Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

Affichage des articles dont le libellé est billet d'humeur. Afficher tous les articles
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vendredi 2 janvier 2026

Vœux d'années en années : 2026

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou)... et j'en oublie ... notamment Elisabeth.

Quand viennent les vacances de fin d'année, dites vacances de Noël, mes souvenirs tragiques laissent de mieux en mieux la place aux bons souvenirs. Mais je garde indestructible une boule de sanglots dans la gorge que personne ne devine. Le chagrin et le chagrin des absences sont toujours là sans que je puisse les partager.

En cherchant qu'elle était la durée de ces vacances du temps de mon enfance et de mon adolescence, et plus loin encore de celui de mes frères et sœurs aînés, de mes parents, ... de mes grand parents que je n'ai pas connus J'ai trouvé ce site qui me semble intéressant :
et plus particulièrement :


Les vacances de Noël, initialement appelées vacances d'hiver, n'apparaissent au plan national qu'en 1925 du 23 décembre au soir au 3 janvier au matin. Pour mes frères et sœurs et moi elles resteront grosso modo calées sur une dizaine de jours du samedi précédent Noël après la classe au vendredi matin après le jour de l'an ou le mercredi après la classe au lundi matin selon l'emplacement de Noël et du jour de l'an dans la semaine. Des vacances rythmées par ces deux fêtes, Noël entre religion et père Noël, le jour de l'an entre le réveillon pour ceux qui voulaient passer l'année et la minuit, et/ou le repas du 1er janvier. Préparatifs et chants dans la maison, la radio et ses feuilletons audios, il n'y avait pas la télévision. Les disques sur le tourne disques. Sans oublier l'écriture appliquée des cartes de vœux. 
Même si la tradition accorde tout le mois de janvier pour les faire, par une visite (c'est le mieux, l'occasion d'aller voir des cousins ou des oncles que l'on ne fréquente guère habituellement) et par écrit sur des cartes de visite. Les cartes illustrées sont réservées aux intimes. Les moins âgés s'adressant en premier à leurs aînés. Et gare aux oublis et aux impairs !

La tradition des vœux du président de la république française, si elle remonte épisodiquement sous diverses formes à la république elle-même devient fixée tous les ans à la télévision à 20 heures le 31 décembre 1959 pour l'année 1960. Le Général de Gaulle avait fait ses vœux pour 1959 le 8 janvier.

Mais à la fin des années 50, la diffusion des émissions télévisées ne couvre que la moitié du territoire et 10% des foyers français sont équipés d'un téléviseur en noir et blanc, recevant LA seule chaîne. ( La 2e chaîne est créée en 1963 et la 3e en 1972). 
Alors bien sûr le discours est relayé sur les ondes de la radio publique.


Le 31 décembre, en bonne compagnie avec quelques amies et des délices à partager, nous n'avons allumé ni la télévision ni la radio.
A l'heure (10h 50 ce vendredi 2 janvier) où je complète ce billet préparé la semaine dernière, je ne sais pas vraiment ce qu'il a dit, juste résumé ou commenté dans les bulletins d'informations depuis le 1er janvier.

Si j'étais présidente, (les dieux m'en préservent et vous avec) j'aimerais joindre ma voix pour faire chorus avec Les Kids United rendent hommage à Pierre Perret et Gérard Lenorman

en chantant Si j'étais président, de Gérard Lenormand
 puis Ouvrez la cage aux oiseaux de Pierre Perret.

J'ajouterai pour faire bonne mesure

Star Academy 3 - L'Orange [HD] Clip Officiel, 2003, single de reprise de la chanson écrite par Pierre Delanoë en 1964 pour Gilbert Bécaud

Gérard Lenorman — Wikipédia, né en 1945, auteur compositeur interprète ayant commencé en écrivant des chansons pour d'autres dont percutant l'actualité people
Brigitte Bardot chante « La Fille de paille » (1969),  paroles Frank Gérald et musique de Gérard Lenorman
Frank Gérald — Wikipédia, 1928 -2015, parolier et compositeur français

En ces temps de vœux, je revisite ceux que j'ai confié à mes blogs depuis 2008 où je me suis lancée dans la blogosphère : 
Rêvons encore - Fa Do Si, 31 décembre 2008


si je n'avais qu'un seul vœu à lui adresser, ce serait qu'il ne fasse plus jamais reculer l'espoir, quand il arrive que des rêves prennent des chemins réalisables.

et je réécouterai en boucle pour cultiver le mien L'espoir de Michel Bühler, il me suffit juste de changer quelques noms pour l'actualiser.
"L'espoir c'est plus fort que la mort
...
C'est tout ce qui me fait humain
L'espoir."
Michel Bühler, L'espoir, EPM Voyageur, 13 décembre 2010

Une petite carte qui date sans doute du début du vingtième siècle, 10,5 cm x 6,7 cm,
motifs découpés et collés sur bristol imprimé.
 L'impression a due être dorée dans une vie lointaine.


Michel Bühler — Wikipédia, 1945 - 2022, chanteur, écrivain, acteur, poète, compositeur, dramaturge suisse

mercredi 5 juin 2024

Le chant des entrailles, de Jeanne Fadosi, réédition

Nouvelle réédition après celle du mercredi 5 juin 2019
préambule : après-demain sur les côtes de Normandie sera célébré Le 80e anniversaire du Jour Le Plus Long. C'est oublier  que ce jour a commencé dès le 5 juin de l'autre côté de la Manche et préparé depuis des mois de part et d'autre de l'Atlantique.
Parmi les vétérans encore en vie qui seront là en 2024, un amérindien d'environ 100 ans ...

Le 11 mai 2017 j'écrivais sur ce blog :

En cette semaine du 8 mai célébrant la fin d'une guerre particulièrement immonde, et dès ce moment-là la volonté de construire les bases de ce qui ne permettrait pas que cela advienne encore, il est plus que jamais important de s'en souvenir.
Alors je réédite ce texte que j'avais écrit pour miletune en septembre 2013 sur l'image du cimetière américain de Colleville sur mer dans le Calvados, près des plages du débarquement.

Le jeudi suivant je rééditais Osorezan, en écho au chant des entrailles et juste avant, le mercredi 17 mai Omerille en terre de Coleville.

Le chant des entrailles

Il a les boucles flamboyantes de sa grand-mère et à travers elle celles de ses aïeux irlandais. Il a la peau cuivrée et les yeux noirs de son grand-père amérindien et à travers eux ceux de ses aïeux.
Elle l'avait emmené au plus près de la montagne sacrée. Au plus près c'était encore loin, une vaste zone interdite aux humains séparait la route du Mont des Ancêtres. Vaste désert d'où on les avait exproprié pour expérimenter le feu nucléaire.
Elle lui a dit, toi, tu iras écouter les vibrations de la terre dans le champ où repose ton grand-père. Entends les atomes des anciens. Rapporte-moi une parcelle de son chant. 
Dans l'herbe humide et parfumée d'embruns, au-dessus de la falaise en retrait de la mer, allez savoir pourquoi c'est La Grande Vague de  Kanagawa qui le submerge.
Allez savoir pourquoi ce sont ces mots qui tambourinent sous son crâne en une prosodie lancinante
Sendaï
Fukushima
Hiroshima
Nevada
Île du bonheur
Train de la peur
ou de la fortune
chant à la lune
L’île large
L’île longue
Longue pointe 
Nagasaki
Colleville
Tchernobyl
Ile des 3 miles
Three miles Island
Islande
Hokusaï
Sendaï
©Jeanne Fadosi, pour Mil et Une, image semaine 39

méditation au cimetière de Colleville

La Grande Vague de Kawagana,
Katsushika Hokusaï, vers 1823-1829


Quelques liens pour aller plus loin :
Hokusaï, 1760 - 1849, peintre, dessinateur et auteur de textes japonais
Terres sacrées des Indiens, ouest des Etats-Unis
Colleville sur Mer (Cimetière américain)
l'Islande exporte son électricité ... (Développement durable)

Nb, j'aurais pu aussi, en petite lueur d'espoir en d'autres temps ajouter Auroville (Inde) mais "En 2024, la cité connaît des difficultés liées au désenchantement d'une part, au nationalisme hindou d'autre part"

dimanche 24 décembre 2023

Silence on tourne 2

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

silence on tourne 2

La suite de Fadosi continue: Défi n°274 : silence on tourne, lundi 26 décembre 2022

Comme je n'ai pas d'outil d'intelligence artificielle, vous découvrirez vite que j'ai réécrit le script de l'épisode 1 en le modifiant à minima

Il n'y aura pas de crèche à Béthléem

Pas de festivités non plus, en solidarité avec les palestiniens qui souffrent et meurent sous la colère des armes ... 

Seulement dans un tout petit coin cette unique crèche :

Au pied de l'autel, la crèche attire les regards. L'enfant Jésus, emmailloté dans un keffieh, gît seul sur des décombres et du béton brisé. La Vierge, Joseph, l'âne et le boeuf regardent au loin le désastre. "Bien sûr, c'est une allégorie de ce qui se passe à Gaza, où des enfants meurent tous les jours. Avec la guerre dans le territoir, la mort, nous ne pouvions pas passer un Noël normal", résume le père M I, un pasteur de Béthléem. Source Journal Le Figaro 22 ou 23 décembre 2023

 REPORTAGE. Guerre Israël-Hamas : à Bethléem, les festivités de Noël ont été annulées en solidarité avec Gaza (francetvinfo.fr)

Le père Eternel se fait de plus en plus vieux lui aussi. Son unique fils un peu loufoque adorait se promener en tee-shirt dans la neige jusqu'à ce que sa femme qui le suivait partout même à la campagne et par tous les temps ne meure d'une fluxion de poitrine un soir de Noël où il faisait -10°. (Pauvre Marie-Madeleine, paix à son âme). Devenu veuf il avait élevé seul son unique fils dans la détestation de Noël. La fille du père  Eternel (c'est un secret qui resta longtemps bien gardé et le fils reste l'unique puisque les filles ne sont toujours pas considérées), influenceuse Slow Conso, traquait les retardataires dans leur shopping de Noël ce qui donnait lieu à des scènes surréalistes. Les enfants du père Eternel  (ben oui il en a eu plein même si chaque clan n'en reconnait qu'un seul, certains esprits bizarres prétendent même qu'il en a eu plusieurs milliards) ont pris leur retraite depuis longtemps déjà sans lui succéder et lui désormais approchant les mille millénaires a de moins en moins de patience et de résistance. Tant et si bien que cette année il est encore une fois a deux doigts de démissionner. Quand l'ex du père Eternel (ben voui, il n'a pas eu ses enfants par l'opération du saint esprit), tout aussi gâteuse que lui, revient en ville pour Noël avec l'idée de réunir la famille autour du sapin (dans l'intention de le recycler ensuite en ... vous voyez ce que je veux dire ... ou de s'en servir pour alimenter le grand bûcher). 

Non mais quand même ! Voilà autre chose ! Il faut préparer un repas à la dernière minute pour des vieux enfants dont l'un n'aime pas Noël, l'autre l'adore. Il n'a pas envie d'aller exprès en ville pour acheter un sapin et de toutes façons il n'a pas l'argent pour le marché noir et la ville n'est plus qu'un tas de décombres.

Le petit fils, enfant attardé et petit fûté lui suggère alors de former une chorale chantant de porte en porte et d'utiliser le produit de ces enchères de charité. Hmmm ! 

Salvatore Adamo "Inch'Allah" | Archive INA (youtube.com)

Le père éternel, dans sa sénilité s'apprête à passer Noël en famille. A sa place le doublage, dans les derniers scénarios, a conduit et conduira à la catastrophe tandis que dans d'autres qu'il espère (ardemment mais avec de moin s en moins de conviction) les plus nombreux, la magie de Noël opérera pour le plus grand bonheur d'une happy end. Ce qui sera en soi, un petit "miracle de Noël"

Rika Zaraï - Alléluia (1979) (youtube.com)

Du temps mais pas la tête à consacrer au défi alors j'ai délégué l'écriture d'un scénario d'après cette histoire pas forcément drôle mais à traiter à la Buster Keaton ou à la Monty Phyton en burlesque burlesque burlesque, ne dit-on pas que le rire est la politesse du désespoir ?

Monty Python - la vie de Brian ( bande annonce VOST ) - YouTube

Monty Python : La Vie de Brian — Wikipédia (wikipedia.org)


Heureusement que, contrairement à ceux qui se revendiquent de ses ouailles, un représentant du Père Eternel, en ce moment même, sauve l'honneur de sa communauté et de ceux qui ne se sont pas complètement perdus dans des idéologies délétères.

Messe de la nuit de Noël présidée par le pape François à Rome (youtube.com)

Homélie du pape François pour la nuit de Noël, 24 décembre 2023 - Jour du Seigneur (lejourduseigneur.com)

Bénédiction Urbi et Orbi du jour de Noël par le pape François à Rome - YouTube

vendredi 1 septembre 2023

De lien en lien ... De chansons en chansons ...


De liens en liens le commentaire de Elizabeth découvert ce matin m'a conduit au chanteur qui sans doute "faisait" la première partie de Gilles Vigneault qu'elle est allée voir un 15 mai 1973 à Villeneuve d'Ascq pour la modique somme de 6F (environ 3 tickets pour le restaurant universitaire au tarif des boursiers).  Le nom me disait quelque chose en effet et s'il avait eu l'agrément de l'équipe de Gilles Vigneault ! Mais que chantait-t-il ? Alors j'ai fait comme à mon habitude  et j'ai eu ces propositions

François Béranger — Wikipédia (wikipedia.org), 1937 - 2003, auteur compositeur interprète libertaire (sic) français 

suivi de 

François Béranger - Le Vieux - YouTube d'un album en public de 1998

suivi d'autres propositions dont celles-ci :

François Béranger (1937 – 2003), vous n'aurez pas ma fleur ! (radiofrance.fr)

François Béranger : Le réquisitoire de Pierre Desproges | Archive INA - YouTube France Inter 21/10/1982, Le Tribunal des Flagrants Délires, une émission fabuleuse et qui serait maintenant totalement irréalisable hélas.

Alors avant même de l'écouter, j'ai repensé au dernier billet de Quichottine Nous, les « anciens » – Quichottine et au commentaire que je lui avais déposé :

Je suis revenue lire attentivement ce texte qui résonne très fort en moi. Essaie de garder espoir et de continuer à rêver …
« Nous commençons à vieillir quand nous remplaçons nos rêves par des regrets. »
Sénèque,Artiste, Dramaturge, Homme d’état, Philosophe ( – 65)

Je noterai les paroles de Le vieux de François Béranger, elle parle d'un petit vieux que personne ne regarde et qui va chercher sa pension à la banque ou à la poste tous les mois et en profite pour acheter une pâtisserie :

"Mon vieux à moi
tous les mois
va à tous petits pas ... "

et en cherchant la mise en ligne de cette vidéo 2009, je penserais plutôt à 2003 quand il est mort, j'ai lu les commentaires.

J'ai bien fait car j'y ai aussi trouvé cette pépite déposée généreusement :



Je ne serai plus jamais un gosse
entre mes dents passe le vent
Quand je quitterai ma vieille écorce
je partirai les pieds devant

Vers les cieux, par-dessus les arbres
au-dessus des villes et des champs
par-delà la terre terrasse
où s'y accoudent les gens

Qui regardent la stratosphère
faire la Belle au bois dormant
Je retournerai chez ma mère
dans son espace, son espace-temps

Son nouveau-bébé de plume
chez les dames à face cachée
derrière ère leur masque de lune
nébuleuses des nuits d'été

Me diront sur quelle planète
terrien mort retrouvera maman
Terrien mort, chute des comètes
tombent dans son espace-temps.

Je ne serai plus jamais un gosse

A bientôt, François Béranger
François Torres

Et en écoutant ce dernier lien, je pense que j'ai encore oublié de finaliser mon retour sur les haïkus du vendredi sur le thème proposé par Lénaïg : "Chansons". Trop tard maintenant ...

François Béranger: "Manifeste" - YouTube

dimanche 13 août 2023

Pas y mettre les pieds ...

Précédent ---> Sage comme une image

L'image d'après (pas du tout sage) que j'avais trouvé si lugubre m'interpelle triplement en cette nouvelle ère sous le signe de la guerre et du délitement de notre berceau de vie qu'est la Terre**

primo, les masques sanitaires,
secondo, la guerre dont on fêtait le centenaire de la der des der, la guerre qui s'est de nouveau invitée sur le sol européen et qui s'invite un peu partout dans le monde ...
tertio ? ce billet est déjà beaucoup trop long. à suivre --->

Pourquoi triplement ? Mon petit article  C'était les vacances ! - jeannefadosi (overblog.com) et cette image d'enfant sage avait une suite,  C'était les vacances ! (2) - jeannefadosi (overblog.com) où, en 2016, j'évoquais le milieu des années 1960 et la baie de Lannion, et j'y notais :        

 "ce paysage et surtout (son) fragile équilibre écologique, déjà mis à mal par la progression des algues vertes que l'on voyait déjà progresser d'année en année du côté de Saint-Michel en grève, ce fragile écosystème, je frémis quand je le vois mis à mal par l'extraction* sans ménagement du sable, autorisé contre l'avis de la grand majorité des personnes concernées.
* extraction provisoirement suspendue (info Le Parisien)

Ce mois d'août 2023, je n'ai pas pu aller voir le film Les algues vertes avant les vacances de mon cinéma préféré, mais j'espère bien pouvoir le faire dès la rentrée.



Dans les années 1960, elles proliféraient du côté de Saint-Michel en Grève, Saint-Efflam, avec une odeur pestilentielle d'œufs pourris en s'en désolant évidemment et sans avoir pris la mesure de leur dangerosité. 
La suite a égrené ses morts et l'émergence d'une prise de conscience :


Les algues vertes, c'est d'abord la lutte du pot de terre contre le pot de fer d'une journaliste d'un grand courage.

C'est ensuite une bande dessinée Algues vertes, l'histoire interdite, avant de nourrir le film de Pierre Jolivet.




Dans le milieu des années 1960, j'avais déjà compris d'où venait la prolifération des algues vertes et que ce n'était que la partie émergée de l'iceberg de la pollution et de la mondialisation.

au premier plan le goémon que j'ai encore vu récolté
comme engrais naturel et qui en deux ou trois ans a été 
remplacé par les algues vertes sur une partie de plus en 
plus grande de la plage de Saint-Efflam


Algues vertes : échouages précoces en Bretagne après une bonne année 2018 (francetvinfo.fr)


samedi 12 août 2023

Sage comme une image

merci de vos commentaires auxquels je ne peux plus répondre et je souhaite m'excuser auprès des blogs de Blogger : pour une obscure raison de cookies ou autre, je ne peux plus, depuis quelques semaines qui se transforment en mois, déposer de commentaires sur ces blogs, y compris les miens. Aller commenter chez vous si vous êtes sur Blogger m'est impossible, problème qui dure .....

Illustrer un  article qu'il me semble important de porter à la connaissance des blogueurs et blogueuses sur les risques de poster des photos d'enfants sur les réseaux sociaux, une envie que j'avais dès la découverte lundi de cet article de fond qui faisait un écho à l'épisode de Hudson et Rex, "Double maléfique", diffusé en première partie de soirée dimanche soir sur France3. Hudson et Rex saison 4 épisode 9 en replay (france.tv) et je vous en ai fait part dans Fadosi continue: C'était le pied !


Ce lundi, j'avais retrouvé La Photo qui m'avait valu cette surprise (heureusement tout à fait anodine) de la retrouver sur un autre blog, encadrée d'autres photos qui en faisaient quelque chose de ... bizarre. 

Lundi, j'avais trouvé Ma Photo et le billet dans lequel je l'avais publié :



Quoi de plus anodin que cette photo ancienne de cette petite fille aux grandes marées de septembre sur le front de mer des Sables d'Olonne, contemplant, vous ne le voyez pas, l'océan léchant la digue après avoir englouti toute la plage ?

Eh bien j'ai eu la surprise de voir cette photo reprise sur cet autre blog, mais comment s'appelait-il déjà ? Et le nom de son auteure ou autrice ? 

J'ai enfin retrouvé l'article ou plutôt les deux articles et le blog sur lequel ils avaient été postés. Il faut vous dire que, comme me l'a commenté Jill Bill "En été Jeanne on... lève le pied", et je n'avais pas ouvert mon ordi jusqu'à la fin d'après-midi du jeudi.

J'ai d'abord retrouvé le nom Frankie Pain — Wikipédia (wikipedia.org)
J'avais découvert son blog par nos participations communes à 24 heures photo, animée par Patricia qui reprenait La photo de la semaine de Amartia.
J'ai tâtonné sur Internet avant de retrouver le blog  que je ne visitais plus depuis cette époque qui m'avais, je dois l'avouer, dérouté. 

Mais voilà, c'était quand ? Le temps des réseaux sociaux, même des blogs, est d'une autre dimension que le temps hors les écrans. 
J'ai choisi de faire défiler les articles en remontant leur chronologie. Non sans de temps à autre lire en diagonale.

Cela m'a pris du temps et si la dame s'intéresse aux statistiques de son blog, elle a dû être surprise de me voir remonter aussi loin. Car elle a retrouvé sa production abondante.
J'ai enfin retrouvé le premier ou plutôt le dernier des articles où elle utilisait ma photo :


Aucun souvenir du texte que j'ai donc relu attentivement, fiction qui se joue des temps et des sujets et sous lequel j'avais déposé longtemps après un commentaire resté sans réponse comme le premier :

Jeanne Fadosi16 septembre 2022 à 03:01

surprise de me retrouver sur cette page à nouveau, à 5 ou 6 ans en haut de la grande plage des Sables d'Olonne. J'ai lu le texte en diagonale, en ai retenu quelques phrases et la fierté de réussir grâce à un encouragement et en dépit de mille railleries. Et je pense au mal être de tant d'étudiantes harcelées qui auraient tant besoin de cet encouragement bises Frankie


J'ai mis moins de temps à remonter jusqu'à l'article initial
Je me souvenais de sa teneur amère alors qu'elle constate son lâchage alors qu'elle revient en rémission d'un énième cancer, mais pas du tout qu'il était aussi long. Sans doute Frankie a-t-elle retravaillé sur les textes de son blog depuis.


Les illustrations et leur ordre quant à lui n'a pas changé. En enregistrant la photo d'avant qui n'est pas Dorothee ni Dorothy Parker, j'ai découvert qu'il s'agissait peut-être de Betty Carter*.  Celle d'après que j'avais trouvé si lugubre que je n'avais pas fait le rapprochement avec la période masquée de la pandémie de Covid m'interpelle triplement en cette nouvelle ère sous le signe de la guerre et du délitement de notre berceau de vie qu'est la Terre**.

Troublée de m'être vue dans cet article sans au moins en avoir été avisée, d'autant que la dame inscrit régulièrement dans ses posts :  Droits d’auteur réservés     , je me souviens avoir hésité sur ma réaction. J'ai finalement opté pour cette réaction plutôt soft et conciliante qui, déjà, n'avais pas eu de réponse. Mais le blog restait en dormance à l'époque.

Jeanne Fadosi4 juin 2021 à 09:58

Voilà bien longtemps que je n'étais venue voir ton blog Frankie, beaucoup de blogs d'ailleurs, je mets plus de temps, les écrans me fatiguent. Surprise de voir la petite fille que j'étais il y a 64 ou 65 ans en haut de la plage des Sables d'Olonne un jour de grande marée de septembre

https://jeannefadosi.overblog.com/2016/09/c-etait-les-vacances.html

entre le portrait d'une femme magnifique (qui n'est pas Dorothy Parker mais ma mémoire pois chiche n'arrive pas à lui mettre un nom) et cette photo glaçante de soldat et de son chien masqués.

Je ne te promets pas que tu alimenteras ce blog dans 65 ans mais dans un an avec ta rage et ta volonté de vivre.

Et tu sais avec ou sans maux, les innombrables solitaires n'ont pas tous la chance d'avoir cet outil un peu magique qui nous relie malgré tout aux autres, et nous préserve un peu de la folie et de la méchanceté du monde.

Bien à toi

ps passé sur ta fiche wikipedia. Il y manque une photo libre de droits. Tu as tant de photos magnifiques qui pourraient convenir.


Betty Carter — Wikipédia (wikipedia.org), une des très grandes chanteuses de Jazz, en particulier de Scat. J'ai même retrouvé la photo reprise sur le blog de Frankie.
Betty Carter, chanteuse de jazz exceptionnelle ! (jazzradio.fr) le clip de ce lien est obsolète mais j'ai retrouvé un autre enregistrement :


** pour la Covid, en 2021, rappelez-vous des masques de protection. Dès la fin de 2021 les bruits de bottes ou plutôt les images de convois militaires à la frontière de l'Ukraine se sont concrétisées par l'envahissement de ce pays de frontières par la Russie, une guerre qui s'est enlisée et rappelle, sous d'autres formes modernisées, la guerre des tranchées et cette photo qui étrangement (ou pas) est désignée dans son titre comme carte de vœux 2018


1918 - 2018 ? peut-être ...

Triplement ? Mais ce billet est déjà beaucoup trop long. 




vendredi 19 mai 2023

Pourquoi la colère ?

 
Les calculs ont remplacé la grâce. La contemplation des chiffres épuise l'âme. Ils sont à plaindre, les yeux du monde.

Un dimanche matin de janvier, j'allais le cœur léger vers un moment de rencontre dont je me réjouissais. Je ne fus pas déçue. Quel beau cadeau que la vie quand on savoure le moment présent !

Pour occuper le trajet, j'ai allumé ma radio préférée qui allait diffuser dans l'émission l'Embellie un entretien avec le "nez" de Guerlain.


et même si je n'adhérais pas à tous ses propos, sa vision à la fois dynamique et positive du monde allait bien à mon humeur joyeuse.


Le soir au retour d'une journée qui m'avait apporté tant de petits bonheurs partagés, j'ai écouté faute de mieux une rediffusion d'un grand atelier avec l'écrivain et poète Christian Bobin que je n'avais pas écouté lors de sa première diffusion. Emission que j'ai "attrapé" en cours de route (au vrai comme au figuré)
Je me souvenais qu'il était mort récemment, de ses billets dans la revue laïque  Le Monde des religions, de sa manière de transformer la noirceur des jours de la vie en phrases pleines de lumière, de ses petites phrases qui dans la pire des situations font regarder le verre à moitié plein sans ignorer le verre à moitié vide, sans mettre la poussière des horreurs sous le tapis. Cette tournure d'esprit d'aborder la vie qui est donnée à peu et qu'il avait eu la bonne fortune de savoir la partager dans son  écriture.
Sa spiritualité puisant au plus profond de sa foi du charbonnier croisant son chemin de connaissance des philosophes.

Je ne partage pas cette foi et je n'ai jamais lu un de ses très nombreux livres, juste des extraits ou des citations. Alors je me suis dit après cette superbe journée pleine (j'allais écrire pleine de "grâce", venant de l'agnostique que je suis), je me suis dit Pourquoi pas ?

Christian Bobin : "Nous existons si peu, c'est un miracle que cette larme dans les yeux" (radiofrance.fr) Dimanche 29 janvier 2023 (première diffusion le dimanche 2 octobre 2022)

Sauf qu'à moins de deux mois de sa mort annoncée par la maladie, la légèreté était singulièrement absente de cet ultime parole sur les ondes. Bobin donne le ton dès le début de l'émission :

"... le livre ... aide à l'ouverture il ouvre une porte qui nous permet d'aller ailleurs que dans le monde où nous respirons     mal"
Nous vivons sous la férule d'un dieu qui s'appelle le progrès qui est un dieu aveugle, qui est un dieu qui ne sait qu'une seule chose se précipiter qui ne sait même plus pourquoi il se précipite et qui voyant les dégâts qu'il cause prétend guérir les maux qu'il cause lui-même. C'est pas grave je suis monsieur le progrès et donc je vais résoudre le grand désastre que je laisse derrrière moi alors que je suis en train de courir vers un désastre encore plus grand ...".

En commençant ce brouillon j'étais partie à pêche de quelques unes de ses citations

 :

En observant la fureur du monde aujourd'hui, je ne peux qu'approuver  cette citation, du moins la première partie : j'ai des doutes sur les moindres dégâts de la pensée dominante au XVIIe siècle, ne serait-ce qu'en révisant la partie émergée de son histoire :


Le but des 
dragonnades mises en œuvre à partir du mois de mai 1681 dans le Poitou par l’intendant Marillac est de terroriser les populations et d'obtenir leur conversion.







Car c'est être poète que regarder la vie et la mort en face, et réveiller les étoiles dans le néant des cœurs.

Pourquoi la colère ? pourquoi ce titre ? pourquoi ressortir maintenant ce billet ?


J'ai il y a quelques jours terminé la lecture du roman de Pierre Lemaitre Le silence et la colère - Pierre Lemaitre - Babelio


Ce matin samedi 20 j'ai acheté le n°446 de le Un Hebdo, celui de la semaine dernière dont j'ignorais le thème et que je vais découvrir cette fin de semaine :




Et je resterai avec ces autres questions autour du pourquoi ... pourquoi le silence ? pourquoi fait-on silence sur les pourquoi ?



Aujourd'hui vendredi 19 mai, alors que je reprends ce brouillon laissé une nouvelle fois en plan, sans en changer le titre, plus que jamais d'actualité-s, je pense à un autre Christian qui vient de mourir, à sa famille, toute sa famille, à ses ami-es.