petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...
Un envoyé du Grand SeigneurPréférait, dit l’histoire, un jour chez l’empereur,Les forces de son maître à celles de l’empire.Un Allemand se mit à dire :Notre prince a des dépendantsQui, de leur chef, sont si puissantsQue chacun d’eux pourrait soudoyer une armée.Le chiaoux[1], homme de sens,Lui dit : Je sais par renomméeCe que chaque électeur peut de monde fournir ;Et cela me fait souvenirD’une aventure étrange, et qui pourtant est vraie.J’étais en un lieu sûr, lorsque je vis passerLes cent têtes d’une hydre au travers d’une haie.Mon sang commence à se glacer ;Et je crois qu’à moins on s’effraie.Je n’en eus toutefois que la peur sans le mal :Jamais le corps de l’animalNe put venir vers moi ni trouver d’ouverture.Je rêvais à cette aventure,Quand un autre dragon, qui n’avait qu’un seul chef,Et bien plus d’une queue à passer se présente.Me voilà saisi derechefD’étonnement et d’épouvante.Ce chef passe, et le corps, et chaque queue aussi :Rien ne les empêcha ; l’un fit chemin à l’autre.Je soutiens qu’il en est ainsiDe votre empereur et du nôtre.
| illustration pour le premier recueil des fables, 1668 |
Jean de La Fontaine — Wikipédia, 1621 - 1695, homme de lettres du XVIIe siècle fabuliste et conteur.

