Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 9 avril 2026

Jeudis en poésie : Pater Noster et La cène, de Jacques Prévert

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
Jazzy à la barre du défi 324 des CROQUEURS DE MOTS nous oriente vers la page arrachée à un livre perdu sans doute un roman qui n'a jamais existé. 

Sous ces poèmes, entre lesquels je n'ai pas voulu choisir, vous lirez ce qui m'a conduit à ces choix.

Lilousoleil pour le défi 178 des Croqueurs de mots nous avait envoyé dans un paradis parfait sans chips et autre chose d'en bas Fadosi continue: Défi n°178 : nous irons tous au paradis mais lequel ?  et deux vers avaient surgi dans ma tête, parfaits pour les jeudis en poésie : 
"Notre père qui êtes aux cieux
Restez-y"
Ses deux vers me trottaient dans la tête. J'avais dû les penser très fort car j'avais déjà eu envie de les mettre en ligne


PATER NOSTER

Notre Père qui êtes au cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité
Avec son petit canal de l'Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuileries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont là
Simplement sur la terre
Offertes à tout le monde
Éparpillées
Émerveillées elles-mêmes d'être de telles merveilles
Et qui n'osent se l'avouer
Comme une jolie fille nue qui n'ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Avec leurs tortionnaires
Avec les maîtres de ce monde 
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourrissant dans l'acier des canons.

Jacques Prévert, Paroles (1945)

La Cène

Il sont à table 
Ils ne mangent pas 
Ils ne sont pas dans leur assiette 
Et leur assiette se tient toute droite 
Verticalement derrière leur tête


Jacques Prévert, Paroles (1945)

Marc Chagall, Rêve de danseur

Jacques Prévert, poète et scénariste français, 1900 - 1977
Paroles, de Jacques Prévert, recueil publié en 1946 réunissant les textes de Prévert publiés dans des revues depuis 1930 et notamment clandestines pendant la guerre et compilés par des étudiants de Reims.

Quelques pas dans les méandres de ma réflexion et de mes recherches :
en requérant "page arrachée" sur mon téléphone, allez savoir comment le moteur de recherche m'a proposé Pages arrachées au livre de Satan — Wikipédia
Il s'agit d'un film danois muet de 1921 réalisé par Carl Theodor Dreyer, en quatre séquences d'une durée totale de 167 minutes, inspiré par un autre film muet de 1916  Intolérance de David Wark Griffith 
Pages arrachées est introduit par "un texte prologue, dans lequel il est énoncé que Dieu invite Satan à prendre forme humaine et à agir contre les lois divines (« Tente-les, pour qu'ils agissent contre ma volonté »)". (n'oubliez pas que les films sont muets) 


Dans le film de Griffith quatre époques sont imbriquées pour dénoncer l'intolérance d'où qu'elle vienne :
grèves de femmes au début du XXe siècle, début de l'ère chrétienne avec la crucifixion, les noces de Cana et la femme adultère, massacre de la Saint Barthélémy et chute de Babylone.

Dans le film de Carl Theodor Dreyer, quatre épisodes successifs et séparés, comme quatre pages arrachées au pacte de Dieu et de Satan : Palestine au 1er siècle avec la trahison de Judas, à Séville sous l'Inquisition avec ses violences envers les femmes et ses procès expéditifs en hérésie ; en 1793 dans la France révolutionnaire avec ses petites et grandes trahisons ; en Finlande en 1918 avec la bataille entre "Les Rouges" et "Les Blancs" et l'échec de ce dernier complot de Satan.

Une image du film Pages arrachées ... de Dreyer
 

lundi 6 avril 2026

Déficroq 324 (n°14 2025-26) : 3024 ! L'énigme des deux pères

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
Jazzy à la barre du défi 324 des CROQUEURS DE MOTS nous oriente vers la page arrachée à un livre perdu sans doute un roman qui n'a jamais existé. Il nous faudra aussi inclure cette phrase : La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents.

c'était pour le mots de tête n°2 de Brunô, le fondateur de ce qui est devenu ensuite LES CROQUEURS DE MOTS. Autant dire que nous en étions au tout début.
Avec le recul, je regrette de ne pas avoir écrit la consigne précise de Brunô. Je crois me souvenir qu'il fallait écrire la quatrième de couverture d'un roman imaginaire et je m'étais même amusée à composer la première de couverture

remis en ligne pour le défi 227 proposé par Lenaïg pour le 25 novembre 2019 : Fadosi continue: Défi n°227 : Un titre énigmatique, L'homme à la chaussette trouée

Un clic sur les images pour les agrandir.

 Dans l'article initial, j'avais "reprisé" la transcription de la 4ème de couverture où il m'avait semblé avoir laissé passer une erreur dans la pseudo bio du pseudo auteur, à moins que sa mère ait eu deux pères, ce qui n'était pas trop toléré dans les mentalités il y a une cinquantaine d'années, encore moins reconnu. 

Nous sommes en 3024. Tous les livres dérangeant la Pensée vide du Guide Suprême du Monde avaient été brûlés. Evidemment, tous ceux de Mones Carpin avaient fait partie du bûcher, y compris les biographies sur ce scientifique et philosophe. Une petite phrase intrigante répétée de quatrième de couverture en quatrième de couverture et toujours réinterprétée aurait suffi à précipiter ses livres dans l'enfer de la littérature même sans contenu jugé subversif dans ce monde où la famille dite "traditionnelle" était redevenue la seule admise. "Né d'un père européen héritier des deux mille familles et d'une mère descendante d'incas par son père et de conquistadors par son père, Mones Carpin utilise sa triple culture ...".
S'il connaissait cette phrase par cœur, l'absence d'archives l'empêchait de remonter la généalogie de son ou ses grand pères maternels. Il était en outre bien trop dangereux d'en parler à quiconque, chacun devant faire remonter toute évocation des auteurs bannis. 
Il y avait bien encore quelques livres accessibles sur les tablettes, tous à la gloire du Big Brother; notamment sa bible. Le temps semblait long dans ce Monde où tout ce qui était nécessaire à la vie et au confort était désormais produit par des robots. 
Il feuilleta pour la énième fois un de ces ouvrages creux et indigestes quand il devina deux pages soigneusement collées entre elles. Quelle ne fut pas sa surprise d'y découvrir une page arrachée à une autobiographie de l'auteur exécré.
Il y découvrit un exemple édifiant de ce que "La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents" adage qui se répétait sous le manteau avec les risques les plus effroyables malgré les efforts du pouvoir suprême pour le faire disparaître des mémoires.

Par sa mère, il avait appris sur le tard que ses grands pères, jumeaux monozygotes, avaient été séparés à la naissance pour être sauvés l'un et l'autre. Si l'un des deux avait grandi dans sa famille naturelle, l'autre, voué à une mort certaine en raison d'une autre superstition, aussi vieille que cruelle, avait été confié à une tribu indienne des Hauts Plateaux descendant des Incas, vivant retirée de la civilisation des descendants des colons et des métis. 
Chacun des jumeaux avait grandi dans la culture de sa famille d'accueil avec, chevillé au corps et au cœur le manque de l'autre moitié de lui-même. Alors, quand ils s'étaient retrouvés sur un marché ils s'étaient immédiatement reconnus en dépit de leurs différences et avaient juré de ne plus jamais se séparer. Pour éviter tout problème, s'ils habitaient dorénavant sous le même toit, ils avaient aménagé une pièce secrète et inconnue de tout autre où chacun se retirait un jour sur deux pendant que l'autre  vaquait à leurs activités sociales. Ils avaient un atelier de potier et les deux se complétaient à merveille, l'un travaillant au tour et au four, l'autre excellant à peindre et émailler les poteries. Tout le monde n'y vit que du feu !
Alors quand ils s'éprirent évidemment de la même jeune fille, leur affection fraternelle étant plus précieuse que tout, ils firent de même que dans leur vie quotidienne.
Qui des jumeaux était devant monsieur le maire et monsieur le curé au mariage ? Ils avaient profité des bafouillages de la mariée pour se substituer l'un à l'autre dans un de leurs tours de passe passe dont ils étaient experts et chacun des deux, à l'insu de l'assemblée et de la promise, avait même pu prononcer les fameux "oui je le veux".
Inutile de vous préciser que lorsque la mère de Mones Carpin se retrouva enceinte, aucun des jumeaux ne fut capable de désigner LE père. Et quand bien même, bien plus tard dans une civilisation plus sereine et avant le retour à la barbarie, les tests adn n'étaient pas, pas encore, en mesure de différencier celles des jumeaux monozygotes. Ils purent vers la fin de leur vie vivre à trois dans une société apaisée qui ignorait leur secret (l'ouverture d'esprit a ses limites) et les jumeaux s'éteignirent doucement à quelques jours d'intervalle avant d'être les témoins du basculement du Monde. La mère de l'écrivain vécut encore quelques années sans avoir eu le temps de l'en informer, les prémisses du monde à venir ne permettant déjà plus de libérer la parole.

Ce n'était donc ni une coquille d'impression jamais corrigée, ni l'aveu d'un trouple ou d'un couple homoparental. Juste la belle histoire secrète et taboue de frères presque siamois et de leur amoureuse. 
Que faire de cette page si on le trouvait en sa possession ? La remettre dans cette apologie imbuvable ? C'était la meilleure solution en ces temps mauvais. C'était aussi le plus sûr moyen de la voir disparaître à jamais le jour où, - il ne faut jamais désespérer -, d'autres temps renverseraient ce Maître des horloges et du Monde. Car oui, alors, les très rares écrits actuels seraient voués à être à leur tour détruits. Il mit la page dans un étui à vœux et s'en alla le glisser dans le Mur des encensements au Big Boss, seul lieu "sacré" où tous les petits mots déposés demeuraient avec certitude inviolés par la loi même de Big Brother.


jeudi 2 avril 2026

Jeudis en poésie : D'un corbeau qui prit un fromage, de Marie de France

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
Jazzy à la barre du défi 324 des CROQUEURS DE MOTS nous oriente vers la page arrachée à un livre perdu. J'ai alors pensé "censure" et en premier réflexe à Baudelaire, avant d'avoir une petite musique dans la tête me soufflant aussi La Fontaine. Oui mais je n'ai pas envie de publier ses contes olé olé. Je fais moi aussi de l'auto-censure.
Mais j'ai trouvé ce lien passionnant "La vraie histoire du Corbeau et du Renard que La Fontaine a censurée" La vérité interdite du Corbeau et le Renard
ce qui m'a conduit à chercher la fable écrite par Marie de France au XIIe siècle
trouvée en deux sites dans sa traduction moderne. Est-elle de Christian Demilly ? C'est probable.
En fouillant davantage, j'ai en ai trouvé une mise en ligne en français moderne (sans nom de traducteur dommage) dix ans avant la publication de Christian Demilly et je vous le mets en premier. A vous de comparer les deux adaptations et ce que la plus récente doit vraisemblablement à la première et à d'autres.
Mais au passage,  je rend au poème son titre original ou du moins ce que j'en traduis moi-même



Fable de Marie de France : Le Corbeau et le Renard
Publié le 29 février 2012 

On le dit (et c’est vrai peut-être),
Passant devant une fenêtre
Grande ouverte sur un cellier,
Un Corbeau vit, émerveillé,
Des fromages qui s’égouttaient,
Bien alignés sur une claie.
Il en prit un et s’en alla.
Un Renard qui passait par là
Vit le fromage, et ce Renard
Eut envie d’en avoir sa part :
A lui d’essayer, de ruser
Pour voir s’il pourrait l’abuser…
« Ah ! Seigneur Dieu, le bel Oiseau !
S’écrie le Renard, qu’il est beau !
Au monde il n’a pas sa pareille !
De mes yeux voir telle merveille !
S’il a le chant digne du corps,
Il vaut plus que son pesant d’or ! »
Entendant clamer à la ronde
Qu’il est sans égal en ce monde,
Le Corbeau se dit : « Chantons donc !
Ne perdons point notre renom. »
Il ouvrit le bec, il chanta :
Le fromage lui échappa
Et s’en vint tomber sur la terre
Où Goupil en fit son affaire
Sans plus se soucier de ramage :
Il aimait bien mieux le fromage.

Ainsi va t-il des orgueilleux
Trop pleins d’envie d’être des glorieux :

Qui les flatte et sait leur mentir
Les fait sans peine se servir
Et ils dépensent follement
Pour prix de ces faux compliments.

Marie de France (XII siècle) Fables, fable XIV.
Le corbeau et le renard

Il paraît qu’une fois, peut-être,
passant devant une fenêtre
grande ouverte sur un cellier,
un corbeau eut l’œil attiré
par des fromages beaux à voir,
alignés sur un égouttoir.
Il en prit un, s’en fut, puis vit
un renard s’avancer vers lui,
animé du désir sauvage
de s’emparer de son fromage.
« Ce corbeau m’a l’air d’une buse,
je vais pouvoir user de ruse. »
« Mon Dieu, mais que vous êtes beau !
Jamais je ne vis si beau corbeau
à bien des lieues à la ronde,
et même assurément au monde !
Si votre chant est aussi beau,
alors il vaut tous les joyaux. »
Le corbeau, flatté de savoir,
que des bois il était la gloire,
voulut prouver au monde entier
à quel point il savait chanter ;
et le bec ouvert il chanta,
et le fromage lui échappa,
tombant directement au sol.
Le renard aussitôt le vole,
lâchant le corbeau et son chant
pour le fromage appétissant.

Ainsi est-il des orgueilleux,
recherchant la gloire autour d’eux :
qui sait bien mentir et flatter
arrive à tout leur soutirer ;
il est coûteux, assurément,
de croire à leurs boniments.
Marie de France, 
Traduit par Christian Demilly, © Éditions Talents Hauts, 2022



Et pour les courageux ou les lettrés en ces vieux françois du XIIe siècle  la version que j'ai trouvée sur wikisource :

D’un Corbel qui prist un Fromaiges,
alias
Dou Corbel è d’un Werpilz.

Ensi avint, è bien puet estre,
Ke par devant une fenestre
Ki en une despense feu,
Vola un Corb ; si a véu

Furmaiges[ qui dedens esteient,
E séur une cloie giseient[,
[a]L’un en a pris si s’en reva.
Un Vorpilx vint, si l’encuntra,
Dou fourmage ot grant désirier
Que il en puist sa part mengier ;
Par engin volra essaier
Se le Corb purra engingnier.
Ha ! Diex Sire, fet li Gorpix,
Cum est or cist oisiaus gentix,
U munde n’a si bel oisel,

[b]Une de mes elx ne vi si bel
Fust tieus ses chans cum est ses cors
Il vauroit mix que nul fins ors ;
Li Corb s’oï si bien looer
Q’en tut le munde n’ot sun per
Purpensez s’est qu’il cantera ;
Pur canter sun los ne perdra,
Son bec uvri, si cummenca,
Li furmaiges li escapa ;
A la terre l’estut chéir
E li Houpix le vet saisir,
Puis n’ot-il cure de sun chant

Car del’ fourmage oc sun talent.

MORALITÉ.
Cis example est des orgueillox
Ki de grant pris sunt desirrox ;
Par lusenger è par mentir,
Les puet-um bien a gré servir.
Le lur despendent folement
Pur fause loange de la gent.

 

lundi 30 mars 2026

Oyez les Croqueurs de mots : d'un défi l'autre ... : merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

 Ma participation à L'herbier de poésies est ici ---> Fadosi continue: Le talisman

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Oui les croqueurs de mots, un grand immense merci pour vos participations inspirées et variées pour fêter la francophonie, c'est à dire l'usage des langues françaises à travers le monde en vous pliant à mon petit défi et en relevant l'utilisation des dix mots proposés cette année.

Et bien sûr à ceux et celles des blogs que j'ai lu avec plaisir et souvent émotion sans pouvoir y déposer un commentaire.

---> Important !!! le défi 324 est  annoncé sur le blog de Jazzy57 qui prend la barre des CROQUEURS DE MOTS pour cette quinzaine.

Ce qui suit entre deux ***** est un début de billet resté à dormir dans mes brouillons.

 *****


"Dis-moi dix mots" est une opération nationale. Cette opération a pour objectif de sensibiliser le grand public de façon ludique à la langue française. De nombreux événements sont organisés toute l'année et notamment au cours de la Semaine de la langue française et de la francophonie.

L'opération "Dis-moi dix mots" peut être l'occasion de :

  • travailler sur le lexique
  • libérer l'imaginaire pour s'exprimer sur tous les modes : dire, écrire, représenter, jouer, chanter, découvrir
  • permettre aux professeurs de différentes disciplines de travailler sur un projet transversal et aux élèves de participer à une œuvre collective

L'édition 2025-2026

  • Les inscriptions et l'envoi des productions se déroulent entre le 8 octobre 2025 et le 30 janvier 2026.
  • Le 17 février 2026, le palmarès sera publié sur Éduscol.
  • La remise des prix à l'Académie française aura lieu entre le 14 et le 22 mars 2026, pendant la Semaine de la langue française et de la Francophonie.
*****

Je ne sais pas ce que nous réserve ceux qui ont les moyens de viser la lune réellement et j'espère que d'ici la fin de la décennie notre planète mère cessera de tourner à l'envers et ses principaux dirigeants auront cessé de marcher sur la tête.

Malmenée ou préservée, j'espère juste que la lune continuera à nous faire rêver

Le talisman

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
 


 Le talisman

Il avait ramassé le bout de bois flottant dans la laisse de mer en bas dans ses journées d'hiver, au plus près de l'océan. "Tiens, on dirait trois petits cœurs". Le bois était léger, il l'a glissé dans son sac en montant avec les troupeaux en transhumance pour les mois d'été où il serait encore une fois berger. La solitude des montagnes, la responsabilité assumée. L'immensité du spectacle en haut de ses chères Pyrénées. Il savait que cela lui manquerait. Aux heures calmes il  s'asseyait  sur son rocher, guettant le couchant et sortait son canif. Patiemment, copeau après copeau, il faisait sortir de l'esquisse sa vision fugace et pas si étrange. Du bois brut un cœur rebondi se confirma, puis deux, puis trois. C'était sa dernière saison tout là-haut. Il faudrait bien que d'autres plus jeunes prennent la relève maintenant que sa princesse n'avait plus la force de grimper jusqu'ici, lourde d'une promesse qui arrondissait ses formes. Il soupire de son absence et sourit à s'imaginer bientôt trois. Alors il se remet à tailler de la lame de son canif, faisant patiemment apparaître  3 PETITS COEURS sur trois petits cœurs solidaires.

Sous les doigts agiles
le précieux trésor prend vie
tel un talisman
©Jeanne Fadosi, jeudi 26 mars 2026
pour la page 258 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 258