Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

vendredi 13 décembre 2019

Ma rencontre avec Rosa Bonheur

Pour la page 156 de l'Herbier de poésies et Encore une fois, merci à ARTIPS pour l'anecdote


Le soleil lentement s'élevait au-dessus de la brume dans cette vallée de l'Epte que j'aimais parcourir. Du sol montait une vapeur nacrée et c'était magique. J'imaginais quelque peintre venu(e) en bottes avec son chevalet et son matériel au temps où des animaux paissaient tranquillement dans les prés. Ils étaient vides maintenant et les travaux s'y faisaient au tracteur, quelquefois même avec des outils à main. La vallée, par sa taille et sa configuration échappait encore au gigantisme des engins agricoles.

Bordée de peupliers
la rivière se devinait
en pointillés

J'aimais cet itinéraire lors des grandes transhumances sur la grand'route et il m'arrivait de la prendre juste pour la beauté du paysage. Plus loin, ce serait Giverny que Monet avait fait connaître dans le monde entier. Les prés y étaient vides mais je les imaginais nagère avec des charrettes encore tirées par des boeufs ou les terres arables labourées, une araire tirée par quelque robuste cheval du Nivernais ou du Perche. Le paysage avait quelque chose d'irréel. J'étais une intruse motorisée dans un tableau de Jean-François Millet, Jean-Baptiste Corot ou encore François Daubigny ou Gustave Courbet.

Le cri d'un charretier
réminiscence ténue
au pays d'enfance

Un panneau indiqua "Collège Rosa Bonheur". Etait-ce la première fois que je le voyais ? Un flot d'impressions m'avaient assailli ce jour-là ! Quel beau nom pour donner à des adolescents le goût du bonheur d'apprendre ! Un nom de femme ! Quelle belle idée !
Là, je n'étais pas tout à fait honnête. D'autres femmes avaient été mises au fronton de collèges et même de lycées de mon département avec la triple devise républicaine. Anna de Noailles, Camille Claudel, Eugénie Cotton, Irène Joliot-Curie, …

Qui es-tu Rosa Bonheur,
Inconnue d'mon p'tit Larousse ?

Une recherche sur Internet me transporta par le réalisme de sa peinture dans son univers animalier. Je n'en sus pas plus alors. Sa vie de femme libre, sans scandaliser, sa notoriété l'acceptant ainsi. Je l'imaginais en vêtements d'homme allant au petit matin sur le terrain des foires et des marchés aux bestiaux, comme il se disait alors. Discrète et forte dans ce milieu d'hommes rudes.

C'était pure beauté
pur mouvement sur la toile
la vie suspendue.
©Jeanne Fadosi, mercredi 11 décembre 2019
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 156 de L'Herbier


Rosa Bonheur, Le Marché aux chevaux, 1853, huile sur toile, 244 x 506 cm, 
The Metropolitan Museum of Art, New York

Rosa Bonheur, vaches au bord de la rivière, date ? 



Liens complémentaires :


Et pour rester avec les chevaux je vous invite au Haras-du-Pin dans l'Orne


ou dans l'Ain observer de loin des chevaux sauvages





jeudi 12 décembre 2019

Fadosi continue ici

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le 20 novembre 2019
A EU TRENTE ANS

Nos parents et grand-parents se sont mobilisés
pour une société plus juste

décembre 2019...
à la retraite grâce à eux, je suis solidaire


Pourquoi Fadosi ?

Ballade de celui qui cria dans les supplices, de Louis Aragon

Aux matelots des Croqueurs de Mots, étant à la barre pour cette quinzaine, Colette nous propose en toute simplicité pour le défi n°228 le thème suivant : Le quotidien.
À partir de cette citation :
« Le train quotidien va bientôt dérailler, qui veut rester dedans n’a qu’a bien s’accrocher. »
Robert de Houx (acteur belge, 1926 - 2008)

Quant aux jeudis poésie des 5 et 12 décembre,
– Le courage
– La peur
dans l’ordre que vous souhaitez ou libre bien entendu ;

Alors le courage, après la peur, pour la conjurer et se donner ce courage qui s'effrite tant devant l'avancée de la bête immonde et des temps sombres qui se préparent ...
parce que je connais d'autres poèmes sur le courage, mais je reviens toujours à celui-là


Ballade de celui qui chanta dans les supplices

Et s’il était à refaire,
Je referais ce chemin
Une voix monte des fers
Et parle des lendemains.

On dit que dans sa cellule
Deux hommes, cette nuit-là,
Lui murmuraient : « Capitule,
De cette vie es-tu las ?

«Tu peux vivre, tu peux vivre,
Tu peux vivre comme nous ;
Dis le mot qui te délivre,
Et tu peux vivre, à genoux. »

Et s’il était à refaire,
Je referais ce chemin.
Ta voix qui monte des fers
Parle pour les lendemains.

Rien qu’un mot, la porte cède,
S’ouvre, et tu sors. Rien qu’un mot,
Le bourreau se dépossède ;
Sésame, finis tes maux !

Rien qu’un mot, rien qu’un mensonge
Pour transformer ton destin :
Songe, songe, songe, songe
A la douceur des matins. »

Et si c’était à refaire,
Je referais ce chemin.
La voix qui monte des fers
Parle aux hommes de demain.

J’ai tout dit ce qu’on peut dire :
L’exemple du roi Henri ;
Un cheval pour mon empire ;
Une messe pour Paris.

Rien à faire ! Alors qu’il parte,
Sur lui retombe son sang !
C’était son unique carte,
Périsse cet innocent.

Et si c’était à refaire,
Referait-il ce chemin ?
La voix qui monte des fers
Dit : « Je le ferai demain. »

Je meurs et France demeure
Mon amour et mon refus.
Ô mes amis, si je meurs,
Vous saurez pourquoi ce fut !

Ils sont venus pour le prendre,
Ils parlent en allemand ;
L’un traduit : « Veux-tu te rendre ? »
Il répète calmement :

Et si c’était à refaire,
Je referais ce chemin.
Sous vos coups chargés de fers,
Que chantent les lendemains !

Il chantait, lui, sous les balles,
Des mots « sanglant est levé ».
D’une seconde rafale
Il a fallu l’achever ;

Une autre chanson française
A ses lèvres est montée,
Finissant la Marseillaise,
Pour toute l’humanité.
Louis Aragon, Paris, 14 juillet 1943

Louis Aragon, 1897 - 1982, poète, romancier et journaliste français




mercredi 11 décembre 2019

Comme des lapons malins avec Pépin

Dernière minute : le père noël inquiet pour les rennes de Laponie

Mais non !!! Pépin n'est pas un lapin malin encore moins un lapon canon mais câlin (dans son sens usuel et non pas désuet) et mâtin (dans son sens figuré) sans aucun doute car il est l'âme du pépin qui noua l'idylle de mes parents il y a plus de nonante ans. Oui, je ne suis ni belge ni québécoise mais je trouve nonante plus musical que quatre-vingt-dix, pas vrai ?
La grande ville de Narvik et ses paillettes de fête foraine ont distrait un temps nos voyageurs du grand nord. Ils ont aimé la descente à skis aux flambeaux possible à toute heure de la longue nuit polaire tout en ayant bien conscience que les vrais bonheurs de la vie n'étaient pas forcément là.
Pour l'heure ils ont rendez-vous au village de Klaus qui lors de leur rencontre fin octobre à Bergen leur a ouvert les portes de ses ateliers et de ses entrepôts.(site officiel du village du père Noël)

photo wikimedia en licence libre conditions clic
et bien évidemment aussi Santa Park, son parc souterrain (site officiel)

dont l'entrée semble une forêt magique :


















mais aussi Arktikum, le musée arctique et centre scientifique de la Laponie.

aurore boréale sur la grande galerie de Arktikum
photo wikimedia en licence libre, infos clic


Ils ont pu, grâce aux moteurs de recherche d'Internet, organisé leur voyage et bien sûr, ils ont choisi le bus.
De Narvik à Rovaniemi
distance 414 km durée environ 10 h
Même s'ils auraient rêvé sur la trace des anciens s'y rendre en traîneau. Ils auraient dû prendre des chemins de traverse et en ces temps de bouleversements climatiques, pas sûr que le trajet y ait été suffisamment sûr.

Lors de leurs temps libres, ils suivent d'ailleurs avec attention les mésaventures des explorateurs sud africain et suisse Mike Horn et norvégien Børge Ousland en grande difficulté sur ce qui reste de banquise arctique et leur soulagement tout relatif quand deux norvégiens les ont rejoint, leur apportant vivres et soutien pour les accompagner (clic ; clic ; clic) et soulagés que cela se doit bien terminé.

Retrouvez sur son blog la liste des prénoms chez Jill Bill
et peut-être, les liens du rassemblement si Jill Bill le peut. On ne t'en voudra pas si tu ne fais pas ce suivi. Priorité à ta santé !
J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 11

Mes prénoms du mercredi saison1 dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 ; saison 8 ; saison 9 ; saison 10

Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour de récré de JB pour avoir créé les prénoms du mercredi,  s'en expliquait ICI.

lundi 9 décembre 2019

Défi n°228 : le train du quotidien

Aux matelots des CROQUEURS DE MOTS, étant à la barre pour cette quinzaine, Colette nous propose en toute simplicité pour le défi n°228 le thème suivant : Le quotidien.
À partir de cette citation :
« Le train quotidien va bientôt dérailler, qui veut rester dedans n’a qu’a bien s’accrocher. »
Robert de Houx, (acteur belge, 1926 - 2008) 

En vous inspirant de ces mots, sans nécessairement les employer, écrivez un petit quelque chose comme vous l’entendez, dans la forme littéraire qui vous plaît. Ce, pour lundi 9 décembre

Naguère, le quotidien des enfants
c'était le petit déjeuner
les camarades de la récré,
les pupitres bien cirés,
le cahier du jour, les leçons,
Chat perché, un deux trois soleil.

Le quotidien des adultes
c'était métro*, boulot, dodo,
(* ou auto, vélo, pédibus)
les enfants tard à l'étude,
un mois de congés payés
en attendant une retraite bien méritée.

Le quotidien des l'aïeules,
c'était leurs vêtements tristes et noirs,
la maigre pension de réversion
ou l'obole aux économiquement faibles,
et dans l'attente du grand soir,
les rares visites des minots.

Le quotidien de la fin de l'histoire
fut dans l'illusion endormie
d'une société qui serait plus douce,
arrachée de haute lutte
aux dynamiques de l'argent,
et du bonheur dans le progrès (matériel).

Cassandre a eu beau crier
alerte aux dérèglements
de notre Terre nourricière,
le train de l'humanité
dans sa course folle, folle, folle,
continue, telle une bête déshumaine.

été 2015, migrants en errance,
frontière entre Serbie et Autriche
 





La morne routine
qui ternit le quotidien
se fait regretter

quand le train d'une vie déraille
même quand il a crié gare.




quotidien
vie quotidienne
train quotidien ou train-train quotidien ? Train-train
dérailler
Cassandre, mythologie grecque, fille de Priam (roi de Troie) et d'Hécube (reine de Troie)
Syndrome de Cassandre


vendredi 6 décembre 2019

Rencontre

Pour la page 155 de l'Herbier de poésies 

C'était LA légende familiale. Ceux qui avaient l'âge d'avoir connu cette époque disaient tous que c'était la réalité.

Été 1928. Les années folles n'en ont guère pour plus d'un an à écouler ses jours dans l'enthousiasme et l'insouciance qui ont suivi la Der des Der. Et par amour,

Elle allait bientôt
laisser aux autres cousettes
les soies de Chanel

Les fenaisons avant les moissons, les fêtes villageoises, de comices agricoles en concours de pêche, généraient d'improbables rencontres. Proximités éphémères, frôlements sur pas de danse, ouvriers et patrons, ruraux de la terre et artisans du bourg, payses et urbains en vacances.

Il était venu
quelques mois tirer les fils
des lignes électriques

Une pluie soudaine. Elle avait un parapluie. Il n'en avait pas. C'est elle qui lui avait proposé un coin d'abri. La fin de l'été consacra leurs fiançailles. L'été suivant ferait de leur noce une fête citadine.

La jeune parisienne
pour des chemins de campagne
a quitté la ville

L'espoir revenu après la Grande Dépression et la Guerre d'après, des voix chantaient dans le poste de tsf plaqué d'acajou. Des voix pour "Un jardin extraordinaire", "La chasse aux papillons", "Le petit chemin qui sent la noisette", ... Ils se souvenaient du premier poste à galène monté dans les débuts de leur mariage. Ils y écouteraient radio Londres, en cachette dans le grenier. Et bien plus encore.

"un p'tit coin d'paradis
contre un coin d'parapluie
elle avait quelque chose d'un ange"*

Cet été s'annonçait joyeux enfin, avec leur petite dernière et leurs deux petits enfants pour fêter en famille leurs noces d'argent. "Le parapluie" de Georges Brassens était depuis deux ans leur hymne familial et ils se disaient tendrement qu'ils auraient pu reprendre chacun d'autres routes, comme dans la chanson.

Il y eut d'autres écueils
surmontés ensemble
jusqu'au jour inévitable.

Depuis plus de quarante ans pour lui, vingt ans pour elle, ils me manquent.

©Jeanne Fadosi, mercredi 03 décembre 2019
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 155 de L'Herbier



* Refrain de Georges Brassens, Le parapluie, chanson enregistrée en 1952, reprise dans le film Rue de l'Estrapade en 1953, deuxième titre du premier album de Brassens La mauvaise réputation, 1954, dont le premier titre fut durablement censuré.

jeudi 5 décembre 2019

Vers dorés, de Gérard de Nerval suivi de Sur le pays des chimères et de Cri

Aux matelots des Croqueurs de Mots, étant à la barre pour cette quinzaine, Colette nous propose en toute simplicité pour le défi n°228 le thème suivant : Le quotidien.
À partir de cette citation :
« Le train quotidien va bientôt dérailler, qui veut rester dedans n’a qu’a bien s’accrocher. »
Robert de Houx (acteur belge, 1926 - 2008)

Quant aux jeudis poésie des 5 et 12 décembre,
– Le courage
– La peur
dans l’ordre que vous souhaitez ou libre bien entendu ;

Peur, oui j'ai peur, et depuis longtemps, bien plus longtemps que ma présence sur les blogs. L'espoir d'une prise de conscience plus qu'infime s'amenuisant, mon courage s'effrite et je n'en ai plus guère. Des poèmes sur ces deux thèmes sont nombreux et il n'est pas facile de choisir. Avec l'amour, ce sont des mots clés depuis toujours pour les poètes.
Dans nos panthéons récents, les romantiques et les parnassiens ont frémi sous les dérèglements de la nature. Ce sonnet, paru dans le recueil Les chimères en 1854, me semble aller dans l'esprit de ce défi n°228 et comme un écho aux grandes conférences sur le climat dont la 25e se tient actuellement.

Ici une injonction à la crainte salutaire :

Vers dorés


Eh quoi ! tout est sensible !
Pythagore.
Homme, libre penseur ! te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose ?
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l'univers est absent.

Respecte dans la bête un esprit agissant :
Chaque fleur est une âme à la Nature éclose ;
Un mystère d'amour dans le métal repose ;
« Tout est sensible ! » Et tout sur ton être est puissant.

Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t'épie :
À la matière même un verbe est attaché...
Ne le fais pas servir à quelque usage impie !

Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché ;
Et comme un œil naissant couvert par ses paupières,
Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres !


Gérard de Nerval, recueil Les chimères, 1854.

Gérard de Nerval, 1808 - 1855, écrivain et poète français, figure majeure du romantisme français

Ici, le constat déjà sévère : sauf que je n'ai pas retrouvé de certitude quant à ce poème attribué à Nerval dans les odelettes (1834) ni dans les chimères (1854) dont il est absent.

Sur le pays des chimères

Sur le pays des chimères
Notre vol s’est arrêté :
Conduis-nous en sûreté
Pour traverser ces bruyères,
Ces rocs, ce champ dévasté.

Vois ces arbres qui se pressent
Se froisser rapidement ;
Vois ces roches qui s’abaissent
Trembler dans leur fondement.
Partout le vent souffle et crie !

Dans ces rocs, avec furie,
Se mêlent fleuve et ruisseau ;
J’entends là le bruit de l’eau,
Si cher à la rêverie !
Les soupirs, les vœux flottants,
Ce qu’on plaint, ce qu’on adore…
Et l’écho résonne encore
Comme la voix des vieux temps,

Ou hou ! chou hou ! retentissent ;
Hérons et hiboux gémissent,
Mêlant leur triste chanson ;
On voit de chaque buisson
Surgir d’étranges racines ;
Maigres bras, longues échines ;
Ventres roulants et rampants ;
Parmi les rocs, les ruines,
Fourmillent vers et serpents.

À des nœuds qui s’entrelacent
Chaque pas vient s’accrocher !
Là des souris vont et passent
Dans la mousse du rocher.
Là des mouches fugitives
Nous précèdent par milliers,
Et d’étincelles plus vives
Illuminent les sentiers.

Mais faut-il à cette place
Avancer ou demeurer ?
Autour de nous tout menace,
Tout s’émeut, luit et grimace,
Pour frapper, pour égarer ;
Arbres et rocs sont perfides ;
Ces feux, tremblants et rapides,
Brillent sans nous éclairer !…


Gérard de Nerval, Odelettes ? Les chimères ? autres ? pas de lui ?

"Autour de nous tout menace"
Aurons-nous du courage ou saurons-nous seulement crier ?

Ici, mon modeste effroi, retrouvé dans une note de la mémoire de mon téléphone et publié fin octobre 2017 :


Quand la vue se trouble
Refusant leur liberté
Je leur crie fraternité

Quand les temps se brouillent
Au mille feuilles de l'Histoire
C'est l'émiettement du sens

A en perdre la raison
Comme disait une chanson
Qui parlait d'aimer
Jeanne Fadosi, 14 avril 2016, 15 heures

variation sur Le cri de Munch
image de pixabay gratuit
CC0 Creative Commons

mercredi 4 décembre 2019

Destination Narvik avec Tabatha

Nos joyeux voyageurs ont déjà bien musardé aux Lofoten, cela en valait la peine ou plutôt la joie. Alors vite, vite, ils prennent l'avion (Rhô ! quand même ils auraient pu faire mieux), pour visiter vite fait la grande ville de Norvège située au-delà du cercle arctique.
Je vous laisse faire votre "marché" d'images sur votre moteur de recherche. Il y a l'embarras du choix

Peut-être n'y feront-ils qu'un peu de ski dans la nuit polaire, c'est sans doute dépaysant.




Tabatha est la colocataire de Vicky et grande fan de contes et légendes. Elle leur a préparé la suite de leur périple à l'invitation de Klaus. Mais chut, ne le dérangeons pas, il est déjà bien occupé à satisfaire les demandes de Nicolas. (Ah il n'est pas invité cette année à la cour de récré mais partout dans les maisons du nord de l'Europe)


Narvik Norvège - wikipedia
La bataille de Narvik, avril - mai 1940, et ICI


Retrouvez sur son blog la liste des prénoms chez Jill Bill
et peut-être, les liens du rassemblement si Jill Bill le peut. On ne t'en voudra pas si tu ne fais pas ce suivi. Priorité à ta santé !
J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 11

Mes prénoms du mercredi saison1 dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 ; saison 8 ; saison 9 ; saison 10

Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour de récré de JB pour avoir créé les prénoms du mercredi,  s'en expliquait ICI.