petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...
à la barre des CROQUEURS DE MOTS, le sujet du défi 323 que je vous propose cette quinzaine dans le sillage de la semaine de la francophonie et de la langue française consiste à s'appuyer sur les dix mots de dis-moi dix mots :
Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.
qu'est-ce qu'on fait avec ces dix mots ?
On écrit un texte (pas trop long), prose ou poésie, utilisant au moins trois de ces mots (à votre choix). Vous vous projetez (si vous le pouvez), vous imaginez, vous divaguez ... Vous pouvez aussi rembobiner et nous raconter comment vous imaginiez l'avenir il y a dix, vingt, trente ou quarante ou cinquante ans. Utopie, dystopie, sérieux, loufoque ... A votre gré dans les limites que nous respectons toutes et tous ici
1964 !
Mais où avais-je la tête en rédigeant le sujet du défi de cette quinzaine ! Figurez-vous que c'est bien en cinquième que j'ai eu cette rédaction sur l'avenir. Mais c'était en 1963. Et que nous avions à nous projeter en 1983.
D'ailleurs je vous en ai déjà parlé il n'y a pas si longtemps, début décembre 2024.
C'est l'été 1964 et je fais le tri dans mes affaires d'écolière. Ma chambre est petite et je n'ai pas la place de tout garder. Est-ce que je relis cette rédac écrite où l'on devait imaginer le monde en 1983 ou l'ai-je déjà rageusement mis à la poubelle comme les autres devoirs faits pour ce prof honni ?
Essayons de refaire l'exercice, avec mes souvenirs de cette époque, l'aide de 1964 — Wikipédia et les connaissances et expériences accumulées en plus de 60 ans.
1964, la course pour la conquête de la lune passionne à la radio et fait acheter des postes de télévision en noir et blanc qu'on n'appelle pas encore téléviseurs. Le président John Kennedy à son arrivée à la Maison blanche début 1961 relance le programme après le succès du premier vol en orbite du soviétique Youri Gagarine. Avant 1970, des astronautes vont alunir et planter le drapeau américain sur notre satellite convoité. Pour nous c'est de la littérature d'anticipation. Je relis avec délice les albums de Hergé Objectif lune et On a marché sur la lune, sans croire vraiment que cela deviendrait réalité en juillet 1969. Qu'en serait-il en 1984 ? Je ne m'en préoccupe guère en 64. Je suis plus attentive au développement des automates qui prendront leur part dans les usines pour les tâches ingrates ou dangereuses pour la santé comme par exemple dans l'atelier de peinture des usines automobiles. En visite à Paris j'avais été émerveillée dans je ne sais plus quel musée par des automates ressemblant à des humains tels des automates musiciens ou danseurs ou artisans. Des cartes ou des rouleaux astucieusement perforés, à l'instar des métiers à tisser permettaient de programmer des musiques et gestes différents. De là à les faire entrer dans les ateliers !
Sans connaitre le mot robot et celui d'humanoïde n'existant pas encore, je doutais si peu que ce ne serait plus de la science-fiction avant 1984 que dans ma rédaction j'avais doté un de ces outils d'accus rechargeables. ... expression que le prof avait rayé d'un épais trait rouge "accus" avec en marge, d'une écriture agressive de mon point de vue, "mot inventé". Comment ne pouvait-il pas connaître le terme "accu" qui faisait partie dans son sens propre d'accumulateur électrique du vocabulaire que j'entendais quotidiennement de la part des ouvriers électriciens. Tout comme "auto" était passé dans le langage courant et qu'il ne serait venu à personne l'idée d'écrire comme au tout début du XXe siècle "voiture automobile". D'ailleurs mon auto sans chauffeur qui pouvait voler, il en avait trouvé l'idée utopique, mentionné en marge, sans que l'usage du mot "auto" ne soit épinglé.
1984, je m'étais abstenue de mentionner que je rêvais d'être photographe animalier ou romancier plutôt que "maîtresse d'école" et si j'aimais toujours le français, il n'était peut-être pas pour rien si je n'avais pas envie de devenir professeur. En 1964, si je connaissais par des magasines de vulgarisation scientifique l'existence d'énormes ordinateurs qu'on appelait encore à peine ainsi, comment aurais-je pu deviner qu'en 1984, j'aurais été en possession d'un micro-ordinateur à la pomme, sacrifice dans notre budget de jeunes salariés, après avoir initié élèves et collègues à l'informatique vers la fin de a décennie précédente dans des conditions rocambolesques, à raison d'un unique micro-ordinateur , après avoir utilisé la machine programmable à piste magnétique de l'intendance.
En 1963 ou 1964, pendant que je me voyais sans doute travailler, mes camarades de classe en 1963 se projetaient dans un continuum subi ou choisi, qui en reprenant la ferme ou la quincaillerie familiale, qui en étant mère au foyer avec toute une ribambelles de gosses, dans une maison individuelle toute neuve avec un confort moderne et le téléphone.
1984 ! Je ne connaissais pas le roman de George Orwell mais j'avais lu des extraits de Printemps silencieux de Rachel Carlson Printemps silencieux — Wikipédia, un salutaire écrit dystopique, de quoi faire réfléchir aux usages inconsidérés que nous faisions tous à l'époque du DDT.
Bonus : cadeau de Rose63 aux Croqueurs :
Dans l’alunir fragile de nos rêves en suspensionNaît une douce anticipation sans pression.Le temps devient continuum, fluide et apaisantMême au cœur d’un monde dit dystopique et changeant.L’âme humanoïde apprend à ressentirChaque particule vibre pour mieux nous réunir.On peut se programmer à voir le beauMême sous un ciel sidéral un peu trop haut.Car toute théorie finit par s’adoucirQuand l’amour vient tout transmuter sans fuir.Bien humblementBonne semaineRose
et l'adresse de l'article de Ecrisdelle envoie à une page qui n'existe pas. Voici le bon lien de sa participation : Les Ecrits d'Elle: Terrienne, je suis

