Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 19 mars 2026

Jeudis en poésie : Ballade à la lune, de Alfred de Musset

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...  

Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !
Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.

qu'est-ce qu'on fait avec ces dix mots ?
On écrit un texte (pas trop long), prose ou poésie, utilisant au moins trois de ces mots (à votre choix). Vous vous projetez (si vous le pouvez), vous imaginez, vous divaguez ... Vous pouvez aussi rembobiner et nous raconter comment vous imaginiez l'avenir il y a dix, vingt, trente ou quarante ou cinquante ans. Utopie, dystopie, sérieux, loufoque ... A votre gré dans les limites que nous respectons toutes et tous ici 

Puisque à la barre des CROQUEURS DE MOTS, le sujet du défi 323 que je vous propose cette quinzaine dans le sillage de la semaine de la francophonie et de la langue française nous suggère entre autre d'alunir, je me prend à rêver d'un monde où la lune inaccessible faisait rêver les poètes 

Il est plus long  que l'extrait que j'ai appris par cœur au cours élémentaire. (et pour cause)
Voici cet extrait tel que je l'ai retranscrit dans mon anthologie personnelle.

BALLADE À LA LUNE

C’était, dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune,
Comme un point sur un i.

Lune, quel esprit sombre
Promène au bout d’un fil,
Dans l’ombre,
Ta face et ton profil ?

Es-tu l’œil du ciel borgne ?
Quel chérubin cafard
Nous lorgne
Sous ton masque blafard ?

N’es-tu rien qu’une boule ?
Qu’un grand faucheux bien gras
Qui roule
Sans pattes et sans bras ?

Es-tu, je t’en soupçonne,
Le vieux cadran de fer
Qui sonne
L’heure aux damnés d’enfer ?

Sur ton front qui voyage,
Ce soir, ont-ils compté
Quel âge
À leur éternité ?

Est-ce un ver qui te ronge,
Quand ton disque noirci
S’allonge
En croissant rétréci ?

Qui t’avait éborgnée
L’autre nuit ? T’étais-tu
Cognée
À quelque arbre pointu ?

Car tu vins, pâle et morne,
Coller sur mes carreaux
Ta corne
À travers les barreaux.

Va, lune moribonde,
Le beau corps de Phœbé
La blonde
Dans la mer est tombé.

Tu n’en es que la face,
Et, déjà tout ridé,
S’efface
Ton front dépossédé.

Lune, en notre mémoire,
De tes belles amours,
L’histoire
T’embellira toujours.

Et, toujours rajeunie,
Tu seras du passant
Bénie,
Pleine lune ou croissant.

T’aimera le vieux pâtre
Seul, tandis qu’à ton front
D’albâtre
Ses dogues aboieront.

T’aimera le pilote
Dans son grand bâtiment
Qui flotte
Sous le clair firmament,

Et la fillette preste
Qui passe le buisson,
Pied leste,
En chantant sa chanson.

Et, qu’il vente ou qu’il neige,
Moi-même, chaque soir,
Que fais-je,
Venant ici m’asseoir ?

Je viens voir, à la brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.
Alfred de Musset, Premières Poésies, 1829 - 1835, éd. 1863





Pour lire ou relire le poème en son  entier :

Alfred de Musset, 1810 - 1856, poète, dramaturge et écrivain français de la période romantique

lundi 16 mars 2026

Oyez les CROQUEURS DE MOTS : Le défi 323 est annoncé

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...  

Cette quinzaine qui vient , c'est moi qui prendrai la barre des CROQUEURS DE MOTS
pour le défi 323 à publier le lundi 23 mars

Si j'anticipe la parution de l'annonce du défi, c'est que vous en connaissez déjà grosso modo la teneur, ma proposition étant de profiter de la semaine de la francophonie. 

17 - 20 mars 2026

 en voguant dans son sillage avec les mots proposés (ou une partie d'entre eux) de Dis-moi dix mots

C'est quoi Dis-moi dix mots ?
Le dispositif « Dis-moi dix mots » invite chacun à jouer et à s’exprimer de septembre à juin, sous une forme littéraire et/ou artistique, autour de dix mots choisis par les partenaires francophones. L’enjeu est d’illustrer la richesse de la langue française, sa capacité à évoluer et à désigner toutes les réalités contemporaines. Dis-moi dix mots | Dis-moi dix mots

C'est quoi le thème et les mots de cette année ?

Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !
Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.

Pourquoi maintenant et pas l'un des thèmes précédents ? pour ne pas publier des textes avant la date limite de dépôts de concours officiels notamment auprès des établissements scolaires.

Et maintenant qu'est-ce qu'on fait avec ces dix mots ?
On écrit un texte (pas trop long), prose ou poésie, utilisant au moins trois de ces mots (à votre choix). Vous vous projetez (si vous le pouvez), vous imaginez, vous divaguez ... Vous pouvez aussi rembobiner et nous raconter comment vous imaginiez l'avenir il y a dix, vingt, trente ou quarante ou cinquante ans. Utopie, dystopie, sérieux, loufoque ... A votre gré dans les limites que nous respectons toutes et tous ici 

Anecdote : en classe de cinquième en 1964, notre professeur de français nous avait soumis un sujet de rédaction nous demandant comment on voyait le monde en 1984.
Le roman 1984 de Georges Orwell n'était certes pas au programme des cinquième et je ne crois pas l'avoir lu si jeune mais 20 ans après 1944 et 20 ans avant cette date choisie, en plein dans les années des trente glorieuses, le thème était récurrent dans de nombreux magazines. 

Modèle !

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
 
 
Adamante - huile sur papier 21/30

Modèle !

Cours de dessin obligatoire ! Mais quelle galère ! Moi, je veux être architecte ! Point barre. La fac essaie de faire des économies et les élèves (volontaires, encore heureux) servent de modèles. Les filles se sont fait tirer l'oreille. Nous les garçons  avons charrié leurs manières de chochottes. Il faut dire qu'il y a de plus en plus d'étudiantEs en fac d'architecture. Comme si c'était un métier de femme. Les nus féminins sur le motif font partie incontournable du tout programme d'art plastique.
Perso, je préférerais des cours sur les nouveaux logiciels d'application sur tablettes et ordinateurs. A quoi peut bien servir de continuer à dessiner et peindre à la main ? Pour se venger de nos chahuts de garçons, elles ont réclamé le même régime pour le cours sur le nu masculin. Et comme je fais de la muscu, devinez quoi ? j'ai été désigné volontaire par mes copains devenus soudain lâches. 

Cours d'un autre temps
modernité apparente
société clivée

Voilà trois quarts d'heure que je me fais rabrouer toutes les cinq minutes. Soi-disant que je ne tiens pas la pose. Bon sang ! Je n'en peux plus. J'ai froid ; j'ai le dos en compote et la nuque raide ; je sens que je vais avoir une crampe. Heureusement que la séance dure juste une heure. S' ils avaient choisi le thème du penseur de Rodin ! Au moins je serais assis ! Je n'imaginais pas que c'était une telle corvée. Comment font les filles pour le supporter ?
Je me demande comment elles sont là, avec leur papier et leurs pinceaux. Qu'est-ce qu'on gamberge quand il faut rester immobile ! Et impassible. Je leur tourne le dos et ça m'énerve d'entendre les chuchotements et les petits gloussements étouffés. Si j'en profitais pour réfléchir au projet de ville qu'on nous a soumis pour dans un mois ? 

Caresse du soleil
sur mon corps nu sans armure
puissant et fragile

©Jeanne Fadosi, vendredi 13 mars 2026
pour la page 257 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 257

Illustration sonore :


vendredi 13 mars 2026

1986, 2011, 2026, Fukushima 15 ans après ... le temps de l'oubli ?

C'était il y a  quinze ans, un séisme suivi d'un tsunami et la catastrophe nucléaire la plus grave avec celle de Tchernobyl au printemps 1986, il y aura prochainement 40 ans. 
Pourquoi cherche-t-on à nous faire oublier ? pourquoi cherche-t-on encore et encore à faire croire que c'est la solution miracle ? comme au début des années 1970 ? 

le 10 mars ! veille d'un si cruel anniversaire !


Sendaï
Fukushima
Hiroshima
Nevada
Île du bonheur
Train de la peur
ou de la fortune
chant à la lune
L’île large
L’île longue
Longue pointe 
Nagasaki
Colleville
Tchernobyl
Ile des 3 miles
Three miles Island
Islande
Hokusaï
Sendaï
©Jeanne Fadosi, pour Mil et Une, image semaine 39

méditation au cimetière de Colleville

La Grande Vague de Kawagana,
Katsushika Hokusaï, vers 1823-1829


Quelques liens pour aller plus loin :
Hokusaï, 1760 - 1849, peintre, dessinateur et auteur de textes japonais

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...  

jeudi 12 mars 2026

Jeudis en poésie : Le regret de la terre, de Jules Supervielle

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...  
C'est donc Dômi qui a pris la barre des CROQUEURS DE MOTS cette quinzaine pour le défi 322 avec  un jeu de société qui nous a titillé les neurones avec des dés et des bouts de phrases pour en faire toute une histoire ! 
ET comme pour mon défi de lundi dernier j'ai tiré le thème "J'ai réussi à arrêter le temps" ce poème de Jules Supervielle me semble idoine.

Le regret de la terre

Un jour, quand nous dirons : « C'était le temps du soleil,
Vous souvenez-vous, il éclairait la moindre ramille,
Et aussi bien la femme âgée que la jeune fille étonnée, 
Il savait donner leur couleur aux objets dès qu'il se posait. 
Il suivait le cheval coureur et s'arrêtait avec lui, 
C'était le temps inoubliable où nous étions sur la Terre, 
Où cela faisait du bruit de faire tomber quelque chose, 
Nous regardions alentour avec nos yeux connaisseurs, 
Nos oreilles comprenaient toutes les nuances de l'air 
Et lorsque le pas de l'ami s'avançait nous le savions, 
Nous ramassions aussi bien une fleur qu'un caillou poli. 
Le temps où nous ne pouvions attraper la fumée,
Ah ! c'est tout ce que nos mains sauraient saisir maintenant »

Jules Supervielle, (Les amis inconnus, 1934 ?)


Jules Supervielle, 1884 - 1960, poète et écrivain franco-uruguayen

Un poème de circonstance en ces temps si troublés où les catastrophes actuelles provoquées par des hommes font oublier celles d'hier (15 ans Fukushima) et d'avant hier (40 ans Tchernobyl) et de demain déjà en marche depuis longtemps (la survie de la vie sur terre)

 

J'aurais pu aussi choisir de rééditer un poème de Esther Granek, partagé sur mon premier blog en avril 2011 et réédité ici le 22 novembre 2018. 
Je me demande bien se que cette poétesse et humaniste penserait de nos jours présents ?
Peut-être relirait-elle en boucle son poème de son recueil De la pensée aux mots, 1997 :

Et quand je le relis je comprends bien qu'elle désignait non pas les mâles mais tous les humains et peut-être qu'elle y déplorerait l'absence d'une strophe désignant la responsabilité d'une toute petite minorité d'hommes au pouvoir d'agir et d'emprise considérables, au masculin cette fois, dans ce désastre planétaire.