Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 24 novembre 2022

Vivre l'aventure ...

 Martine Martin à la barre des CROQUEURS DE MOTS pour ce défi n°272 nous invite 

Pour les jeudis en poésie :

    • Le 24 novembre : Revisitez une fable de la Fontaine connue (ou thème libre)
    • Le 1er décembre : Thème libre. 

Ma première idée a été de trouver un pastiche d'une des fables et ce n'est pas ce qui manque puis de chercher les fables de La Fontaine que j'avais partagé ici. Aujourd'hui, ce sera donc une sorte de mélange entre un "revisité" et le thème libre en vous proposant cette fantaisie écrite pour les prénoms du mercredi 

Bonaventure de Saumur

renommé pour Martine Vivre l'aventure ...

Bonaventure aurait pu être mon voisin
si mon père était resté à Varrains
Bonaventure était bon voisin
Je ne vais pas vous mentir
mon père aurait pu le faire rire
en lui racontant sa guerre
celle qu'on disait la der des der
quand deux ados plein de boutons
s'étaient cachés dans un camion.
mieux vaut la faire au cinéma
dans la vraie vie que d'embarras
s'invitent dans la grande illusion
venue ici par effraction.
©Jeanne Fadosi, mercredi 12 avril 2017

Avant d'opter pour cette réédition actualisée, je pensais rapprocher 

Fadosi continue: Les deux pigeons, de Jean de La Fontaine de La remise de Fadosi: Défi n°11 : Le klaxon (2) : la fugue que je cite dans la petite fantaisie sur Bonaventure.

Pour l'illustration sonore, Johnny Halliday (L'aventure c'est l'aventure), pas de souci. mais pour Saumur du groupe Trust, je ne vais pas m'attirer les foudres de ceux qui n'avaient pas apprécié. Je vous l'avoue le bruit et la fureur de ce type de musique n'est pas ma tasse de thé, d'autant que sur le sujet et sans restriction géographique, le talent de Jacques Brel (Les bourgeois) me semble inégalable. Et je doute qu'Yves Robert en avocat de la défense me soit encore d'un grand secours.

L'AVENTURE C'EST L'AVENTURE LES DISCOURS - YouTube (court extrait du film)



En cette période de monde à l'envers où les discours manquent singulièrement d'humour, je ne résiste pas à 
la dernière tentation du diable (celui de Jacques Brel bien entendu !)

"Nous sommes des tigres de papier, mais des tigres vivants"



Yves Robert, 1920 à Saumur - 2002, cinéaste et acteur
L'aventure c'est l'aventure : le film de Claude Lelouch, 1972, parodie politique avec Yves Robert en avocat de la défense ; l'archive vidéo
La Grande Illusionle film ;
Trust (groupe hardrock libertaire depuis début des années 1980) ;
la grande illusionchanson du groupe Trust
Saumur, chanson du groupe Trust
Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe Trust, acteur, écrivain, scénariste et réalisateur

Saumur ; Saumurois ; Anjou
Le folklore angevin
Spécialités du Saumurois ;
Le Cadre Noir de Saumur

mercredi 23 novembre 2022

Léno le cargo ou le vélo ?

Léno rêvait d'être un vélo
Oh ! Surtout pas celui de course
Loin des honneurs et de leurs sources !
Ni VTT ! simplement vélo-cargo.

Pour les trajets du quotidien :
Déposer l'enfant à l'école,
Franchir carrefours plutôt que cols,
Ramener courses et pain quotidien.

Las ! Il a toute l'éternité
Pour son passé revisiter
Quand il naviguait sur les flots.

Voyez avec ses congénères
La rouille qui coule de ses fers
aux flancs du vieux cargo Léno.




cimetière marin de la mer d'Aral 3 images


J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 14

Mes prénoms du mercredi saison1 
dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette, et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :


Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour  

vendredi 18 novembre 2022

Mercîîîîîîîîî ... pour vos Défis 271 ... et place au défi n°272 annoncé chez Martine

 Oui c'est Martine Martin qui prend la barre ce lundi et pour la quinzaine de ce défi n°272 des CROQUEURS DE MOTS à découvrir aussi sur le nouveau site des CROQUEURS DE MOTS sur overblog

Le Bateau de papier, 
Petits Contes et Classiques du Monde
 - Anonyme - Leslibraires.fr

4 merveilleux contes sur l'eau pour vos enfants ! :
Corderie Royale (corderie-royale.com)

J'ai lu et beaucoup apprécié tous ces mots croqués sur le temps et ses instruments. J'ai essayé de commenter en y renonçant assez vite car franchement je ne suis guère habile sur le clavier virtuel de mon téléphone portable ...

💖Alors un grand merci à vous d'avoir joué le jeu et trouvé le temps sans vous laisser distraire par les commémorations dithyrambiques du centenaire de la mort de Proust.

... et svp, laissez-moi encore un peu de temps pour faire la tournée de vos blogs car je viens juste de récupérer mon ordinateur (en fin de semaine dernière) à qui j'ai fait faire une cure de jeunesse et comme vous pouvez le constater, j'ai mis en ligne vos commentaires. Certains qui indiquaient leur publication sont évidemment caducs et j'espère de tout cœur que dans la liste des CROQUEURS DE MOTS aucune ne manque à l'appel des récaps.

Je ne suis pas et ne serai sans doute jamais de celles et ceux qui  font partie du fan club de Marcel. Même à voix haute ce n'est pas possible sauf avec Guillaume Gallienne et à petite dose. 

"Sur la lecture" de Marcel Proust lu par Guillaume Gallienne - YouTube

Et vous savez quoi,  je n'en ai pas honte.

Je ne recherche donc pas le temps perdu et si j'ai retrouvé mon ordi, je n'ai pas retrouvé loin s'en faut le temps pour rattraper presque deux semaines sans cet instrument qui  fait le lien avec vous.

Un merci particulier à Jazzy qui jeudi avec la pendule de Raymond Queneau m'a mis en tête pour la journée l'air du coq et de la pendule de Claude Nougaro et que j'ai envie de partager avec vous :

CLAUDE NOUGARO le coq et la pendule (live) - YouTube

jeudi 17 novembre 2022

Vers le futur, de Emile Verhaeren

A la barre du défi 271 des CROQUEURS DE MOTS j'ai choisi comme thème Le temps des horloges
et pour les jeudis poésie du 3 et du 10 novembre, je laisse le choix du sujet ou pour celles et ceux qui préfèrent un fil conducteur, de choisir un ou des instrument-s de mesure du temps.

Je reviens à mon habitude de partager un poème choisi. Voici un poème vieux de plus de 125 ans et d'une étrange actualité

Vers le futur

O race humaine aux destins d’or vouée,
As-tu senti de quel travail formidable et battant,
Soudainement, depuis cent ans,
Ta force immense est secouée ?

L’acharnement à mieux chercher, à mieux savoir,
Fouille comme à nouveau l’ample forêt des êtres,
Et malgré la broussaille où tel pas s’enchevêtre
L’homme conquiert sa loi des droits et des devoirs.

Dans le ferment, dans l’atome, dans la poussière,
La vie énorme est recherchée et apparaît.
Tout est capté dans une infinité de rets
Que serre ou que distend l’immortelle matière.

Héros, savant, artiste, apôtre, aventurier,
Chacun troue à son tour le mur noir des mystères
Et grâce à ces labeurs groupés ou solitaires,
L’être nouveau se sent l’univers tout entier.

Et c’est vous, vous les villes,
Debout
De loin en loin, là-bas, de l’un à l’autre bout
Des plaines et des domaines,
Qui concentrez en vous assez d’humanité,
Assez de force rouge et de neuve clarté,
Pour enflammer de fièvre et de rage fécondes
Les cervelles patientes ou violentes
De ceux
Qui découvrent la règle et résument en eux
Le monde.

L’esprit de la campagne était l’esprit de Dieu ;
Il eut la peur de la recherche et des révoltes,
Il chut ; et le voici qui meurt, sous les essieux
Et sous les chars en feu des nouvelles récoltes.

La ruine s’installe et souffle aux quatre coins
D’où s’acharnent les vents, sur la plaine finie,
Tandis que la cité lui soutire de loin
Ce qui lui reste encor d’ardeur dans l’agonie.

L’usine rouge éclate où seuls brillaient les champs ;
La fumée à flots noirs rase les toits d’église ;
L’esprit de l’homme avance et le soleil couchant
N’est plus l’hostie en or divin qui fertilise.

Renaîtront-ils, les champs, un jour, exorcisés
De leurs erreurs, de leurs affres, de leur folie ;
Jardins pour les efforts et les labeurs lassés,
Coupes de clarté vierge et de santé remplies ?

Referont-ils, avec l’ancien et bon soleil,
Avec le vent, la pluie et les bêtes serviles,
En des heures de sursaut libre et de réveil,
Un monde enfin sauvé de l’emprise des villes ?

Ou bien deviendront-ils les derniers paradis
Purgés des dieux et affranchis de leurs présages,
Où s’en viendront rêver, à l’aube et aux midis,
Avant de s’endormir dans les soirs clairs, les sages ?

En attendant, la vie ample se satisfait
D’être une joie humaine, effrénée et féconde ;
Les droits et les devoirs ? Rêves divers que fait,
Devant chaque espoir neuf, la jeunesse du monde !


Emile Verhaeren, 1855 - 1916, poète belge flamand d'expression française
 



mardi 15 novembre 2022

Les prénoms du mercredi saison 14 (liste jusqu'à fin juin)

 Bigornette aurait-elle pensé que sa joyeuse idée continuerait toutes ces années grâce à Jill Bill ?


La maîcresse de la cour de récré a annoncé qu'elle ferait la rentrée début octobre, vous y retrouverez sur son blog la liste des prénoms chez Jill Bill et peut-être, les liens du rassemblement

rendez-vous en octobre, mais à raison de 2 prénoms par mois... cela devient difficile, après 12 ans, d'en trouver de vieux, de rares, d'insolites.... bises de m'dame JB

lundi 14 novembre 2022

Défi n°271 : Le temps des horloges

A la barre du défi 271 des CROQUEURS DE MOTS j'ai choisi comme thème Le temps des horloges et Pour lundi 14 novembre  :

évoquer une histoire réelle ou imaginaire avec une horloge ou une pendule ou un réveil, une montre, un chronomètre, une horloge pointeuse, un cadran solaire ou pourquoi pas le sablier pour les œufs à la coque ou un jeu comme le scrabble etc, ou encore un métronome (un seul ou plusieurs instruments)
 
 en prose, en vers, en dessin, en mélange, peu importe,
juste  faire "pas trop long" pour favoriser la lecture des uns et des autres.


Au brouillon, j'avais écrit Le temps des horloges et des pendules. J'ai simplifié. Je réédite ce petit texte écrit initialement sur une idée de Jill Bill pour les croqueurs de mots : souvenirs d'enfance

C'était l'été de mes huit ans, je n'étais pas partie bien loin. Quel dépit, malgré la gentillesse de ma tante et de mon oncle, quand mes parents, que je suivais partout, sont allés sans moi, pour la première fois, au mariage d'un cousin auquel je n'étais pas invitée !
Ce n'était pas à mon intention spécifique mais dans les familles élargies très nombreuses, il faut bien à un moment donné mettre une limite. Pourquoi moi et pas mes frères et sœurs aînés (nous étions 7) et pour les plus âgés, leurs époux et leurs enfants, sans compter qu'il y avait d'autres cousins ...
Avec le recul, je me dis que mes parents avaient, pour la première fois de leur vie commune peut-être, l'occasion de faire un voyage rien que pour eux deux.
Peut-être pensaient-ils aussi, à juste titre, qu'il me serait plus facile d'apprécier mon prochain premier séjour en colonie de vacances. Mes colonies de vacances seraient ensuite une mine inépuisables de bons souvenirs.
Mais que j'étais chagrine d'être laissée hors de ces réjouissances ! 
Alors, au cœur solitaire de la nuit, pour me consoler de cette première séparation, dans la molle chaleur du lit de plume, après des journées gaiement remplies, je faisais défiler les souvenirs en cherchant à oublier les descentes de lit en peau de bête dont l'une des têtes ressemblait fort à un loup, et les ponctuations des heures sans sommeil par l'horloge de la cuisine et la pendule et le coucou de la salle à manger. Ils étaient réglés exprès avec un léger décalage. Imaginez le bruit du temps vers les onze heures du soir et les minuit !
J'égrenais les surprises des journées à la campagne rythmées par l'observation des tâches villageoises, comme le jour de lessive au lavoir. Mon souvenir récurrent à l'époque était celui de l'anniversaire de l'année d'avant.
Le sommeil me cueillait enfin et me transportait déjà au lendemain où dès sept heures du matin, la voix de la Marie du moulin me réveillerait inévitablement :

" Qu'e'q c'est-y qui dit l'baromètre pour C'tantôt ?" sa voix arrivant même à me faire oublier le concert des ding et des dongs et des coucou !

Je me rendormirais une bonne heure ou plus, maudissant cette voix trop matinale que les "chut" de mon oncle ne calmaient pas, en pensant aux appétissantes gelées de groseille et de framboise et au lait tout chaud encore, que la brave fermière venait de porter juste après la traite.

 


samedi 12 novembre 2022

Abécédaire du monde d'après : Z comme Z

 

Ce sinistre signe immense sur les véhicules des armées russes et de leurs supplétifs. Je n'ose pas écrire "alliés". Est-on allié d'un gourou dans une secte ?

Ce signe qui a fait couler beaucoup d'encre sur sa signification supposée.

Impossible de le passer sous silence alors que cette lettre n'existe pas dans l'alphabet cyrillique.

Ces tanks comme au bon vieux temps des invasions éclair de l'URSS puis de la Russie : Hongrie (1956), Tchécoslovaquie (1968), remplacés par les chars polonais lors du coup d'Etat du 13 décembre 1981 en Pologne, Tchetchénie (1994 et 1999-2000), Géorgie (1921 ; 2008), Ukraine (2014)

La mémoire est oublieuse pour les petits arrangements diplomatiques.

Un Z dans ma tête me renvoyant immédiatement au héros de nos enfances, ce Z tracé à la pointe de l'épée :


Z comme Zorro, ce noble bien sous tous rapports se transformant en un justicier luttant en Haute Californie contre ceux qui maltraitent les faibles : les bandits et les administrations.

Etranges sources historiques qui ont donné naissance à ce héros imaginaire hybride

Qui me renvoie à cette visite que j'avais faite en Californie, un peu au nord de San Francisco, sur les traces de la position la plus au sud de la présence russe jusqu'à la fin de la guerre de Sécession qui avait retardé la rétrocession de l'Alaska,  aux Etats-Unis d'Amérique.

Une cession qui fait fantasmer certains russes



 
Fort Ross — Wikipédia (wikipedia.org) vendu à un américain en 1841

J'aurais tant aimé évoquer d'autres mots plus jolis commençant par Z comme Zen et la sérénité qu'on lui attribue.