Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, combien en 2017 ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

dimanche 27 mai 2018

Aujourd'hui c'est la fête des mères

Réédition de mon billet de l'an dernier : il a coulé beaucoup d'eau sous les ponts. Il y a des frémissements concernant la condition féminine, pas forcément sous le focus de la maternité encore que les Irlandaises et les Irlandais ont vendredi fait un grand premier pas en faveur d'une maternité heureuse en votant à plus des 2/3 pour l'abolition de l'interdiction de l'IVG inscrite dans leur constitution.
Aujourd'hui c'est donc la fête des mères
Du moins en France, où la loi du 24 mai 1950 fixe la fête des mères au dernier dimanche de mai (sauf si c'est la Pentecôte, faut quand même pas froisser les chrétiens)
Dans l'esprit de ses auteurs il fallait tourner définitivement la page de ce qu'en avait fait Pétain, lequel avait une conception bien particulière de la famille et de la maternité.


C'est vrai, en 1942, les partisans de la France libre et d'autres dont la fibre patriotique n'est pas trop altérée par la propagande (il y faut une bonne volonté à toute épreuve ou vivre dans sa bulle) peuvent légitimement s'inquiéter de cette quasi-dévotion pour les mères quand il intervient dans un discours en ce jour qui s'implante tranquillement sur initiatives locales depuis au moins le début du vingtième siècle.

Affiche de Félix Régamey, 1906
C'est vrai qu'en 1942, ce discours où Pétain a profité de cette fête des Mères officieuse mais largement suivie pour en faire la bannière de la devise du régime de Vichy, peut légitimement inquiéter les patriotes sincères qui souhaitent une France libre de l'occupation nazie, les humanistes sincères qui voient en la famille l'un des piliers de l'éducation des enfants.

Tout l'art (ou la science) de la propagande qui ne se nomme pas encore communication est dans cette petite phrase extraite de l'intervention du maréchal :

 
« Vous seules, savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui font les hommes sains et les peuples forts.»  

Travail : Ce goût du travail (1)
Famille : Vous seules savez ...qui font les hommes sains (2)
Patrie : les peuples forts (3)

(1) "Ce goût du travail" : ce n'est pas le travail des mères qui est salué, c'est si "naturel" pour elles d'obéir en toute modestie au chef de famille. C'est leur aptitude à le faire aimer.

(2) En deux mots, "Vous seules" il leur attribue l'exclusivité de tout ce que sous-entend le fonctionnement de la famille et en premier lieu la charge mentale de l'organisation de son quotidien. Aux mères l'oikonomia, l'administration du foyer.

(3) "les peuples forts". Aux Hommes la société, la patrie et le patriotisme. Difficile pourtant de faire avaler cette couleuvre en 1942 d'un "peuple fort" à une France plus qu'à moitié occupée et qui le sera bientôt totalement, dirigée par un régime non seulement aux ordres mais plus servile encore que ce que les occupants lui demandent.
Alors ici notons la subtilité du pluriel. Les ? Quels peuples ? Mais ceux que composera la Grande Allemagne, sous la poigne de fer des national-socialistes. Oui je sais on dit et écrit nazi sans réfléchir à l’étymologie. En attendant, encourageons la maternité, cette prodigue fournisseuse de chair à canon pour les amis de l'époque que les vichystes souhaitent voir triompher. Avec la naïveté de croire que les peuples annexés ne deviendront pas alors des peuples de seconde zone. A l'instar, mais c'est une vérité refoulée, des peuples colonisés d'alors.

C'est vrai qu'en 1942, c'est au nom du principe "on ne sépare pas des enfants de leur mère" que des gendarmes et des policiers français, exécutant des ordres des autorités françaises contraires aux demandes des nazis, enverront bientôt des milliers d'enfants principalement juifs dans les camps qu'ils savent ou non être d'extermination. rappelons-nous la rafle du vel d'hiv les 16 et 17 juillet 1942, avant même la fin de la zone libre en novembre 1942 ...



Mais revenons en 1950.
La loi est victime de son contexte :

colonial dans nos empires crépusculaires, frileux pour ne pas dire xénophobe vis à vis des étrangers , venus pour des raisons économiques et ou politiques de l'Europe du sud et de l'est.
Elle s'adresse aux mères françaises. Oui, la loi s'adresse aux mères françaises. Vous avez bien lu.

sexiste. Si les femmes ont eu le droit de vote en 1946, elles sont toujours considérées comme mineures par le droit civil où elles sont sous la tutelle de leur mari (ou du conseil de famille si elles sont célibataires ou veuves ou même divorcées) qui leur donne ou non l'autorisation de travailler. Le père a le droit de prendre seul toutes les grandes décisions. Quant à avoir un compte bancaire en leur nom, vous oubliez, ce n'est même pas envisagé.

A partir des années 1960, cela s'est accéléré après mai 1968, on aurait pu croire que la moitié de la population allait accéder au plein exercice de leur vie d'humain.
D'autant que de plus en plus de femmes travaillent, du moins ont la reconnaissance d'un certain travail salarié ou indépendant ou même entrepreneurial.

J'ai eu vingt ans en 1970 et j'avais bon espoir. Même si la majorité était encore à 21 ans.
Je voyais ici et là des ménages où les tâches étaient mieux partagées. Où les jeunes femmes et les jeunes hommes étaient féministes dans le bon sens du terme, pour une égalité dans la vie comme dans la loi, ensemble et non les uns contre les autres. Une époque aussi où les avancées de la psychologie et de la sociologie et de l'anthropologie laissaient l'espoir qu'entre la psychanalyse et l'eugénisme, il y avait d'autres chemins de savoirs et de progrès des sociétés et des humains.

A-ton baissé la garde ? A-t-on oublié que ces progrès ne pouvaient s'approfondir que par l'éducation, le rabâchage, la vigilance contre les traditions paresseuses ou délétères tout comme le dévoiement de soi-disantes émancipations ?

Que s'est-il passé pour qu'on en soit encore (ou revenu) dans ce que Michel Crozier appelait déjà La société bloquée et que l'on nous a donné à étudier en licence de sciences économiques. Je n'ai adhéré ni à l'analyse ni aux propositions de cet essai à l'époque, mais le titre, sans doute exagéré, (plus alors que maintenant) était évocateur.

Aujourd'hui c'est la fête des mères et je me réjouis du succès de la bande dessinée Fallait demander de la dessinatrice Emma et  bien entendu pas je ne me réjouis pas du tout de ce qu'elle met en évidence.

Charge mentale, un concept né dans les années 1990, popularisé en ce qui concerne les mères grâce à une bande dessinée qui fait le buzz sur la Toile depuis plus d'une semaine, de la dessinatrice Emma invitée du 13 heures de  France2 du mercredi 24 mai 2017

Fallait demander publié sur Facebook
Fallait demander accessible librement sur son blog
et pour ses précédents sujets réunis en album :
Un autre regard, Emma, Massot éditions



et tout en s'accordant un papotage entre copines, elles continuent à cogiter

Allez, hauts les cœurs et A toutes les mères du Monde

vendredi 25 mai 2018

Fadosi continue ici

Billet d'accueil

pour accéder au contenu complet des articles présentés en résumé il suffit de cliquer sur le titre de l'article ou le lien Plus d'infos » 
Profitez des instants de la vie :
le temps s'écoule à sa cadence,
trop vite ou trop lentement,
sans retour possible
Pourquoi Fadosi ?

Sur l'océan des mots

Pour la page 112 de l'Herbier de poésies

Sur l'océan des mots
L'esquif a affalé sa grand voile.
Sur l'océan infini des mots
le sillage impassible trace son empreinte.
Le clapotis les fait danser doucement
et le regard s'apaise à les regarder indistincts.
Juste la beauté de l'image.
S'éviter de comprendre,
se préserver de leurs sens.
Inlassablement, au vent ou sous le vent,
ils poussent la barque vers l'horizon qui se dérobe.
et tout le reste ne serait que conjecture.
©Jeanne Fadosi, mercredi 23 mai 2018
pour l'herbier de poésies 112
à découvrir avec les autres brins sur la page 112 de L'Herbier

Dessin (sans signature ), proposé par Jamadrou,
de la couverture du livret de présentation de la 21 ème édition
 du festival de la correspondance de Grignan
 - du 5 au 10 juillet 2016 ( lettres d’exils)

suggestion d'écoute :
Une barque sur l'océan, de Maurice Ravel (Miroirs III)

suggestion de lecture sans mots:
roman graphique de Sergio Nazarro et Luca Ferrara, Mediterraneo

lundi 21 mai 2018

Relais Info Coquille

Sic Dômi sur le blog de la communauté des CROQUEURS DE MOTS Clic --->  :

Ohé Matelôts!!!

En parcourant le tableau, il reste Pimprenelle et Astree18
pour prendre la barre de la Coquille.
Mais aurez-vous le courage et l’envie de vous y mettre?
Vous savez qu’il n’y a pas d’obligation.
Si toutefois l’une ou l’autre se décidait
prévenez-moi, afin que j’organise le tableau.
Quoiqu’il en soit, je propose une pause d’une semaine
nous reviendrons le lundi 28 mai pour le nouveau défi.
Ca vous dit? Moi ça me dit, mais lundi pas samedi 🙂
Quant à moi … pardonnez-moi mes absences
un déménagement est prévu pour très bientôt,
je change de cap 😉
Bises amirales.
Dômi.



samedi 19 mai 2018

Pour Le nid des mots :
Thème du mois de mai à publier chez vous le samedi 19 mai :
trois expressions, trois petits textes en vers ou en prose :
- Le cœur sur la main, - Prendre ses jambes à son cou, - Tomber dans les pommes.

Mon coeur est lourd en ce moment, pardon de plomber l'ambiance. J'ai commencé à bloguer comme un exutoire à la morosité de ma vie à l'époque. Mais en ce moment, les coups sont rudes aussi.

J'ai le coeur au bord des lèvres
de trop de coups portés au coeur
D'avoir si longtemps tant cédé
mon coeur essoré épuisé
n'a plus de forces à donner
Aux moments de grande détresse
j'ai vainement tenté de fuir
la torture intime ordinaire
celle dont je cachais même les traces
Le trauma est indélébile.
Je n'ai plus de larmes qu'en moi
détresse muette et invisible
et si je tiens encore debout
seule l'énergie du désespoir
me donne l'air un peu vivant.
Et pour prolonger mes mots
Le poème que vous connaissez peut-être mais dont le poète est méconnu Clic --->

vendredi 18 mai 2018

Gestes

Pour la page 111 de l'Herbier de poésies
parution de la page111 sur l'Herbier reportée au vendredi 18 mai Clic --->
Je remonte donc ma participation parue vendredi dernier
Du méthane fuse, enflammé, symptôme d'une décomposition organique. Des archéologues, dépêchés en urgence découvrent un site funéraire de femme noble étonnamment conservé. Parmi les objets, une bannière de soie, peut-être le voyage que devra suivre son âme. L'autre étoffe évoque des postures d'une gymnastique millénaire.
L'art du calligraphe
a décomposé le geste
pour mieux l'expliquer
Que disait ce précieux mémo à l'âme de la défunte, à son corps sublimé ?
Un tissu préservé
un ou des corps en mouvement
puissance de l'image
Que dit par delà les âges, cette découverte improbable de lointaines coutumes ? Les gestes ont traversé le temps, survécu à leur effacement, trouvé une nouvelle vigueur.
Que restera-t-il
de nos époques pressées
et de nos futurs ?
©Jeanne Fadosi, mercredi 9 mai2018
pour l'herbier de poésies 111
à découvrir avec les autres brins sur la page 111 de L'Herbier



Quelques pas de côté :
Je venais de mettre en ligne le poème de Victor Hugo, Les Djinns, quand j'ai découvert l'image de la semaine pour l'Herbier et avant d'en lire les explications, je me suis dit qu'elle aurait pu illustrer le poème ...

jeudi 17 mai 2018

Le soir de l'aube et de la terre, de Jeanne Fadosi

Jazzy à la barre du défi n°205 des CROQUEURS DE MOTS nous emmène dans le futur de créatures étranges et Pour le deuxième jeudi poésie le  17 mai : thème l’infini ou l’environnement en chanson ou en poème  ou thème  libre.

Je vous emmène dans un florilège de chansons écologiques dans l'article précédent et voici ici la réédition d'un poème que j'avais écrit avant de bloguer et qui fut l'un des premiers que j'ai partagé sur mon premier blog. Vous pouvez le retrouver ainsi que le contexte sur laremisedefadosi Clic --->


Ma sensibilité aux blessures que les hommes infligent à notre planète, je la porte en moi depuis toujours, d'aussi loin que je puisse me souvenir de ma conscience  au monde en tous cas.
Ma fibre "écologique" n'a pas attendu que des politiques s'en emparent. Il faut bien je suppose, porter l'alarme sur ce terrain encore que je ne suis pas persuadée que les conflits d'intérêts et les enjeux planétaires y fassent bon ménage.
Le temps presse pourtant de plus en plus et pas seulement par rapport au réchauffement climatique. Ensemble, et sans exclusive, nous pouvons encore faire reculer le soir de la terre. Sans renoncer à aller voir ce qu'il y a au-delà de l'aube, car je suis convaincue que si la terre a connu un vieillissement accéléré depuis, disons le début de l'ère industrielle, vers le XVIIIème siècle, nous n'en sommes encore qu'aux balbutiements de l'humanité.
Ne trahissons pas la sérénité de ces petits enfants qui nous font confiance, donnons nous les meilleures chances de leur laisser le temps de connaître une vie plus généreuse et belle que celle qui se prépare en ce moment.



Des volutes blafardes,
A l'aube vacillante,
Font un cocon précaire
Aux bourgeons frissonnants.
Le trille volubile
S'éteint avec le jour,
Tandis que pas à pas
L'obscur cède à l'aurore.
Ombre indécise encore
Qui tantôt insolente
Enchantera l'espace
De ses verts éclatants,
En cet instant infime
Où s'évitent deux mondes,
La nature s'ébroue,
Aux hommes indifférente.
Oh, dormeurs inconscients
De cette agonisante !
Oh, dormeurs insouciants
Des destins qu'elle enchante ! 


Le soir de l'aube et de la terre

- Jeanne Fadosi - octobre 2006
1ère édition 07 décembre 2008

Respire, de Mickey 3D

Jazzy à la barre du défi n°205 des CROQUEURS DE MOTS nous emmène dans le futur de créatures étranges et Pour le deuxième jeudi poésie le  17 mai : thème l’infini ou l’environnement en chanson ou en poème  ou thème  libre.

Respire, de Mickey 3D, 2003

Je l'ai retrouvé avec surprise et en bonne compagnie sur cette page culture du Figaro COP21, dix chansons écologiques pour suivre la conférence sur le climat de décembre 2015 en bonne compagnie

Barbara Carlotti, Pour la nature, album l'Idéal, 2008
Camille, Aujourd'hui, album Ilo Veylou, 2011
Noir Désir, A l'envers à l'endroit, album Des visages des figures, 2001
Dick Annegarn, L'univers, album Sacré géranium, 1974
Francis Cabrel, L'arbre va tomber, album Samedi soir sur la Terre, 1994
Zazie, Je suis un homme, album Totem, 2007
Dominique A, Rendez-nous la lumière, album Vers les lueurs, 2012
Les cow-boys fringants, Plus rien, album La grand messe, 2004
Tryo, L'hymne de nos campagnes, album Mamagubida, 1998

Devant l'urgence d'une nature affolée, et après une COP20 calamiteuse, la COP21 avait fait naître l'espoir d'une prise de confiance large, même si les engagements des pays étaient en deça de ce qu'il faudrait faire.


lundi 14 mai 2018

Défi n°205 Araneomorphea

Jazzy à la barre du défi n°205 des CROQUEURS DE MOTS nous emmène dans le futur de créatures étranges avec en prime la consigne (je cherche un synonyme pour ce mot vous allez vite comprendre pourquoi) supplémentaire d'éliminer toute lettre G du vocabulaire utilisé pour réondre à ce défi.

- Tiens bonjour toi ! Tu tombes bien, j'ai une dissertation à faire pour lundi pour les CROQUEURS DE MOTS. Tu voudrais bien m'aider ?
- Ca dépend, c'est toi qui doit écrire ?
- ben ... en fait non, c'est ma maîtresse. Elle y pense à chaque fois qu'elle se brosse les dents et elle m'a contemplée avec une telle curiosité qu'elle m'a fait peur !
- Mais peur comment ?
- ben j'ai eu la sensation bizarre qu'elle ne me voyait plus comme une brosse à dents mais comme un monstre.
- Je vois, c''est quoi le sujet ?
"Nous sommes en 2500 d’étranges créatures ont investi la planète , mi – robots mi - créatures de légendes .  Adeptes du lipogramme elles se sont chargées d’éliminer toute lettre g de leur vocabulaire. A vous d’imaginer un dialogue ou une histoire en vous inspirant de cette photo."

- Voilà un sujet qui ne s'applique pas la consigne. As-tu un synonyme, il y a un g. Dans le sujet, il n'y en a pas moins de 7. Un record. Notre petite conversation précédente n'en a aucun. tu peux vérifier !
- "directive" ou "instruction"
- Bien merci, 2500, tu dis ? Pourquoi si loin ? pourquoi pas maintenant ?
- Ben parce qu'il n'y en a pas tens !
- qu'est-ce que tu en sais ? qu'en dirais-tu si je te révélais mon secret ?
- ...
- mais il faut me jurer de n'en rien dire à personne !
- promis, je te jure sur la tête de ma maîtresse et sur la pâte de son dentifrice !
- Alors d'après toi, de quoi j'ai l'air ?
- ben heu ... d'une arai...(gnée) arachnide domestique.
- ah non pas domestique j'ai horreur de ce mot ! Pourquoi pas esclave tant que tu y es ?
- C'est vrai je n'y avais pas pensé ! d'une araig ... d'une tég ... mince ...
- Ok j'ai l'air de faire partie des araneomorphes. Quelle idée ! je ne savais pas que les humains les détestaient autant. S'ils savaient que ces bestioles sont absolument inoffensives pour eux. Leurs ennemis sont surtout d'autres arachnidés. Un peu comme eux tiens !
- Et pourquoi parles-tu de tes soeurs à la troisième personne ?
- J'ai l'air d'être cette bestiole mais en vrai ce n'est pas vrai.
- Ah bon ? et tu es quoi alors ?
- Je suis un drone miniature équipé d'un SLT et d'une caméra embarquée. 
- C'est quoi un SLT ?
- un Système de Localisation Terrestre. Il est encore plus précis que la marque que je ne prononcerai pas
- oui je comprends il y a encore un G
- chut !!!! ... Bon voilà, j'ai pour mission d'observer les moeurs humaines dans le secret de leur salle de bains.
- Non !
- Si !
- en 2018 !
- Ben oui, alors tes créatures, en 2500, cela me fait bien sourire. En réalité elles sont déjà partout !
- Alors pour ma dissert, c'est foutu si je démolis le sujet !
- Ah mais tu te rappelles, je t'ai fait promettre de n'en parler à personne !
- Zut, c'est vrai. Et si je brode et transpose dans ce futur, je peux dis ? je peux ?
- hmm, ouais, d'accord, mais tu ne parle pas d'arai... Inventes une autre bestiole plus ou moins réaliste. Te souviens-tu de cet artiste qui exposait il y a deux ou trois ans dans un musée de Paris qui porte un nom de couleur dans son titre
- Oui je me souviens, "la maison ....."  ouf j'ai failli dire un mot.interdit, je peux pas dire la couleur à cause du lipotruc. Il s'appelait - Nicolas Daarr..quelque chose., j'ai le nom sur le bout de la lan...,
- Nicolas Darrot je crois. J'avais été particulièrement impressionnée par ses insectes créatures.
- Nicolas Darrot, mais oui ! c'était à la fois fabuleux et sidérant, 
Ok c'est parti pour la rédaction du sujet, maintenant rentre dans ton plafond avant qu'un visiteur ne te fasse ta fête.



Nicolas Darrot, né en 1972, artiste plasticien et sculpteur français
Règne analogue, carte blanche à Nicolas Darrot, La Maison Rouge, Paris, juillet septembre 2016
La Maison rouge, fondation d'art contemporain, Paris
Araignée domestique, bestiole commune dans les maisons, du groupe des arachnides et de la famille des tégénaires. Et les confondez surtout pas avec des insectes qui n'ont que 6 pattes et un corps en 3 parties alors qu'elles ont 8 pattes et un corps en 2 parties, na ! ça fait une sacrée différence ...