Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

lundi 1 juin 2026

Déficroq 328 ( n°18 2025-26) : Le tilleul et la peupleraie

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

Marie-Sylvie reprend  la barre pour le défi 328 des CROQUEURS DE MOTS nous invite au jeu des mots interdits :
Thème : 
 Le secret des arbres blancs 
 
L'esprit du sujet :
Célébrer la nature, le renouveau, une promenade sous une voûte fleurie, un souvenir au fond d'un verger ou une rêverie bucolique.
 
La contrainte :
Il est rigoureusement interdit d'utiliser les 10 mots suivants ainsi que leurs pluriels :
   1. Blanc
   2. Arbre
   3. Fleur
   4. Printemps
   5. Vert
   6. Senteur
   7. Jardin
   8. Feuille
   9. Pétale
   10. Nature

Le tilleul et la peupleraie

Il était un pré près de la rivière de l'autre côté du pont face au lavoir. Au beau milieu y trônait un opulent tilleul qui s'était épanoui au long des ans et des décennies. La parcelle d'un peu plus d'un hectare appartenait à mon oncle. Une roselière de quelques ares permettait aux crues de s'étendre sans dommage pour les lavandières. D'ailleurs, le terrain que la route surplombait depuis la construction du nouveau pont restait de ce côté en grande partie marécageux. L'autre partie, mieux drainée, faisait le bonheur des vaches et des moutons au pré, en alternance avec une jachère au repos pour récolter le foin nécessaire à l'hiver.
Aux grandes occasions, il accueillait les banquets du concours de pêche ou du comice agricole et en été, les déjeuners à la campagne de la famille venue de la capitale par le train pour quelques jours de repos. Un chemin creux qui conduisait du bourg à la rivière faisait la limite avec une autre parcelle. 
Un jour, mon oncle l'a cédé au menuisier charpentier auprès de qui, en tant que maçon maître d'ouvrage, les ardoises avaient fini par s'accumuler. Il en garda la partie la plus près de la route, la plus humide aussi, ce qui épargna à notre cher tilleul une mort prématurée. Ainsi la joie perdura de ces journées à cueillir puis à collecter sur les branches élaguées ces merveilleuses inflorescences au délicat parfum qui continuaient à embaumer toute la maison pendant leur séchage.
Près de la route, quoique en retrait de quelques mètres en prévision de son élargissement qui viendrait plus de trente ou quarante ans plus tard, poussa un hangar ouvert pour abriter les billes brutes découpées en planches de l'artisan. Derrière, en rangs bien alignés, se dressèrent bientôt des peupliers. L'accès de la peupleraie dont nous ignorions jusqu'à ce nom technique nous était interdit. Quand bien même nous y aurions été autorisés, les gamins que nous étions n'y auraient trouvé aucun agrément dans ce qui n'avait rien d'un bois avec ces troncs bien trop espacés pour que les cimes délivrent quelque ombrage. Mais les fûts pouvaient pousser bien droit et donneraient bientôt (les peupliers étaient réputés pour avoir une croissance rapide) de longues planches sans défauts. 
Bientôt les conséquences du remembrement souhaité sans bien en mesurer les enjeux nous feraient regretter les chemins creux, avec les morilles sur leurs talus dès avril, mai, leurs mûres de ronciers vers la fin août annonçant la fin des vacances et les noisettes de septembre. Sans oublier tout l'été les sucrins, ces délicieuses petites prunes blondes sauvages que nous disputions aux guêpes et qui sont à la reine-claude en plus sucrées et goûtues les merises aux cerises. Premiers désagréments avant d'en mesurer les dégâts lors de la grande sécheresse de 1976.
©Jeanne Fadosi, samedi 30 mai 2026

Voilà ma petite participation, en espérant ne pas avoir laissé passer des mots interdits.

mon père triant le tilleul fraîchement cueilli vers 1970

Fadosi continue: Le vieux tilleul, de jill bill

jeudi 28 mai 2026

Jeudis en poésie : L'arbre et l'enfant, de Jean-Luc Coudray, extrait

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

dernière minute (samedi 10h50) pour les ceusses qui trouveraient un peu bizarre le commentaire de Zaza, elle a juste oublié d'effacer son précédent commentaire à un certain Pierre dit Le Rotpier pour cet articleLes pensées très éclectiques, sérieuses, moins sérieuses et carrément déjantées de … Pierre et du Rotpier | Le Blog-notes de Rotpier : poésie et bien d'autre chose Un oubli qui m'a permis, via le blog de Zaza, de découvrir ce blog.

Marie-Sylvie reprend  la barre pour le défi 328 des CROQUEURS DE MOTS nous invite au jeu des mots interdits dans une histoire sur le thème de l'arbre blanc célébrant la nature etc

A part dans son titre, le poème que je partage aujourd'hui ne contient aucun de mots interdits. Le seul hic, le sapin n'est pas un arbre blanc et si on pouvait troquer bouleau contre sapin, allez trouver un synonyme de chagrin se terminant par eau ?

L'arbre et l'enfant

- Un jour que je me promenais 
Au fond de la grande forêt 
J'ai rencontré un vieux sapin 
Qui avait un très gros chagrin.
 
Il avait l'air si malheureux 
Moi j'en avais les larmes aux yeux 
Je suis allé le consoler 
Et c'est alors qu'il m'a parlé

- Tu sais, petit, j'aimais la vie 
Mais aujourd'hui tout est fini 
Le monde a perdu la raison 
La pluie est devenue poison.
 
Va voir les hommes dans leur usine 
Dis-leur d'arrêter les machines 
Dis-leur qu'il reste un peu d'espoir 
Dis-leur avant qu'il soit trop tard.
 
Et maintenant faut qu'on se quitte 
Allez ! Va vite, petit, va vite !
- Alors j'ai couru comme un fou 
Et j'ai crié : Arrêtez tout ! 
…… 
Jean-Luc Coudray, référence précise bienvenue

Jean-Luc Coudray — Wikipédia, né en 1960, écrivain, poète, auteur de bandes dessinées


Jean Ferrat - Restera-t-il un chant d'oiseau, paroles Claude Delécluse, 1976

Jean Ferrat - Le chataignier, paroles de Guy Thomas, 1985




lundi 25 mai 2026

Oyez Les CROQUEURS de MOTS : quel pilote pour le défi 328 ?

Dernière minute : notre pilote est Marie Sylvie : 
avec un jeu de mots interdits. Publication lundi 1er juin !



Dômi dans son dernier article vos participations au défi 327 faisait appel à François Alfonsi ou Miss Yves , Gibee ou An'Maï en précisant par un visuel 

sauf que comme sœur Anne, je ne vois rien venir

"La chanson "Anne, ma sœur Anne" de Louis Chedid est une œuvre marquante de l'artiste, sortie dans les années 1980, inspirée par la figure d'Anne Frank. Louis Chedid a écrit cette chanson pour ne pas oublier cette période sombre de l'histoire."

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi* !)... et j'en oublie ... 
*vérification faite, c'est tous les blogs de Hautetfort que mon parefeu bloque.

jeudi 21 mai 2026

Jeudis en poésie : Conversations, de Jean Tardieu

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
 
 Marie-Sylvie à la barre du défi 327 des CROQUEURS DE MOTS nous a invité à écrire une petite histoire en incluant ces 25 mots :  Printemps – Secret – Murmure – Émeraude – Brume – Charnière – Insolite – Poussière – Vibration – Labyrinthe – Sourire – Horizon – Éphémère – Boussole – Reflet – Silence – Symphonie – Pétale – Énigme – Frisson – Étincelle – Voyage – Plume – Mémoire – Renaissance.
Alors je prolonge la conversation à propos de ce printemps bizarre

Conversations

Comment ça va sur la terre ?
- Ça va ça va, ça va bien.
Les petits chiens sont-ils prospères ?
- Mon Dieu oui merci bien.
Et les nuages ?
- Ça flotte.
Et les volcans ?
- Ça mijote.
Et les fleuves ?
- Ça s'écoule.
Et le temps ?
- Ça se déroule.
Et votre âme ?
- Elle est malade
le printemps était trop vert
elle a mangé trop de salade.

Jean Tardieu, Monsieur Monsieur (1951)

JEAN BERTOLA "QUAND LES CONS SONT BRAVES", chanson posthume de Georges Brassens, Dernières chansons, 1982
V'la l'printemps gnan gnan, Anne Sylvestre, album Une sorcière comme les autres, 1975

Jean Tardieu — Wikipédia, 1903 - 1995, écrivain et poète français
Quand les cons sont braves — Wikipédia, chanson posthume de Georges Brassens 1982
Anne Sylvestre — Wikipédia, 1934 - 2020, auteure compositrice interprète française

En marge du déficroq 327 : Elles et ils ont chanté le printemps

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Pour prolonger mes partages poétiques, voici quelques autres chansons sur le printemps



Voici le mois de May, chanté par Nana Mouskouri


Au printemps - YouTube, Marie Laforêt


Le Printemps - YouTube, Michel Fugain et le big bazar






 
sans oublier monsieur printemps

et les printemps qui déçoivent invariablement



 

lundi 18 mai 2026

Déficroq 327 ( n°17 2025-26) : La rédaction

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 Marie-Sylvie à la barre du défi 327 des CROQUEURS DE MOTS nous invite à écrire une petite histoire en incluant ces 25 mots :  Printemps – Secret – Murmure – Émeraude – Brume – Charnière – Insolite – Poussière – Vibration – Labyrinthe – Sourire – Horizon – Éphémère – Boussole – Reflet – Silence – Symphonie – Pétale – Énigme – Frisson – Étincelle – Voyage – Plume – Mémoire – Renaissance.

Le maître d'école a écrit au tableau le sujet de leur dernière rédaction : "Racontez votre denier voyage".

Dans le labyrinthe de ses pensées, c'est la panne sèche. L'enfant, la plume en l'air, suit distraitement la vibration des grains de poussière dans le reflet du soleil qui danse au tableau. Une étincelle taquine la charnière de son pupitre d'écolier. Au-delà de la fenêtre, une brume de printemps a englouti le paysage qui prépare en secret sa renaissance en s'habillant de pétales de nacre et de feuilles d'émeraude. Dans la symphonie du silence de la classe, il est à l'unisson du murmure de ceux dont, comme lui, l'horizon ne dépasse guère les chemins creux du canton qu'ils connaissent par cœur et parcourent sans boussole ni frisson. La mémoire de leurs chemins de liberté dessine sur ses lèvres un sourire éphémère. Voyager est pour la plupart d'entre eux une abstraction rencontrée au détour de récits dans les livres ou les dictées. Et juste cette énigme insolite entendue l'autre jour au cimetière quand tout le village a "accompagné la doyenne pour son dernier voyage". Un autre sourire a accompagné sa main vers l'encrier. Alors l'enfant, frondeur mais fûté, défiant la mauvaise note assurée et assumée, trace au beau milieu de la page blanche, de sa plus belle écriture cursive en pleins et en déliés :


vendredi 15 mai 2026

Tout ça parce qu'au bois d'Chaville ...

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
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pour  Le nid des mots de abécé, thème de mai 2026  à publier sur votre blog, le vendredi 15 mai 2026, avant 10h : 
"Talon d'Achille et Pied d'Estale"

J'avoue que des jeux de mots en jeu d'écriture, le nid des mots ne m'y avait pas habitué et que le sujet m'a déroutée, m'a emmêlé les neurones et que j'ai bien cru qu'ils allaient rester stériles ...
En écoutant à la radio un entretien avec Pierre Perret, La ballade de Pierre Perret | France Inter, samedi 9 mai 026,  j'ai eu la tentation de rééditer mon billet plusieurs fois remis en ligne

Mais ce mercredi gris comme la pluie, mes neurones se sont mis à la fantaisie, j'ai raturé, tatonné, raboté, compté, décompté ...

Tout ça parce qu'au bois d'Chaville
y avait du muguet ...

Il avait le talon fragile
Et comme il se nommait Lepantalon,
Point de ballon, on le mit au violon :
Ce ne fut pas chose facile !

Faut vous dir' que sa mère, née Pied d'Estale,
Œil de gazelle et pieds de biche,
Avait séduit son père, né riche,
Affligé d'un pied bot congénital.

Conçu dans les bois de Chaville,
On faillit l'appeler Achille,
Un prénom bien trop suranné !

Des années plus tard le voisin
N'en pouvait mais de son crincrin
massacrant "Les vertes années" ! 


Le violoniste, extrait
d'un tableau de Chagall

jeudi 14 mai 2026

Jeudis en poésie : Tout ça parc' qu'au bois d'Chaville

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 Comme Marie-Sylvie à la barre du défi 327 des CROQUEURS DE MOTS nous invite à écrire une petite histoire en incluant ces 25 mots :  Printemps – Secret – Murmure – Émeraude – Brume – Charnière – Insolite – Poussière – Vibration – Labyrinthe – Sourire – Horizon – Éphémère – Boussole – Reflet – Silence – Symphonie – Pétale – Énigme – Frisson – Étincelle – Voyage – Plume – Mémoire – Renaissance.
Comme nous sommes au mois de mai, le traditionnel mois du muguet (qui a fleuri largement en avance cette année) et aussi pour annoncer ma participation de demain vendredi au nid des mots de ABC, voici :

Ce jour-là au bois d'chaville
Y'avait du muguet
Si ma mémoire est docile
C'était au mois d'mai
Au mois d'mai dit le proverbe
Fais ce qu'il te plait
On s'est allongés sur l'herbe
Et c'est c'qu'on a fait
Comm' nous étions sous les branches
Bien dissimulés
Sam'di-soir et franc'-dimanche
N'en n'ont pas parlé
Le lend'main d'cett' aventure
Nous avons acht'é
Un traité d'puériculture
Et d'quoi tricoter.
Tout ça parc' qu'au bois d'chaville
Y'avait du muguet.

Quand je songe aux conséquences
De ce jour charmant
Je me sens rempli d'avance
D'un très grand tourment
Car par ma faute il va naître
Un pauvre ingénu
Qui va forcement connaître
Tout c'que j'ai connu
Le pion, l'adjudant d'semaine
Le meilleur ami,
Autant de choses inhumaines
Plus qu'il n'est permis
Et des tas d'choses inutiles
Comm' les traités d'paix
Les savants, les sergents d'ville
Et l'chef du budget.
Tout ça parc' qu'au bois d'chaville
Y'avait du muguet .

On t'apprendra l'cod' civique
Et la probité
Si tu les mets en pratique
Tu s'ras exploité
Par contr' si tu t'en balances
Tu s'ras respecté
Et selon toute évidence
Tu s'ras député
Pour te fair' faire connaissance
De la liberté
Tu seras dès ta naissance
Fin'ment ligoté
Tu pourras souiller ton lange
Afin d' protester
C'est tout d'mêm' toi, petit ange,
Qui s'ras embêté.
Tout ça parc' qu'au bois d'chaville
Y'avait du muguet.

On t'enverra fair' la guerre
Dans les fantassins
Pour que ceux de la dernière
Soient pas morts pour rien
C'est c'qu'on a dit à mon père
Et c'est c'qu'on m'a dit
Ca r'vient d'façon régulière
Tout' comm' les radis
Voilà mon cher petit homme
Tout ce qui t'attends
Parc' que j'ai croqué la pomme
Un jour de printemps
C'est peut-être une folie
Mais si tu voyais
Comm' ta maman est jolie
Tu me pardonn'rais.
D'avoir été à chaville
Cueillir du muguet.
Paroles: Pierre Destailles. 
Musique: Claude Rolland, 1950, enregistré en 1953