Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

lundi 9 mars 2026

Déficroq 322 (n°13 2025-26) : Gymnastique cérébrale ... et pas que

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...  
C'est donc Dômi qui prend la barre des CROQUEURS DE MOTS cette quinzaine pour le défi 322 avec  Un jeu de société qui nous titille les neurones avec des dés et des bouts de phrases pour en faire toute une histoire ! Et comme ce n'était pas si évident, elle nous a donné un exemple : Défi 322 .... Je vous donne le ton !!! - Les Croqueurs de Môts

Il me semble que j'avais à peu près compris. Et j'avais moi aussi fait un essai paresseux avec l'affiche a et la proposition 65 : 

La semaine dernière j'ai réussi à arrêter le temps. Enfin presque. vous savez que c'est ma marotte récurrente au fil de défis que je vous ai proposés. Enfin quand je dis "la semaine dernière" c'était celle quand j'ai fait mon brouillon, celle des derniers jours de février. 
Et croyez-moi, à part tricher et ne pas remonter les pendules, je n'ai pas trouvé la recette miracle.
Pas de bol nos nouveaux innombrables objets connectés nous remettent automatiquement les pendules à l'heure.
Et figurez-vous que je n'ai même pas besoin des pendules pour constater l'avancée inéluctable du temps. Il me suffit de me regarder dans une glace ou pire sur une photo où je me tiens voutée ou plus concrètement encore à la gym ou simplement en mettant mes chaussettes, que mes pieds sont de plus en plus loin de mes mains !
Sauf que mes chers petits loups plein d'énergie me sollicitent pour courir, sauter, et jouer avec eux à ras du sol. Et là, gRrr pour me relever ! 
Et tu veux mon avis ? Depuis que je m'assied par terre avec eux pour jouer à leurs jeux de société ou les aider à trier leurs lego ou leurs pièces de puzzle, j'ai l'impression que je me relève du sol moins laborieusement et que mes pieds se rapprochent de mes mains plus facilement quand je m'habille.

Dômi me passe la barre pour le défi 323 et nous voguerons dans le sillage des dix mots (ou d'une partie d'entre eux) de la semaine de la francophonie 2026 dont je vous rappelle la liste :

Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !
Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.
Présentation de l'opération | Dis-moi dix mots
Dis-moi dix mots | Dis-moi dix mots

Je vous en rappellerai le sujet lundi prochain 16 mars pour un défi à publier le lundi 23 mars.

Fadosi continue: Quand le temps fut aboli, pour Mil et Une

 

dimanche 8 mars 2026

Femmes

En ce 8 mars 2026,  Journée internationale des femmes


Les anciens artistes
savaient l'importance des femmes
plus d'un jour par an.

Pour un jour dans la lumière
tous les autres jours dans l'ombre
©Jeanne Fadosi, 8 mars 2011,

Femmes en haïkus

Femme de ce monde
célébrée pour ta beauté
partout sur la terre.

En fée du logis
tu es partout appréciée
auprès du foyer.

Ton ventre prospère
fait pour la maternité
reçoit des offrandes.

Tu es écoutée
dans l'ombre d'un second rôle
sur tous les sujets.

Mais dans la lumière
moitié de l'humanité
au mieux  invisible.
©Jeanne Fadosi, jeudi 3 mars 2011

L'Âge Mûr, sculpture de Camille Claudel exposée au Musée d'Orsay,

photographie de Arnaud25 en juillet 2010, source wikipedia




jeudi 5 mars 2026

Jeudis en poésie : Le Dragon à plusieurs têtes ..., de Jean de La Fontaine

Pour le défi 322 des CROQUEURS DE MOTS, à publier le lundi 9 mars Dômi nous propose d'écrire un texte en s'inspirant d'un jeu de société Comment j'ai adopté un dragon

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

Je ne vais pas vous faire le coup de rééditer Le dragon doux, de Raymond Queneau, mis en ligne dernièrement et néanmoins à une époque qui me semble antédiluvienne. Je me suis vaguement souvenue d'une fable assez énigmatique de Jean de La Fontaine qui me semble faire sens en ces temps troublés.
En voici la transcription en français moderne.
Pour la version dans la langue de La Fontaine et de Molière :

Le dragon à plusieurs têtes, et le dragon à plusieurs queues

Un envoyé du Grand Seigneur
Préférait, dit l’histoire, un jour chez l’empereur,
Les forces de son maître à celles de l’empire.
Un Allemand se mit à dire :
Notre prince a des dépendants
Qui, de leur chef, sont si puissants
Que chacun d’eux pourrait soudoyer une armée.
Le chiaoux[1], homme de sens,
Lui dit : Je sais par renommée
Ce que chaque électeur peut de monde fournir ;
Et cela me fait souvenir
D’une aventure étrange, et qui pourtant est vraie.
J’étais en un lieu sûr, lorsque je vis passer
Les cent têtes d’une hydre au travers d’une haie.
Mon sang commence à se glacer ;
Et je crois qu’à moins on s’effraie.
Je n’en eus toutefois que la peur sans le mal :
Jamais le corps de l’animal
Ne put venir vers moi ni trouver d’ouverture.
Je rêvais à cette aventure,
Quand un autre dragon, qui n’avait qu’un seul chef,
Et bien plus d’une queue à passer se présente.
Me voilà saisi derechef
D’étonnement et d’épouvante.
Ce chef passe, et le corps, et chaque queue aussi :
Rien ne les empêcha ; l’un fit chemin à l’autre.
Je soutiens qu’il en est ainsi
De votre empereur et du nôtre.
Jean de la Fontaine, Les Fables I, 1668

1. Fonctionnaire turc chargé de porter les ordres du sultan.

illustration pour le premier recueil des fables, 1668

Jean de La Fontaine — Wikipédia, 1621 - 1695, homme de lettres du XVIIe siècle  fabuliste et conteur.

lundi 2 mars 2026

Oyez Les CROQUEURS de MOTS : quel pilote pour le défi 322 ? C'est Dômi !!!

 ma participation à la page 256 de l'Herbier de poésies c'est ICI ---> Fadosi continue: Jardin d'hiver

Sur  Les Croqueurs de Môts, aux participations au défi 321, notre Âmirâle Domi termine sa récap par 

Pour le défi 322, annonce lundi 2 mars, je propose :

Le blog de Marie Chevalier, ou Jazzy, ou Zaza , sans obligation, si personne je prendrai moi même la barre, j'attends vos réponses !

Et la réponse est arrivée lundi soir ... à une heure où je ne consulte plus les petits et grands écrans :

C'est donc notre Âmirâle Dômi elle-même qui remet son costume de capitaine pour prendre la barre :

Défi 322 : Comment j'ai adopté un dragon ! - Les Croqueurs de Môts


la semaine dernière j'avais déposé un commentaire qui avait fichu une belle pagaille :

Merci pour la récap. Et j'attends de voir qui prendra la barre pour le défi 322.
Pour le défi 323 à lancer le 16 mars veille de la semaine de la langue française et de la francophonie (de 5 jours sic ???), j'ai une suggestion mais vous n'êtes pas obligés de la prendre : ce serait d'utiliser les dix mots sélectionnés cette année à découvrir ici https://dismoidixmots.culture.gouv.fr/
bises et belle fin de journée


parce que quelques jours après Dômi a déposé ce commentaire sur mon blog :
Inconnu a ajouté un commentaire à "Déficroq 321 (n°12 2025-26) : "Pour ce que rire ..."" 25 févr. 2026
Merci Jeanne pour cette tranche de vie. En 66, j'avais 7ans, j'ai connu une certaine rigueur mais en te lisant, je constate que la génération avant la mienne s'était déjà chargée du sale boulot. Moi je pouvais porter le pantalon en hiver et la culotte courte en été . J'ai connu la discipline, mais pas l'injustice, je garde d'excellents souvenirs de cette période de ma vie avant de retomber sous l'autorité toute puissante de ma mère (en réf à mon texte sur mon blog : L'oiselle et la Lionne) . En réponse à ta proposition d'un défi prochain, si personne ne se propose pour lundi, je fais appel à toi, promis !
Bisous Jeanne. 
Je suis allée visiter les blogs de Marie Chevalier, de Jazzy et de Zaza et je ne vois rien venir.

Bon, il semble que Jazzy ait des problèmes avec son ordinateur, alors ? Marie ? Jazzy ? Dômi ? moi ?


En attendant, si vous voulez cogiter sur la liste des dix mots (ou quelques uns d'entre eux) de Dis-moi dix mots de cette année :

Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !
Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

Jardin d'hiver

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
 


Jardin d'hiver

J'observe l'image et son titre m'est énigme. Ce noir si noir sur l'immaculé du blanc brouille mes idées dans le silence des mots. C'est que je n'imagine pas ainsi un jardin japonais. 

En fermant les yeux
c'est un jardin enneigé
qui dort sous l'hiver.

Maintenant s'impose à moi un jardinier au bord du précipice. De quelle plante prend-il soin en cette saison de dormance ? Mais l'image se déforme comme un continent avec son chapelet d'iles.

Quelques taches d'encre
faisant paréidolies
mes pensées s'envolent
©Jeanne Fadosi, mercredi 25 février 2026
pour la page 256 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 256


Jardin d'hiver, Henri Salvador, album Chambre avec vue, 2000


jeudi 26 février 2026

Jeudis en poésie : A la manière de Robert Desnos, une fourmi de dix-huit mètres

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

Pour ce dernier jeudi poésie de cette fin de printemps 2019, 
je n’affûterai pas moi-même mon crayon à poèmes, laissant aux écoliers qui ont bien plus de talent pour la poésie le soin de le faire :

Par exemple Ici ---> avec leurs mots et La girafe, la vache ... le flamand rose ou Ici ---> avec leurs feutres ou leurs pinceaux et le loup



et
Une souris verte qui court dans l'herbe grise
sur un sol tout rouge ?
ça n'existe pas, ça n'existe pas

Une souris verte, Les quatre Barbus et Lucienne Vernay

Et
Un petit matelot traversant la méditerranée
par plaisir
ça n'existe pas, ça n'existe pas

Le petit matelot, Lucienne Verlay

Et
un président de la république
qui nommerait Simplet à la Culture et Picsou aux finances
pour que plus un enfant n'ait de pensée triste
ça n'existe pas, ça n'existe pas
Et pourquoi pas ?

Gérard Lenorman, Si j'étais président, 1980

Et hors sujet sans doute mais comme youtube et Google s'étaient associés pour me proposer à suivre cette toujours magnifique et intemporelle chanson de Gérard Manset de 1975 :

Gérard Manset, Il voyage en solitaire, 1975

lundi 23 février 2026

Déficroq 321 (n°12 2025-26) : "Pour ce que rire ..."

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...  
C'est donc lilou qui prend la barre des CROQUEURS DE MOTS cette quinzaine pour le défi 321 avec des éléments de récit et un mot d'ordre (non contraignant) :

texte comique et déjanté recommandé mais vous pouvez en écrire une tragédie grecque.

J'ai fait un long brouillon insatisfaisant qui me ramenait toujours dans mes années d'internat à l'école normale d'institutrices, entre un règlement intérieur d'un autre âge et une autosurveillance imposée à la première de la classe. Alors impossible de faire un texte déjanté et comique.

Ce lundi matin, je me suis régalée de la lecture silencieuse des textes des croqueurs de mots. Puisque mes souvenirs me collent au cerveau, autant les mettre en mots :

1966, année mirifique décrite par Antoine Compagnon* où tous les possibles se construisent.
 
1966, j'entends année horrifique tant nous nous heurtions systématiquement à des dictats que nous ne comprenions pas. Seuls la rébellion des quelques garçons (moins de dix parmi 140 filles) qui partageaient deux fois par semaine le repas de midi à la cantine n'avait pas donné lieu à punition. Il faut dire qu'ils avaient déboulé dans le bureau de Madame l'économe avec dans leur assiette du poisson d'une fraîcheur relative mais surtout pas bien vidés.
 
1966, Nos jupes descendaient aux genoux et l'interdiction du pantalon ne nous avait guère donné envie de les raccourcir en ce janvier enneigé quand nous allions de grand matin de l'autre côté de la ville à l'école normale des garçons.
Alors quand l'une de nous était revenue un lundi avec une jupe plus courte à la mode, je ne sais plus quel professeur garant de nos bonnes mœurs lui avait intimé de découdre l'ourlet. Ni une ni deux, toutes les filles de la classe avaient fait de même par solidarité. Nos censeures embarrassées ont cherché en vain un point du règlement permettant de sévir. Rien n'interdisait les jupes de descendre au dessous du genou. Une petite victoire suivie de l'autorisation de mettre un pantalon pour sortir hors les murs de l'école par moins de zéro degrés.
 
1966, Adhérant joyeusement au préambule de Rabelais à son  Gargantua, nous avons eu l'idée déjantée d'utiliser un escabeau pour accrocher au dessus du tableau une banderole où nous avions tracé en grandes lettres au pinceau
 
"Pour ce que ris est le propre de l'homme"**

Nous n'avons pas compris la réaction outrée de notre prof de français et la punition collective qui s'en est suivie. Ce que nous ignorions, c'est que son grand dadais de neveu au chômage lui avait pourri son week-end en bâclant le nettoyage des murs de sa cuisine. Elle s'était bien juré que c'était la dernière fois qu'elle lui demandait un service tellement il était maladroit. Le grand benêt devant le courroux de sa tante n'avait pas su dire autre chose que "m'enfin, tata Lulu !", un surnom qui l'horripilait encore plus. 
 
1966, on ignorait tout du handicap de l'hyperactivité****. On ne croyait guère non plus les rares primatologues comme Jane Goodall qui déjà découvraient que les grands singes*** aussi savaient rire. 


photo partagée le 29 juillet 2009 dans mon billet
Que penseraient-ils des gazettes actuelles ? II - Fa Do Si

en 1966, nous avons immortalisé dans la neige la première autorisation obtenue pour mettre un pantalon au dessous de zéro degré pour traverser la ville. Encore fallait-il se remettre en jupe aussitôt de retour avant même l'étude de fin d'après-midi.

Antoine Compagnon — Wikipédia, né en 1950, écrivain, critique littéraire et académicien français

**Le rire est le propre de l'homme - Fa Do Si, sur mon premier blog 1er avril 2009


 
bonus musical :
Henri Salvador — Wikipédia, 1917 - 2008, auteur compositeur interprète musicien humoriste français
Ray Charles — Wikipédia, 1930 - 2004, pianiste chanteur compositeur et arrangeur américain 

vendredi 20 février 2026

Pour l'image 58 d'An'Maï : Rêve d'enfant

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...  

Ce n'est que tout récemment que j'ai vu que An'Maï avait repris ses ateliers d'écriture et notamment Une image des Mots. J'ai donc manqué les images 56 et 57. Pas sûr que j'aurais eu le temps d'y poser des mots, mais je dois dire que l'image 57 m'interpelle particulièrement et que j'ai lu, en silence, les participations sensibles qu'elle a inspirées. Tant pis pour moi.

Sur l'image 58 proposée le 15 septembre par An' Maï pour ses défis Une image des mots

image 58 d'An'Maï

L'enfant dans son lit de plumes tend l'oreille pour capter des bribes de la veillée qui se tient sous sa sous-pente. Les vieux, les parents, les voisins sont réunis aux soirs d'hiver autour de l'âtre. c'est la tradition au hameau depuis ... des ans et des ans. Entre filage et travaux de vannerie, ravaudages et rempaillages, on chante en chœur et les plus doués content et racontent.

Qui savait, ou pas,
que les rêves des enfants
sont fruits des adultes

qu'ils soient récits ou légendes
qu'ils soient contés ou images.

L'enfant de naguère va docilement se coucher après Bonne nuit les petits et peut-être l'interlude poétique de ...S'endormant comme une souche ou se relevant en douce, pour capter des bribes de la télé allumée pour les grands sur les infos du jour et les dossiers de l'écran.

Ne pas ignorer
que les rêves des enfants
viennent des adultes

qu'ils soient docus ou fictions
qu'ils soient écrits ou filmés.

L'enfant d'aujourd'hui vit dans ses bulles de proximité, selon l'usage des multiples petites machines des plus grands de son entourage. Il a eu l'autorisation de suivre quelques séquences du voyage pour plusieurs mois d'une spationaute vers son laboratoire orbital. Probablement sur minuscule écran d'un smartphone, au mieux sur un écran XXl. 

On feint encore d'occulter
que tout rêve d'enfant
est induit par les adultes

qu'ils soient vidéo, audio
qu'ils soient paroles ou images.
©Jeanne Fadosi, mercredi 18 février 2026