Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

lundi 13 juillet 2026

Pour se souvenir

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
*vérification faite, c'est tous les blogs de Hautetfort que mon parefeu bloque.

Se souvenir de la page 136, c'est l'invitation que nous a faite Adamante sur le blog de l'Herbier de poésies le samedi 27 juin dernier. Fidèle à mes habitudes de lectures en pointillés, je n'en ai pris connaissance qu'une bonne semaine après ...
Occupée fin avril, j'avais déjà manqué la bien jolie et reposante cascade de la page 260 de l'Herbier et l'idée a doucement fait son chemin de les rapprocher ...
Pour la page 261 de  l'Herbier de poésies


Pour se souvenir

J'avais oublié
ce que m'avait inspirée
la page de l'Herbier.

Amnésie pour m'alléger
de trop pesants souvenirs.

Incapacité
à aider, à secourir
sentiment d'échec

tragédie du choix cruel
d'abandonner pour survivre

L'image m'évoquait
un voilier dans la tempête
échoué dans les algues

les dérives de notre monde
les océans menacés

Mes mots murmuraient
une détresse indicible
et mon impuissance

sa vie fracassant nos vies
sur les blancs de sa mémoire.
©Jeanne Fadosi, dimanche 5 juillet 2026
pour la page 261 (pour se souvenir de la page 136) de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 261 (suite de la page 136) 

Sur les images 136 et 260 de l'Herbier de poésies :


Cascades

Sous un regard neuf
inspiré par la cascade
et son cheval blanc,

Y aurais-je deviné
dans son sillage l'écume ?

et un autre destrier
robe blanche, tête de feu
surgissant des flots

ou un surfeur tout en noir
raccommodant la grand 'voile ?
©Jeanne Fadosi, lundi 6 juillet 2026
pour se souvenir de la page 136 et de la page 260 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 261 (suite de la page 136) 



l'Herbier de poésies
animé par Adamante

Pastille musicale : 
Mille chevaux d'écume, Barbara, album Pantin 1981

jeudi 9 juillet 2026

Jeudis en poésie d'été en musique et en chansons : Liberté

"Le premier devoir d'un artiste est de témoigner de son temps.

...Et de résister !”

Entre les 250 ans des premières signatures de l'indépendance des 13 états fondateurs des Etats-Unis d'Amérique, les bientôt 140 ans de l'inauguration de la Statue de la liberté de New York
et le premier mot de la devise de la France au lendemain du 14 juillet 

Liberté, de Angelique et Photis Ionatos, album Résurrection 1972
prix de l'académie Charles Cros



Liberté

Ne nous parlez plus de héros
ne nous parlez plus de révolution
dites-nous combien il reste encore

vous laissez derrière vous
des rêves pillés
des mondes gaspillés
des soleils brûlés

laissez-nous créer 
une arme en amour
une bombe à lumière
un fusil à fleurs
une vie sans barrière
laissez-nous rêver

d'un enfant président
d'un roi sans couronne
d'un jésus indien
d'un dieu qui pardonne
même ceux qui oublient (revenir au début)

Ne nous parlez plus de héros
ne nous parlez plus de révolution
dites-nous combien il reste encore 

vous laissez derrière vous
des mères matraquées 
des lunes piétinées
des hommes qui mouraient
pour la liberté
Angélique Ionatos, album Résurrection, 1972
couronné par l'Académie Charles Cros

Angélique Ionatos — Wikipédia, 1954 - 2021, compositrice, guitariste et chanteuse grecque
arrivée en France avec ses parents fuyant la dictature des colonels en 1969

autres titres 
"Fais un vœu, en attendant que le cœur du monde s'incline devant la douleur et la solitude"

Eugène Delacroix, La liberté guidant le peuple, 1830

La marseillaise de la paix, de Chanson plus bifluorée à Saintes avec chorale et grand orchestre
La Marseillaise de la paix Chanson plus bifluorée, compil des 25 ans 


mardi 7 juillet 2026

Abécédaire désordonné des plantes d'été : D comme Datura

Attention danger !


La Datura officinale ou datura stramonium a tout pour plaire :

"Ses nombreux noms vernaculaires (herbe aux fous, pomme-épineuse, herbe-aux-taupes, chasse-taupe, herbe du diable, herbe aux sorciers endormeuse, pomme poison, trompette des anges, herbe Jimson ou trompette de la mort) évoquent la forme de la fleur ou la toxicité de la plante. Son absorption (ingestion ou inhalation) est source d'hallucinations, de comportements anormaux, de confusion mentale, d'amnésie, de délires conduisant parfois au coma puis à un arrêt cardiaque et respiratoire[2] (Maheshwari et al. 2013).

On la rencontre dans les friches, les champs, sur le bord des routes et parfois jusque dans les jardins publics."

datura wrightii

datura metel















Toxiques, donnant des hallucinations, toutes les parties de la plante restent un véritable poison


Depuis que j'ai ouvert mon premier blog, j'ai pris l'habitude de l'alimenter l'été des pauses en tous genres des jeux d'écriture auxquels j'ai plaisir à participer par des abécédaires. (voir à la fin de ce billet)

L'idée de celui-ci m'est venu par la proposition de mon fil d'actualité de ces intéressants articles sur certaines plantes toxiques et ou envahissantes, bien que ce journal ne fasse pas partie de mes lectures. Sauf peut-être pour ses pages cinéma.

Mais bien vite j'ai mesuré les limites de ses définitions : été ou pas ? toxiques ou pas ? ornementales ou pas ? ayant un intérêt pharmacologique ou pas ?

Le datura me renvoie immédiatement à la lecture d'un livre des années , adulé par les séduits des idées du new âge. Sauf que j'ai lu une biographie beaucoup moins idyllique de son auteur. Le problème, c'est que ma mémoire infidèle me refuse d'en retrouver le nom. je suis confiante. Je ne suis pas inquiète. Un tiroir va s'ouvrir quand je ne chercherai pas à en forcer la clé. Tels sont les symptômes de la vieillesse.


Ou même avant grâce à cette fantastique encyclopédie participative qu'est Wikipédia :

et voici où j'en parlais sur mon premier blog, c'était le 23 novembre 2009 et je ne me souviens plus quelle récupération de discours m'avait mis en colère.
"Qui portera la réalité d'usurpateur d'un Castaneda ou d'un guru de secte ?"

Mais dans

J'écrivais notamment : 
"dans le défi pour la planète, il s'agit bel et bien d'une course contre le temps. Le succès ne tient pas forcément, ni surtout, à la vitesse. ...
Dans la course contre le temps, le vingtième siècle  semblait avoir apporté plus durablement qu'avant des solutions diverses à l'une des préoccupations majeures des hommes : se nourrir. ...
Le vingtième siècle, avec toutes ses erreurs et ses exagérations délétères, a, malgré tout, fait faire un bond en avant gigantesque dans les luttes contre la famine et les maladies de carence."

en atelier de pastel, notre prof, Katya me montrait comment améliorer mon pastel. La photo qui sert de modèle illustre la recette d'un dessert granité aux trois fruits.

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi* !)... et j'en oublie ... 
*vérification faite, c'est tous les blogs de Hautetfort que mon parefeu bloque.

jeudi 2 juillet 2026

Jeudis en poésie : Far-niente, de Théophile Gautier suivi de Farniente, poème personnel

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
 
Annick Lotus prend  la barre pour le défi 329 des CROQUEURS DE MOTS et nous invite à écrire un texte sur le thème « Les vacances  » avec deux contraintes :
1 – Ecrire votre texte avec l’anaphore « C’est le temps… »
2 – Et avec 5 mots obligatoires : transhumance, farniente, rire, soucis, heure

L'occasion rêvée de rééditer ces deux poèmes  partagé avec vous au début de juin 2016 dont le sujet était plus généralement un poème sur les vacances. 
NB : Un petit cafouillage dans ma programmation et il a été publié quelques secondes mardi 23 juin vers 16h30


FAR-NIENTE


Quant à son temps bien le sut disposer :
Deux parts en fit, dont il souloit passer
L’une à dormir et l’autre à ne rien faire.

JEAN DE LA FONTAINE*

Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pend au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.

Théophile Gautier, Premières Poésies
Le poème a été écrit entre 1830 et 1832.
 (Cf livre de français 2nde Edition Bordas)


*vers de La Fontaine mis en exergue par Théophile Gautier
Théophile Gautier, 1811 - 1872, poète, romancier et critique d'art français

Et comme ce lundi matin où je m’apprêtais à mettre en ligne le poème de Théophile Gautier pour jeudi, Microsoft m'avait fait un tour pendable en mettant à jour d'office mon ordinateur avec Windows10, j'avais trompé l'attente légèrement anxieuse de ce qu'il allait advenir en laissant mon stylo plume noircir une feuille de papier sur le sujet :

Farniente
Ecrire,
à défaut de partir.
Bricoler au jardin,
prolonger le matin.
Recevoir des amis,
muser sur les sentiers
dans le soir attiédi
par les heures de soleil.
Dormir,
au frais de quatre murs
dans un lit accueillant
aux doux draps de percale,
à défaut de camper
sous le ciel étoilé
de ses jeunes années
ouvertes à l'aventure.
Muser,
au gré d'un temps
maintenu en respect
pour goûter le farniente
guettant les mille vies
qui foisonnent ici
dans une goutte d'eau
ou dans un souffle d'air.
©Jeanne Fadosi, lundi matin 30 mai 2016
 
mon papa en vacances mettant en pratique
les suggestions de Théophile Gautier, 1957