Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

mercredi 8 décembre 2021

Souveraine a mal de tête

Souveraine est à la traine
Comme d'hab', après la fête foraine
elle a une horrible migraine
qui va durer toute la semaine.

Le vin de Pontoise*, le Ginglet
même s'il est un peu aigrelet
elle le trouve juste acidulé
et en a bu comme du petit lait.

Souveraine a été bien bête
car elle a bien mal à la tête
c'est comme ça les lendemains de fête
Chut ne crie donc pas à tue-tête !

* à consommer avec modération, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé



J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 13

Mes prénoms du mercredi saison1 dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 ; saison 8 ; saison 9 ; saison 10 ; saison 11 ; Mes prénoms saison 12    

Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour de récré de JB pour avoir créé les prénoms du mercredi, s'en expliquait ICI.

lundi 6 décembre 2021

Neige

Pour la page 187 de  l'Herbier de poésies   sur une photographie de Abécé 
 
Quel est ce mystère ?
Les légers cristaux glacés
ont tout embelli.

La lumière rasante
dans ce silence virginal
sublime les lignes.

Une vieille cheminée
s'est coiffée d'un bonnet blanc.
©Jeanne Fadosi, samedi 4 décembre 2021
à découvrir bientôt
avec les autres brins sur la page 187 de l'Herbier

Image de ABC


vendredi 3 décembre 2021

Défi n°257 : La lettre de Faustine suivie de mots tendres entre lune et dune

Pour ce défi 257 des CROQUEURS DE MOTS de ce lundi 29 novembre, c’est Durgalola qui prend la barre ;

elle nous propose de regarder cette toile et de nous en inspirer pour écrire un texte.

Elle se nomme chassé-croisé. Vous pouvez vous inspirer de la totalité

ou de la partie droite ou gauche du tableau.

Ce peut être en relation directe avec le tableau ou simplement ce que cela invoque pour vous.

Pour ce mois de décembre il n’y aura pas de jeudi poésie 

REBECCA BRODSKIS, chassé-croisé

Je n'ai guère l'esprit à écrire cette semaine mais j'ai fouillé dans les écrits faits il y a une dizaine d'années autour des chiens.

 C'était en 2010 déjà, les prénoms du mercredi me servaient de prétexte à des jeux d'écriture dont cette lettre imaginaire mettant en scène six adorables chiots dont j'avais eu à m'occuper, croisés d'un chien et d'une chienne eux-mêmes croisés.

Je sais bien que je suis à côté du sujet et je vous demande toute votre indulgence.

Jeanne a trouvé quelqu'un capable de lui traduire la lettre de Faustine, elle a même réussi à éditer les images qui l'accompagnaient.


à Dame Mélusine
Troisième rocher à partir de la lisière
Sous le mur en ruines
Lusignan dans la Vienne, France, Europe, Monde,
huitième univers dans la dix-septième voie lactée

Ma très chère marraine,

comme promis, je t'envoie cette missive que tu m'as demandée pour témoigner de ma nouvelle vie terrestre. Ce n'est pas pour toi qui sais tout de tes protégés, car tu as, comme toutes les fées de ton rang, le don d'ubiquité. Tu le sais donc, j'ai une vie de chien* et au jour où je t'écris, je n'ai toujours pas compris pourquoi celle-ci a une si mauvaise réputation.

Tu m'a demandé de te relater par le menu cette vie qui portera témoignage, dans un futur lointain, d'une époque et de mœurs bien étranges à qui découvrira mon récit et sera capable de le lire. Et c'est une excellente idée car les chiens domestiques et les humains sont des animaux aux idées surprenantes. Les hommes en savent bien moins que nous et leurs chiens font comme si c'était le contraire ! 

J'ai trouvé un support presque idéal pour le journal de nos premières semaines. La pierre sage a accepté d'en être le réceptacle . Elle peut être lue ou entendue, au choix à des moments précis, quand l'ombre et la lumière se conjuguent pour souligner ses états d'âme. Le reste du temps, elle fait semblant d'être impassible à ce qui se passe autour d'elle. Pour la suite, mon maître va m'emmener dès demain et me confier à mes nouveaux maîtres. J'espère trouver un nouveau support assez pérenne, mais dans les villes, rien n'est inaltérable. Je pars avec appréhension et nostalgie mais je suis en même temps curieuse de ce qui m'attend.

Il y a presque un mois que je ne goutte plus au nectar de ma maman chienne.

Les croquettes servies à la place ne sont pas désagréables, mais je sens confusément qu'on ne les trouve pas ainsi dans la nature.
Chaque fois que je sors dehors, j'ai envie de me régaler des plantes qui nous entourent. Chaque fois c'est la même chose, je me fais copieusement houspiller !
J'ai une particulière délectation pour la menthe et la lavande. Le romarin aussi qui nous faisait un arbre merveilleux lors de la canicule. Je ne sais pas pourquoi il a rétréci avec le temps.

Ma première enfance s'achève auprès de ma mère et mon père de sang. Mes frères et sœurs sont partis les uns après les autres, laissant à chaque fois un vide, mais j'ai aussi bien apprécié la liberté d'être la dernière à profiter du soleil de fin d'été dans le petit enclos ombragé.

Je voudrais te recommander de prendre soin de notre maîtresse chérie, debout dès le matin pour nous et jusqu'au soir. Elle s'est bien énervée quelquefois, surtout quand nous inventions de nouveaux jeux qu'elle appelle des bêtises ou quand nous essayions en cœur toute la palette du parler chien. Je l'ai observée, dévouée quoique râleuse, émouvante, si fragile, si fatiguée, ne laissant rien paraître, si triste souvent aussi. Mais cela aussi, tu sais pourquoi.

N'oublie pas de remercier de ma part mon parrain Merlin, qui était Diabletin dans sa vie de chien. Son petit maître a bien grandi mais il connait des galères dans sa vie. Nous ne l'avons pas vu beaucoup cet été.
C'est grâce à ton enchanteur que j'ai choisi Faustine comme mon petit nom secret. Je ne sais pas encore s'il a bien fait de nous envoyer la merlette Césarie et sa nichée pour veiller sur nos premiers jours. Ils ont été dérangés au solstice de juin et ont dû nous laisser à notre sort. Heureusement que Jeanne est restée vaillante.

Pauvre Merlin, prisonnier des anneaux de la fée Viviane. Quelle étourdie à vouloir ainsi jouer à l'apprentie sorcière !

C'est du moins ce que croient nombre d'humains crédules. d'autres pensent même que de tels nœuds n'existent pas dans le monde matériel. Mais nous, chiens éphémères, qui avons connaissance d'une infinité d'autres vérités relatives ...
Jeanne Fadosi, 29 novembre 2010
(à suivre ...)

- Ce sera quoi ma nouvelle vie ? Tu le sais, toi ?
- En tous cas si tu veux un conseil, ne te retournes surtout pas !


Ce qui suit peut vous paraître déjanté, c'est le but surréaliste, ce serait trop d'honneur, ou même flirtant avec la pataphysique (ouille les chevilles ...)
Tout s'éclaire à la lecture de cette histoire vraie qui a nourri mon inspiration :Epitaphe aux chats : III à Gribouille, écrit et mis en ligne à l'époque pour les parchemins de Bigornette.

Tendresse animale

Ne pas oublier dans la nuit
Qu'avec l'usure du temps s'enfuit
Son cortège de malentendus.

Au cœur de l'hiver morne et nu,
Songer à se couvrir le corps
Pour arpenter l'immense domaine
De tout amour et toute haine.

Une brassée de vieux bois mort
Pour l'entretien du feu qui dort ;
Le blé lèvera de la graine
Dans l'ocre rouge de la plaine.

A l'ombre du ciel bas qu'implore
Un chien qui aboie de la lune,
Le chat ne quitte plus sa dune.
Jeanne Fadosi, vendredi 6 janvier 2012

(interception d'une lettre-poème de Gribouille à Louchka ou réciproquement)





mercredi 1 décembre 2021

Onésime ne dit mot

Onésime ne dit rien

Tout le jour voyez comme il trime
En secret dans sa tête il rumine
Métro boulot dodo ce n'est pas sa maxime
Se lever tard n'est pas un crime
pour ceux qui la nuit animent
Onésime il faut que tu t'exprimes,
sinon tu vas faire une déprime :
tout ce clinquant c'est de la frime,
en réclamer une part infime
n'est en rien illégitime.
Tous les soirs Onésime se grime
sous le fard cachant la victime
et sous les spots devient sublime
Bord de la scène, bord de l'abîme :
Onésime est un grand mime. 

Arsène Trouvé - Jean-Gaspard Deburau - Musée Carnavalet

La plus célèbre création du mime JG Debureau (1796 - 1846) est Pierrot au théâtre des funambules. Il est incarné par Jean-Louis Barrault dans le film Les enfants du Paradis de Marcel Carné, 1945



Le mime Marceau

J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 13

Mes prénoms du mercredi saison1 dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 ; saison 8 ; saison 9 ; saison 10 ; saison 11 ; Mes prénoms saison 12    

Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour de récré de JB pour avoir créé les prénoms du mercredi, s'en expliquait ICI.


lundi 29 novembre 2021

Oyez les CROQUEURS DEMOTS : défi en graine et info coquille

 Pour celles et ceux qui passeraient par ici et qui seraient passées à côté de là :

1 ) le défi n°257 est annoncé sur le blog de Petites graines (Andrée)


2) l'Info coquille de not' Cap'tain Dômi :

Si j'ai bien compris, décembre fera l'objet de 3 défis le lundi sans jeudis poésie parallèlement à la lettre au père Noël où certains croqueurs ont commencé à déposer leurs propositions de mots.



Oiseaux migrateurs

Pour une nouvelle page de l'Herbier de poésie 

D'année en année
dès le printemps
les hirondelles sont revenues

En réunion par dizaines,
sur les fils aériens,
indiquant la fin de l'été.

Où donc cette année vous a mené
votre boussole intime ?

Longues pattes, long cou, long bec,
toute en élégance déployée,
il s'est un instant posé
en haut de l'arêtier voisin.

Vision inattendue
dans le petit matin glacé,
danseur aussi gracieux en vol
qu'en équilibre sur le toit.

Sur ta route d'exil
il est bien tard !
Partira, partira pas ?
Quelques fugaces secondes,
et déjà tu disparais
vers notre maigre roselière.
©Jeanne Fadosi, vendredi 26 novembre 2021
à découvrir bientôt
avec les autres brins sur la page 186 de l'Herbier 


Petite explication :
mercredi matin, lors de ma première sortie au jardin vers 8h et demi, j'ai vu en vrai ce que je tente ci-dessus de mettre en ces mots maladroits
Était-ce un héron, l'oiseau me semblait plus grand. Une grue ? une cigogne ? un autre échassier ? Va savoir


Dimanche en fin d'après-midi, alors que je sortais ma poubelle jaune de carton et plastique à recycler, je les ai entendues venir de loin dans un tintamarre impressionnant pendant plusieurs minutes. Elles sont passées très bas dans le ciel au-dessus de ma maison, du nord-ouest vers le sud-est, en deux V aussi gracieusement courbés que leur cancanage était agressif. J'aurais eu largement le temps de les photographier ou de les filmer si j'avais emporté mon téléphone boite à tout faire avec moi.
Combien étaient-elles ? 30, 40, 50 ? Me faisaient-elles signe ? Ma règle de ne pas rallumer mon ordinateur portable l'a emporté sur l'envie de compléter immédiatement ce billet par ce salut des oiseaux migrateurs qui venait de m'être offert.



jeudi 25 novembre 2021

Violences faites aux femmes : préserver et surtout prévenir

 En ce 25 novembre qui est la journée mondiale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, je réédite ce billet que j'avais écrit le 25 novembre 2012.

Violences faites aux femmes : préserver et surtout prévenir - Fa Do Si (over-blog.com)

Je n'y changerai pas un mot pas un signe de ponctuation sauf certains liens devenus caducs. (hélas ? ce n'est pas une surprise) Juste peut-être je surlignerai certains passages et quelques compléments et ajustements de forme.



Parmi les violences aux femmes, l'accent est mis cette année (2012) sur le viol. Et pour une fois, malgré l'actualité dense, les médias font entendre les voix qui les dénoncent.

Si banal (un viol tous les 8 minutes en France), si peu ... et parmi eux les viols conjugaux, reconnus comme tels seulement depuis 1992. Non mentionné comme tel dans le code pénal, la jurisprudence considérait qu'il n'y avait pas de viol entre époux ... Il existe encore des pays qui en sont là.

On fait bien de dénoncer ces pratiques inqualifiables. En n'oubliant pas que des hommes et des garçons peuvent aussi en être victimes.

Et bravo à ces femmes meurtries au plus profond de leur être (corps et âme confondus), de rompre le silence

Viol, les voix du silence, dossier sur le site de France Inter, le site de FranceTV,

N'oublions pas pour autant les autres violences, celles qui s'installent insidieusement, celles qui dérangent la tranquillité des voisins, celles dont toutes les alertes de proches plus clairvoyants ont rencontré des impuissances compatissantes ou des fins de non recevoir.

Il ne suffit pas d'inscrire une pratique sociale inacceptable dans la loi pour l'éradiquer.

Il ne suffit pas d'appeler le 3919 quand on est victime de violences conjugales, s'il vaut mieux le faire, il vaut mieux en parler avant de ne plus pouvoir le faire

Avec la plus grande prudence à une personne digne de confiance

et en n'oubliant pas d'effacer les traces de l'appel immédiatement après ou de sa navigation sur Internet et sur son téléphone mobile.

Ce numéro est maintenant accessible même les jours fériés pendant de larges plages horaires. 
(il a bien failli faire l'objet d'un appel d'offres et être privatisé)

C'était l'une de mes petites nièces, l'une des petites filles de ma sœur aînée et de son mari

Pour Anne-Sophie, il est trop tard.
Son enfant grandit sans sa maman.

Une petite flamme - eMmA MessanA (emmacollages.com)
Zazie - Oui-filles - YouTube

Post scriptum du 24 novembre 2021. L'année 2020 a été dominée par des confinements et des limitations de circulation pour des raisons sanitaires dictées par la volonté de contrôler la pandémie de la Covid-19. Les statistiques pourraient sembler encourageantes si l'on s'en tient aux féminicides. Ils ont en effet diminué : 102 reconnus officiellement contre 146 en 2019. Ne vous y fiez pas, les maladies saisonnières telles que la bronchiolite ont beaucoup plus reculé en 2020. Pendant ce temps où les ex mécontents pouvaient moins circuler, la promiscuité des confinements a sans doute contribué en partie à l'augmentation des violences conjugales hors homicides. 
Sans oublier que la pandémie a sans doute permis de comptabiliser ainsi d'autres causes de mort.
Alors non ce n'est pas un progrès, juste une parenthèse. D'ailleurs, en 2021, à 10 mois et quelques jours, le décompte sinistre des féminicides a déjà dépassé le nombre 100.

mercredi 24 novembre 2021

Bleuette ne veut plus

Bleuette ne veut plus

Bleuette ne veut plus aller à l'école
car d'elle tout le monde rigole.
Comme elle dépasse les autres d'une tête,
la maîtresse l'a inscrite au basket.
Certes elle sait mettre des paniers
mieux que les autres écoliers
mais elle veut faire des "calupettes"*.
"Bleuette, on dit des galipettes,
et tu es bien trop grande
comment accepter ta demande ?"
a déclaré l'institutrice
appuyée par sa directrice.
Bleuette a confié son chagrin
au chien de son voisin.
Dans l'herbe ils ont fait des pirouettes
Elle était toujours tristounette
mais à force de cabrioles
elle accepta de retourner à l'école
consolider ses aptitudes 
pour intégrer une section sports études
 

Gymnastique au sol, Jeux olympiques Rio 2016

Inspiration toute fantaisiste d'une anecdote du roman de Robert Bober, Quoi de neuf sur la guerre, Gallimard collection Folio p150

Pour la ronde des prénoms du mercredi à la Guinguette de la Récréa-Bigornette
J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 13

Mes prénoms du mercredi saison1 dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 ; saison 8 ; saison 9 ; saison 10 ; saison 11 ; Mes prénoms saison 12    

Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour de récré de JB pour avoir créé les prénoms du mercredi, s'en expliquait ICI.


lundi 22 novembre 2021

Sisyphe et le soleil

 Pour une nouvelle page de l'Herbier de poésie (NB de Adamante, une panne d'Internet a nécessité un report de parution de cette page)

complétée en cours de matinée lundi 22 novembre

Sisyphe et le soleil

Il avait fallu que l'espèce des humains mettent le ciel en colère tant et tant que cette fois la tempête, devenue ouragan n'en finissait plus. Tant et si bien que le soleil en personne finit par choir aux pieds de Sisyphe, juste derrière son rocher. Son père Éole ne contrôlait plus rien.

Et tout le jour noir

et toutes les nuits pareilles
il suivait sa pente.

Les humains n'y voyaient plus rien et ne croyaient plus en rien. Il devenait urgent de trouver une solution. Sisyphe eut alors l'idée d'organiser un concours qui récompenserait la meilleure solution pour renvoyer le soleil au centre de leur univers.


Et ils cogitaient
plans et maquettes par milliers
fourmillaient d'idées.

Une marmotte de la montagne qui aurait bien voulu dormir tout l'hiver, en quelques coups de pinceaux fabriqua une catapulte. Il suffisait de laisser le rocher et le soleil descendre en le guidant vers l'engin.

Une nuit de pleine lune

tous les éléments ensemble
lancèrent le soleil

loin vers le milieu du ciel
des nuits noires et des jours clairs.
©Jeanne Fadosi, samedi 20 novembre 2021
à découvrir bientôt
avec les autres brins sur la page 185 de l'Herbier 

 image de Françoise 

Épilogue ?

C'était dans des temps immémoriaux dont même les Grands Livres et les contes et légendes qui les avaient inspirés n'en avaient aucune trace. A peine prétendait-on que quelques peuples avaient eu peur que le ciel leur tombe sur la tête, sans savoir d'où leur venait cette crainte.


Légende visitée
pour l'unité d'une nation
par d'anciens modernes.

Une crainte qu'on raillait
sur le dos de l'ignorance.

C'est depuis combien de temps déjà ? dix ans ? cinquante ans ? cent cinquante ? De signes infimes en catastrophes, le monde essaie de se faire entendre. Souvenez-vous, souvenez-vous ! Mais le déni est un instinct de la survie de l'instant. Haro sur Cassandre !


De cette cécité,
de cette étrange surdité,
trop de mages du pire

proposent d'ériger des murs.
Et la tempête s'amplifie.
©Jeanne Fadosi, lundi22 novembre 2021
à découvrir à partir de lundi 22 novembre
avec les autres brins sur la page 185 de l'Herbier

en illustration sonore, l'une des dernières pépites de Bernard Lavilliers qu'on entend sur les ondes en ce moment "Le cœur du monde"

Hello les CROQUEURS DE MOTS !!!

 Qui c'est qui s'y colle à la barre cette quinzaine ? 


J'ai encore en tête plein de ces chansons d'automne que Colette a sollicitées.

Qui maintenant ? sur quel thème ? pour quelle destination ?

bises à dâme Câpitaine Dômi 

bises à tous ses moussaillons

samedi 20 novembre 2021

Pour Anne-Sophie, Maëlis et toutes les autres

Parce que le 25 novembre prochain ce sera La Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes | Nations Unies

que, en raison d'un deuxième confinement nécessité par la nouvelle vigueur de la pandémie Covid-19, la manifestation prévue le 21 novembre 2020 a dû se contenter des réseaux sociaux 

Violences faites aux femmes : une mobilisation "virtuelle" organisée par le collectif NousToutes avant la journée du 25 novembre (francetvinfo.fr)

qu'aujourd'hui samedi 20 novembre 2021 à Paris, au Mans, à Limoges, à Reims et ailleurs, des milliers de personnes manifestent à travers la France contre les violences sexistes et sexuelles visant les femmes.

#NousToutes (francetvinfo.fr)

DIRECT. Le cortège contre les violences sexistes et sexuelles réuni à l'appel du collectif #NousToutes défile à Paris (francetvinfo.fr)

parce que ma phobie des foules et ma fragilité m'empêchent d'y prendre part,

comment m'y associer ? J'ai tellement peur que les remèdes trop souvent peu suivis d'effets n'accentuent les catastrophes !

Violences faites aux femmes : que faire si une de vos proches en est victime ? (francetvinfo.fr)


Ce n'est pas un thème nouveau, je me souviens d'une journée consacrée à ce sujet dans les années 1990 et 2000. Et de belles voix l'ont dit et chanté pourtant

Juliette, Une petite robe noire, 2013 album Nour

Anne Sylvestre, Juste une femme, 2013, album éponyme

Lynda Lemay, La boue dans les yeux

Lynda Lemay, Pourquoi tu restes, 1998



jeudi 18 novembre 2021

La chanson n'est pas morte, de Agenor Altaroche

 Annonce de Colette aux CROQUEURS DE MOTS : Défi N°256

Pour le lundi 15 novembre :
À partir de phrases de chansons, n’importe lesquelles, d’un ou de plusieurs chanteurs, sur l’automne ou le thème de votre choix, assemblez ces phrases pour en faire un texte cohérent.
Pour les jeudis poésie des 11 et 18 novembre, chanson ou poésie sur le choix de votre thème.

Jeudi dernier j'ai choisi de croiser poésie et chanson avec automne et printemps et vie, aujourd'hui j'ai découvert cette chanson engagée contre la censure. Un texte moderne ? non, il date vraisemblablement des années 1830.

La chanson n'est pas morte

Un rimeur de couplets comiques,
De la folle et vive chanson
Aux oreilles académiques
A fait la funèbre oraison.
Ingrat, à peine à son aurore,
Au tombeau déjà tu l'attends !
La chanson n'est pas morte encore,
La chanson doit vivre longtemps !

« La chanson flagelle les traîtres
Et les pillards du bien d'autrui ;
Du peuple elle fronde les maîtres ;
Qu'aurait-elle à faire aujourd'hui ?...»
Ce beau programme qui l'honore
Lui promet des jours éclatants.
La chanson n'est pas morte encore,
La chanson doit vivre longtemps !

Dans sa mission vengeresse
N'est-il point de vitupérer
Ceux qui violent la promesse
Qu'on les vit eux-mêmes jurer ?
Oui, s'il faut qu'elle remémore
Leurs serments à nos exploitants,
La chanson n'est pas morte encore,
La chanson doit vivre longtemps !

La censure aux prudes alarmes
Veut, dans un étroit horizon,
Borner l'esprit par des gendarmes,
Des amendes et la prison.
Crois-tu que la rouille dévore
Les ciseaux de ses noirs Tristans ?
La chanson n'est pas morte encore,
La chanson doit vivre longtemps !

Et cette jeune et belle armée
Dont ils compriment la valeur ;
Une bourgade consumée
Suffit-elle à sa noble ardeur ?
Il faut au drapeau tricolore
Des triomphes plus méritants ;
La chanson n'est pas morte encore,
La chanson doit vivre longtemps !

Il faut bien que la chanson fronde,
Implacable comme un remord,
Certaine Thémis moribonde
Qui rêva des arrêts de mort.
Lorsqu'on livre à ce Minotaure,
De jeunes et forts combattants,
La chanson n'est pas morte encore,
La chanson doit vivre longtemps !

La muse que tu nous enterres
A-t-elle fini de compter
Les gros péchés des mandataires
Qui disent nous représenter ;
Les pots-de-vin dont se décore
La cave de tous nos traitants ?
La chanson n'est pas morte encore,
La chanson doit vivre longtemps.

Pour que la chanson vive, il reste
A ses traits plus d'un autre but.
Livre lui l'exorde modeste
Des orateurs de l'Institut.
Tout nouvel entrant y redore
Le faux galon des charlatans.
La chanson n'est pas morte encore,
La chanson doit vivre longtemps.

Agénor Altaroche, La chanson n'est pas morte, année ? 1830 ? 1848 ?

Agénor Altaroche — Wikipédia (wikipedia.org), 1811 - 1884, journaliste, chansonnier et homme de lettres français


Fadosi continue: Ballade de celui qui chanta dans les supplices, de Louis Aragon

Pour que chantent d'autres lendemains ... - Fa Do Si (over-blog.com)
 

Pour rester dans le thème évoqué par Aragon, pour les couche tard (mais on pourra je l'espère le voir en replay) :


Génie de la liberté, Auguste Dumont, 1836
sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, Paris

Colonne de Juillet : l'histoire méconnue de l'emblème de la place de la Bastille - Geo.fr

En cherchant une idée d'illustration de cette chanson toujours d'actualité j'ai trouvé cette vidéo-nostalgie et pour notre capitaine de quinzaine Colette, 


Des fois si la chanson n'est pas morte, le chanteur ou la chanteuse prend ses distances et pas forcément pour les raisons qui ont été médiatisées :

France BREL : "Je veux enfin dire la vérité sur mon père" - YouTube

un entretien très émouvant d'une femme au cœur grand comme ça et d'une grande intelligence du cœur mais pas que.