Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

lundi 23 février 2026

Déficroq 321 (n°12 2025-26) : "Pour ce que rire ..."

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...  
C'est donc lilou qui prend la barre des CROQUEURS DE MOTS cette quinzaine pour le défi 321 avec des éléments de récit et un mot d'ordre (non contraignant) :

texte comique et déjanté recommandé mais vous pouvez en écrire une tragédie grecque.

J'ai fait un long brouillon insatisfaisant qui me ramenait toujours dans mes années d'internat à l'école normale d'institutrices, entre un règlement intérieur d'un autre âge et une autosurveillance imposée à la première de la classe. Alors impossible de faire un texte déjanté et comique.

Ce lundi matin, je me suis régalée de la lecture silencieuse des textes des croqueurs de mots. Puisque mes souvenirs me collent au cerveau, autant les mettre en mots :

1966, année mirifique décrite par Antoine Compagnon* où tous les possibles se construisent.
 
1966, j'entends année horrifique tant nous nous heurtions systématiquement à des dictats que nous ne comprenions pas. Seuls la rébellion des quelques garçons (moins de dix parmi 140 filles) qui partageaient deux fois par semaine le repas de midi à la cantine n'avait pas donné lieu à punition. Il faut dire qu'ils avaient déboulé dans le bureau de Madame l'économe avec dans leur assiette du poisson d'une fraîcheur relative mais surtout pas bien vidés.
 
1966, Nos jupes descendaient aux genoux et l'interdiction du pantalon ne nous avait guère donné envie de les raccourcir en ce janvier enneigé quand nous allions de grand matin de l'autre côté de la ville à l'école normale des garçons.
Alors quand l'une de nous était revenue un lundi avec une jupe plus courte à la mode, je ne sais plus quel professeur garant de nos bonnes mœurs lui avait intimé de découdre l'ourlet. Ni une ni deux, toutes les filles de la classe avaient fait de même par solidarité. Nos censeures embarrassées ont cherché en vain un point du règlement permettant de sévir. Rien n'interdisait les jupes de descendre au dessous du genou. Une petite victoire suivie de l'autorisation de mettre un pantalon pour sortir hors les murs de l'école par moins de zéro degrés.
 
1966, Adhérant joyeusement au préambule de Rabelais à son  Gargantua, nous avons eu l'idée déjantée d'utiliser un escabeau pour accrocher au dessus du tableau une banderole où nous avions tracé en grandes lettres au pinceau
 
"Pour ce que ris est le propre de l'homme"**

Nous n'avons pas compris la réaction outrée de notre prof de français et la punition collective qui s'en est suivie. Ce que nous ignorions, c'est que son grand dadais de neveu au chômage lui avait pourri son week-end en bâclant le nettoyage des murs de sa cuisine. Elle s'était bien juré que c'était la dernière fois qu'elle lui demandait un service tellement il était maladroit. Le grand benêt devant le courroux de sa tante n'avait pas su dire autre chose que "m'enfin, tata Lulu !", un surnom qui l'horripilait encore plus. 
 
1966, on ignorait tout du handicap de l'hyperactivité****. On ne croyait guère non plus les rares primatologues comme Jane Goodall qui déjà découvraient que les grands singes*** aussi savaient rire. 


photo partagée le 29 juillet 2009 dans mon billet
Que penseraient-ils des gazettes actuelles ? II - Fa Do Si

en 1966, nous avons immortalisé dans la neige la première autorisation obtenue pour mettre un pantalon au dessous de zéro degré pour traverser la ville. Encore fallait-il se remettre en jupe aussitôt de retour avant même l'étude de fin d'après-midi.

Antoine Compagnon — Wikipédia, né en 1950, écrivain, critique littéraire et académicien français

**Le rire est le propre de l'homme - Fa Do Si, sur mon premier blog 1er avril 2009


 
bonus musical :
Henri Salvador — Wikipédia, 1917 - 2008, auteur compositeur interprète musicien humoriste français
Ray Charles — Wikipédia, 1930 - 2004, pianiste chanteur compositeur et arrangeur américain 

vendredi 20 février 2026

Pour l'image 58 d'An'Maï : Rêve d'enfant

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...  

Ce n'est que tout récemment que j'ai vu que An'Maï avait repris ses ateliers d'écriture et notamment Une image des Mots. J'ai donc manqué les images 56 et 57. Pas sûr que j'aurais eu le temps d'y poser des mots, mais je dois dire que l'image 57 m'interpelle particulièrement et que j'ai lu, en silence, les participations sensibles qu'elle a inspirées. Tant pis pour moi.

Sur l'image 58 proposée le 15 septembre par An' Maï pour ses défis Une image des mots

image 58 d'An'Maï

L'enfant dans son lit de plumes tend l'oreille pour capter des bribes de la veillée qui se tient sous sa sous-pente. Les vieux, les parents, les voisins sont réunis aux soirs d'hiver autour de l'âtre. c'est la tradition au hameau depuis ... des ans et des ans. Entre filage et travaux de vannerie, ravaudages et rempaillages, on chante en chœur et les plus doués content et racontent.

Qui savait, ou pas,
que les rêves des enfants
sont fruits des adultes

qu'ils soient récits ou légendes
qu'ils soient contés ou images.

L'enfant de naguère va docilement se coucher après Bonne nuit les petits et peut-être l'interlude poétique de ...S'endormant comme une souche ou se relevant en douce, pour capter des bribes de la télé allumée pour les grands sur les infos du jour et les dossiers de l'écran.

Ne pas ignorer
que les rêves des enfants
viennent des adultes

qu'ils soient docus ou fictions
qu'ils soient écrits ou filmés.

L'enfant d'aujourd'hui vit dans ses bulles de proximité, selon l'usage des multiples petites machines des plus grands de son entourage. Il a eu l'autorisation de suivre quelques séquences du voyage pour plusieurs mois d'une spationaute vers son laboratoire orbital. Probablement sur minuscule écran d'un smartphone, au mieux sur un écran XXl. 

On feint encore d'occulter
que tout rêve d'enfant
est induit par les adultes

qu'ils soient vidéo, audio
qu'ils soient paroles ou images.
©Jeanne Fadosi, mercredi 18 février 2026

jeudi 19 février 2026

Jeudis en poésies : La vie en couleurs

C'est donc lilou qui prend la barre des CROQUEURS DE MOTS cette quinzaine pour le défi 321 avec des éléments de récit et un mot d'ordre (non contraignant) :

texte comique et déjanté recommandé mais vous pouvez en écrire une tragédie grecque.
à publier le lundi 23 février 

Dans la liste des éléments, j'ai retenu "pinceau", "escabeau" "jupe très courte". Sur l'écran de mes souvenirs de jeux d'écriture, j'y ai vu une petite fille peignant un arc en ciel. C'était cette image mise en mots le 11 avril 2024 avec une partie de ceux que j'avais posé plus tôt pour l'Herbier de poésies le 20 septembre 2017 :

Et comme je retiens dans la consigne de lilousoleil l'adjectif "déjanté", c'est ce dernier poème de mon cru que j'ai envie de partager aujourd'hui.

image 24 d'An'Maï

Sur la page blanche
mille pensées vagabondent
réveillant mille ombres

Danse la vie qui s'éveille
s'animant de mille vies
Un poney étonné, la chèvre de Monsieur Seguin. la Mère Michèle qui n'en peut mais s'est étalée parmi les trèfles.
Un punk a crié
et sa crête dégouline
en rouge sanguine.

Le chat noir de Mélusine
prévient la chèvre insouciante
Le jaune a dessiné un soleil. Quelle drôle d'idée, des escarpins dans la prairie ! chante la blanche colombe au gracieux pégase azuré, se moquant gentiment de la dame étalée. Et la source en son pied ruisselle en flaque bleue.
Sur la page blanche
dansent toutes les couleurs
d'une lumière arc-en-ciel
La robe blanche est restée immaculée. Au milieu coulera une rivière
©Jeanne Fadosi, mercredi 20 septembre 2017
à découvrir avec les autres brins sur la page 86 de L'Herbier

Jamadrou  décembre 2016
Marbling  de  20/15 cm sur papier
puis petits croquis aléatoires aux pinceaux et encres de couleur
 (les couleurs de "Oups!" ont fait écho à celles de cet ancien dessin;
c'est ainsi qu'il a refait surface.. )
 

lundi 16 février 2026

Oyez les Croqueurs de mots ! suivez Lilou pour le défi 321 annoncé !

 Pour ma participation à l'Herbier de poésies c'est ICI ---> Fadosi continue: Le cavalier de la lune

Pour celles et ceux qui auraient manqué l'info, c'est donc lilou qui prend la barre des CROQUEURS DE MOTS cette quinzaine pour le défi 321 avec des éléments de récit et un mot d'ordre (non contraignant) :

texte comique et déjanté recommandé mais vous pouvez en écrire une tragédie grecque.
à publier le lundi 23 février
petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...  

Le cavalier de la lune

 
petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
 

Le cavalier de la lune

Où va-t-il, ce cavalier, rêvant à sa belle un peu sirène ? Il a fait un bouquet de ses couleurs dérobées à sa palette. Pierrot au manteau d'arlequin à quelle ballerine a-t-il emprunté le cheval de cirque ? Où sont les ailes de Pégase pour gagner le paradis ? Naguère une belle l'y aurait attendu. L'amante, séduite et délaissée, regarde loin devant tandis que le cheval retient le temps, la tête tournée vers le cavalier, comme murmurant à l'oreille de l'humain. A moins que son regard ne porte plus loin vers le passé. Est-ce là-bas une mère lestée d'enfants ?

Va le cavalier
chevauchant dans les enfers
au clair de la lune
©Jeanne Fadosi, jeudi 12 février 2026
pour la page 255 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 255

Esquisse pour Le Cavalier Gouache, encre et tissus imprimés peints sur papier Marc Chagall

Photo prise à Beaubourg Centre Pompidou lors de l'exposition Chagall. par Adamante
voir l'œuvre ICI 

Chagall a tant utilisé le cheval dans sa peinture ! J'ai tâtonné mais finalement trouvé des infos sur  l'œuvre du cavalier correspondant à cette esquisse sans moyen d'en vérifier la véracité.
Marc Chagall - Le Cavalier, 1966. N'ayant pas facebook, j'ai pu seulement accéder à l'aperçu.


Bonus en hommage au musicien Michel Portal qui vient de mourir à 90 ans :

et bonus de bonus, les découvertes précédentes étant sur une liste, le lien m'a donné à suivre cette musique qui m'a toujours fascinée et apaisée  :



jeudi 12 février 2026

Jeudis en poésie : Le dragon doux, de Raymond Queneau

Pour le défi 320 des CROQUEURS DE MOTS,  publié le lundi 12 janvier Andrée La petite graine nous propose d'écrire une histoire, un témoignage, une poésie sur un ou plusieurs animaux, petits, grands, sauvages, domestiques, en commençant par une citation animalesque et en incluant un mot entré récemment dans le dictionnaire.

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

Quel autre poème évoquant une bête, j'en ai trouvé pléthore et vous devinez, j'hésite

L'annonce du défi d'Andrée commençait par cette citation : 
"On pourrait reconnaître aisément cette vérité à peine entrevue par le penseur, que, depuis l'huître jusqu' à l'aigle, depuis le porc jusqu'au tigre, tous les animaux sont dans l'homme et que chacun d'eux est dans un homme." Victor Hugo, Les misérables

Alors, revenant à cette citation, je vais opter pour Le dragon doux de Raymond Queneau dont mon premier partage a conduit mes pas vers Le bestiaire de Guillaume Apollinaire et notamment au poulpe (voir plus bas). Et tant pis si le dragon est un animal légendaire. 

Le dragon doux

Un serpent de mer arrive à bon port
Il rencontre des journalistes
Il leur explique quel est son sort
Et pourquoi il se sent si triste
Et d'où vient le fait qu'il existe

Au bout de peu de temps on se familiarise
On l'appelle par son petit nom
Les femmes veulent lui faire des bises
Un chasseur prépare du petit plomb

Quand il parle maintenant on ricane
Plus question de lui à la télévision
On lui reproche d'obstruer la porte océane
Ce qui amène de nombreuses protestations

Alors il retourne vers sa solitude marine
Avant qu'on ne lui fasse un mauvais sort
S'il avait soufflé un peu de feu par ses narines
Peut-être aurait-il trouvé un plus accueillant port

Raymond Queneau, recueil ou publication ???, date ???*

vitrine dans un village proche de Exeter en Grande Bretagne, été 1990









Jetant son encre vers les cieux,
Suçant le sang de ce qu’il aime
Et le trouvant délicieux,
Ce monstre inhumain, c’est moi-même.


Le dragon alias le serpent est devenu le symbole du mal dans l'imaginaire occidental mais le mal et la méchanceté est bel et bien une réalité sinon universelle, du moins humaine.
Qui mieux que Victor Hugo, dans le Crapaud, pour le montrer si cruellement


Ce n'est sans doute pas un hasard si Max Jacob le reprend dans son poème Mon frère l'humain

 

lundi 9 février 2026

Déficroq 320 (n°11 2025-26) : Comme chiens et chat ...

Pour le défi 320 des CROQUEURS DE MOTS,  publié le lundi 12 janvier Andrée La petite graine nous propose d'écrire une histoire, un témoignage, une poésie sur un ou plusieurs animaux, petits, grands, sauvages, domestiques, en commençant par une citation animalesque et en incluant un mot entré récemment dans le dictionnaire, "pelleteux de nuages" ou "mon gâté ou ma gâtée".

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

Jazzy, pour son image-citation-46 nous avait proposé images et citations entre lesquelles je n'avais pas su choisir. Mais j'en avais profité pour mettre en scène mes trois meilleurs amis au quotidien, morts de vieillesse maintenant tous les trois et que j'ai envie de remettre à l'honneur.

"Les chiens ont des maîtres, les chats ont des serviteurs"
attribué à Dave Barry

parce que la maison hébergeait une humaine, indécrottable pelleteuse de nuages, deux chiens et un chat et que l'eau des gamelles des chiens semblait toujours bien meilleure au chat que celle de sa propre gamelle, 
parce que le chat avait toujours l'air de "je n'ai rien fait" et que les chiens prenaient quelle que soit la bêtise et le coupable (souvent le chat) un air de chien battu (ce qu'ils n'étaient pas mais dans certaines de leurs autres vies ... ), 
parce que maintenant que sa vieillesse se faisait sentir, le chat cédait ses prérogatives mais qu'il avait été jusqu'à une date récente le dominant de la meute chiens-chat ...
parce qu'on a beau dire s'aimer comme chien et chat, entre ces trois là, il y avait une réelle complicité et beaucoup d'affection,
parce que au pied du piano, quand la chienne rythmait son sommeil d'une respiration régulière, le chien se blottissait contre elle*. Pendant quelques secondes elle émettait des drôles de petits gloussements. Rêvait-elle dans son jardin intérieur ? 
parce que encouragé par la sérénité du moment, le chat venait pianoter sur leur toison en ronronnant doucement à leur oreille "ma gâtée, mon gâté ..."
parce que cette quiétude était vite rompue par une maladresse du chat oubliant de faire patte de velours.
©Jeanne Fadosi, dimanche 20 octobre2019
la fin est brodée avec la fin de Voyage intérieur du 3 avril 2020


Les chiens ont des maîtres, les chats ont des serviteurs ! Vrai ou faux ? Ouest France les dossiers du mag des animaux Par Juliette Garnodier - Dr Vétérinaire - Publié le 27/06/2025

Dave Barry - Wikipédia, 1947 - , auteur humoriste et chroniqueur américain 


* à l'automne 2019, le chien a développé un lymphome fulgurant qui l'a emporté en trois mois. 6 mois plus tard, chat et chienne, esseulés de leur compagnon de maison, se réconfortaient l'un l'autre. Dans ce texte complété, je l'ai fait revivre encore un peu.



jeudi 5 février 2026

Jeudis en poésie : Le zèbre, de Robert Desnos

Pour le défi 320 des CROQUEURS DE MOTS,  publié le lundi 12 janvier Andrée La petite graine nous propose d'écrire une histoire, un témoignage, une poésie sur un ou plusieurs animaux, petits, grands, sauvages, domestiques, en commençant par une citation animalesque et en incluant un mot entré récemment dans le dictionnaire.

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

Le zèbre

Le zèbre, cheval des ténèbres,
Lève le pied, ferme les yeux
Et fait résonner ses vertèbres
En hennissant d’un air joyeux.

Au clair soleil de Barbarie,
Il sort alors de l’écurie
Et va brouter dans la prairie
Les herbes de sorcellerie.

Mais la prison sur son pelage,
A laissé l’ombre du grillage.

Robert Desnos, recueil Chantefables, 1970,
1ère publication  avant ou pendant la guerre 39-45 ?



Robert Desnos, 1900 - 1945 : poète français mort dans un camp de concentration en Tchécoslovaquie à peine libérée.

Pour illustrer ce poème, et j'y vois des concordances :

Zèbres - Centre Pompidou, don de l'artiste 1977

Victor Vasarely (1906, Autriche-Hongrie - 1997, France), Zèbres 1939 / 1943