Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, combien en 2017 ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

dimanche 22 avril 2018

Oyez les croqueurs de mots ! après la pause, embarquement prévu chez ... Zaza

Espérons que la mer est redevenue un peu moins houleuse et que l'embarquement se fera bien depuis le quai de Zaza demain lundi 23 avril pour le défi n°204 des CROQUEURS DE MOTS

L'Hermione lors de son premier grand départ le 23 avril 2015
Le défi n°205 sera ensuite sauf avis (et vents) contraires lancé par Jazzy57 pour la quinzaine suivante (lundi 7 mai)

vendredi 20 avril 2018

Fadosi continue ici

Billet d'accueil

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Profitez des instants de la vie :
le temps s'écoule à sa cadence,
trop vite ou trop lentement,
sans retour possible
Pourquoi Fadosi ?

Fêlure

Pour la page 108 de l'Herbier de poésies, sur l'image de la page 104

Fêlures
Je me noie dans cette mer et ce ciel qui ne font qu'un, dans cette couleur de joyau et de colère.
J'entends les sanglots désespérés du petit garçon de sept ans, je revis sa terreur de l'eau, la dureté de son père l'obligeant à vaincre sa peur "comme un homme" et l'entrainant dans la mer jusqu'au cou.
Je me revois, toute jeune tatie restée sur le sable à surveiller ma filleule d'à peine deux ans.
Masquant la scène de ma frêle sihouette à la blondinette occupée à faire des pâtés.
Trop loin heureusement pour entendre les pleurs de son frère.
Souvenir de la première fêlure d'un modèle idéalisé.
©Jeanne Fadosi, jeudi 12 avril 2018
pour l'herbier de poésies 108
sur l'image de la proposition 104
à découvrir avec les autres brins sur la page 108 de L'Herbier

"Quoi qu'il arrive : n'en faites jamais une affaire personnelle !"
Billet d'humeur de Noëlle Bréham du vendredi 10 juillet 2015 : Laissez dire !

Paul Bennet - Familiar-Ground

vendredi 13 avril 2018

Au sablier du temps

En marge de la page 108 de l'Herbier de poésies qui est reportée à vendredi prochain
En prolongement du billet précédent En ce temps barbare qui est le nôtre ...


Au sablier du temps

Combien de siècles encore
Au sablier du temps
Fantômes de l'Histoire
Réchaufferez vos sangs
Dans l'abreuvoir immonde
De celui des vivants
Où tant d'egos gloutons
Dans des marées de dunes
Engloutissent des phares
Et déterrent des loups ?
©Jeanne Fadosi, pour milletune
image 6/2014, vendredi 14 février 2014

Damien du Toit (source > clic)

jeudi 12 avril 2018

En ce temps barbare qui est le nôtre ...

Le coeur et la tête lourdes de pensées et de sentiments contradictoires en ce jour funeste qui me projette cinquante ans en arrière

Temps subi, temps agi

"Nous devons nous-mêmes - en retrait du règne et de la gloire, dans
la brèche ouverte entre le passé et le futur - devenir des lucioles et
reformer par là une communauté du désir, une communauté de lueurs
émises, de danses malgré tout, de pensées à transmettre."
Georges Didi-Huberman, 
mis en exergue par Patrick Chamoiseau,
Frères migrants, Seuil, mai 2017
Contre la barbarie


J'avais repris ce chapeau en exergue de mes réflexions éditées le 17 juin 2017, le mois du signe double des gémeaux.

En cette succession de jours funestes je me demande
Quelle part de mon temps a été agi et non subi ?
Quelle part du temps de celles dont j'ai la semaine dernière accompagné les vivants qu'elles laissent ici ?
Quelle part de celui qui ce jeudi laisse ses enfants et petits enfants dans un immense désarroi que je soutiens de loin avec une complexité infinie de questions et de sentiments mêlés.
Qui a-t-il été ? Quelle a été "en vrai" sa vie d'équilibriste ?

Je dédie aux vivants ces quelques vers écrits en d'autres circonstances et pourtant tout semble immuable.

Le balancier et le sablier

Il avance un pas après l'autre
il progresse et n'avance pas
l'horizon dérobe son but
Même alors il ne le voit pas.
Il avance pas après pas
Sait-il qu'il marche à reculons ?
Il avance dans sa nuit claire
il ne voit pas Tout est brouillard
son balancier le balance
il n'y a plus cœur ni raison
sous ses pas se dérobe
la terre qui gémit :
"Ne sens-tu pas tes tripes ?"
Il avance un pas après l'autre
il n'y a même plus de colline
Voyez comme tout est vide
sans enluminures
quand le cœur a déserté la raison
quand la raison a déserté le cœur
dans la marche inexorable
du temps.
©Jeanne Fadosi, samedi 16 avril 2016
pour l'image 15/2016 de milletune

Christian Schloe - clic et clic

lundi 9 avril 2018

Oyez les Croqueurs de mots ! Pause défi !

Dômi nous demande une petite pause et en passant sur le blog de Jazzy, j'ai vu par l'absence de feuille de route que son appel a été entendu.

"Ohé Matelôts !!!
Je me permets ce petit passage pour vous demander si vous voyez un inconvénient
à ce que je propose une pause pour cette prochaine quinzaine.
Parce que le bateau tangue dans ma vie privée je me sens incapable de gérer
la communauté. J’ai un peu de mal à maintenir le cap
et vous commencez à me connaître, si je ne peux pas rendre
les môts que l’on m’adresse avec délicatesse, je préfère m’abstenir.
Je propose donc que nous nous retrouvions le 23 avril avec Zaza
et Jazzy si tu me lis, ce sera la quinzaine suivante.
Je vais mettre le tableau à jour .
Merci pour votre compréhension et je vous dis à très bientôt.
Bises amirales.
Dômi."


Cette pause m'agrée car en ce moment la barque est chargée et la mer houleuse aussi

Clic ---> et Clic ---> et encore ...

dimanche 8 avril 2018

Paysage intérieur

Semaine rude depuis le vendredi 30 mars. Je n'ai pas eu la tête ni le coeur à écouter et écrire pour rendre ma copie au jour et à l'heure pour le nid des mots de Abécé, ... quand trop, c'est trop ...



piano cristallin
voix venues d'un choeur céleste
fracas en chaos

pleurent nos coeurs
pleurent nos chagrins

Aux fées de mes jeunes années
à toutes celles et ceux qu'elles laissent dans la peine et le désarroi.
A maman, il y a aujourd'hui 19 ans
à celle d'une amie qui se reconnaitra
A une autre amie ...
A ...



vendredi 6 avril 2018

Invitation à la tendresse

Pour la page 107 de  l'Herbier de poésies   sur une proposition de Adamante

Silhouette(s) de madone
un chaton minuscule
tel un nourrisson
au creux de ses bras

Etrange synthèse
de l'universel
nourrie à l'imaginaire
des contes
épure d'éruditon

Un premier regard
des mots pour la transition
infinie douceur

Et quelques gouttes de pluie
sur la lucarne de mon insomnie.
©Jeanne Fadosi, jeudi 5 avril 2018, 3h du matin
à découvrir avec les autres brins sur la page 107 de L'Herbier

Women and cat, de Béla Kádár
Béla Kádár, 1877 - 1956, peintre hongrois

Illustration sonore : La tendresse, de Bourvil