai pensé que c'était Pépito qui a pris ses quartiers d'hiver tout près d'ici. Pas le droit de le toucher ni de le déranger. C'est une espèce protégée. Je sais depuis toujours que c'est un auxiliaire utile des jardiniers car il se nourrit des petites bestioles. Ne pas le toucher non plus car ils sont souvent plein de puces et autres parasites. Et l'on sait finalement bien peu de choses de la transmission des virus d'une espèce de mammifère à l'autre.

Bonsoir petit Pépito ! Tiens tes épines sont encore hérissées mais on dirait que je te suis plus familière ce soir !

Et puis l'idée me traverse, si ce n'est pas un monsieur hérisson mais une demoiselle ou une dame hérissonne. Est-ce toi qu'on nomme Déotille, la déesse à l'écorce rugueuse ?


Je ne l'ai pas encore revu(e?) depuis mais hier matin, une bien jolie mantille en fil de soie d'araignée décorait les branches basses d'un thuya


Et de bon matin j'ai tout simplement eu envie de danser sur l'air de Sombreros et mantilles, oui je sais, ce n'est pas tout jeune, mais avouez que la jeunesse qui dansait avait la pêche en dépit des temps qui venaient 


On se fait encor un passo doble ?

à moins que vous ne préfériez une java ou un bon vieux boogie woogie de la fin des années 1920


Mais oui c'est le genre de danses que savait danser ma maman avant de se marier ... et les robes, si elles n'étaient pas tout à fait aussi courtes, étaient au dessus du genou.

Si vous voulez écouter le morceau qui cite boogie woogie la première fois en 1928 c'est par Ici --->

Retrouvez sur son blog la liste des prénoms chez Jill Bill

et peut-être, les liens du rassemblement si Jill Bill le peut. On ne t'en voudra pas si tu ne fais pas ce suivi. Priorité à ta santé !
J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 12

Mes prénoms du mercredi saison1 dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 ; saison 8 ; saison 9 ; saison 10 ; saison 11

Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour de récré de JB pour avoir créé les prénoms du mercredi,  s'en expliquait ICI.