Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 24 août 2023

Trois glorieuses, d'Abdellatif Laâbi


Cette année je délaisse volontiers l'ordinateur et je n'ai fait ni abécédaires, ni mes jeudis poésies d'été. Alors celui-ci fera exception, juste parce en faisant du vide dans mes fatras et mes anciens journaux, j'ai trouvé ce poème en ouverture du Nouveau Magazine Littéraire de mars 2018.

Pour ma part, Trois jours, ce serait un tout petit début, sans être trop gourmande, il m'en faudrait plus. 

Trois glorieuses

Oh que oui
nous avons besoin
de reprendre goût à la vie
de retrouver notre appétit
un appétit d'avenir
Mais alors
ne soyons pas trop gourmands
Demandons trois jours
juste trois jours
où l'amère réalité acceptera
de se soumettre au rêve
à sa puissance bienfaitrice
Trois jours
où, cela va sans dire
les armes se tairont
et les combattants de toutes les factions
iront en permission
Trois jours
où tous les bannis
les exilés, les déplacés, les errants
retrouveront leurs foyers
et jouiront d'une trêve bien méritée
Trois jours
de paix universelle
où nous passerons la moitié du temps
à nous reposer
en nous délectant du silence
d'avant les douleurs et les angoisses
de la création
et l'autre moitié
à nous reposer également
en contemplant
avec les plus grandes attentions
telle ou telle beauté
que dans notre cécité actuelle
nous n'arrivons pas à discerner
Trois journées
ou trois glorieuses
qui nous aideront plus tard
à sauvegarder en nous
le goût de la vie
à retrouver notre appétit
un appétit d'avenir

Abdellatif Laâbi

Abdellatif Laâbi — Wikipédia (wikipedia.org), né à Fès en 1942, poète, écrivain et traducteur marocain

Mon envie de le partager a été renforcée en allant ce matin sur le blog de ABC et en y découvrant une citation célèbre du film Le Cercle des poètes disparus — Wikipédia (wikipedia.org)

J'ai retrouvé celle-ci plus complète, sans certitude qu'elle soit fidèle au film :

"On ne lit pas et on n’écrit pas de la poésie parce que ça fait joli. Nous lisons et nous écrivons de la poésie parce que nous faisons partie de la race humaine ; et que cette même race foisonne de passions. La médecine, la loi, le commerce et l’industrie sont de nobles occupations, et nécessaires pour la survie de l’humanité. Mais la poésie, la beauté et la dépassement de soi, l’amour : c’est tout ce pour quoi nous vivons. Écoutez ce que dit Whitman : « Ô moi ! Ô vie !… Ces questions qui me hantent, ces cortèges sans fin d’incrédules, ces villes peuplées de fous. Quoi de bon parmi tout cela ? Ô moi ! Ô vie ! ». Réponse : que tu es ici, que la vie existe, et l’identité. Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime… Quelle sera votre rime ?"

Le cercle des poètes disparus.


dimanche 13 août 2023

Pas y mettre les pieds ...

Précédent ---> Sage comme une image

L'image d'après (pas du tout sage) que j'avais trouvé si lugubre m'interpelle triplement en cette nouvelle ère sous le signe de la guerre et du délitement de notre berceau de vie qu'est la Terre**

primo, les masques sanitaires,
secondo, la guerre dont on fêtait le centenaire de la der des der, la guerre qui s'est de nouveau invitée sur le sol européen et qui s'invite un peu partout dans le monde ...
tertio ? ce billet est déjà beaucoup trop long. à suivre --->

Pourquoi triplement ? Mon petit article  C'était les vacances ! - jeannefadosi (overblog.com) et cette image d'enfant sage avait une suite,  C'était les vacances ! (2) - jeannefadosi (overblog.com) où, en 2016, j'évoquais le milieu des années 1960 et la baie de Lannion, et j'y notais :        

 "ce paysage et surtout (son) fragile équilibre écologique, déjà mis à mal par la progression des algues vertes que l'on voyait déjà progresser d'année en année du côté de Saint-Michel en grève, ce fragile écosystème, je frémis quand je le vois mis à mal par l'extraction* sans ménagement du sable, autorisé contre l'avis de la grand majorité des personnes concernées.
* extraction provisoirement suspendue (info Le Parisien)

Ce mois d'août 2023, je n'ai pas pu aller voir le film Les algues vertes avant les vacances de mon cinéma préféré, mais j'espère bien pouvoir le faire dès la rentrée.



Dans les années 1960, elles proliféraient du côté de Saint-Michel en Grève, Saint-Efflam, avec une odeur pestilentielle d'œufs pourris en s'en désolant évidemment et sans avoir pris la mesure de leur dangerosité. 
La suite a égrené ses morts et l'émergence d'une prise de conscience :


Les algues vertes, c'est d'abord la lutte du pot de terre contre le pot de fer d'une journaliste d'un grand courage.

C'est ensuite une bande dessinée Algues vertes, l'histoire interdite, avant de nourrir le film de Pierre Jolivet.




Dans le milieu des années 1960, j'avais déjà compris d'où venait la prolifération des algues vertes et que ce n'était que la partie émergée de l'iceberg de la pollution et de la mondialisation.

au premier plan le goémon que j'ai encore vu récolté
comme engrais naturel et qui en deux ou trois ans a été 
remplacé par les algues vertes sur une partie de plus en 
plus grande de la plage de Saint-Efflam


Algues vertes : échouages précoces en Bretagne après une bonne année 2018 (francetvinfo.fr)


samedi 12 août 2023

Sage comme une image

merci de vos commentaires auxquels je ne peux plus répondre et je souhaite m'excuser auprès des blogs de Blogger : pour une obscure raison de cookies ou autre, je ne peux plus, depuis quelques semaines qui se transforment en mois, déposer de commentaires sur ces blogs, y compris les miens. Aller commenter chez vous si vous êtes sur Blogger m'est impossible, problème qui dure .....

Illustrer un  article qu'il me semble important de porter à la connaissance des blogueurs et blogueuses sur les risques de poster des photos d'enfants sur les réseaux sociaux, une envie que j'avais dès la découverte lundi de cet article de fond qui faisait un écho à l'épisode de Hudson et Rex, "Double maléfique", diffusé en première partie de soirée dimanche soir sur France3. Hudson et Rex saison 4 épisode 9 en replay (france.tv) et je vous en ai fait part dans Fadosi continue: C'était le pied !


Ce lundi, j'avais retrouvé La Photo qui m'avait valu cette surprise (heureusement tout à fait anodine) de la retrouver sur un autre blog, encadrée d'autres photos qui en faisaient quelque chose de ... bizarre. 

Lundi, j'avais trouvé Ma Photo et le billet dans lequel je l'avais publié :



Quoi de plus anodin que cette photo ancienne de cette petite fille aux grandes marées de septembre sur le front de mer des Sables d'Olonne, contemplant, vous ne le voyez pas, l'océan léchant la digue après avoir englouti toute la plage ?

Eh bien j'ai eu la surprise de voir cette photo reprise sur cet autre blog, mais comment s'appelait-il déjà ? Et le nom de son auteure ou autrice ? 

J'ai enfin retrouvé l'article ou plutôt les deux articles et le blog sur lequel ils avaient été postés. Il faut vous dire que, comme me l'a commenté Jill Bill "En été Jeanne on... lève le pied", et je n'avais pas ouvert mon ordi jusqu'à la fin d'après-midi du jeudi.

J'ai d'abord retrouvé le nom Frankie Pain — Wikipédia (wikipedia.org)
J'avais découvert son blog par nos participations communes à 24 heures photo, animée par Patricia qui reprenait La photo de la semaine de Amartia.
J'ai tâtonné sur Internet avant de retrouver le blog  que je ne visitais plus depuis cette époque qui m'avais, je dois l'avouer, dérouté. 

Mais voilà, c'était quand ? Le temps des réseaux sociaux, même des blogs, est d'une autre dimension que le temps hors les écrans. 
J'ai choisi de faire défiler les articles en remontant leur chronologie. Non sans de temps à autre lire en diagonale.

Cela m'a pris du temps et si la dame s'intéresse aux statistiques de son blog, elle a dû être surprise de me voir remonter aussi loin. Car elle a retrouvé sa production abondante.
J'ai enfin retrouvé le premier ou plutôt le dernier des articles où elle utilisait ma photo :


Aucun souvenir du texte que j'ai donc relu attentivement, fiction qui se joue des temps et des sujets et sous lequel j'avais déposé longtemps après un commentaire resté sans réponse comme le premier :

Jeanne Fadosi16 septembre 2022 à 03:01

surprise de me retrouver sur cette page à nouveau, à 5 ou 6 ans en haut de la grande plage des Sables d'Olonne. J'ai lu le texte en diagonale, en ai retenu quelques phrases et la fierté de réussir grâce à un encouragement et en dépit de mille railleries. Et je pense au mal être de tant d'étudiantes harcelées qui auraient tant besoin de cet encouragement bises Frankie


J'ai mis moins de temps à remonter jusqu'à l'article initial
Je me souvenais de sa teneur amère alors qu'elle constate son lâchage alors qu'elle revient en rémission d'un énième cancer, mais pas du tout qu'il était aussi long. Sans doute Frankie a-t-elle retravaillé sur les textes de son blog depuis.


Les illustrations et leur ordre quant à lui n'a pas changé. En enregistrant la photo d'avant qui n'est pas Dorothee ni Dorothy Parker, j'ai découvert qu'il s'agissait peut-être de Betty Carter*.  Celle d'après que j'avais trouvé si lugubre que je n'avais pas fait le rapprochement avec la période masquée de la pandémie de Covid m'interpelle triplement en cette nouvelle ère sous le signe de la guerre et du délitement de notre berceau de vie qu'est la Terre**.

Troublée de m'être vue dans cet article sans au moins en avoir été avisée, d'autant que la dame inscrit régulièrement dans ses posts :  Droits d’auteur réservés     , je me souviens avoir hésité sur ma réaction. J'ai finalement opté pour cette réaction plutôt soft et conciliante qui, déjà, n'avais pas eu de réponse. Mais le blog restait en dormance à l'époque.

Jeanne Fadosi4 juin 2021 à 09:58

Voilà bien longtemps que je n'étais venue voir ton blog Frankie, beaucoup de blogs d'ailleurs, je mets plus de temps, les écrans me fatiguent. Surprise de voir la petite fille que j'étais il y a 64 ou 65 ans en haut de la plage des Sables d'Olonne un jour de grande marée de septembre

https://jeannefadosi.overblog.com/2016/09/c-etait-les-vacances.html

entre le portrait d'une femme magnifique (qui n'est pas Dorothy Parker mais ma mémoire pois chiche n'arrive pas à lui mettre un nom) et cette photo glaçante de soldat et de son chien masqués.

Je ne te promets pas que tu alimenteras ce blog dans 65 ans mais dans un an avec ta rage et ta volonté de vivre.

Et tu sais avec ou sans maux, les innombrables solitaires n'ont pas tous la chance d'avoir cet outil un peu magique qui nous relie malgré tout aux autres, et nous préserve un peu de la folie et de la méchanceté du monde.

Bien à toi

ps passé sur ta fiche wikipedia. Il y manque une photo libre de droits. Tu as tant de photos magnifiques qui pourraient convenir.


Betty Carter — Wikipédia (wikipedia.org), une des très grandes chanteuses de Jazz, en particulier de Scat. J'ai même retrouvé la photo reprise sur le blog de Frankie.
Betty Carter, chanteuse de jazz exceptionnelle ! (jazzradio.fr) le clip de ce lien est obsolète mais j'ai retrouvé un autre enregistrement :


** pour la Covid, en 2021, rappelez-vous des masques de protection. Dès la fin de 2021 les bruits de bottes ou plutôt les images de convois militaires à la frontière de l'Ukraine se sont concrétisées par l'envahissement de ce pays de frontières par la Russie, une guerre qui s'est enlisée et rappelle, sous d'autres formes modernisées, la guerre des tranchées et cette photo qui étrangement (ou pas) est désignée dans son titre comme carte de vœux 2018


1918 - 2018 ? peut-être ...

Triplement ? Mais ce billet est déjà beaucoup trop long. 




lundi 7 août 2023

C'était le pied !

Je cherchais sur mes blogs LA PHOTO qui m'avait value une surprise (heureusement tout à fait anodine) pour illustrer un  article qu'il me semble important de porter à la connaissance des blogueurs et blogueuses sur les risques de poster des photos d'enfants sur les réseaux sociaux. Je l'ai trouvée et il me manque encore ce détail pour que je le partage.

Dans mes furetages, ayant choisi entre autres le mot clé vacances, j'ai trouvé celui-ci :

Farniente, tel était le thème de la deuxième quinzaine du mois août proposé par Nathalie Entre ombre et lumière.

Farniente contrainte pour mes blogs et mes petites activités ludiques du matin pour cause de grands travaux sur le réseau qui m'avaient privée d'Internet pendant une bonne dizaine de jours.

Et comme ce n'était pas terminé, je ne savais pas si j'aurais une connexion sans interruption, alors je me hâtais de partager avec vous ces deux photos qui m'avaient été envoyées par deux personnes qui ne s'étaient pas concertées. Est-ce à dire que le pied devenait enfin digne d'être photographié ?

Il faut dire que j'avais déjà mis le pied à l'honneur sur mon premier blog en septembre 2009 pour le thème de la semaine de Dana pour illustrer les outils de la sieste ... la farniente de l'été. 


“Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l'un avance, l'autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche !”
Raymond Devos
Raymond Devos — Wikipédia (wikipedia.org), 1922 - 2006, à mon sens le maître des maître en matière d'humour et de sagesse

Mais je perçois votre frustration, je prends la liberté de vous montrer mes pieds (les sandales existent toujours mais je ne les porte plus ayant besoin de semelles orthopédiques). Mais les autres alors ?

Soit, les risques sont moins grands de gamberger sur un pied encore que ...


Célestine doit affronter les avances du mari sexuellement frustré, et elle fait face avec toute la sérénité possible au fétichisme étrange du patriarche, un ancien cordonnier qui lui demande fréquemment de porter des bottines qu'il tient jalousement enfermées dans un placard.



Journal d'une femme de chambre - Trailer VF - YouTube bande annonce du film de Benoit Jacquot, 2015 

Alors toujours prêts à ce que je publie des pieds innocents qui n'expriment que le besoin de détente et de sérénité ?

avec juste assez de soleil
et de ciel bleu après toute cette pluie ?

ou bien protégés contre le sable brûlant
au soir d'un temps d'ardente chaleur


jeudi 3 août 2023

Quand je marche, de Ben Mazué

Pourquoi, ce mardi 1e août, je viens seulement de découvrir ce chanteur et cette chanson en écoutant France Inter ? Jamais entendu sur cette radio !!!! ni ailleurs mais j'avoue ne plus trop regarder d'émission de télévision avec des chansons.

Une chanson qui aurait si bien complété ma proposition de défi 285 pour les CROQUEURS DE MOTS !

Pour les paroles :

paroles de ben mazué quand je marche - Recherche Google (attention copyright et c'est bien normal !)

et pour essayer de transmettre un peu de courage à notre Dômi et à son fils, juste le refrain :

Stop, ça y est, j'arrête de penser
J'vais courir, j'vais marcher
Stop, allé, j'arrête d'me presser
J'vais courir, j'vais marcher, j'vais sourire
Stop, ça y est, j'arrête de penser
J'vais courir, j'vais marcher
Stop, allé, j'arrête d'me presser
J'vais courir, j'vais marcher, j'vais sourire
J'vais m'relever

Ben Mazué - Quand je marche (Clip officiel) - YouTube

Ben Mazué — Wikipédia (wikipedia.org), 1981 -  , auteur-compositeur-interprète et musicien français