Pour le défi 320 des CROQUEURS DE MOTS, publié le lundi 12 janvier Andrée La petite graine nous propose d'écrire une histoire, un témoignage, une poésie sur un ou plusieurs animaux, petits, grands, sauvages, domestiques, en commençant par une citation animalesque et en incluant un mot entré récemment dans le dictionnaire, "pelleteux de nuages" ou "mon gâté ou ma gâtée".
petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...
Jazzy, pour son
image-citation-46 nous avait proposé images et citations entre lesquelles je n'avais pas su choisir. Mais j'en avais profité pour mettre en scène mes trois meilleurs amis au quotidien, morts de vieillesse maintenant tous les trois et que j'ai envie de remettre à l'honneur.
"Les chiens ont des maîtres, les chats ont des serviteurs"
attribué à Dave Barry
parce que la maison hébergeait une humaine, indécrottable pelleteuse de nuages, deux chiens et un chat et que l'eau des gamelles des chiens semblait toujours bien meilleure au chat que celle de sa propre gamelle,
parce que le chat avait toujours l'air de "je n'ai rien fait" et que les chiens prenaient quelle que soit la bêtise et le coupable (souvent le chat) un air de chien battu (ce qu'ils n'étaient pas mais dans certaines de leurs autres vies ... ),
parce que maintenant que sa vieillesse se faisait sentir, le chat cédait ses prérogatives mais qu'il avait été jusqu'à une date récente le dominant de la meute chiens-chat ...
parce qu'on a beau dire s'aimer comme chien et chat, entre ces trois là, il y avait une réelle complicité et beaucoup d'affection,
parce que au pied du piano, quand la chienne rythmait son sommeil d'une respiration régulière, le chien se blottissait contre elle*. Pendant quelques secondes elle émettait des drôles de petits gloussements. Rêvait-elle dans son jardin intérieur ?
parce que encouragé par la sérénité du moment, le chat venait pianoter sur leur toison en ronronnant doucement à leur oreille "ma gâtée, mon gâté ..."
parce que cette quiétude était vite rompue par une maladresse du chat oubliant de faire patte de velours.
©Jeanne Fadosi, dimanche 20 octobre2019
la fin est brodée avec la fin de Voyage intérieur du 3 avril 2020
* à l'automne 2019, le chien a développé un lymphome fulgurant qui l'a emporté en trois mois. 6 mois plus tard, chat et chienne, esseulés de leur compagnon de maison, se réconfortaient l'un l'autre. Dans ce texte complété, je l'ai fait revivre encore un peu.