Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

Affichage des articles dont le libellé est pastiches. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pastiches. Afficher tous les articles

jeudi 23 octobre 2025

Jeudis en poésie : Il était un petit navire

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont ceux de Colette et de Lilou)... et j'en oublie ...

Pour ce défi 313, Dômi nous a proposé de faire une parodie. Pour rester en mode navire, selon mon partage de jeudi dernier, je réédite ce vieux pastiche de la chanson "Il était un petit navire" que j'avais trouvée consignée sur une fiche incluse dans le cahier à couverture noire de mon père, un fiche genre bristol jaunie par le temps.

Il était un petit navire

Il était un petit navire
Qui avait longtemps voyagé
Il était je dois vous le dire
Par notre Dame protégé
Car depuis des mois des semaines
Depuis des ans par tous les temps
Sur toutes les mers incertaines
Il avait bravé les antans
Les marins hâlés par la brise
Très vieux marchaient à pas pesants
Les mousses avaient la barbe grise
Le capitaine avait cent ans
Malgré ses vieilles voilures
Ses cordes ses filins trop courts
Qui pendaient le long des mâtures
Le navire avançait toujours
Si bien que par un jour d’orage
Poussé par l’océan fatal
Le navire sans mâts ni cordages
Vint échouer au port natal
Mais au pays qui l’a vu naître
Il ne rencontra que mépris
Nul ne voulut le reconnaître
On l’accueillit avec des cris
On n’eut que rire et que menace
Pour les pauvres marins abattus
Les enfants avec des grimaces
Lancèrent des cailloux pointus
Alors sans vivres ni ressources
Levant l’ancre encore une fois
Le navire reprit sa course
Pour des semaines et des mois
Et dès la naissante aurore
Le soir dans l’horizon confus
On l’aperçut longtemps encore
Puis un jour on ne le vit plus
Le pauvre navire sans voile
Lassé des océans maudits
Voguant au pays des étoiles
Avait gagné le paradis
Retranscrit à Agadir, le 2 octobre 1924 
Anonyme


A tous les naufragés de la méditerranée, de l'atlantique et d'ailleurs ...

lundi 20 octobre 2025

Déficroq 313 ( n°4 2025-26) : Jolie bouteille

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou maintenant)... et j'en oublie ...

Cette quinzaine c'est Dômi qui nous propose :
Ecrivez ou parodiez un texte reprenant un genre littéraire bien spécifique ( parodie - romance érotique, space opera, high fantasy, bit-lit - chick-lit…)

Manquant de temps et de courage, je remets en ligne le pastiche du sonnet Épaves (Baudelaire, 1866)/Sur le Tasse en prison d’Eugène Delacroix, 1842 - Wikisource
Pour ce qui est des subtiles différences entre le pastiche et la parodie, je vous laisse le loisir de consulter les dictionnaires. Apparemment l'IA ne semble pas être capable de les capter, il est vrai qu'elle n'est pas, pas encore, apte à capter les nuances liées aux sentiments et aux émotions. Je ne me fais aucune illusion, cela viendra. En même temps que son usage banalisé gommera et lissera nos aptitudes à ressentir des sentiments et des émotions.
Quant au genre littéraire, disons qu'il s'agit de poésie classique, et même du sous style du sonnet. 
J'ai modifié le dernier vers qui était bancal avec ses 14 pieds si on prononce à l'ancienne toutes les syllabes.
Pour ce qui est du contenu, j'hésite à évoquer la high fantasy ou la bit-lit, mais il y a des points de suspension, non ? J'ai trouvé, littérature de comptoir 

Sur la tasse en boisson
                                     du génie de la part des anges.
Le poivrot au bistrot, débraillé, addictif,
Roulant ses cigarettes, buvant l'apéritif,
Chasse de son regard que l'ennui rend atone
L'araignée au plafond qui rogne ses neurones.
Les rires enivrés dont s'emplit la maison
Vers des propos méchants invitent la déraison.
Le sûr et certain tonne et le fiel ridicule
Hideux et multiforme entre les verres circule.
Ce simplet enfermé dans un mental malsain,
Ces grimaces, ces cris, ces copains dont l'essaim
Tourbillonne, aviné autour de la bouteille,
Ce baveux, que les vapeurs du troquet endort,
Voilà bien ta devise, sot à l'esprit retors
Gobant tant d'inepties sans perdre le sommeil.
©Jeanne Fadosi, vendredi 27 mai 2016, pastiche à partir de
Sur Le Tasse en prison, d'Eugène Delacroix, de Charles Baudelaire

Siesteur au banquet,
pastel sec sur pastel card, 2013-2014
d'après une vieille photo de famille


"Et sans alcool, la fête est-elle moins folle ? Dans la presse : Des espions, des métiers et de l'alcool | France Inter revue de presse du jeudi 16 octobre 2025,  écouter à partir de ~4min25


Le Tasse en prison visité par Montaigne,
huile sur toile, Fleury François Richard, 1821
 
Le Tasse à l'hopital des fous
huile sur toile, par Eugène Delacroix, 1839

jeudi 1 février 2018

La Fontaine à la sauce Queneau, avec le dico

Les Cabardouche sont de service cette quinzaine pour proposer le défi °199 des CROQUEURS DE MOTS.
Pour le jeudi 1er février, à la manière de Raymond Queneau avec La cimaise et la fraction.
A notre tour :
– Choisir une fable connue.
– Remplacer chaque nom et chaque verbe par le septième* qui le suit dans le dictionnaire.
– Proposer votre nouvelle fable.
*( ou le cinquième ou le quatrième…) 

jeudi 25 janvier 2018

La vie le soir, à la manière de Prévert et en respectueux hommage

Les Cabardouche sont de service cette quinzaine pour proposer le défi n°199 des CROQUEURS DE MOTS.
 Jeudi poésie 1) Pour le jeudi 25, ils proposent sur le poème de Jacques Prévert La vie le matin
Vous réécrivez le poème en conservant « quand la vie » et « chaque jour » mais en changeant les autres éléments.
Je n'ai pas l'habitude de tremper ma plume pour les jeudis aussi j'ai repris le dit poème en remplaçant les mots clés par d'autres sortis de mon chapeau. J'espère ne pas être trop éloignée de la consigne et j'implore le fantôme de Prévert de ne pas me tenir rigueur de cette irrévérence respectueuse.

Bonus, j'aime particulièrement