Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 17 octobre 2019

«le faussaire de Paris», avec les mots de Adolfo Kaminsky et Yves Jaeglé

Jill Bill a pris la barre du rafiot navire des CROQUEURS DE MOTS pour le défi n°225. Maintenant que vous avez découvert lundi l'image qui en le support, vous comprenez la piste à nous donnée pour ce second jeudi poésies de ce défi : "le faussaire".
Le hasard ou les mêmes lectures qui sait m'a fait découvrir dans les pages loisirs du quotidien "Le Parisien" de vendredi 4 octobre 2019


le podcast du journaliste qui a eu la chance et l'intelligence de l'interviewer fait une vingtaine de minutes : il est passionnant et je vous invite vivement à prendre le temps de l'écouter.

https://player.pippa.io/code-source/episodes/adolfo-kaminsky-faux-papiers-vrai-heros


Le faussaire de Paris, le technicien ...
Le Mozart de la carte d'identité.
Sa main ne doit jamais trembler.

D'elle dépend la vie d'un être humain.
L'identité, c'est quoi ?
Une escale en Turquie,
une sœur y naît «apatride».
Les papiers, ça n'a pas de prix,
et parfois pas de sens.
«Surtout dis bien que tu es Argentin, pas juif.»
L'enfant a écrit juif,
l'enfant juif qui ne savait rien du judaïsme.
Trois mois au camp de Drancy
une centenaire sur un brancard
allant travailler en Allemagne ...
On savait ...


Un homme à la longue barbe élégante

«à la Victor Hugo»
leur liberté en héritage.

«La nationalité, c'est une étiquette,
qui permet de vivre ou de mourir ...»
Comme les dés du hasard*
au sablier du temps**.

Une libération in extremis,
trente années dans le secret du Bien
Sauver des vies, sa vocation,
son «combat, l'indépendance de l'être humain.»

Clandestinité
d'un génial faussaire d'honneur
légende vivante.

Un femme syrienne et son enfant, dans le camp d’Ain Issa, en juillet 2017.
 BULENT KILIC / AFP

Adolfo Kaminsky
, né le 1er octobre 1925 en Argentine de parents russes, résistant français spécialisé dans la fabrication de faux papiers, photographe
Une exposition lui est consacrée au Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme (mahJ)








* Allusion au poème calligraphique de Stéphane Mallarmé, Un coup de dés jamais n'abolira le hasard, 1897
** Au sablier du temps, un poème que j'ai écrit pour milleetune


mercredi 16 octobre 2019

Fadosi continue ici

Billet d'accueil

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Profitez des instants de la vie :
le temps s'écoule à sa cadence,
trop vite ou trop lentement,
sans retour possible
Pourquoi Fadosi ?

Edur, le basque des neiges du nord

Notre bande de joyeux lurons se promettent de revenir dans cet étrange pays du nord du Danemark. Pour l'heure, elles et ils ont rendez-vous de l'autre côté de la mer à Göteborg en Suède. Pour cela, ils choisissent de prendre le ferry à Frederikshavn et de s'installer pour deux ou trois jours dans la presqu'île de leur hôte Edur qui leur a promis qu'il y avait de quoi faire.

Ne vous étonnez pas de son prénom basque, ici en Suède, nul ne semble s'en émouvoir car selon le livre l'Histoire des Cantabres ou des premiers colons de toute l'Europe "Les premiers colons de la Suède doivent être nécessairement basques"

(et promis juré, je n'ai pas fait du tout exprès de faire coïncider l'itinéraire de mes prénoms avec ce scoop que google vient de m'offrir sur un plateau alors que je complète ce billet mardi soir à 8h du soir sur la requête suède et basques histoire en troisième occurrence !!!)

Edur qui leur a promis qu'il y avait de quoi faire, dixit Chouette World ou encore le guide ultime.




Puis à deux heures de route de la 2e ville de Suède, ils profiteront avec Edur, siffleur d'oiseaux de son métier, de la nature du parc national marin et côtier de Kosterhavet autour des îles Kosteröarna



Retrouvez sur son blog la liste des prénoms chez Jill Bill
et peut-être, les liens du rassemblement si Jill Bill le peut. On ne t'en voudra pas si tu ne fais pas ce suivi. Priorité à ta santé !
J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 11

Mes prénoms du mercredi saison1 dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 ; saison 8 ; saison 9 ; saison 10

Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour de récré de JB pour avoir créé les prénoms du mercredi,  s'en expliquait ICI.


lundi 14 octobre 2019

Défi n°225 : de retour d'outre-tombe

Mousaillon Jill Bill à la barre du défi n°225 des CROQUEURS DE MOTS, nous propose de vendre avec l'image ci-jointe, (clic droit + le lien !) ce chouette tableau, en héritage, digne d'Halloween ! 

"Soit à votre richissime patron collectionneur,
Soit sur un vide-grenier,
Soit à une galerie d'art,
Soit dans une célèbre émission télévisée sur A2..." intello

A inclure dans votre écrit le verbe emberlucoter !


Ou de retour vers l'outre-tombe, à vous de choisir ...

Baïkonour, 14 octobre 2045

C'est l'effervescence à l'ancienne base internationale ! Le vaisseau spatial envoyé vers mars en 2039, malgré le désordre indescriptible régnant sur terre, vient d'émettre un signal d'approche. De loin en loin, les équipes survivantes avaient fini par comprendre qu'il avait bien amarsi (j'écris bien amarsi !) et que les trois voyageurs de l'extrême avaient réussi leur première sortie martienne au début de 2041 mais depuis c'était silence radio. L'espoir avait été entretenu quelques mois avant que les rares terriens qui suivaient encore l'aventure extra-terrestre ne cèdent à la résignation et ne s'en désintéressent.
Il faut dire que la mission n'était plus portée par l'esprit de conquête des années 1960 ou par l'esprit de suprématie du début des années 2020. Elle avait était élaborée dans l'urgence de la tragédie imminente d'une fin du monde annoncée en avant garde d'un exode de la dernière chance.
C'est grâce à la pugnacité de l'ensemble des savants contre l'adversité et les obstacles provenant de leurs gouvernements respectifs que la fusée avait fini par partir, avec un faible espoir de retour.
On y avait même confié le tableau de La Joconde qui depuis quelques années voyageait de bunker en bunker pour échapper à la destruction.
Sur le tarmac désert, l'angoisse de ce qui va être découvert est grande, sans compter la crainte de l'arrivée d'envahisseurs. Dans ces temps où la confiance est une espèce disparue, la paranoïa, sans prédateurs a prospéré.
Mais c'est un petit miracle, le vaisseau semble réagir à la perfection au programme élaboré quelques années auparavant et se pose à l'endroit précis du centre d'une cible d'atterrissage de plus de dix kilomètres de rayon en pleine steppe.
Pourtant, la porte de l'engin ouverte automatiquement, rien ne se produit. L'équipe se résigne à envoyer les éclaireurs, dûment équipés de leurs combinaisons et de leurs masques de survie. A l'intérieur, la femme, une indienne volontaire de la Guyane amazonienne, a vieilli de cinquante ans et maigri de trente kilos. Elle n'a, vous vous en doutez bien, pas la force de se déplacer. Ses collègues, un pygmée d'Afrique équatoriale et un nenet des hauts plateaux de Sibérie sont à peu près dans le même état.
Vivants ! ils sont vivants ! Certes, ils ont perdu l'anglais international qui leur servait à communiquer mais ici non plus personne ne sait plus le parler vraiment. Entre eux la conversation est fluide. Ils rient même ! Les terriens qui les accueillent en restent bouche bée : leurs spationautes échangent dans une langue inconnue !
Le conservateur en chef de l'organisation mondiale des musées, missionné pour racheter le tableau à son dernier acquéreur, a tenu à faire partie des éclaireurs et le sort de La Joconde lui est plus importante que celui des vivants.
La Joconde ? dit la chamane dans un français impeccable, Mais elle vous regarde encore cher monsieur, toujours prête à vous emberlucoter.


jeudi 10 octobre 2019

Le Legs, de Robert Desnos

Jill Bill à la barre du défi n°225 des CROQUEURS DE MOTS nous invite pour le premier jeudi poésies à un héritage en famille. Hasard ou pure coïncidence ? Robert Desnos, dont je partageais avec vous un poème publié en 1943  à mots masqués, a aussi publié, évidemment sous pseudonyme, le texte suivant, le 14 juillet 1943, avec d'autres, à l'initiative de Pierre Seghers, Paul Eluard et Jean Lescure aux Editions de Minuit clandestine dans L'Honneur des Poètes.
Dans cette même revue et sous un autre pseudo, il a publié Ce coeur qui haïssait la guerre

Le Legs

Et voici, Père Hugo, ton nom sur les murailles !
Tu peux te retourner au fond du Panthéon
Pour savoir qui a fait cela. Qui l’a fait ? On !
On c’est Hitler, on c’est Goebbels… C’est la racaille,

Un Laval, un Pétain, un Bonnard, un Brinon,
Ceux qui savent trahir et ceux qui font ripaille,
Ceux qui sont destinés aux justes représailles
Et cela ne fait pas un grand nombre de noms.

Ces gens de peu d’esprit et de faible culture
Ont besoin d’alibis dans leur sale aventure.
Ils ont dit : « Le bonhomme est mort. Il est dompté. »

Oui, le bonhomme est mort. Mais par-devant notaire
Il a bien précisé quel legs il voulait faire :
Le notaire a nom : France, et le legs : Liberté.
Robert DESNOS alias Lucien Gallois
Recueil collectif : "L'Honneur des Poètes" , 14 juillet 1943

portrait de Victor Hugo par Nadar vers 1884

plaque au 19 rue Mazarine, Paris VIe
cliché licence creative commons


Robert Desnos, 1900 - 1945, poète français, fait partie du réseau Agir en 1942. Il est arrêté le 22 février 1944 et envoyé au camp de concentration de  Terezin en Tchécoslovaquie. Il est mort du typhus au moment de la libération du camp.

L'Honneur des poètes, 1943, recueil clandestin de poètes résistants, paru symboliquement le 14 juillet 1943




Post scriptum du jeudi matin : j'avais programmé ce poème et ce billet dès lundi et mardi.
Depuis hier et l'actualité qui déraisonne, mon coeur de terrienne pleure et saigne de la folie des hommes, le rebond d'une guerre absurde en Syrie, la folie meurtrière d'un héritier de ces noms infâmes cités dans le poème ci-dessus,

mercredi 9 octobre 2019

Vlada née Mark

Je vous la fais courte par manque de temps. Notre joyeuse bande de musiciens, enrichie du baryton Anus mat le cap sur le Danemark et même tout au nord pour rejoindre Vlada à Vra, le petit village où elle habite. Il-elle leur montrera sa belle région du Jutland du nord, la grand ville de Aalbor et le port et la plage de Asaa sur la côte est au lever du soleil
Ils iront admirer le coucher du soleil au phare ensablé tout au nord-ouest.

phare ensablé Rubjerg Knude, 2004

Puis ils prépareront leur départ ensemble pour la Suède ... à suivre


Retrouvez sur son blog la liste des prénoms chez Jill Bill
et peut-être, les liens du rassemblement si Jill Bill le peut. On ne t'en voudra pas si tu ne fais pas ce suivi. Priorité à ta santé !
J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 11

Mes prénoms du mercredi saison1 dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 ; saison 8 ; saison 9 ; saison 10

Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour de récré de JB pour avoir créé les prénoms du mercredi,  s'en expliquait ICI.

lundi 7 octobre 2019

Oyez CROQUEURS DE MOTS : défi 225 affiché au château de Jill Bill

Oui c'est le cap'tain Jill Bill qui prend la barre cette semaine et a donc affiché la feuille de route de l'étape  du défi225 des CROQUEURS DE MOTS sur son blog.

Qu'on se le dise, qu'on fasse circuler l'info ... et à vos neurones ... bises


vendredi 4 octobre 2019

Feu le grand hêtre

Pour la page 150 de l'Herbier de Poésies
Pour une fois, cette page fait suite à la page 81 de l'Herbier de poésies et à ma page 81, Le messager.
Le grand hêtre n'est plus. La hache qu'il craignait tant a fait son œuvre, rognant les boursouflures des marques immémoriales du temps. du moins le bûcheron lui a laissé ses racines. Il pourra encore un temps dialoguer en réseaux souterrains et transmettre les secrets à lui confiés.

L'enfant épuisé
qui lui confiait ses chagrins
qu'est-il devenu ?
Toutes les larmes du monde ne suffisent plus à abreuver les grands arbres de sagesse. Les jardiniers dit-on se sont résignés à trancher. Trop fragiles, trop exposés ... D'autres épicéas sont tombés sous l'attaque des parasites mortifères, pour limiter la contagion.

Aurait-il suffi
d'en protéger les prédateurs
en fragile équilibre ?

Les frondaisons du fayard, pleines des chants d'oiseaux nicheurs se contentaient de menacer, lors des dernières tempêtes, la proximité d'une galerie.

Un toit de bardeaux
à des livres voyageurs
fera protection

L'enfant recru de chagrin
en trouvera-t-il les mots ?

©Jeanne Fadosi, mercredi 2 octobre 2019
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 150 de L'Herbier

Au Parc de La Tête d’Or, Mon grand bel Hêtre, le beau Fayard n’est plus ...
La suite du reportage chez la Vieille Marmotte










illustration musicale : Julien Clerc,Sous mon arbre
album A nos amours, sortie 2017