Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

lundi 20 mai 2024

Pour l'image 27 de An'Maï : "Time Stop !"

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée. 

Sur l'image 27 proposée le 15 mai au soir (ou plutôt les images) par An' Maï pour ses défis Une image des mots

René Magritte, Golconde, 1953

En lévitation
tous pareils et différents
monter ou descendre ?

Quel regard aurait l'enfant*
vierge de tout prérequis ?
©Jeanne Fadosi, vendredi 17 mai 2024
pour les images 27 d'An'Maï

Chute de diamants bruts
London City affolée
Melons sans pépins.**
©Jeanne Fadosi, lundi 20 mai 2024
pour les images 27 d'An'Maï

"Time stop ! (une phrase du film Mégalopolis)

"Les gens savent bien que n'importe quel artiste peut arrêter le temps. 
Que fait un peintre avec son tableau ? il arrête le temps. 
Que fait un danseur qui bouge dans un espace ?
L'art est une manipulation du temps
C'est le don qu'ont tous les artistes
C'est une métaphore dans le film.
Les artistes manipulent le temps."***
sic Francis Ford Coppola, France Inter L'invité de 8h20, vend. 17 mai 2024

* Référence à un livre que je suis en train de lire en ce moment : Les yeux de Mona, de Thomas Schlesser, où Mona est une fillette à qui son grand-père fait découvrir chaque semaine un tableau en lui demandant de l'observer un certain temps avant de dire ce que l'œuvre lui inspire et qu'il raconte.

** en référence aux marchés aux diamants. Les mines de Golconde ont fourni les plus grosses et belle pierres au monde et fait la fortune des sultans de la région. 1948 à 1951, l'indépendance de l'Inde et son accession à la république, puis la guerre de Corée, 1950 à 1953 : le commerce international du diamant a connu un ralentissement sensible avant de repartir dans les années 1960 et 1970.
London City et sa bourse, l'une des premières du monde. Dans les années 50 et longtemps après, il aurait été inimaginable  de concevoir un homme y travaillant habillé autrement qu'avec un tailleur un chapeau melon et un parapluie (pépin, pébroc) noirs. 

*** En écoutant la fin de l'entretien, j'ai trouvé que ce qu'il disait alors correspondait si bien au tableau de Magritte.

vendredi 17 mai 2024

Sur la route des vacances

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pour  Le nid des mots de abécé, thème de mai 2024 :
Prochain thème à publier le vendredi 17 mai 2024 sur votre blog :
Regardez, écrivez...

(collage réalisé par une participante du Nid des Mots de Panissières
Il est indispensable de cliquer sur la photo pour voir tous les détails)

Les pneus bien gonflés pour supporter le surpoids des bagages bien arrimés sur la galerie de toit, la quatre chevaux vert mousse pleine comme un œuf sur le chemin des vacances, devant le père au volant, la mère préposée aux cartes routières et au repérage des indications de direction. Derrière, deux ados et au milieu la môme crevette. Ils sont partis avant l'aube et il a fallu faire plusieurs arrêts, pause pipi pour lui, pause pipi pour les filles, plus compliquée quand il faut trouver un endroit où se protéger des regards. A l'époque il y a au total moins de 100 à 150 kilomètres d'autoroutes aux sorties de Paris qui ne les concernent pas et aucune aire de repos. (150 en 1960). On se débrouille dans la nature. Il faut aussi compter avec les arrêts pour faire le plein d'essence. Les réservoirs permettent une autonomie moins confortable qu'actuellement. Une pause nausée aussi, la gamine est rapidement barbouillée et là, c'est souvent un arrêt en catastrophe, en prenant garde aux autres véhicules. Pas de warnings, pas de rétro à droite non plus en ce temps-là.
Ils ont quand même fait une pause dans un café pour prendre un petit déjeuner avec des croissants. Un luxe patiemment économisé tout au long de l'année.
Papa va éviter Saumur et les imposantes Américaines des GIs de la base. Si jamais ..., comment fera-t-il pour reculer. Car évidemment ce sera à notre petite auto de céder le passage. Papa n'aime pas beaucoup ce qu'il prend pour de l'arrogance de ces militaires à qui la France devrait tout. En cette décennie 1950, il semble qu'on ait tout oublié dans les journaux du rôle de radio Londres et de l'armée, des armées des ombres, sans lesquels rien n'aurait été possible. Et les invisibles de la première heure. Maman lui fait gentiment remarquer que manœuvrer une grosse américaine dans les petites rues, ils ne le peuvent pas tout simplement. 
Heureusement il connait bien la région et s'il faut faire un détour de quelques kilomètres, le pont suspendu sur la Loire mérite même un arrêt, leur admiration, et même quelques explications techniques pour les grands. La petite, mine de rien, n'en perd pas une miette.
L'arrêt chez Tante P est bien trop court. C'est toujours une aventure et un bonheur de parcourir l'allée fleurie et embaumant de son jardin luxuriant vers le cabinet. C'est toujours frustrant de ne pas avoir le temps de regarder les dessins des journaux qui servent de papier toilette. Bon d'accord, c'est rêche sur la peau. Mais on a l'habitude.
Dans sa cuisine, ça sent bon le pain grillé qu'elle a préparé dès notre arrivée. Un verre de lait grenadine bien frais ... Hmmm. Papa va encore râler quand on va avoir besoin d'un autre arrêt pipi.
Tout le répertoire de chansons est mis à contribution pour faire passer le temps. On joue aussi aux plaques d'immatriculation : idéal pour apprendre les nombres et les départements. Quand l'ennui s'installe, elle se risque une ou deux fois à un "quand est-ce qu'on arrive ?". 
La route est longue vers l'océan. Ils feront bientôt un pique-nique. Tout le monde sur une grande couverture, une toile cirée en guise de table, et un panier renfermant des trésors savoureux qui changent des sandwichs jambon beurre. Tante P nous a même donné une galette cuite exprès et prédécoupée en 10 pour plus de commodité.
On est pas très loin de Cholet, une occasion d'entendre la fabrication des mouchoirs, comme ceux de leurs poches.
Enfin des oiseaux marins annoncent l'approche de la mer. Ils n'ont pas encore pris l'habitude d'aller se nourrir des restes alimentaires des grandes villes. Par la glace ouverte l'odeur iodée et salée des embruns. Ils longent une corniche rocheuse puis une baie bordée de dunes et de pins. Point d'immeubles encore en front de mer. Ils ignorent que c'est un sursis avant la grande colonisation du béton pour accueillir toujours plus de vacanciers.
Pour l'heure, il leur suffit de guetter le phare et le clocher. Leur location doit être tout près.
L'enthousiasme gomme la fatigue et tout le monde (enfin sauf la plus petite qui aimerait bien aider elle aussi) participe à l'installation. Maman et J préparent un dîner frugal mais suffisant pendant que Papa et G vérifient les épuisettes et les cannes à pêche. 
Après le repas du soir, ils iront tous ensemble à pied jusqu'à la petite plage du port. Avec un chandail car les soirées de septembre se font fraiches.
La grande plage de sable fin sera pour plus tard. 
©Jeanne Fadosi, samedi 11 mai 2024
pour le  nid des mots de abécé de mai 2024

Pour rappel :

jeudi 16 mai 2024

Jeudis poésies : Ponctuation, poème personnel

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Le grand malheur qui a bousculé la vie de la Capitaine des CROQUEURS DE MOTS a mis les défis en stand by. J'ai pourtant envie de continuer ces partages poétiques. Aujourd'hui, dans le prolongement de mes billets précédents, une réédition.

c'était au début de septembre 2010 et j'avais écrit ce poème pour L'île de Lilie qui pilotait un défi des croqueurs avec cette jolie consigne :

"Ecrire un joli conte sur les signes qui sont la respiration des phrases et du sens"

En ce temps où l'on venait de porter en terre ma petite nièce sans que j'ai même pu y aller j'écrivais :

Pas vraiment d'inspiration en ce moment, toutes mes pensées tournent en bouclent et reviennent sur le sens et le non sens de ce qui vient de s'achever.

Alors juste cette banalité,


La vie est une parenthèse
qui s'ouvre en points d'exclamation,
et se décline en paragraphes
ponctués de points à la ligne.
de points-virgules ;; au fil du temps,
en d'autres points de suspension ...
quand le silence remplace les mots.

Elle accepte d'autres parenthèses,
pourvu que le chemin soit droit.
La ligne tantôt droite ou courbe,
la route plus ou moins fluide,
reste une succession de points,
la durée liant les instants.


Elle s'achève souvent bien tôt,
d'un autre point d'exclamation !
sidéré d'effroi celui-ci,
bien différent des tout premiers,
qui étaient d'avenir, de joie. 



Pour certains c'est le point final
d'une froide pierre tombale,
Pour ceux qui sont dans la croyance
d'un paradis et d'un enfer,
ce sont des points de suspension ...
qui s'ouvrent sur un infini. 

Sans croyance d'un rien ou d'un tout,
pour tous les autres  dont je suis,
dans l'humble hésitation du doute,
une vie entre parenthèse
devient point d'interrogation.

          ©Jeanne Fadosi, dimanche 5 septembre 2010, modifié mardi 1er novembre 2017

Et un poème, peut-être son dernier, du conteur Henri Gougaud, un poème à déguster et méditer


 

samedi 11 mai 2024

Si seulment ... l'IA est-elle intelligente ?

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée. 


Ci-dessus un cliché presque sans retouche. Presque . Car en découvrant la nouvelle performance du bouton effacer, le logiciel de retouche a d'un coup d'un seul a fait disparaitre une voiture qui faisait tache dans ce paysage. Tout le reste y est vrai, du moins à la date de la prise de vue car le forsythia est bien sûr depuis longtemps défleuri. La photo ment-elle parce qu'il y manque juste une voiture sur le parking ?

Il y a peu dans ce logiciel basique, c'était la galère quand je voulais ne serait-ce que améliorer un tout petit détail.
Oui cette nouvelle performance est due sans aucun doute aux progrès des correcteurs automatiques. 
Corriger une photo n'est pas nouveau et date de l'invention de la photographie. Je me souviens de mon exéma après un stage photo où l'on bidouillait à mains nues dans les bacs de révélation pour corriger une sous ou une sur-exposition. Ce qui change, c'est l'aisance et la rapidité à faire.

Quant au début de mon titre ...
Non, non, vous n'avez pas la berlue, ni moi non plus. Il était environ 9h45 ce lundi 6 mai et je venais de déposer un commentaire sur la participation de Jill Bill à la page 233 de l'Herbier de poésies. 

J'ai pianoté sur mon clavier :

Si seulement par magie on pouvait ... si seulement il suffisait d'éloigner les oiseaux de mauvaise augure et de casser le thermomètre pour faire baisser la fièvre, si seulement Jill, si seulement ...

brillantissime sur ce tableau ...

J'ai envoyé le com après deux ou trois demandes du Captcha sur des bouches d'incendie pour attester que je ne suis pas un robot et j'ai lu ça :

Il y a 1 min
 Éditer

Si seulement par magie on pouvait ... si seulement il suffisait d'éloigner les oiseaux de mauvaise augure et de casser le thermomètre pour faire baisser la fièvre, si seulment Jill, si seulment ...

brillantissime sur ce tableau ...


si seulment, si seulement
Est-ce moi qui ai tapé trop vite ou trop faiblement sur la touche e ? est-ce le générateur orthographique doté d'un moteur d'intelligence artificielle générative qui a pris des libertés avec mes mots ?

Pour une fois j'avise le petit bouton "éditer" avec son petit crayon et je rectifie en insérant le e là où il manquait (étrangement pas au début de la phrase)

Ma correction a titillé la routine Captcha qui cette fois-ci me demande une bonne dizaine de fois si je reconnais des vélos, des motos des passages piétons et j'en passe ... grrrr. Comme si un robot avec une bonne vue ne serait pas plus habile que moi simple mortelle à cet exercice ?

Un temps mis à profit par mes neurones (capables de dédoublement, comme ma vue) pour déceler un sens caché à ce mot tronqué exactement en son milieu de la lettre de la disparition de Pérec.
Seulement
Seulment
si seulment
si seul ment
et en mettant ce quatrain digne d'une chanson pauvre en texte, me vient un autre mot
salement

Il faut vous dire que j'ai eu jeudi dernier, lors d'une de ces occasions de rencontres qui vous font remonter loin dans les souvenirs d'enfance, une conversation sur la vérité et le mensonge.

J'arrête ici ce brouillon en attendant de lui trouver une occasion pertinente de le publier après en avoir trouver une fin et une morale peut-être.

Et pendant ce temps, mon oreille et mon cerveau laissent entrer les mots les phrases et leur sens (ou pas) d'une émission sur l'hypnose sans y prêter attention.


Je reviens à cet article. Ce n'est pas un hasard si j'ai choisi des passages pour piétons. C'est une proposition récurrente dans les images des Captchas et je ne suis pas la seule à être "gonflée" par ces demandes sans garantie sur l'efficacité de leur fonction.

Cette image retouchée ne pourrait pas témoigner, parce que retouchée. Pauvre princesse qui pour ménager ses enfants avait retouché il y a peu sa coiffure pour donner des nouvelles de sa santé.
Oui Mais, imaginez que sur la photo que je propose au début, j'avais, non pas fait disparaître l'auto, mais que je l'avais remplacé par autre chose, par exemple un autre véhicule qui n'y était pas !
ou un loup avec l'intention de faire croire qu'ils arrivent dans ma campagne ...


jeudi 9 mai 2024

Pour les images 26 de An'Maï et jeudi poésies : Vivre

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée. 

Sur l'image 26 proposée le 1er mai au soir (ou plutôt les images) par An' Maï pour ses défis Une image des mots

C'est le vendredi matin 3 mai que j'ai découvert les images 26 proposées par An'Maï. 
Au lendemain d'un aller retour éprouvant et chargé d'affects de 500 kilomètres.
Des images qui m'ont parlé. Evidemment. Une évidence que comprendront celles et ceux à qui je dédie ce poème, s'ils passent par ici.

à O., à M., à G&M,  à P, et à celles et ceux qui étaient là aussi ou qui ne pouvaient pas être là.


Ils sont venus tous les deux.
effort considérable bousculant
les contraintes du quotidien qui se taisent, 
Rançon de l'âge aux petits et grands tracas.
Effort qui remue les chagrins des départs.

Il est venu sans elle, épaulé par un fils.
Trop rares sorties quand le corps se dérobe,
Au trop fréquent motif ravivant le vide de l'absence.
Il lui arrive encore de la croire là.


Pour lui le compte à rebours,
Pour l'ado venue avec son père,
Le rappel chagrin de ses grand-mères.

Elle est venue sans lui
depuis un cœur d'hiver qui le lui a pris.
Les saints de glace sont en avance
L'église au moins protège du vent.
Elle se laisse guider vers un banc
osant enfin dire et assumer sa cécité.


Naguère un petit-fils,
Aujourd'hui un fils, son fils aîné
Bien plus tôt la petite, puis son unique fille.
Il fait trop froid, les bancs dehors resteront vides.
Et les cœurs en jachère feront bonne figure.
©Jeanne Fadosi, vendredi 3 mai 2024
pour les images 26 d'An'Maï

Elle est venue pour lui
C'est leur dernier voyage ensemble,
elle debout larmes tues,
lui dans l'oubli des mots
pour l'éternité.
Demain ses pas la mèneront sans lui
dans la dignité de continuer
Pour lui.
 Qui lui demande d'être vivante*.
©Jeanne Fadosi, lundi 6 mai 2024
pour l'image 26 d'An'Maï

lundi 6 mai 2024

Incantation

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Pour la page 233 de  l'Herbier de poésies

Je souris aux remarques pertinentes et érudites de LVM sur le respect strict (ou pas) des règles de la poésie japonaise tels les haïkus, tankas, haïbuns et maintenant rengas. 
J'ai redécouvert les nabis il y a quelque temps en allant au printemps 2023 visiter une exposition fort intéressante du musée Maurice Denis de Saint Germain-en-Laye Yvelines | Les Femmes mises à l’honneur au Musée Maurice Denis (youtube.com)

En laissant à mon tour mes neurones vagabonder sur la peinture de Paul Sérusier, j'ai hésité entre plusieurs chemins de mots et de sens entre respect et transgression de formes.  Je les partage avec un brin de malice* sans choisir.

***

"En ta paume mon verbe et ma pensée". Telle est la devise des Nabi qui signent leurs échanges épistolaires de leur surnom et du sigle « ETPMVMP ».  Est-ce ainsi que pensait le maître en activant son pinceau dans le souvenir de la forêt du Huelgoat ? Ou vagabondait-il du côté du roc au Chien dominant en forêt d'Andaine les thermes et le lac qui, dit-on, aurait été celui du Lancelot de la légende du roi Arthur **?

Les mains en offrande
humble incantation de Grâces
chaudement (chastement) vêtues

Au feu, au vent, à la pluie
tels des (quels) mantras dans leurs paumes ! (?)

Trois Grâces rhabillées
au vent mauvais de l'Histoire
conjurent (conjuguent) leur(s) destin (desseins)

Chastement ou chaudement,
Quels sorciers (sourciers) pour quelles suppliques ?
©Jeanne Fadosi, samedi 27 avril 2024
pour la page 233 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 233

Paul Sérusier - Incantation-le bois sacré - 1891 DR

*Attention, je ne pense nullement maléfice (sourires)
**" Les légendes arthuriennes sont une autre facette de cet endroit, puisque Bagnoles et ses environs auraient servi de prototype au pays de Lancelot du Lac de Chrétien de Troyes qui aurait séjourné à la cour d'Aliénor d'Aquitaine en son château de Domfront. Le calendrier des événements culturels de la station inclut d'ailleurs une visite des sites arthuriens les plus célèbres repris dans plusieurs documents et livres."

Ci-dessous d'autres traces de mes vagabondages, titillée par le sort des monts d'Arrée à l'été 2022, proches de la forêt du Huelgoat, par le choix du nom polysémique "grâce" au printemps des poètes et les  utilisations à n'en plus finir  d'une phrase qu'aurait prononcée André Malraux sans en retrouver la trace exacte et utilisée imprudemment et impudemment :

jeudi 2 mai 2024

Jeudis poésies : La veuve

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée. 

Il y a des hasards signifiants. J'allais refermer mon ordinateur pour m'occuper de l'ordinaire de mes jours, en l'occurrence préparer la poubelle à sortir si le temps n'est pas trop mouvementé.
Le refermer en oubliant de mettre en ligne un poème à partager. 
Il, avait fallu que je m'attarde dans mes souvenirs de brins de muguet ...
Il a fallu que je découvre la proposition de Renga 5 pour l'Herbier de poésies (je n'aurai pas encore la tête à me frotter à l'exercice mais je lirai), que je lise le point de départ "Devant la barrière" ...
Je me suis rappelée une page de l'herbier où j'y évoquais une barrière. 

A O.
La veuve

Elle trottine sans bruit,
Sans égard pour les bouquets.
Son homme n'est plus.

Elle a hâte de regagner
Son jardin et son logis.

Sa mélancolie
pleure le brin de muguet
qu'il n'offrira plus.

A-t-elle su bien le refaire,
ce nœud qui tient la barrière ?

Elle passe invisible,
dans son manteau de chagrin
La veuve au hameau.

Qui maintenant dénouera,
la ficelle sur sa clôture ?
©Jeanne Fadosi, jeudi 16 février 2023
légèrement modifié pour l'actualiser à la saison
pour les pages 218  et 219 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 219
et parmi les retardataires sur la page 218



PHOTO ABC