Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 17 septembre 2026

Jeudis en poésie : Le piano de la plage, de Charles Trénet, paroles et musique

Certes, les défis des CROQUEURS DE MOTS se sont allégés des jeudis en poésie et pourtant je garde toujours l'envie d'y associer en partage un poème choisi, voire de mon cru, en souvenir des temps où c'était le jeudi qui offrait une pause aux écoliers entre lundi, mardi et mercredi puis vendredi et samedi de 8h30 à 11h30 et de 13h30 à 16h30, eh oui, même le samedi !
Alors, comme pour le déficroq 331, deuxième de la nouvelle saison, Jill Bill nous suggère de fantasmer à partir d'un image sur un professeur de piano diabolique, je me suis demandée si ce n'était pas le piano lui-même qui l'était

Le piano de la plage

1. Le vieux piano de la plage ne joue qu’en fa qu’en fatigué
Le vieux piano de la plage possède un la qui n’est pas gai
Un si cassé qui se désole
Un mi fané qui le console
Un do brûlé par le grand soleil du mois de juillet
Mais quand il joue pour moi les airs anciens que je préfère
Un frisson d’autrefois
M’emporte alors dans l’atmosphère
D’un grand bonheur dans une petite chambre
Mon joli cœur du mois de septembre
Je pense encore encore à toi
Do mi si la

2. Le vieux piano de la plage ne joue qu’en sol en solitude.
Le vieux piano de la plage a des clients dont l’habitude
Est de danser samedi dimanche.
Les autres jours seul sur les planches
Devant la mer qui se souvient il rêve sans fin...
C’est alors que je sors tout courbatu
De ma cachette
Et que soudain dehors tremblant, ému,
Devant lui je m’arrête
Et c’est inouï tout ce que je retrouve
Comme cette musique jolie m’éprouve
Me fait du mal me fait du bien
Je n’en sais trop rien

3. Adieu, adieu piano tu sais combien peuvent être cruelles
Ces notes que tu joues faux mais dans mon cœur ouvrant ses ailes
S’éveille alors la douce rengaine
De mon heureux sort ou de mes peines.
Lorsque tu tapes, tapes, toute la semaine mais le samedi
Quand les jeunesses débarquent
Tu sais alors brigand de la plage
Que ton souvenir les marque
Et qu’un beau soir passé le bel âge
Un autre que moi devant la piste s’arrêtera là et sera triste
En écoutant le cœur battant
L’air de ses vingt ans
Charles Trénet, Le piano de la plage, 1958,
Chansons d'aujourd'hui (Columbia, FS 1088, 1959)


Charles Trenet — Wikipédia, 1913 - 2001, auteur compositeur interprète français, surnommé Le Fou chantant

Le piano de la plage,  Laurent Voulzy, album de reprises La septième vague, 2006 2007

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi* !)... et j'en oublie ... 
*vérification faite, c'est tous les blogs de Hautetfort que mon parefeu bloque.

lundi 14 septembre 2026

Oyez les CROQUEURS DE MOTS : défi 331 annoncé chez Jill Bill

Et là ce n'est pas une surprise pour ceux qui lisent aussi les commentaires  

Je vois que mon nom est au début de liste, donc, lundi 14 à moi de présenter le défi/lundi suivant... ok, faisons cela.... Amitiés les Croqueurs, JB
J
ok Jill, défi 331 annoncé par toi lundi prochain 14 pour le 21, et donc en 2e de la liste, je prendrai le relais du défi 332 à annoncer le lundi 28 septembre pour le défi du 5 octobre. Ensuite ce sera peut-être Martine Martin, elle a des sujets en réserve car elle anime des ateliers d'écriture, mais je ne sais pas si elle voudra continuer sur le blog. Après elle c'est Dômi sur la liste.
Belle fin de journée à toutes et tous

Courez en prendre connaissance chez Jill ici --->

Il y est question de piano, de soupir, de cacophonie ... à longue portée ?


à condition que la paix soit librement choisie d'un commun accord et ne soit pas une soumission contrainte à une tyrannie.

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jeudi 10 septembre 2026

Jeudis en poésies d'été en musique et en chanson : Je rêvais d'hommes frères, de et par Michel Bühler

Et la reprise de mon jeudi en poésie pour souligner l'esprit de ma participation au défi 330 des CROQUEURS DE MOTS.


Je rêvais d'hommes frères

Je rêvais d'hommes frères    
Et j'avais quoi... quinze ans   
La démarche légère 
Et le cœur palpitant 
J'avais le regard clair 
D'un qui s'en va confiant      
C'est sûr qu'on allait faire       
Bien mieux que ceux d'avant 
La famine ou la guerre 
C'est chose qui dépend 
De décisions premières 
Et du choix des vivants      
La raison la lumière 
Guidaient mes pas d'enfants      
Qui allait mettre à terre 
Tous les trop vieux tourments
      
Maintenant que l'hiver 
Et ses nuages blancs 
Et ses arbres austères 
Se pointent à mon tournant 
Maintenant qu'il s'avère 
Que j'ai fait largement 
A bord de la galère 
La moitié de mon temps  
Sans faire d'inventaire 
Sans jouer le bilan 
Je regarde en arrière 
Quelquefois, rarement 
Que d'amis, de compères 
Que de rires et de chants 
Que d'envies d'autres mers 
Que de soleils brûlants 

Comme jadis et naguère 
J'habite obstinément 
Un lieu où le vulgaire 
Se mêle aux bonnes gens 
Un pays de contraires 
Frileux et désolant 
Fermé dans ses frontières 
Et qui est mien pourtant 
Lorsque me désespère 
Son brunissant présent
Je prends en solitaire 
Le sentier montant 
Là-haut face au mystère 
Venant du firmament 
J'écoute l'univers 
Et je salue le vent 

Faudrait une manière 
De remerciement 
Pour l'amour qui éclaire 
Intérieurement 
La maison tout entière 
Depuis bien des printemps 
Pour tes yeux bruns ou verts 
Ça dépend du moment 
Pour ta chanson d'hier 
Dans le soleil levant 
Pour l'heure où tes paupières 
Se ferment doucement 
Pour la vie que l'on gère 
Comme on peut bien souvent 
Pour la vie qu'on espère 
Pour la vie simplement 

On apporte sa pierre 
Dessus le bâtiment 
La pauvre primevère      
Naît à chaque printemps 
Etais-je une poussière 
Ou bien un diamant 
Qui fixe le critère? 
Qui rend le jugement? 
J'avais l'âme sincère 
Et mon petit talent 
Est-ce qu'on exagère 
A vouloir le beau temps? 
Suivais-je une chimère     
Suis-je trop innocent?     
Je rêvais d'hommes frères 
J'en rêve follement
 
Michel Bühler, L'Auberson, 7 octobre 2006
album Passant, 2008 


Je Rêvais D'hommes Frères, album Passant, 2008
 
Michel Bühler — Wikipédia, 1945 - 2022, chanteur, écrivain, acteur, poète, compositeur, dramaturge et enseignant suisse du canton de Vaud


Mais tout n'est peut-être pas perdu quand on apprend ces sauvetages miraculeux :

Et en piqûre de rappel :
La marseillaise de la paix, mis en ligne 2018, adaptation de la Marseillaise par Chanson Plus Bifluorée, par Les musiciens et choristes des Conservatoires de Saintes et de Rochefort
à condition que la paix soit librement choisie d'un commun accord et ne soit pas une soumission contrainte à une tyrannie.

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