Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

Affichage des articles dont le libellé est au fil de mes réflexions. Afficher tous les articles
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lundi 24 mars 2025

Déficroq 304 (n°13 2024-2025) : Art et société

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Dernière minute à presque 19h ce lundi, impossible de déposer des commentaires sur les blogs de Eklablog.  ce n'était qu'un bug passager maintenant réparé
En revanche, surprise du mardi matin, l'apparence de mon blog historique (je veux le premier que j'ai ouvert) a changé, sans doute par disparition du modèle support. J'ai tatonné pour modifier les couleurs. Chacun ses goûts mais je préfère les fonds clairs. Mais impossible de remettre une bannière de blog (bouh !!! snif!!!)
Pour cette quinzaine, le déficroq 304 est animé par Rose63 et voici  ce qu'elle nous propose :
Le rôle de l'art dans la société : est-il encore pertinent aujourd'hui pour vous ?
L'art comme moteur économique et culturel
Et vivre avec son temps : Évolution technologique et art numérique

Déjà plus de 18h ce lundi et une semaine dernière un peu bousculée où ma collecte de liens vers mes blogs en rapport au sujet proposé est restée dans les brouillons alors que je n'ai pas eu le loisir d'écrire un texte inédit. (pourtant j'avais matière à et j'aurais bien aimé en témoigner). 
Et comme hier j'ai eu la mauvaise idée de prendre un café vers 16h,  j'ai fait cet après-midi une sieste réparatrice de ma mauvaise nuit. J'en avais sans doute besoin mais me voici une fois de plus à courir après le temps. Alors, voici la réédition des deux premiers liens mis dans cette compilation. Promis je la met en ligne dans la foulée Fadosi continue: en marge du déficroq 304

***
C'était à la même époque et pour deux jeux d'écriture ou de citation qui se complétaient :
Pour ImageCitation-45 de Jazzy

«  Une œuvre d’art n’est jamais immorale. L’obscénité commence où l’art finit » 
Raymond Poincaré (1860 - 1934), cité dans une biographie de Poincaré

"America", oeuvre en or 18 carats de l'artiste Maurizio Catellan,
photo AFP/Williams EDOUARD
"L'œuvre est présentée comme égalitariste par son créateur Maurizio Cattelan. Les visiteurs pouvaient s'y soulager, à la condition d'avoir préalablement réservé un créneau de trois minutes.
Ce WC en or avait été utilisé par environ 100 000 personnes entre septembre 2016 et l’été 2017 au musée Guggenheim de New York." (source Le Parisien du 18 septembre 2019)

***
ce mois-là, il y avait collision d'actualités. ...

1) Il y a eu d'abord cette citation qui m'a fait cogiter sur le sens à donner aux mots (œuvre d'art, immoral, obscène).

2) J'ai recherché sur Google pour ne pas le nommer une image libre de droit du célèbre urinoir de Marcel Duchamp, 1917, dont la temporalité me laissait penser que la "sculpture" était peut-être à l'origine de la citation.

3) dans la foulée, Adamante proposait pour l'Herbier de poésies une image qui faisait autrement écho à la citation. Et dans la foulée, j'avais écrit laborieusement un texte initialement prévu pour le vendredi 13.

***
 Pour la page 149 de l'Herbier de Poésies

Comme d'habitude, il n'avait aucune idée de ce qu'il adviendrait de son texte. S'il convenait, il paraîtrait, signé du nom de son boss, caviardé des nuances et de la complexité de l'analyse. Sinon il n'en resterait qu'une caricature sans base ni sommet pour remplir l'espace d'une pub non attribué avec ses initiales. Souvent le fichier atterrissait dans la corbeille.

Il longeait la Seine.
Vers l'ouest doucement
le soleil déclinait.

L’œuvre ne l'avait pas inspirée, son histoire en revanche l'avait interpellé. Comme une répétition sans fin. Symptôme de la réémergence des pratiques d'asservissement dont les trente glorieuses avaient fait croire à la disparition.
Sur l'autre rive
une vieille dame incarnée
derrière des palissades.
Sa petite amie, en le présentant à ses parents, l'avait dit "critique d'art". Cela avait plus d'allure que poète. Moins inquiétant, quoique. Il avait envie de gueuler à l'eau noire "plus de gueule". Ce contrat à durée indéterminée était une aubaine pour se loger et ils avaient besoin de leur caution.
Un beau soir d'avril
les âmes des anonymes
pleuraient leur chef d’œuvre.
Demain sans doute les enchères grimperaient dans d'autres tours. Quelqu'un achèterait un nom. L'objet passerait d'un coffre à un autre. Il pensa à cette citation de Raymond Poincaré lu sur un des blogs où il aimait se détendre et se ressourcer : « Une œuvre d’art n’est jamais immorale. L’obscénité commence où l’art finit ».
L'arrogance des marchés
la quête vaine du barbouilleur
étaient dérisoires.
Vers les tours de la Défense
Le Soleil griffait les toits.
©Jeanne Fadosi, jeudi 12 septembre 2019
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 149 de L'Herbier

***
4) Cerise sur les gâteux, le samedi 14, les médias (ici Franceinfo) se faisaient l'écho d'un vol dans un palais du sud de l'Angleterre d'une "œuvre d'art" ahurissante (celle que j'ai utilisé pour illustrer la citation). J'apprécie d'ailleurs que l'article parle d'œuvre et non d'œuvre d'art.

Il n'empêche ! La démarche de Maurizio Catellan me semble autrement signifiante que celle de Marcel Duchamp et j'imagine au regard d'un stage en entreprise quand j'étais étudiante comment il a pu puiser son inspiration. Même si je trouve obscène, à moins que ce ne soit juste cynique, de l'exposer dans un palais. Après tout, il semblerait que le summum de l'art et de l'irrévérence ait été de faire disparaître l'œuvre juste adjugée (cf La fillette attribuée à Banksy s'autodétruit en pleine vente)

mercredi 5 mars 2025

Tu peux le faire

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée. 

Retrouvé dans mes brouillons en rade le 1e juin 2023 dans une toute autre recherche, quoique ... Je vous le livre presque sans retouches sinon d'actualisation : 

Pour jeudi 25 mai 2023 un poème ou un chanson évoquant le savoir
Pour lundi 29 mai 2023, un texte libre évoquant le cinéma, avec des calembours bêtes en hommage à Boby Lapointe.
Pour jeudi 1er  juin 2023, un poème ou une chanson évoquant le pouvoir sous toute ses formes.

Telle est en résumé la feuille de route de Papiluc pour le défi 283 des CROQUEURS DE MOTS


Avant cela, j'étais tentée de partager un poème magnifique et lumineux malgré son sujet, parce que mes requêtes avec pouvoir m'en avaient fourni le lien, et parce qu'il se termine par 

"Je demande la permission de naître"

Et que je dédiais à Henri de Margaux et à sa famille en précisant en cet hiver 2025 que ce dernier vers clôt un long poème sur la fin de vie et la mort et il serait indigne que les pro-life le détournent.

Si vous avez encore un peu de temps, je vous encourage à le lire ou le relire :

Pablo Neruda, Je demande le silence, Vaguedivague, Gallimard, éd poche 2013,  page 9 traduction de Guy suarès  premier poème du recueil Extravagaria publié pour la première fois en 1958

Un poème qui ouvre grand l'esprit et le cœur, le poète vivra encore 15 ans et aurait pu vivre un peu plus longtemps s'il avait pu fuir au Mexique ce 24 septembre 1973, quelques jours après le coup d'Etat de Pinochet du 11 septembre 1973 dont je m'étais dès l'époque interrogée sur le rôle des Etats-Unis du président Nixon et de Milton Friedman dans ce lâchage. Richard Nixon — Wikipédia (Amérique latine) ; Milton Friedman — Wikipédia.



"Je demande la permission de naître"

précision en cet hiver 2025 : ce dernier vers de Pablo Neruda clôt un long poème sur la fin de vie et la mort et il serait indigne que les pro-life le détournent.

J'y avais noté ces autres liens dont chacun y pourra trouver des échos d'actualité :






la musique peut tout entreprendre, tout oser et tout peindre, pourvu qu'elle charme et reste toujours de la musique
Maurice Ravel

il faut beaucoup d'entraînement pour arriver à faire ça
une collégienne du groupe colibris de Cambo-les-Bains

Un slogan qui donne du courage mais dont je doute toujours et encore et encore ...

une pensée discrète à qui m'a envoyé il y a quelques semaines déjà cette image, en réaction à un autre billet : Fadosi continue: Jeudis en poésie et une image des mots : Regarder l'enfance, de Andrée Chedid et pour l'image 43 de An'Maïn

Entrez dans la danse — Wikipédia (wikipedia.org)
 

mardi 4 mars 2025

Au pays des jouets ...

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.


"Un palais de conte de fées"

Lors du déficroq 301 des CROQUEURS DE MOTS, l'un des textes évoquait le salon de l'enfance. C'était Gebee Je me souviens… - Tagada tsointsoin

Si je me souviens du salon de l'enfance où je suis allée, toute jeune enfant, en car jusqu'à Paris avec mon école, j'étais, dans mon souvenir, convaincue que c'était au Palais des sports de la Porte de Versailles, mélanges de souvenirs avec ces moments qui servaient de croisements pour les colonies de vacances organisées par la CCAS (en gros l'équivalent du comité d'entreprise) de l'EDF. C'était peut-être en 1956 ou en 1957 car il me semble que ce devait être trop compliqué d'emmener des petits de l'école maternelle pour ce genre d'évènement.

Créé sans doute au départ avec les meilleures intentions du monde en 1947, comme un "salon de pédagogie ludique et récréative", il est sous la houlette de l'organisation des arts ménagers quand

"Le Salon de l'enfance ouvre pour la première fois sous la verrière en 1950, quelques semaines avant Noël. Pendant dix ans, le Salon revient dans la Nef et devient un événement mythique. 
Il transforme le Grand Palais en palais de contes de fées et fait rêver les enfants… et leurs parents !
 
Après la guerre, l'heure est à la volonté de bonheur. Le taux de natalité s'accroît et la consommation grimpe en flèche. Le Salon des arts ménagers lance alors, à quelques semaines de Noël 1950, le Salon de l'enfance.
 
Le rêve d'un pays de cocagne prend vie sous la Nef, où tout est organisé pour le plaisir des enfants. Ferry-boats télécommandés, toboggans, manèges, livres illustrés, animaux vivants, personnages imaginaires : une journée suffit à peine pour se rassasier de toutes ces merveilles. Jusqu'en 1960, le conte de fées se poursuit au Grand Palais."
D'accord, l'article n'est pas en accès libre (et il faut bien rémunérer les journalistes qui font un titanesque et sérieux travail de documentation) mais le début plante bien le décor.


Salon de l'enfance 1958

Si au début les bannières des marques sponsorisant l'événement ou en profitant se font plus ou moins discrètes, en visionnant la vidéo de 1956 je ne vois plus que leur omniprésence.

L'occasion de revenir à des réflexions sur "l'enfant roi", pur produit du "client roi", un slogan porté par les publicités des années 1960-1970.

L'occasion de me souvenir de ce conte merveilleux, paru à partir de 1881 en feuilletons à l'époque de l'essor des premiers grands magasins. 

Pinocchio par Mazzanti
dans la 1ere édition dele Avventure di Pinocchio
Storia di un burattino 


Pourquoi ? Mais pour ses chapitres sur le pays des jouets et ce qu'il en advient ... où les enfants, d'abord séduits, deviennent esclaves puis se transforment en ânes utilisés comme bêtes de somme.

J'aurais aussi pu évoquer Babes in Toyland, au départ une opérette de 1903, par l'Irlandais Victor Herbert installé aux Etats-Unis à partir de 1896, qui a donné lieu à plusieurs films dont Un jour une bergère — Wikipédia, 1934, avec Laurel et Hardy et Le Pays des jouets — Wikipédia, 1961, produit par Walt Disney ou encore Toyland : Le Pays des jouets — Wikipédia, 1997, que je crois avoir vu à la télévision.
Je ne connais pas les libertés prises au fil des adaptations avec l'opérette initiale, mais les thèmes dénoncés sont les mêmes que ceux soulignés par Carlo Lorenzini alias Carlo Collodi 


vendredi 28 février 2025

Pour l'image 44 de An'Maï : Un malaise indicible

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Oups ! Dernier jour pour poster ma participation Sur l'image 44 proposée le 16 février par An' Maï pour ses défis Une image des mots  



L'image ne m'évoquait rien sinon un visage trop parfait, une image surfaite, trop. Je la regarde attentivement mais elle me met dans un malaise indicible.
Je n'ai pas de mots.
Pourquoi m'a-t-elle renvoyée aux petites jeunes filles sublimées par les pastels et les flous artistiques et les troublantes transparences des photos de David Hamilton ?
L'image est pourtant nette quoique faite de multiples superpositions, le visage pur de l'éternelle jeunesse d'une icône adulte, la main gauche a échappé à l'anti-rides.
Tout à la fois femme sujet, femme lettrée, femme objet du jeu de la machine.
Elle occulte comme alors la puissance du charme maléfique envers qui la regarde.
Pas de flou mais une superposition habile de multiples images pour un rendu tout aussi charmeur quoique cette fois terrifiant, c'est du moins ce que je ressens.

Création aidée par l'IA ? 
Evidemment !
Produit en tout ou partie d'une IA générative.
Mais quelle était la requête qui l'a générée ?
Quelle était l'intention de celui, celle,  ceux, qui l'ont faite ?
Que comprendre ici ? 
A quels messages subliminaux résister ?

L'image m'intrigue et me met mal à l'aise telle un oxymore qui serait en même temps une mise en abîme, une image gigogne, une traversée du miroir ...

J'y vois la beauté sulfureuse de la marâtre de Blanche-Neige
J'y vois Gaïa la terre mère notre matrice,
notre tout primordial, 
à la fois sublime et agonisante.
j'y vois la menace des oiseaux de Hitchcock
les tsunamis de l'océan indien et de Fukushima
la tempête Xynthia et le cyclone Chido
J'y vois une côte colonisée par le béton des immeubles, 
l'insouciance d'un surfeur dans ses eaux troubles.
J'y vois l'injonction d'un éternelle jeunesse et beauté,
et j'y vois la main ridée sur un cœur douloureux.
J'y vois "la promesse de l'aube"
et la  flamboyance du crépuscule.
©Jeanne Fadosi, jeudi 27 février 2025


 

vendredi 23 août 2024

Regards dans le rétro, petit glossaire de mon été 2018 : M comme ...

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée. 

Ce 8 août 2018, j'avais réuni en un même billet le M de marche et le N de nomade

M comme marche, marché, marchand, marchandise ou comme monnaie, monde, moderne, mer, montagne
m comme migrations, migrants, migrateurs, mutations, métal

Et pour compléter avec les commentaires d'ABC, de ZAZA et d'eMmA de l'époque, 
"mère, maman, mamie, un grand sac de tendresse"
"mer, marée, manne de plaisir marin"
"M comme magie" (et je pourrais reprendre ce dernier mot à l'issue de la première partie des JO 2024)

Les premiers humains étaient, nous disent les préhistoriens des cueilleurs chasseurs pêcheurs. Ils étaient nomades au sens où ils suivaient les déplacements des animaux qui les nourrissaient ou qu'ils cherchaient d'autres espaces quand les cueillettes avaient épuisé leur terre nourricière.

L'itinérant, par définition, marche. Dans nomade, on entend le grec ancien  nomas, qui signifie à la fois pasteur et nomade et odos, qui signifie la route.
Par définition le routard marche.

On dit aussi que les nomades, allant d'oasis en oasis, de bourg en bourg, de villa en villa, pour éviter la guerre, apportaient en échange d'un accueil apaisé  des denrées trouvées ou reçues en d'autres lieux et qui étaient inconnues ici.
Les nomades marchent., ils vont marchant, ils se font marchands. Du troc à la monnaie d'échange, les marchands font la marchandise et la monnaie.

Sur les routes de la soie et des épices, ils ont apporté aussi en occident la porcelaine et les meubles laqués, incrustés finement de nacre. Qu'emportaient-ils vers l'orient ?

La route de la soie, Le savoir perdu des anciens


Je n'ai pas su trouver de renseignements précis sur les moteurs de recherche. Mais quelques pistes, du blé, de l'huile, du miel, du vin, du parfum, des armes de haute qualité et d'autres produits manufacturés, des tissus dont du drap de laine, des fourrures et tristement de tout temps des esclaves. 


"De vastes quantités de marchandises traversaient tous les empires du monde, par terre et par mer. Le commerce n'était essentiellement pas entravé par les frontières nationales ni par l'appartenance ethnique."

"Le grand chroniqueur musulman Ibn Jubayr qui voyagea au Moyen-Orient au 12ème siècle écrit :

"L'une des choses étonnantes dont on parle, c'est que, bien que les feux de la discorde brûlent entre les deux partis, musulman et chrétien, deux de leurs armées respectives peuvent se rencontrer et se disposer en ordre de bataille, et pourtant les voyageurs musulmans et chrétiens vont et viennent entre elles sans être importunés". (Broadhurst, 300-301)


 "Lors de sa visite à Ormuz en 1272, Marco Polo écrit :

"Dans cette ville, ils vendent ces marchandises à d'autres marchands, qui les distribuent ensuite dans le monde entier, les vendant à leur tour à d'autres."

"Au 12e siècle, la Chine était l'économie la plus avancée de la planète"
"Au 13e siècle, la ville de Malacca, située le long du détroit de Malacca dans la péninsule malaise, était également l'un des plus importants centres du commerce mondial. C'était le grand centre international d'échange de poivre, de noix de muscade et de clous de girofle, où l'Orient rencontrait l'Occident. L'histoire de la région en tant que centre commercial commença vers 300 avant Jésus-Christ"

Revenons maintenant en ce mois d'août 2024. Le mot "marche" et le mot "marchandise" ne sont pas si éloignés l'un de l'autre. Les grandes et petites foires, depuis que l'on consigne le passé pour en retracer l'Histoire, sont accompagnées de fêtes foraines et de jeux. Jeux de cirque, tournois, compétitions physiques et non guerrières ... Les Jeux Olympiques d'antan comme les modernes, surfent ainsi entre rivalités et arbitrages des conflits, entre trêve et course à la victoire. Trêve olympique — Wikipédia (wikipedia.org)

Point de marche dans les programmes de retransmission des épreuves. Et pourtant la marche figure au programme des Jeux Olympiques depuis ceux de Londres en 1908 pour les hommes et seulement 1992 à Barcelone pour une épreuve de marche féminine. Marche aux Jeux olympiques — Wikipédia (wikipedia.org)


Force est de constater que la trêve olympique n'a pas été respectée.

M comme Monde :
M comme Mer, murs, mort ...

M comme marche encore et ce jour 23 août où j'ai programmé la parution de ce billet depuis quelques jours,  date sans cesse reculée par une évidente désertion de l'ordi et d'Internet de ma part, il y avait ce matin une émission tiens tiens ...


Et évidemment une pensée amicale à la marcheuse des CROQUEURS DE MOTS    Dômi.

lundi 12 août 2024

Regards dans le rétro, petit glossaire de mon été 2018 : J comme ...

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Ce 23 juillet 2018 je mettais en lumière I comme indigo, J comme jaune, deux des couleurs de l'arc-en-ciel, 
J comme justice et sans doute bien d'autres mots qui ne surgissent pas immédiatement sous mes doigts jeunesse, jaunisse, jaillissement, juillet, jurer, juron, job d'été, "jober", jocker, jockey ...
jour, journée, journal ...
Et puis je n'avais pas illustré les mots de la lettre J

En ces jours qui se veulent à la fête, j'aimerais tant ne parler que de Jeux et de Joie mais chaque fois que l'air du temps est à la joie, je n'arrive pas à oublier que tout n'est pas à la joie.


J'aimerais ne parler que de Jeux si la rumeur du monde ...

Jeux de la vie ...

L'enfant a pris les allumettes
A côté des cigarettes
Il voulait faire un feu de joie
Avec quelques bouts de bois

On ne joue pas avec le feu
A dit le père

L'ado a pris deux cigarettes
Discrètement sous sa manchette
Il voulait tirer des bouffées
Avec ses potes à la récré

Ne joue pas avec ta santé
A dit la mère

Le facteur a porté hier
Au jeune son livret militaire
Dans les rues soudain la colère
Les conscrits ne veulent pas la faire

On ne joue pas à la guerre
A dit l'enfant

©Jeanne Fadosi, 20 juillet 2009



D'autres réflexions sur le jeu que j'ai mis en poèmes ou en prose :


sans pour autant renoncer à la joie :


Sans besoin de mots,
juste par la grâce des gestes
le corps en action ;

Suivant la baguette
le corps de ses musiciens
animant l'orchestre ;

Magie, poésie,
sans la frontière de la langue
tous peuvent se comprendre.

Tel est l'art visuel du mime,
telle la musique à l'oreille.
©Jeanne Fadosi, dimanche 7 janvier 2024
pour le  nid des mots de abécé de janvier 2024

Deux citations, en espérant que la joie demeure jusqu'à la fin et au-delà des jeux dans un monde qui serait de plus de justice.

“Le monde tout entier ressemblait à ce jeu de couleurs : il suffisait de retirer une mince feuille grisâtre de mauvais souvenirs et la joie éclatait.”
Andreï Makine / La Musique d'une vie

"Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier."
Martin Luther King (1929 - 1968)

Et dans ce monde de trop peu de justice, 
ne boudons pas les petites et grandes joies qui s'offrent à nous.





jeudi 8 août 2024

Pour l'image 32 de An'Maïn : tous mêmes, tous différents

 petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée. 

Sur l'image 32 proposée le 16 juillet par An' Maï pour ses défis Une image des mots (changement d'hébergeur)

je rêve du jour
où toutes les couleurs de peau
seront admirées

comme la couleur des yeux
tel le soyeux des cheveux

Je rêve du jour
où toutes les différences
seront des richesses

alimentant la beauté
infinie des métissages
©Jeanne Fadosi, pour l'image 32 de An'Maïn

 

« L’homme, blanc en Europe, noir en Afrique, jaune en Asie et rouge en Amérique, n’est que le même homme teint de la couleur du climat.»

Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du cabinet du roi. Tome neuvième, Georges Leclerc, comte de Buffon, extrait de Le Lion,  1761


J'ai cherché confirmation de cette citation sur wikisource mais le tome 9 des œuvres complètes de Buffon n'est pas encore mis en ligne.

J'en retiens surtout que le naturaliste et philosophe Buffon, qui a porté des jugements quelquefois très subjectifs,  voir Le chat, par le Comte de Buffon - Fa Do Si (over-blog.com) désigne ici que les hommes sont tous les mêmes.

Il va bien au-delà de la Controverse de Valladolid où il n'a finalement été question que de l'égalité entre les indiens et les colons européens. Certains historiens prête même à sa conclusion par Charles Quint l'origine de la traite négrière, les indiens ne pouvant plus être esclavagisés et ayant été décimés par les massacres et les épidémies, il fallait d'autre main d'œuvre.

Pour en revenir à Buffon, je ne serais guère étonnée,  si je m'en tiens à son admiration envers les puissants animaux sauvages tels les lions, que remis dans son contexte, les humains de cette petite phrase n'aient pas été mis à leur avantage devant le roi Lion par ce savant. Mais ce n'est qu'une hypothèse de ma part, n'ayant pu lire le texte de Buffon sur le lion, encore qu'entre les lignes dans son texte sur le chat, j'y lis la piètre estime de Buffon pour l'homme, tous les hommes donc.

"le Chat paraît ne sentir que pour soi, n'aimer que sous condition, ne se prêter au commerce que pour en abuser ; et par cette convenance de naturel, il est moins incompatible avec l'homme qu'avec le chien dans lequel tout est sincère." (Comte de Buffon, Histoire Naturelle, Volume IV, 1756)

mardi 6 août 2024

Regards dans le rétro, petit glossaire de mon été 2018 : H comme ...

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

ce jour de juillet 2018, avec le g de géant et de guide, j'écrivais :

H comme humain, humanité, comme héros et horreur de la haine,
Un long chemin intérieur que Nelson Mandela avait parcouru dans sa geôle, de sa juste colère et de sa violence à sa singulière et inspirante humanité

H comme Histoire

"Faire du monde un meilleur endroit."

Aujourd'hui, je m'interrogerais sur ces héros de l'Olympe moderne que l'on met à l'honneur pour leurs exploits sportifs.

Aujourd'hui, en contre-point, j'ai envie de parler de l'humus qui a donné homo en latin, home (chez soi) en anglais et aussi humilité. Je développe dans l'un des premiers articles de mon blog initial :


Laissez-moi mettre mes vœux dans ceux d'Aimé Césaire :

"Mon cœur, préservez-moi de toute haine
[...] Ce que je veux
C'est pour la faim universelle
Pour la soif universelle
La sommer libre enfin
De produire de son intimité close
La succulence de ses fruits."

Aimé Césaire, Cahier d'un retour au pays natal,1939

Potomitan - Cahier d'un retour au pays natal



Et si, en toute humilité, 
nous choisissions l'harmonie
entre tous les humains ?

image trouvée sur le blog de Colette
proposée par An'Maïn en mars 2023