Lénaïg était à la barre du défi n°212 des CROQUEURS DE MOTS nous invitait pour le second jeudi en poésie du défi à partager "la saveur de l'instant présent".
Un instant que Esther Granek a si bien sublimé dans un poème que j'avais mis en ligne en avril 2011 lors d'un défi où je tenais la barre pour illustrer le temps, comme je récidive à la barre du déficroq 332
Un instant que Esther Granek a si bien sublimé dans un poème que j'avais mis en ligne en avril 2011 lors d'un défi où je tenais la barre pour illustrer le temps, comme je récidive à la barre du déficroq 332
Saisir l’instant
Saisir l’instant tel une fleurQu’on insère entre deux feuilletsEt rien n’existe avant aprèsDans la suite infinie des heures.Saisir l’instant.Saisir l’instant. S’y réfugier.Et s’en repaître. En rêver.À cette épave s’accrocher.Le mettre à l’éternel présent.Saisir l’instant.Saisir l’instant. Construire un monde.Se répéter que lui seul compteEt que le reste est complément.S’en nourrir inlassablement.Saisir l’instant.Saisir l’instant tel un bouquetEt de sa fraîcheur s’imprégner.Et de ses couleurs se gaver.Ah ! combien riche alors j’étais !Saisir l’instant.Saisir l’instant à peine néEt le bercer comme un enfant.A quel moment ai-je cessé ?Pourquoi ne puis-je… ?
© Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981
Esther Granek, 1927 - 2016, poétesse belgo-israélienne francophone, survivante de la Shoah
petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...
*vérification faite, c'est tous les blogs de Hautetfort que mon parefeu bloque.
