Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

lundi 30 septembre 2019

Défi n°224 : Aujourd'hui, sauf conduit d'avant hier pour demain

Ou sauf conduit d'avant hier sans lendemain ...

Martine depuis son Quai des Rimes, propose pour le défi n°224 des CROQUEURS DE MOTS deux titres au choix à choisir dans l'un des trois thèmes passé, présent, futur et à donner à notre texte.
Par paresse ou curiosité j'ai tapé présent comme recherche sur mon blog historique (celui d'avant-hier). Allez savoir pourquoi parmi les nombreux billets qui selon OB correspondait à ma requête, j'y ai trouvé celui-ci. Quel titre parmi les six proposés lui conviendrait le mieux ?
Poussière d'hier ? Hier à Hyères ou ailleurs ? sauf-conduit pour aujourd'hui ? aujourd'hui inédit ?Demain à deux mains ou en sous-main ? J'ai la curieuse impression en ce jeudi où je commence le brouillon qu'il peut tous les accepter. Le voici donc, légèrement revisité et complété par l'actualité du jour.

Je l'avais écrit le 9 juillet 2012 en hommage à l'acteur Mouss Diouf qui venait de mourir  l'avant-veille. Et soudain, aujourd'hui, j'ai l'impression que déjà sept ans se sont écoulés, qu'il me semble que c'était hier et que les média l'ont bien vite oublié.


Avant, quand j'étais humain



S'il y a une vie après la vie, quelle qu'elle soit, s'il y a un discours inaugural ou un examen de passage à présenter pour entrer dans un nouveau cercle, qui sait si Mouss Diouf ne pourrait pas donner ce titre à son ultime One man's show...


Dans la continuité de "Avant, quand j'étais noir", show de 2003, et sans attendre le "dans vingt ans ? "de la question de Thierry Ardisson, que pourrait-il dire de cet état d'humain, homme dans le sens homo (être humain, individu en latin) mot si proche de humus, la terre, pas la Terre-Monde, la terre, la partie du sol composée naturellement de matière organique et minérale, cette terre qui se fait poussière quand elle meurt de soif, cette terre à laquelle les survivants nous permettaient de retourner en poussière depuis que les humains ont une mémoire. 
Pas étonnant à cela ; humus et homme venant d'une racine indo-européenne commune, "ghyom", qui signifiait "terre".
Y a-t-il un hasard si le rôle qui en a fait la vedette populaire, le colosse plein de gentillesse dont le public gardera longtemps l'image, est-ce un hasard, si le personnage qu'il a incarné pendant 14 ans dans Julie Lescaut, s'appelait
N'guma ...  












Aujourd'hui plus que jamais,

"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs."
C'était au sommet de la Terre à Johannesburg (Afrique du Sud) en 2002, et le monde entier avait alors retenu cette petite phrase choc extraite de l'intervention de Jacques Chirac, (alors président de la république française et décédé ce jeudi 26 septembre 2019), devant l'assemblée des dirigeants de la planète réunis tous les dix ans sous l'égide de l'ONU.

Ce siècle, ce millénaire avait deux ans, c'était hier, c'était il y a deux mille ans.
Au sommet de la Terre de Rio de Janeiro, déjà, en 1992 , Severn Suzuki, 12 ans intervenait à la tribune :

Ce millénaire en gestation n'avait pas de sauf-conduit pour aujourd'hui et les voix comme celles-ci n'étaient guère entendues.

Aujourd'hui, depuis cette été, notre Maison-Terre brûle, en Amazonie et ailleurs.

carte des incendies d'après une image satellite du 22 août 2019
"Notre maison brûle". Le grand Jacques aurait-il pu dire "Notre maison coûle" avec la même efficacité ?

S'il y a une vie après la vie, quelle qu'elle soit, s'il y a un discours inaugural ou un examen de passage à présenter pour entrer dans un nouveau cercle, qui sait le titre qui en sera donné par l'édile ? Qui sait le titre qui en sera donné par le dernier noyé de la mer ou par le premier exilé des Maldives ?

jeudi 26 septembre 2019

La bonne soirée, de Théophile Gautier

Martine animant le défi n°224 des CROQUEURS DE MOTS depuis son Quai des Rimes nous propose pour les jeudis en poésie des 26 septembre et 3 octobre, au choix :
écrire un poème en vers ou en prose sur les deux autres thèmes en tenant compte ou pas des titres proposés
ou
partager un poème ou une chanson que vous aimez bien sur les trois thèmes proposés ou sur d'autres thèmes
J'ai choisi d'illustrer par un poème choisi, "le thème présent : sauf-conduit pour aujourd'hui". Un carton d'invitation que le poète a la furieuse envie de ne pas utiliser.
La bonne soirée
Quel temps de chien ! - il pleut, il neige ;
Les cochers, transis sur leur siège,
Ont le nez bleu.
Par ce vilain soir de décembre,
Qu'il ferait bon garder la chambre,
Devant son feu !

A l'angle de la cheminée
La chauffeuse capitonnée
Vous tend les bras
Et semble avec une caresse
Vous dire comme une maîtresse,
" Tu resteras ! "

Un papier rose à découpures,
Comme un sein blanc sous des guipures.
Voile à demi
Le globe laiteux de la lampe
Dont le reflet au plafond rampe,
Tout endormi.

On n'entend rien dans le silence
Que le pendule qui balance
Son disque d'or,
Et que le vent qui pleure et rôde,
Parcourant, pour entrer en fraude,
Le corridor.

C'est bal à l'ambassade anglaise ;
Mon habit noir est sur la chaise,
Les bras ballants ;
Mon gilet bâille et ma chemise
Semble dresser, pour être mise,
Ses poignets blancs.

Les brodequins à pointe étroite
Montrent leur vernis qui miroite,
Au feu placés ;
A côté des minces cravates
S'allongent comme des mains plates
Les gants glacés.

Il faut sortir ! - quelle corvée !
Prendre la file à l'arrivée
Et suivre au pas
Les coupés des beautés altières
Portant blasons sur leurs portières
Et leurs appas.

Rester debout contre une porte
A voir se ruer la cohorte
Des invités ;
Les vieux museaux, les frais visages,
Les fracs en coeur et les corsages
Décolletés ;

Les dos où fleurit la pustule,
Couvrant leur peau rouge d'un tulle
Aérien ;
Les dandys et les diplomates,
Sur leurs faces à teintes mates,
Ne montrant rien.

Et ne pouvoir franchir la haie
Des douairières aux yeux d'orfraie
Ou de vautour,
Pour aller dire à son oreille
Petite, nacrée et vermeille,
Un mot d'amour !

Je n'irai pas ! - et ferai mettre
Dans son bouquet un bout de lettre
A l'Opéra.
Par les violettes de Parme,
La mauvaise humeur se désarme :
Elle viendra !

J'ai là l'Intermezzo de Heine*,
Le Thomas Grain-d'Orge de Taine**,
Les deux Goncourt ;
Le temps, jusqu'à l'heure où s'achève
Sur l'oreiller l'idée en rêve,
Me sera court.
Théophile Gautier, Recueil : Émaux et Camées (1852).
Toulouse-Lautrec, Dans le lit,  huile sur toile, 1893, musée d'Orsay


Théophile Gautier, 1811 - 1872, poète, romancier et critique d'art français
* Henrich Heine, 1797 - 1856, un des plus grands écrivains allemands du XIXe siècle
** Notes sur Paris. Vie et opinions de M. Frédéric Thomas Grain-d'Orge, roman de 1867 de Hippolyte Taine, 1828 - 1893, philosophe et historien français.
Henri de Toulouse Lautrec, 1864 - 1901, peintre et illustrateur français

Un poème qui m'a rappelé Le dîner de Bénabar

mercredi 25 septembre 2019

Avec Joyeuse à l'Anvers, à l'endroit

Vite, vite, vite, enfin modérément, Sol a bien envie de rejoindre Joyeuse pour participer à ce bien joyeux flashmob. C'est qu'on l'en a prévenu sur son smartphone que là-bas on va chanter do ré mi de la Mélodie du Bonheur. D'accord, je ne vous l'ai pas encore dit, à la Cour de Récré de JB on peut aussi bien remonter le temps que l'espace.

dimanche 22 septembre 2019

Oyez les Croqueurs ! Merci pour ce moment ...

mains positives, Grotte Chauvet
Petit rappel, l'annonce du défi n°224 des CROQUEURS DE MOTS est attendu Quai des Rimes, chez Martine lundi matin.

OHHH Oui un grand, grand merci d'avoir joué le jeu de la rentrée et un grand merci à notre capitaine pour avoir mis en évidence les participations.
 Ce fut le pied, des tempêtes sous les crânes, des signes de la main, des pieds de nez aux grands poètes, des nez admirés ou pas, des regards subtils, émouvants, des sourires, la douceur des mains ...

samedi 21 septembre 2019

Imagecitation-45

Pour ImageCitation-45 de Jazzy

«  Une œuvre d’art n’est jamais immorale. L’obscénité commence où l’art finit » 
Raymond Poincaré (1860 - 1934), cité dans une biographie de Poincaré

vendredi 20 septembre 2019

Aux sommets

Pour la page 149 de l'Herbier de Poésies

Comme d'habitude, il n'avait aucune idée de ce qui adviendrait de son texte. S'il convenait, il paraîtrait, signé du nom de son boss, caviardé des nuances et de la complexité de l'analyse. Sinon il n'en resterait qu'une caricature sans base ni sommet pour remplir l'espace d'une pub non attribué avec ses initiales. Souvent le fichier atterrissait dans la corbeille.

jeudi 19 septembre 2019

Grand-Père, de Claude Bellendy (13 ans en 1965)

J'avais programmé le blason de Brassens pour ce second jeudi poésie du défi n°223 des CROQUEURS DE MOTS, au cas où, mais je l'ai rencontré jeudi dernier avec plaisir. J'avais rêvé de lire la tirade des nez dans Cyrano de Bergerac et j'en ai lu de savoureux pastiches. Alors laissez-moi mettre en ligne à nouveau ce poème que j'avais trouvé dans une revue, dans un temps où écrire des poèmes pouvait être mis en valeur.

mercredi 18 septembre 2019

Sol en terre autrichienne

Celles et ceux qui ont repris le chemin des petits écoliers du mercredi de maîcresse Jill Bill en passant par ici se sont peut-être aperçus que j'élargissais cette année la sphère de voyage des miens ... au monde entier en même temps que, chaque fois que ce sera possible, sur les traces de mes souvenirs de voyage, qu'ils soient dans le monde réel ou imaginaire.
Comme je cherche à ce que les étapes soient reliées, depuis la région des lacs de l'Italie du Nord et la région des lacs de la Suisse centrale, je vous emmène à présent dans la région des lacs du Land de Salzbourg en Autriche.

lundi 16 septembre 2019

Défi n°223 : Instants de vie

Pour le défi n°223 que je pilote en cette rentrée des CROQUEURS DE MOTS, j'avais envie de rédiger un texte inédit. Mon ordinateur m'a fait perdre un temps fou hier, refait des siennes ce soir depuis que je l'ai de nouveau allumé. Alors je limite les dégâts en puisant dans mes réserves.

samedi 14 septembre 2019

Une histoire sans fin

Pour le nid des mots de septembre

C'est une histoire sans fin
Un jeune homme amoureux des étoiles rêvait de voyager au loin, de l'autre côté de la terre, où l'on a la tête à l'envers. Il commença par aller à la ville voisine acheter une bonne paire de chaussures de marche.

jeudi 12 septembre 2019

Les mains d'Elsa, de Louis Aragon

"Les yeux d'Elsa" est un ensemble de 21 poèmes de Louis Aragon parus entre juin 1941 et février 1942 en revues et regroupés en un recueil publié en 1942. C'est aussi le titre du premier poème de ce recueil compilé selon Aragon dans l'ordre chronologique d'écriture. Les poèmes d'Aragon, du fait de son engagement dans la résistance ne seront libres de droits qu'en 2052 mais je vous invite à écouter un extrait d'un des derniers poèmes du recueil mis en musique et chanté par Jean Ferrat, Les yeux d'Elsa

mercredi 11 septembre 2019

Dévote ni bigote ni bégueule

Au bord du Lac Majeur, Bosco a rencontré Dévote qui était venue en voisine par le train. Du coup, il lui a proposé de l'emmener en moto auprès d'un autre lac où elle voulait retourner sur la trace d'un vieux souvenir de vacances. Et pourquoi pas faire étape au Schlössli le bâtiment historique de la pension de famille est devenu si j'en crois Internet une maison de retraite.

Je vous livre sans retouche la réédition que j'ai fait ici même pour le défi 155 de lénaïg du lundi 30 novembre 2015 de ce ce texte dont j'ai envie de partager avec vous le contenu et l'utopie, même naïve.

samedi 7 septembre 2019

Pierres et peintures

En marge de la page 148 de l'Herbier de Poésies
"Les pierres les plus dures

blessées durablement"


Telle est la légende mise par le sculpteur Henri Aram Hairabedian sous cette pierre dure dont il a souligné la scène qui lui apparaît quand il la met sur son blog à L'Hospitalier Trésor de garrigue  © 6/1001.

vendredi 6 septembre 2019

Oyez ! Oyez ! croqueurs et moussaillons de la plume !



LES CROQUEURS DE MOTS partent sur la mer des mots pour une nouvelle saison de pêche aux textes. Les consignes du premier défi de la saison, 223e si j'ai bien compté seront affichées ...

Mémoire de pierre

Pour la page 148 de l'Herbier de Poésies

L’œil exercé a repéré les deux silhouettes sur la pierre du chemin. Était-ce l'ombre de la descente de la croix de Rubens ? Une de ces innombrables mises au tombeau du christ ou l'écho de la pieta de Michel-Ange ? Ou plutôt qui sait le dénouement de Paul et Virginie ou de Tristan et Iseult, de Roméo et Juliette, la blanche Ophélie sortie des eaux par un archange ...

mercredi 4 septembre 2019

Bosco en Ut Majeur

Salut les petits élèves de maicresse Jill Bill ! Il parait que c'est la rentrée ? Mon ancienneté à la retraite ne me donne guère envie de retourner au turbin. L'été a passé si vite ... J'ai quand même creusé mon ciboulot de temps à autre sur la suite que j'allais donner à mon tour de France des prénoms du mercredi maintenant que j'en ai à peu près bouclé au moins la métropole.

Bosco me donne l'idée d'entamer, c'est sûrement fort présomptueux à mon âge, un tour du monde en essayant cette fois-ci d'en faire suivre les trajets. Je serai sans doute amenée à ne plus trop me soucier de faire rimer le prénom proposé par Jill à une ville, un village ou une région ou un pays.