Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, combien en 2018 ? 20 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (info du 12 février) 30 au dimanche 3 mars, soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 30 mai 2019

DéfiCroq en interlude

En attendant le dernier défi de la saison qui sera lancé lundi prochain 3 juin par Fleur de flocons, Dômi, sur le blog des CROQUEURS DE MOTS nous dit "avoir pioché des réflexions souvent cocasses sur les réseaux sociaux, je vous en donne trois et à vous de les commenter à votre façon, de préférence avec humour et amour plutôt qu’avec haine et violence, il faut savoir que la haine, appelle la haine et ça ne sert à rien."

Voici donc les trois petites réflexions …

J'ai choisi la première réflexion qui m'a rappelé dans mon enfance une voisine et parente. En me relisant, je ne suis pas sûre d'être tout à fait dans le sujet. En tous cas cette histoire vraie fera peut-être sourire mais pas rire du moins je l'espère.
Et puis je voulais, quelques jours après la fête des mères, redire la chance d'avoir eu des parents qui savaient évoluer avec leur temps, ou plutôt en avance sur leur temps pour décider d'agir pour l'abandon des châtiments corporels.
Vous devinez que j'ai choisi d'illustrer la première réflexion.

Elle s'appelait Albertine
mais tous l'appelaient Titine
sauf pour sa mère nommée Thérèse
loin d'être sainte, plutôt balèse.

Enfin Thérèse c'est pour la rime
et peut-être aussi pour la frime
Je creuse ma pauvre cervelle
pour rappeler son nom à elle.

Pour eux c'était un temps acceptable
avec le martinet sur la table.
La mémé était très âgée
soignée, nourrie ignorée juste logée.

Point de violence, un peu de rudesse
sans égard pour sa vieillesse.
J'ai longtemps jugé durement
une telle absence de sentiment.

Bien plus tard j'ai finalement appris
les traitements que, fillette, Titine avait subi
jusqu'à l'asseoir sur la cuisinière
pour lui apprendre les bonnes manières.

Alors les lanières d'un martinet
pour ses enfants espiègles un tantinet
lui semblaient plus douce punition
que les châtiments de sa génération.

Chez mes parents j'ai vu la disparition
de l'objet banal, une révolution !
C'était encore dans les années cinquante,
il y fallait une conviction militante.

Ensemble parents à l'école des parents
montrer d'autres chemins pour devenir grands
sans supprimer totalement les sanctions
mais en privilégiant la prévention.

Bien sûr il y eut des dérapages
de rares fessées, quelques orages
et des limites dépassées
et des bêtises à corriger.

J'ai donc eu une douce enfance
et s'il y eut des remontrances
il y a eu tant d'amour
et tant de souvenirs pour ces jours.


mardi 28 mai 2019

Oyez les CROQUEURS DE MOTS pour le dernier défi de la saison ... !!!

Je laisse la parole à notre amirâle si mal nommée sur notre rafiot car elle ne râle pas, non, non :
"Ohé Mâtelôts,
La fin de la saison approche à grande vitesse,
nous arrivons à la fin du tableau aussi, tout le monde a participé au moins une fois,
il reste encore une moussaillonne, je nomme Arlette (Fleur de coton flocons)
Chère Arlette, si tu nous lis, peux-tu nous dire si tu te sens prête pour un défi?
Si oui, tu peux confirmer ici en commentaire et l’annoncer sur ton blog,"

et la réponse de la moussaillonne Fleur de flocons :
"Coucou
Est ce que je peux publier l’annonce lundi 3 juin ?"

"Ce dernier défi nous mènera à la mi juin, ensuite je vous donne vos vacances
je pense que tant vous que moi les méritons".

J'ai l'impression Dômi que tu anticipais déjà une 'tite pause cette semaine puisque l'annonce du défi 222 lundi prochain 3 juin nous mène au 10 juin pour le défi et aux 6 et 13 juin pour les jeudis poésie.
Tu nous préciseras cela sur le blog de la communauté dans la journée de mardi ... voire de mercredi.

Dernière nouvelle : proposition de Fleur de flocons acceptée et petit défi interlude pour cette semaine

J'aime beaucoup ton illustration, tu as toujours le chic pour les dégoter !


Bon ce n'est pas le moment de continuer à utiliser l'ordinateur, j'entends l'orage qui gronde au loin (un vrai dans la réalité des nuages. Dommage, la pluie fine qui mouillait les sols trop secs doucement depuis ce matin allait faire du bien aux jardins.

vendredi 24 mai 2019

Le temps des marguerites

Pour la page 144 de l'Herbier de poésie

Vous en ai-je déjà fait la confidence ? Mon père était casanier à un point que vous n'imaginez pas.  L'hiver, il avait tant roulé sur de mauvaises routes par tous les temps et quelquefois en pleine nuit pour aller réparer les lignes électriques. Et dès la fin du printemps les jardins méritaient toute son attention. C'était l'époque des récoltes, des mises en bocaux à stériliser et des confitures. Alors quand il se décidait, c'était souvent impromptu et il fallait être prêt à partir dans l'heure.
Seulement voilà, c'était une agréable journée de mai du début des années 1960, le moment des plus belles marguerites. Et j'étais introuvable. 
C'était aussi un jour de fin du monde annoncé, relayé pendant les jours précédents à la radio, l'une de ces dates qui devaient correspondre à une prédiction de Nostradamus. C'est du moins ce que j'entendais de plus audible du discours de la TSF bien plus discrète sur les risques atomiques, sur fond de guerre froide et d'essais nucléaires atmosphériques dans les déserts du Nevada et du Sahara ou les steppes de l'Asie centrale.
Je n'étais pas encore sortie de l'enfance et les nuances entre allégorie, parabole et simple métaphore étaient hors de ma compréhension.
Alors, autant pour échapper à des discussions philosophiques aussi déprimantes que passionnantes que pour tromper mon angoisse existentielle, j'avais marché  jusqu'au calvaire des Gaillons à la quête d'une réponse improbable. L'heure fatidique de 13h13 n'avait conduit à aucun événement dans un ciel limpide et j'avais cueilli une pleine brassée de fleurs de talus sur le chemin du retour.
Je vous fait grâce du sermon de mon père et des reproches inquiets de ma mère. Inutile aussi de préciser que j'avais tu le mobile de mon absence, cette superstition ridicule, et ma honte d'y avoir cru.
L'après-midi nous laissait le temps de mettre le projet d'escapade à exécution et ce fut finalement une merveilleuse fin de semaine, à peine gâchée par les interminables bouchons du retour, nos routes de traverse faisant alors office d'itinéraires bis pour ceux qui regagnaient la grand' ville.
©Jeanne Fadosi, jeudi 22 mai 2019
pour l'herbier de poésies 144
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 144 de L'Herbier 

photo Marine D

base pour un photo montage fait en 2013
En ce moment c'est Métiers improbables

jeudi 23 mai 2019

Z comme zéro, de Jeanne Fadosi

Carte blanche de Zaza pour le 2e jeudi en poésie du défi n°221 des CROQUEURS DE MOTS

bis répétita ou variations avec les lettres de l'alphabet

Vous l'avez peut-être deviné, je m'en vais explorer les ... chiffres nombres. Mais à ma manière très personnelle.
Et pour commencer, le zéro ... qui n'est pas le chiffre qui est venu en premier.

Un 1 et un 0 (zéro) font toujours 101


Zéro ! Nulle idée, nulle sève,
Pourtant une tête et du rêve,
Et deux pieds pour l'ancrage au sol.
Trois dimensions pour s'épanouir
Quatre directions où partir
Cinq sens qui font sentir le monde
Six frontières à l'hexagone.
Sept figures pour le silence,
Huit notes pour la mélodie,
Neuf muses pour l'inspiration,
Dix sages2 pour la contenir.
            Jeanne Fadosi, le dimanche 6 septembre 2009


1.- Titre en petit clin d'oeil à cette grande dame qu'est Stella Baruk, au risque assumé de dérouter plus d'un pédagogue, mais dans l'espoir que certains chercheront à comprendre pourquoi la compréhension des nombres et de la mathématique ne va pas forcément de soi.

Stella Baruk
L'âge du capitaine
Editions du Seuil, points Sciences, 1992
en couverture, photo Robert Doisneau, archives Rapho









2.- le nombre dix (ou douze ou ...) est souvent associé à des assemblées de "sages". Je ne faisais pas ici spécialement référence aux dix sages (ou martyrs) de la tradition hébraïque. On retrouve cette idée un peu partout dans les traditions , de la Chine aux amérindiens, de l'Afrique aux inuits, comme dans diverses assemblées .
voir comme exemples bien différents ICI (pour régler sagement un problème de frontière, malheureusement le lien est caduc) et ICI (pour se pencher sur le manque de succès d'un football national)

Pierre Lapointe Alphabet


lundi 20 mai 2019

Défi n°221 : le zombie zazou

Zaza à la bazze du dézi n° 221 des CROQUEURZ DE MOTZ, pardon de za galère, dans la catégorie des ZZZZ après l’amie Jazzy, nouz murmure à l'oreille
– Pour le 20 mai, défi  221, je vous propose de concocter une petite histoire « zazatesque », faites travailler vos méninges, vous connaissez mon esprit déjanté ! 
Il était une fois un zombie
qui était né un jour de pluie
parmi ses frères pétunias
au milieu d'un champ de zinnias.

Tel un vilain petit canard
parmi les cygnes blancs pénards
sa robe est d'un beau velours noir,
couleur So Chic pour un peignoir !

En zombie aux grandes zoreilles,
il vit quand les autres sommeillent
et danse à la pleine lune
en zézayant pour sa fortune.

"ze suis un zombie zentil"
susurre-t-il au-dessus des lits.
"ze viens pour le passage des zâmes,
hop, zazous, montez dans mon tram"


Y'a des zazous, Brigitte Fontaine avec M

Post scriptum : Y a des zazous pour illustrer, j'y avais pensé en explorant mes anciens textes jouant avec le z ... cf Alphabet en poésie Z comme zéphir --->. Comment ai-je pensé aux zentil zombie ? tout simplement parce que la photo de pétunia que j'ai mis en ligne pour 24 heures photo du samedi 11 mai me faisait penser au gentil fantôme Casper que mes enfants avaient beaucoup aimé et moi aussi bien sûr !
Mais ce qui est totalement fortuit et troublant quand j'ai mis en ligne le clip de Brigitte Fontaine, c'est le rapprochement des couleurs entre ma fleur zombie et la tenue de M ...


vendredi 17 mai 2019

Aller simple

Sur la suggestion d'Adamante du lundi 22 avril 2019 sur la page 140bis
 Si, en vous promenant dans les nombreuses cachettes de l'Herbier vous trouvez une image qui au passage vous fait un clin d'œil pour attirer vos mots dans l'antre de ses désirs (rhooo!!!), n'hésitez pas, suivez-là.     
Un aller simple
pour une éternité floue
c'est de son âge
Un aller simple
d'un corps à tête chenue
Même si c'est dommage
Pour un dernier voyage
faut-il être sage ?

Un aller simple
au tiers-temps d'une vie
c'est cruel
Un aller simple
abandonnée à la détresse
indicible
Pour un voyage prématuré
Crier, pleurer, insoumise
à l'injustice.
©Jeanne Fadosi, vendredi 26 avril 2019
sur l'image de l'Herbier de poésie 3,

Pour Maëlis, 33 ans pour toujours

jeudi 16 mai 2019

... x ... y ... Z, de Jeanne Fadosi

Zaza à la bazze du dézi n° 221 des CROQUEURZ DE MOTZ, pardon de za galère, dans la catégorie des ZZZZ après l’amie Jazzy, nouz invite
– Pour le 16 mai, 1er jeudi en poésie, pourquoi pas un poème personnel ou d’auteur, mettant à l’honneur la lettre Z. 
Tenir un alphabet en poésie est un défi que je me suis lancée plusieurs fois

Arriver au bout de l'alphabet, même en poésie, ce n'est pas la fin du voyage ...
Histoire de prolonger ... un petit interlude, composé tout exprès pour une consigne qu'il était difficile de satisfaire avec les poètes passés. Voir première édition Clic --->

... x ... y ... Z


Depuis un autre coin du web
m'a été envoyé pour les vœux
de l'an venant deux mille douze,
un harmonieux zonotrichia.
En muzardant sur le web
sur les sites d'oiseaux en danger
et fort justement protégés
aigle royal, mouette pygmée,
mésange rémiz, aigrette garzette
bruant zizi, pipit sylvestre
hypolaïs polyglotte ...
je me suis apitoyée
de l'effroyable destinée
expliquée sur wikipedia :
J'ignorais jusqu'à l'existence
de cette espèce exterminée
dit-on par un chat trop zélé.
Deux de ces oiseaux exotiques
d'un ilot Néo-Zélandais
ont leurs squelettes exposés
dans un muséum de New York 
grâce à un excentrique banquier
passionné de zoologie
et féru de systématique
ayant des zèbres en attelage
des wallabys dans son jardin.

Peu de chance que les experts
les yeux rivés sur les pixels
de leurs écrans plein de zéros
s'apitoyent d'une autre extinction*.
©Jeanne Fadosi, mercredi 28 décembre 2011

* note de ce lundi 13 mai 2019 : pas même de la leur à l'observation de la dégradation exponentielle de la planète et de sa biodiversité (dont les êtres humains) depuis l'écriture de cette fantaisie.

Pour en savoir plus sur le rapport de IPBES sur la biodiversité  Huffingtonpost ; Notreplanète ; Francetvinfo

colibri-dieu des aZtèques

mercredi 15 mai 2019

Carnet rose : Métiers improbables

Il est né le dernier opus (sixième) des Anthologies éphémères avec une nouvelle couverture de Solyzaan

Quichottine nous en a fait la présentation hier 


aujourd'hui, comme annoncé, elle lance la souscription


Et moi, je me fais humble passeuse, comme l'une des 108 contributrices et contributeurs, en souhaitant qu'il connaisse le succès. Pas seulement comme acte de générosité. Au fil des ans, je suis convaincue que nos assemblages deviennent de plus en plus harmonieux*. Au-delà de l'envie bien entendu de pourvoir à la réalisation d'un ou deux rêves d'enfants avec l'association Rêves.

* Ce n'est peut-être pas l'adjectif le plus pertinent mais je suis en panne d'inspiration. Si vous trouvez mieux, faites vos suggestions en commentaires.

lundi 13 mai 2019

Oyezzzz Croqueurs, c'est le réveil, pour le défi n°221

Et c'est Zzzzazzzza qui vous le dit, pour le défi n°221 des CROQUEURS DE MOTS,

Il  parait que je m’y colle 
pour la quinzaine du 16 au 23 mai 2019

et rassurez-vous si l'on vous sort de votre sommeil, elle nous renvoie tout de go rêver en ZZZZZ....
Mais allez vite prendre connaissance de sa feuille de route ...





vendredi 10 mai 2019

L'eau raconte ...

Pour la page 143 de l'Herbier de poésie
L'eau raconte une autre légende de Narcisse

Narcisse contemplait l'eau noirâtre où ne respiraient même plus les bulles d'air des poissons éclatant à la surface. Il songeait à toute cette vie racontée par son grand-père, déjà moins par son père. Il cherchait, cherchait dans ses rides le reflet des cimes aux neige éternelles et des grands chênes à l'assaut des flancs. On lui avait dit qu'autrefois l'eau était si pure qu'on pouvait y apercevoir son propre visage dans l'écrin d'un paysage inversé.

Narcisse cherchait quelle image associer au mot paysage.

Comment croire en cette beauté idéalisée ? Même les miroirs étaient brisés.

Narcisse cherchait quelle image associer au mot visage.
Il s'entêtait, scrutait jusqu'à s'abîmer les yeux. La rumeur d'une foule s'insinuait :

"C'est la faute à Cassandre, la faute à Cassandre ..."

Une foule incontrôlée, incontrôlable. Une pierre, dix pierres ...

"Et toi, papa dis, tu as lancé des pierres ?
- Non. Enfin, je ne crois pas. Je n'aime pas me souvenir.
- Mais tu n'as rien empêché ?
- ..."

Narcisse quêtait l'ombre d'un regret sur la mémoire du visage du père. Juste l'imaginer. Mais non. Même son imaginaire se dérobait.

Il n'a rien fait. Ils n'ont rien empêché.

Là-bas, au milieu des serpents d'écume, n'était-ce pas les yeux noirs de la Terre-Colère ?

La rive est vide. Des cercles dans l'eau un instant troublée viennent s'échouer sur le sol nu.

C'est la faute à Cassandre,
la faute à Cassandre,
à Cassandre.

©Jeanne Fadosi, jeudi 9mai 2019
pour l'herbier de poésies 143
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 143 de L'Herbier

Création d'Adamante d'après photo prise au lac Daumesnil
bonus musical
Henri Dès, L'eau c'est de l'or

Ce vendredi 10 mai 2019 est le jour du dépassement de L'Union européenne : à partir de demain, nous allons vivre en 2019 en allant au-delà de la biocapacité de notre planète Clic ---> et Clic --->

En 1961, il était le 13 octobre

jeudi 9 mai 2019

Les pauvres gens, de Victor Hugo

Jazzy à la barre des CROQUEURS DE MOTS pour le défi n°220 nous invite à prendre un poème que vous aimez, voler les verbes et  les utiliser dans votre propre poème sans changer l’ordre des verbes ( ils peuvent être conjugués différemment ) 
ou écrire ou trouver un poème de 56 mots pas un de plus pas un de moins.

Une consigne bien difficile pour mon inspiration en berne. alors j'ai un peu triché en prenant un extrait de poème de Victor Hugo, au prix dune virgule remplaçant un point et un point remplaçant une virgule pour redonner sens à la phrase tronquée.*
Pour retrouver le poème intégral clic sur le titre


Il est nuit. La cabane est pauvre, mais bien close. 
Le logis est plein d'ombre et l'on sent quelque chose 
Qui rayonne à travers ce crépuscule obscur. 
Des filets de pêcheur sont accrochés au mur[,] 
Au fond, dans l'encoignure où quelque humble vaisselle 
Aux planches d'un bahut vaguement étincelle[.]
Victor Hugo, Les pauvres gens, La Légende des siècles, 1859

Victor Hugo, 1802 - 1885, écrivain français

dessin de Victor Hugo, La tour des rats, 1840-47
* OpenOfficeWritter ne compte que 52 mots mais le logiciel associé au module statistique à oublié de compter d' (d'ombre), l' (l'on), l' (l'encoignure), d' (d'un bahut)/ 52+4=56

mercredi 8 mai 2019

Les prénoms de la saison 10 (liste jusque fin avril)

La ronde des prénoms c'est reparti !
Pour la 10ème saison, la guinguette des prénoms du mercredi, créée par Bigornette, continue joyeusement sous le préau de Jill Bill, vous savez, dans  La Cour de récré de JB.

Comme les deux saisons passées, je continue mon petit tour des provinces de France, de Navarre et au-delà. *Entre parenthèses le numéro du département (84) Vaucluse : descendre sous le tableau des prénoms pour voir la carte


Jill Bill donne rendez-vous le mercredi 4 septembre avec Bosco pour la saison 11 

lundi 6 mai 2019

Défi n°220 : Centon dans l'arbre

Jazzy à la barre des CROQUEURS DE MOTS pour le défi n°220 nous propose comme consigne un centon, jeu littéraire qui consiste à composer un poème original à partir de vers empruntés à divers auteurs :
Centons donc ( pas sous la pluie j’espère  ) au mois de mai comme il nous plaira  poème, histoire ou chanson, tout est permis.
Je ne suis pas allée chercher bien loin, dans mon blog, j'ai fait des copié-collé, des déplacements ...
En italique caractères trébuchet les emprunts, en format habituel des bouts de mes textes récents.

J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.*
Sous les grands troncs nus
des vies tapissent le sol
ivres de soleil.

L'astre de midi
auréole de lumière
la toison de feuilles.

l'arbre a la couleur du monde
Et son sourire c'est le soleil
qui se couche et se lève en même temps**

L'eau qui s'est trouvée une issue 
sue au soleil sous les bouleaux
destin caché parmi les pierres

petites plantes errantes
prématurément arrachées
au ventre de la terre**

Ils mettront les voiles
sans rien dérégler
gerbe giclant à gros bouillons

des chênes dressés vers le ciel
des coraux comme mausolées.

Le concept et la matière.

Dis-moi Colombine,
depuis la mer des nuages
voit-on d'un joyau les flammes ?
Pendant que les fonds publics s’écoulent en fêtes de fraternité, il sonne une cloche de feu rose dans les nuages.*
* Phrases, de Arthur Rimbaud
** Los Olvidados, de Jacques Prévert


auto-emprunts :
Arbre, pour la page 142 de l'Herbier de poésie
Terre, Arbre, Eau, pour le défi 220 1e jeudi-poésie
Sèves de vie, pour la page 141 de l'Herbier de poésie
Clair de Terre, pour la page 140 de l'Herbier de poésie





 

vendredi 3 mai 2019

Arbre

Pour la page 142 de l'Herbier de poésie

Isolé sur son promontoire fixé par des oyats, l'Arbre de sagesse navigue sur l'océan terrestre et la Légende des Siècles. Il apparaît aux égarés tel un Être Surnaturel. On dit que l'épreuve soude les groupes dans la détresse. Rien n'est moins vrai quand ne reste que le désespoir.

L'astre de midi
auréole de lumière
la toison de feuilles.

Au bout de tant de jours de marche affamée, asséchée, le patriarche rêve d'un signe qui apaiserait ce troupeau d'errants. Quelque formule magique pour survivre ensemble. Dix commandements, Sept Piliers de Sagesse, Quatre Accords Toltèques ...

Le mirage s'incarne
c'est l'heur de croire au miracle
au temps zénithal

De ses branches basses
comme les deux bras de la Terre
l'Arbre étreint du Monde

toutes les détresses humaines
de la foule des solitudes.

©Jeanne Fadosi, mercredi 1er mai 2019
pour l'herbier de poésies 142
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 141 de L'Herbier

cliché Adamante




jeudi 2 mai 2019

Terre, Arbre, Eau, ... de Jeanne Fadosi

Jazzy à la barre des CROQUEURS DE MOTS pour le défi n°220 nous invite à proposer un calligramme pour le premier jeudi en poésie.
Je réédite ici quelques uns de ceux que j'ai fait et à la fin des liens vers d'autres, mais je n'ai pas tout répertorié. Les liens associés aux titres mènent aux billets d'origine ou à sa dernière réédition.


"Les mots ne mentent pas"
"la terre est bleue" dit Eluard
Que disent les images ?

Le dessin ne ment pas
l'arbre a la couleur du monde
en cercle imparfait

Racines
et branches nues
Arbre et terre en symbiose
se nourrissent les uns des autres
des feuilles mortelles et de l'humus.
Et coule l'eau, souffle le vent, tourne,
tourne la terre en éphémère équilibre.
Tout au bout de la chaîne du vivant
le bras humain du bûcheron hésite,
retient de sa main le manche
de la cognée d'acier blanc
de nos destins.

©Jeanne Fadosi, mercredi 6 décembre 2017
à découvrir avec les autres brins sur la page 94 de L'Herbier



en clair :
L'eau qui s'est trouvée une issue 
sue au soleil sous les bouleaux
destin caché parmi les pierres.
Hier dans la joie du clair matin,
il sinuait, le ru, nonchalamment,
mentalement se comptant viril
car si tout au bord de la falaise
à l'aise il se prenait pour Icare
bouillonnant en bulles, légère,
gerbe giclant à gros bouillons, 
tablant sur une aide de l'au-delà,
la chute était bien inévitable.
Jeanne Fadosi, pour le nid des mots du 11 juin 2016


Pointes 22 janvier 2016
https://fadosicontinue.blogspot.com/2016/01/pointes-pour-mil-et-une.html

Beuve au fil du fleuve
https://fadosicontinue.blogspot.com/2016/02/beuve-au-fil-du-fleuve.html

Ma mère
https://fadosicontinue.blogspot.com/2016/04/ma-mere-pour-mil-et-une.html


Et en clin d’œil à la coquille des croqueurs :

fan
       de fun
            Fabrice
                ni tailleur
                       ni riche
                va au Fablab
          avec les plans
       de sa planche
et de sa voile
Alors
         avec
                Brice
                    depuis Nice
                 Ils mettront les voiles    
vers l'autre bout du monde    
surfer dans le vent et les vagues   ))))))))     ))))))
))))))))                                    )))))))        )))                
)))))))))))     ))))))))   ))))
)))))))))))))))