Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 2 avril 2026

Jeudis en poésie : D'un corbeau qui prit un fromage, de Marie de France

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
Jazzy à la barre du défi 324 des CROQUEURS DE MOTS nous oriente vers la page arrachée à un livre perdu. J'ai alors pensé "censure" et en premier réflexe à Baudelaire, avant d'avoir une petite musique dans la tête me soufflant aussi La Fontaine. Oui mais je n'ai pas envie de publier ses contes olé olé. Je fais moi aussi de l'auto-censure.
Mais j'ai trouvé ce lien passionnant "La vraie histoire du Corbeau et du Renard que La Fontaine a censurée" La vérité interdite du Corbeau et le Renard
ce qui m'a conduit à chercher la fable écrite par Marie de France au XIIe siècle
trouvée en deux sites dans sa traduction moderne. Est-elle de Christian Demilly ? C'est probable.
En fouillant davantage, j'ai en ai trouvé une mise en ligne en français moderne (sans nom de traducteur dommage) dix ans avant la publication de Christian Demilly et je vous le mets en premier. A vous de comparer les deux adaptations et ce que la plus récente doit vraisemblablement à la première et à d'autres.
Mais au passage,  je rend au poème son titre original ou du moins ce que j'en traduis moi-même



Fable de Marie de France : Le Corbeau et le Renard
Publié le 29 février 2012 

On le dit (et c’est vrai peut-être),
Passant devant une fenêtre
Grande ouverte sur un cellier,
Un Corbeau vit, émerveillé,
Des fromages qui s’égouttaient,
Bien alignés sur une claie.
Il en prit un et s’en alla.
Un Renard qui passait par là
Vit le fromage, et ce Renard
Eut envie d’en avoir sa part :
A lui d’essayer, de ruser
Pour voir s’il pourrait l’abuser…
« Ah ! Seigneur Dieu, le bel Oiseau !
S’écrie le Renard, qu’il est beau !
Au monde il n’a pas sa pareille !
De mes yeux voir telle merveille !
S’il a le chant digne du corps,
Il vaut plus que son pesant d’or ! »
Entendant clamer à la ronde
Qu’il est sans égal en ce monde,
Le Corbeau se dit : « Chantons donc !
Ne perdons point notre renom. »
Il ouvrit le bec, il chanta :
Le fromage lui échappa
Et s’en vint tomber sur la terre
Où Goupil en fit son affaire
Sans plus se soucier de ramage :
Il aimait bien mieux le fromage.

Ainsi va t-il des orgueilleux
Trop pleins d’envie d’être des glorieux :

Qui les flatte et sait leur mentir
Les fait sans peine se servir
Et ils dépensent follement
Pour prix de ces faux compliments.

Marie de France (XII siècle) Fables, fable XIV.
Le corbeau et le renard

Il paraît qu’une fois, peut-être,
passant devant une fenêtre
grande ouverte sur un cellier,
un corbeau eut l’œil attiré
par des fromages beaux à voir,
alignés sur un égouttoir.
Il en prit un, s’en fut, puis vit
un renard s’avancer vers lui,
animé du désir sauvage
de s’emparer de son fromage.
« Ce corbeau m’a l’air d’une buse,
je vais pouvoir user de ruse. »
« Mon Dieu, mais que vous êtes beau !
Jamais je ne vis si beau corbeau
à bien des lieues à la ronde,
et même assurément au monde !
Si votre chant est aussi beau,
alors il vaut tous les joyaux. »
Le corbeau, flatté de savoir,
que des bois il était la gloire,
voulut prouver au monde entier
à quel point il savait chanter ;
et le bec ouvert il chanta,
et le fromage lui échappa,
tombant directement au sol.
Le renard aussitôt le vole,
lâchant le corbeau et son chant
pour le fromage appétissant.

Ainsi est-il des orgueilleux,
recherchant la gloire autour d’eux :
qui sait bien mentir et flatter
arrive à tout leur soutirer ;
il est coûteux, assurément,
de croire à leurs boniments.
Marie de France, 
Traduit par Christian Demilly, © Éditions Talents Hauts, 2022



Et pour les courageux ou les lettrés en ces vieux françois du XIIe siècle  la version que j'ai trouvée sur wikisource :

D’un Corbel qui prist un Fromaiges,
alias
Dou Corbel è d’un Werpilz.

Ensi avint, è bien puet estre,
Ke par devant une fenestre
Ki en une despense feu,
Vola un Corb ; si a véu

Furmaiges[ qui dedens esteient,
E séur une cloie giseient[,
[a]L’un en a pris si s’en reva.
Un Vorpilx vint, si l’encuntra,
Dou fourmage ot grant désirier
Que il en puist sa part mengier ;
Par engin volra essaier
Se le Corb purra engingnier.
Ha ! Diex Sire, fet li Gorpix,
Cum est or cist oisiaus gentix,
U munde n’a si bel oisel,

[b]Une de mes elx ne vi si bel
Fust tieus ses chans cum est ses cors
Il vauroit mix que nul fins ors ;
Li Corb s’oï si bien looer
Q’en tut le munde n’ot sun per
Purpensez s’est qu’il cantera ;
Pur canter sun los ne perdra,
Son bec uvri, si cummenca,
Li furmaiges li escapa ;
A la terre l’estut chéir
E li Houpix le vet saisir,
Puis n’ot-il cure de sun chant

Car del’ fourmage oc sun talent.

MORALITÉ.
Cis example est des orgueillox
Ki de grant pris sunt desirrox ;
Par lusenger è par mentir,
Les puet-um bien a gré servir.
Le lur despendent folement
Pur fause loange de la gent.

 

lundi 30 mars 2026

Oyez les Croqueurs de mots : d'un défi l'autre ... : merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

 Ma participation à L'herbier de poésies est ici ---> Fadosi continue: Le talisman

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
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merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Oui les croqueurs de mots, un grand immense merci pour vos participations inspirées et variées pour fêter la francophonie, c'est à dire l'usage des langues françaises à travers le monde en vous pliant à mon petit défi et en relevant l'utilisation des dix mots proposés cette année.

Et bien sûr à ceux et celles des blogs que j'ai lu avec plaisir et souvent émotion sans pouvoir y déposer un commentaire.

---> Important !!! le défi 324 est  annoncé sur le blog de Jazzy57 qui prend la barre des CROQUEURS DE MOTS pour cette quinzaine.

Ce qui suit entre deux ***** est un début de billet resté à dormir dans mes brouillons.

 *****


"Dis-moi dix mots" est une opération nationale. Cette opération a pour objectif de sensibiliser le grand public de façon ludique à la langue française. De nombreux événements sont organisés toute l'année et notamment au cours de la Semaine de la langue française et de la francophonie.

L'opération "Dis-moi dix mots" peut être l'occasion de :

  • travailler sur le lexique
  • libérer l'imaginaire pour s'exprimer sur tous les modes : dire, écrire, représenter, jouer, chanter, découvrir
  • permettre aux professeurs de différentes disciplines de travailler sur un projet transversal et aux élèves de participer à une œuvre collective

L'édition 2025-2026

  • Les inscriptions et l'envoi des productions se déroulent entre le 8 octobre 2025 et le 30 janvier 2026.
  • Le 17 février 2026, le palmarès sera publié sur Éduscol.
  • La remise des prix à l'Académie française aura lieu entre le 14 et le 22 mars 2026, pendant la Semaine de la langue française et de la Francophonie.
*****

Je ne sais pas ce que nous réserve ceux qui ont les moyens de viser la lune réellement et j'espère que d'ici la fin de la décennie notre planète mère cessera de tourner à l'envers et ses principaux dirigeants auront cessé de marcher sur la tête.

Malmenée ou préservée, j'espère juste que la lune continuera à nous faire rêver

Le talisman

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 Le talisman

Il avait ramassé le bout de bois flottant dans la laisse de mer en bas dans ses journées d'hiver, au plus près de l'océan. "Tiens, on dirait trois petits cœurs". Le bois était léger, il l'a glissé dans son sac en montant avec les troupeaux en transhumance pour les mois d'été où il serait encore une fois berger. La solitude des montagnes, la responsabilité assumée. L'immensité du spectacle en haut de ses chères Pyrénées. Il savait que cela lui manquerait. Aux heures calmes il  s'asseyait  sur son rocher, guettant le couchant et sortait son canif. Patiemment, copeau après copeau, il faisait sortir de l'esquisse sa vision fugace et pas si étrange. Du bois brut un cœur rebondi se confirma, puis deux, puis trois. C'était sa dernière saison tout là-haut. Il faudrait bien que d'autres plus jeunes prennent la relève maintenant que sa princesse n'avait plus la force de grimper jusqu'ici, lourde d'une promesse qui arrondissait ses formes. Il soupire de son absence et sourit à s'imaginer bientôt trois. Alors il se remet à tailler de la lame de son canif, faisant patiemment apparaître  3 PETITS COEURS sur trois petits cœurs solidaires.

Sous les doigts agiles
le précieux trésor prend vie
tel un talisman
©Jeanne Fadosi, jeudi 26 mars 2026
pour la page 258 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 258

vendredi 27 mars 2026

Liberté, Force vive, déployée

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
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pour  Le nid des mots de abécé, thème de mars 2026  à publier sur votre blog, le vendredi 27 mars 2026, avant 10h : 
autour du thème du Printemps des poètes :

Vous avez toute liberté de publier un texte d'auteur ou personnel,  sur ce thème

"...
Le joug que l’on choisit est encor liberté !
...
Avec la liberté, fruit qui germe en tout lieu 
..."
Alphonse de Lamartine, La Marseillaise de la paix, 1841

En me mettant à l'ouvrage ce lundi après-midi pour le thème de mars du Nid des mots j'ai tendu l'oreille à une chanson qui se trouve être 
de Angélique Ionatos, compositrice, chanteuse et guitariste grecque

dans l'émission affaires sensibles : Décembre 2008, la Grèce se soulève | France Inter, lundi 23 mars 2026

Mon premier réflexe a été comme toujours de faire la requête "liberté" sur mon blog
Premier billet en lien :
qui ne raconte pas que des salades (au premier degré) et compile de jolis liens de chansons et de textes sur la liberté et aussi cette image


2ème lien proposé : 
Perplexité de ma mémoire oublieuse ! Éleuthère était le prénom de mon oncle, frère de ma mère, prénom qui m'avait toujours paru étrange et dont j'avais depuis oublié le sens en grec ancien :

Jolie coïncidence temporelle qui m'a conduit à nouveau vers le site d'un professeur de philosophie et de yoga Eleuthère | Éleuthère où j'y avais glané ceci :

"Eleuthère est un mot d’origine grecque qui signifie « liberté » et nous entendons par là la liberté du cœur et de l’âme de celle ou de celui qui a, un peu, avancé sur le chemin de l’ouverture ; la liberté de l’homme qui ne s’en laisse pas compter et qui résiste calmement aux opinions courantes, de quelqu’un à qui « on ne la fait pas » et qui n’est pas pour autant un cynique, ni un hédoniste ; la liberté aussi de l’être qui cherche le vrai, qui le cherche, qui y est ouvert et par suite ne saurait prétendre le posséder, mais qui ne se contente pas de la suffisance des sceptiques dogmatiques qui, sous prétexte de « tolérance », prétendent « savoir » que  l’on « ne peut rien savoir » ou que « chacun a sa vérité ». Alibi de l’inertie et du conformisme.

La liberté est aussi la liberté étrange et proche de l’homme qui a rencon­tré l’absolu ou qui l’a entrevu, expérience d’une douceur singulière et quel­que­fois d’une douleur singulière (O llama de amor viva, que tiernamente hieres…).

Et nous n’oublions pas, la liberté politique, qui est selon Montesquieu, « la liberté de faire ce que les lois permettent », et qui ne va donc pas sans un respect intelligent de la loi, sans un véritable « règne de la loi » qui libère bien plus qu’il n’asservit."

... à méditer ...

Le règne de la loi qui libère bien plus qu'il n'asservit selon Montesquieu ...

Il y a quelques années, un des sujets de philosophie proposés en France aux séries technologiques du baccalauréat était :

La liberté consiste-t-elle à n’obéir à personne?

Qui la fait ? qui la défait ? qui l'applique ? 

Et peut-être aussi et surtout : pourquoi des lois ? 

Serait-on plus libre ou moins libre sans des lois ?

Pourquoi circule-t-on à gauche ou à droite ? (autoplus.fr)

















C'était mon 4e lien Fadosi continue: Abécédaire du monde d'après : L comme Loi, vendredi 1e juillet 2022
et que penser de ces politiques qui veulent supprimer le code de la route ?

En troisième proposition, juste avant ce L comme Loi, il y avait un de mes poèmes inspiré de la légende de Orphée et Eurydice et que je dédie toujours aux femmes empêchées  


Tu voulez savoir, Orphée
lequel du son de ta lyre
ou de l'attrait de ta personne
motivait l'élan d'Eurydice.

Tu voulez savoir Orphée,
ce qui nourrissait,
de la musique ou de l'amour,
son élan vers la liberté.

Tu voulez tant le savoir
que tu en as oublié
d'en respecter la condition :
liberté contre vérité.

Ta musique, tu le croyais,
nourrissait l'amour d'Eurydice.
Ton amour n'a pas résisté
à ton ego ou à tes doutes.

En vérité pour Eurydice
ta musique l'a libérée.
Et si l'amour t'a pétrifié,
il en reste la partition.
©Jeanne Fadosi, mercredi 16 août 2023
pour le  nid des mots de abécé de septembre 2023

Et celui-ci, hélas plus que jamais d'actualité :

Vivre !

Les rêves
Comme les coquilles
sont fragiles

Quand la vie, toute vie
est pilonnée
massacrée
négligée
méprisée
abandonnée

que peut-il rester d'espoir ?
Quelle parole de réconfort ?

Une prière dérisoire,
une infinie lassitude.

Redonner une étincelle de soufle
à ceux qui ont tout perdu
redonner du sens à la vie
semer de la poudre de magie ...

L'obsolescence est programmée,
ma baguette en panne

Pourtant 
en mon coeur une toute petite voix,
au fond de mes pupilles une toute petite lueur
disent et écrivent
même plus "Espoir"
simplement "Vivre !"

L'âme et le corps tendus
vers un futur mature
où ces mots d'évidence
devenus dive transparence
effaceraient ce temps
du danger de les marteler
ces mots aspirés
par un trou noir
pour quel temps ? provisoire,

Liberté de penser,
Liberté d'exister.
©Jeanne Fadosi, mardi 13 décembre 2016,
modifié jeudi 15 dé cembre 22h42

Et j'aimerais aussi rappeler, comme une bouteille à la mer, l'article 13 de la

Déclaration universelle des Droits de l’Homme

Adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 217 A (III)

du 10 décembre 1948


Article 13

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.


"Cette liberté n’est pas absolue et fait l’objet de restrictions."

parce que :
"Il y a des mots qui font vivre
Et ce sont des mots innocents
Le mot chaleur le mot confiance
Amour justice et le mot liberté
Le mot enfant et le mot gentillesse
Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d’amies"

Paul Éluard*, Gabriel Péri, Au rendez-vous allemand, 1944

Vous pouvez retrouver la totalité du poème  ici Clic --->


* Oui je sais, deux ans avant sa mort en 1952, Paul Eluard a commis une Ode à Staline en 1950, (sincèrement aveuglé par ce qu'on lui donnait à voir lors de ses voyages en URSS comme délégué de l'association France-URSS ou "poésie de circonstance" ?) Ce n'est pas ce qu'il aurait fait de mieux. Ce texte ne figure dans aucune de ses publications et sa facture en est bien éloignée du talent poétique qu'on lui connait ailleurs. 
Et quand bien même. Que connaissait-on vu d'ici de l'URSS et des communistes ? Que sans le front de l'Est et le renversement de la guerre, et les résistants de l'Intérieur de la France, tels le groupe Manoukian et tant d'autres, les alliés occidentaux auraient-ils pu vaincre Hitler ? Que savait-on du Goulag vu d'ici ? Rien. 
Est-ce une raison pour occulter tout le reste ?
Paul Éluard — Wikipédia, 1895 - 1952, poète français