Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

vendredi 1 mai 2026

Premier mai 2026

sur Blogger et wordpress notamment, je ne peux toujours ni commenter, ni répondre à vos commentaires qui me font toujours plaisir, j'en suis désolée

Fête des travailleurs (depuis avril 1919 et la journée de 8 heures)
(dans de nombreux pays du monde)
"Fête du travail et de la concorde sociale" avril 1941 sous Pétain et l'occupation allemande

1er mai 2023, deux commentaires étaient déposés sous ma production du jour

Fadosi n'avait pas trop le moral il me semble , mais elle aimait encore les mots , les fleurs , l'envie d'un monde idéal , elle avait encore sa juste colère alors , alors alors , moi j'avais envie de lui faire un petit signe de la main . Bise l'Marco

Marcomuch n'écrit plus sur son blog et je ne sais pas où le suivre s'il écrit toujours.


Oh que c'est triste cette colère !  ...

Mon pare-feu, allez savoir pourquoi, me bloque l'accès à son blog, alors je la remercie ici de continuer à me déposer de temps en temps un  commentaire.

1er mai 2023; j'étais loin d'imaginer que les motifs de colère ne feraient que se démultiplier démesurément, même si ma colère d'alors, plus globale que personnelle, était le signe d'une vague intuition de ce qui advenait. 

Premier mai 2023

J'ai été tentée
d'ouvrir la boite à souvenirs
des vœux de bonheur

quand nos lettres se croisaient
contenant un brin séché

des mots affectueux
tracés en pleins et déliés
gommant les distances

une carte choisie avec soin
un beau timbre sur l'enveloppe.

Un présent contraint,
un futur empli de rêves
d'aimer, être aimé.

Des jeunesses cabossées
croyaient en tous les possibles.
 
Je dessinerai
un brin de muguet chétif
dans une vieille casserole

pour aller manifester
l'envie d'un monde idéal.

Je ravalerai
ma colère pleine de larmes
aux délitements

qui gangrènent la planète
et le vivant chosifié.


Ou je planterai
ces muguets porte-bonheur
dans un pot cassé

pour fixer le monde présent
devenant peau de chagrin.

Je ferai silence,
moi, humble graine, écoutant
la terre palpiter

en dépit des arrogances
et des agences alibis.





Racines
et branches nues
Arbre et terre en symbiose
se nourrissent les uns des autres
des feuilles mortelles et de l'humus.
Et coule l'eau, souffle le vent, tourne,
tourne la terre en éphémère équilibre.
Tout au bout de la chaîne du vivant
le bras humain du bûcheron hésite,
retient de sa main le manche
de la cognée d'acier blanc
de nos destins.



Et pourtant la Terre et la Nature sont encore si belles :

jeudi 30 avril 2026

Jeudis en poésie : Brise marine, de Stéphane Mallarmé

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
 
Annick à la barre du défi 326 des CROQUEURS DE MOTS nous invite à écrire une petite histoire à partir de titres de romans, poèmes chansons ...

Et comme j'ai passé quelques jours dans le coin  de Saint Malo, j'ai pensé que ce poème de Mallarmé, pour une fois pas tout à fait hermétique, était tout à fait opportun.
Je crois deviner aussi que beaucoup, comme moi, connaissent le premier vers, et pour ma part sans être capable de dire les suivants ni à quel poème et poète il appartient.

Mallarmé l'a-t-il écrit en écho au poème de Sully Prudhomme, Le long du quai ?

Brise marine

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce cœur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …
Mais, ô mon cœur, entends le chant des matelots !

Stéphane Mallarmé, Vers et Prose, 1893


Pointe du Grouin, samedi 26 avril 2026

Stéphane Mallarmé — Wikipédia, 1842 - 1898, poète français, enseignant et critique d'art

mercredi 29 avril 2026

Oyez les CROQUEURS DE MOTS : Le défi 326 est annoncé sur "sitalotus"

 sitalotus Le blog d'Annick sur wordpress.
Je suppose que vous êtes déjà informé-es de sa proposition mais depuis mon retour j'ai plutôt fait tourné le lave linge, rempli le frigo et ... depuis presque deux semaines que j'avais négligé mon ordi, j'ai eu aussi envie de prolonger un peu cette pause écrans.
Pour les retardataires comme moi, courez vit prendre connaissance  de notre nouvelle feuille de route pour le défi 326 des CROQUEURS DE MOTS 


petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

jeudi 23 avril 2026

Jeudis en poésie : Transe, poème personnel

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
Zaza à la barre du défi 325 des CROQUEURS DE MOTS nous met sur la trace d'"un vieux grimoire de recette de vin dans un domaine vinicole."

Et pour faire suite au poème de Baudelaire, j'ose y ajouter ma petite contribution, écrite sur une image et pour l'Herbier de poésies Fadosi continue: Transe le 22 novembre 2018


Transe
Une carafe fière de son design galbé se pavane devant une bouteille droite comme un i triste.
Et soudain la bouteille danse
dans l’œil d'une carafe en transe.
Le dernier café lui a refusé un dernier verre. Et le noctambule erre encore un peu dans l'air glacial du quai du canal.
Et soudain une bouteille danse
devant son œil imbibé.
Aux hésitations de la clé dans la porte, elle sait déjà que la trêve est finie. Ce soir encore, elle va dérouiller.
Une bouteille se tord
devant l’œil poché de bleu
d'une femme maltraitée.

©Jeanne Fadosi, jeudi 22  novembre 2018
pour l'herbier de poésies 126
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 126 de L'Herbier

récréanote de Adamante

 

lundi 20 avril 2026

Déficroq 325 ( n°15 2025-26) : 3024 chapitre 2

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
Zaza à la barre du défi 325 des CROQUEURS DE MOTS nous met sur la trace d'"un vieux grimoire de recette de vin dans un domaine vinicole."
voici sa consigne :
« Imaginez deux jeunes gens en quête d’aventures qui découvrent un vieux grimoire de recette de vin dans un domaine vinicole. Soudain, ils entendent un bruit inquiétant. Ne seraient-ils pas seuls, quelqu’un les suivrait-il ?
À vous de continuer cette histoire abracadabrantesque ! »

Nous sommes en 3024 et Ô premier miracle, deux jeunes gens ont survécu dans une traversée chaotique d'une étrange néo préhistoire, comme leurs survivants aiment à désigner ce millénaire. Deux jeunes gens qui pour échapper à leur oisiveté dérangeante, se sont inscrit à un stage d'archéologie en Bretagne. Ils viennent de mettre à jour un très vieil ordinateur et ô deuxième miracle, ils ont trouvé au musée des vieilleries de quoi le faire fonctionner.
C'est ainsi qu'ils ont même, troisième miracle, réussi à ouvrir deux liens hébergé dans un cloud resté fonctionnel, quatrième miracle, et à les faire traduire dans leur novlangue.
Je vous épargne cette traduction et vous les livre en version originale.
Si votre temps est compté, il s'agit des recettes pour obtenir du bon vin jusqu'à la dernière bouteille.


Perdus dans l'émerveillement de leurs précieuses découvertes, ils entendent le rire inquiétant de Big Brother et l'écran du vieil ordinateur passe sans autre action de leur part à
où le sonnet Épaves (Baudelaire, 1866)/Sur le Tasse en prison d’Eugène Delacroix, 1842 - Wikisource est pastiché ou parodié, sans irrévérence mais avec audace et impertinence en un

Sur la tasse en boisson
                                     du génie de la part des anges.

 
Siesteur au banquet,
pastel sec sur pastel card, 2013-2014
d'après une vieille photo de famille


Bonnes lectures et à tout bientôt. Je n'aurai pas franchement pas envie d'ouvrir l'ordi en ces journées de partage sans écrans où je vais avoir deux semaines bien occupées en famille et pas vraiment la tête à jouer les jeunes détectives. Mais vos commentaires resteront précieusement en attente de modération. Ne vous en inquiétez pas, Big Brother n'est pas encore là.


Le Tasse en prison visité par Montaigne,
huile sur toile, Fleury François Richard, 1821
 
Le Tasse à l'hopital des fous
huile sur toile, par Eugène Delacroix, 1839

jeudi 16 avril 2026

Jeudis en poésie : Le vin de l'assassin, de Charles Baudelaire

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
Zaza à la barre du défi 325 des CROQUEURS DE MOTS nous met sur la trace d'"un vieux grimoire de recette de vin dans un domaine vinicole."

Baudelaire a réservé tout un chapitre de cinq poèmes sur le vin, et figurez-vous qu'ils n'ont même pas effarouché la censure, non, non car on les retrouve tels quels dans les éditions de 1857, 1861 et 1868.

Alors pour faire suite à mes choix impertinents de la semaine dernière pour Pater noster et La cène de Prévert, voici celui-ci : 

LE VIN DE L’ASSASSIN

Ma femme est morte, je suis libre !
Je puis donc boire tout mon soûl.
Lorsque je rentrais sans un sou,
Ses cris me déchiraient la fibre.

Autant qu’un roi je suis heureux ;
L’air est pur, le ciel admirable…
Nous avions un été semblable
Lorsque je devins amoureux !

L’horrible soif qui me déchire
Aurait besoin pour s’assouvir
D’autant de vin qu’en peut tenir
Son tombeau ; — ce n’est pas peu dire :

Je l’ai jetée au fond d’un puits,
Et j’ai même poussé sur elle
Tous les pavés de la margelle.
— Je l’oublierai si je le puis !


Au nom des serments de tendresse,
Dont rien ne peut nous délier,
Et pour nous réconcilier
Comme au beau temps de notre ivresse,

J’implorai d’elle un rendez-vous,
Le soir, sur une route obscure.
Elle y vint ! — folle créature !
Nous sommes tous plus ou moins fous !

Elle était encore jolie,
Quoique bien fatiguée ! et moi,
Je l’aimai trop ! voilà pourquoi
Je lui dis : Sors de cette vie !

Nul ne peut me comprendre. Un seul
Parmi ces ivrognes stupides
Songea-t-il dans ses nuits morbides
À faire du vin un linceul ?

Cette crapule invulnérable
Comme les machines de fer
Jamais, ni l’été ni l’hiver,
N’a connu l’amour véritable,

Avec ses noirs enchantements,
Son cortège infernal d’alarmes,
Ses fioles de poison, ses larmes,
Ses bruits de chaîne et d’ossements !


— Me voilà libre et solitaire !
Je serai ce soir ivre mort ;
Alors, sans peur et sans remord,
Je me coucherai sur la terre,

Et je dormirai comme un chien !
Le chariot aux lourdes roues
Chargé de pierres et de boues,
Le wagon enrayé peut bien

Écraser ma tête coupable
Ou me couper par le milieu,
Je m’en moque comme de Dieu,
Du Diable ou de la Sainte Table !
Charles Baudelaire, Les fleurs du mal, Le vin
Charles Baudelaire — Wikipédia, 1821 - 1867, poète français