Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

vendredi 29 novembre 2019

Imagecitation-47

Pour ImageCitation-47 de Jazzy (j'ai agrandi les images car j'ai trouvé que j'avais écrit en trop petitmais on peut aussi les agrandir en cliquant dessus)

 clic sur l'image

Il s'agit de choisir une ou plusieurs des images proposées et lui (leur) associer une citation ou/et choisir une ou plusieurs des citations proposées et lui (leur) associer une image.

Un cliché perso pour une citation, entre chaussée et trottoir un jour d'orage)
“ Une mauvaise herbe n’est jamais qu’une fleur qui pousse au mauvais endroit "
 Agatha Christie

Une citation, vaste question, pour une image
“La liberté pour quoi faire ?” Georges Bernanos

Et en clin d’œil (grâce à Quichottine et ses Anthologies éphémères)  ...
Lady Marianne, auteur - Les Anthologies éphémères

jeudi 28 novembre 2019

L'enfant lit l'almanach ... , de Francis Jammes

Lénaïg à la barre des CRÔQUEURS DE MOTS pour le défi n°227 propose pour
Les jeudis poétiques des 21 et 28 novembre :
la magie des livres,
l'apprentissage de la lecture,
dans l'ordre que l'on voudra,
poèmes personnels ou choisis.
Thème libre si l'on préfère.
Si vous avez envie de relire La leçon de lecture, de Jean Aicard, suivez le lien

J'ai connu des camarades de classe pour qui l'almanach était la seule lecture dont ils disposaient chez eux en dehors de leurs propres livres de classe ...

L'Enfant lit l'almanach ...
  
L'enfant lit l'almanach près de son panier d’œufs.
Et, en dehors des Saints et du temps qu'il fera,
elle peut contempler les beaux signes des cieux :
Chèvre, Taureau, Bélier, Poisson, et coetera.

Ainsi, peut-elle croire, petite paysanne,
qu'au-dessus d'elle, dans les constellations,
il y a des marchés, pareils avec des ânes,
des taureaux, des béliers, des chèvres, des poissons.

C'est le marché du Ciel sans doute qu'elle lit.
Et, quand la page tourne au signe des Balances,
elle se dit qu'au Ciel comme à l'épicerie
on pèse le café, le sel, et les consciences.

Francis JAMMES, Clairières dans le Ciel, 1906

Francis Jammes, 1868 - 1938, poète, romancier, dramaturge et critique français

                  



mercredi 27 novembre 2019

Roman, l'homme du Sud ou l'homme du Nord ?

Je vous l'ai dit la semaine dernière, il y a fort à découvrir aux Îles Lofoten et même si Vicky a hâte de rejoindre Narvik où elle habite, elle a encore quelques magnifiques excursions à commenter avec cette équipe qu'elle trouve bien sympathique.
Roman qui doit prendre le relais pour être leur guide dans la suite de leur voyage nordique les y a rejoint pour quelques jours de pur dépaysement.
Roman doit son prénom à son père, descendant de marins vénitiens qui remontaient jusque là avec quelques aventuriers aux heures de gloire de la ligue hanséatique. Son aïeul avait lui-même un ancêtre romain qui avaient frayé avec une esclave égyptienne. Roman, Râman ... vous suivez mon raisonnement.
Toute sa famille maternelle était jusqu'alors Saamie (Same, autrement dit lapons par les non autochtones), jusqu'à ce que sa mère, élève particulièrement douée, soit envoyée faire des études à la capitale finlandaise Helsinski. Roman, lointain descendant d'hommes du Sud, est particulièrement fier d'être surtout un homme du Nord, un norman, un normand comme on dit de ceux qui sont avant l'an mille descendu vers les côtes de la France et de la Neustrie des restes de l'empire carolingien et de la Bretagne (devenue grande par l'invasion des normands du continent).

Pensez donc qu'avec un tel arbre généalogique, Roman voit l'Europe ET les Pays traditionnels locaux comme un tout qui devrait, aurait dû respecter et le général et les particularités. Quoiqu'il en soit, quelques jours de détente aux Lofoten, dans ces espaces encore (un peu) préservés avant l'arrivée du tourisme de masse, c'est comme un retour aux sources.

Roman a d'ailleurs toujours sur lui une photo de sa mère dans les bras de sa grand-mère en 1936 (clichés du domaine public dans l'article Samis-wikipedia) (et pure invention de ma part en ce qui concerne la filiation avec Roman, faut-il le rappeler ?)


et celle de la génération précédente qui l'émeut particulièrement,
lorsqu'ils étaient encore pleinement nomades dans les années 1900-1920

Ceux que j'ai vus pendant mes vacances lors de l'été 1974, étaient semi-sédentaires et dans le décor déjà surtout pour les touristes.J'en avais ramené deux poupées en costume traditionnel. Notez que la poupée de droite (dont l'étiquette indique qu'elle a été fabriquée au Québec) est un Inuit, indice de ce que les notions d'histoire de géographie et de frontières avaient un sens important pour eux mais autre que de notre point de vue étriqué.



localisation actuelle des Saamis

l'empire carolingien divisé en 843
l'empire carolingien divisé en 870
Retrouvez sur son blog la liste des prénoms chez Jill Bill
et peut-être, les liens du rassemblement si Jill Bill le peut. On ne t'en voudra pas si tu ne fais pas ce suivi. Priorité à ta santé !
J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 11

Mes prénoms du mercredi saison1 dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 ; saison 8 ; saison 9 ; saison 10

Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour de récré de JB pour avoir créé les prénoms du mercredi,  s'en expliquait ICI.

lundi 25 novembre 2019

Défi n°227 : Un titre énigmatique, L'homme à la chaussette trouée

défi 227 (ou ici) des CROQUEURS DE MOTS chez Lenaïg (ou là)
Défi du lundi 25 novembre :
Inventer un titre de livre puis en écrire la présentation : qui en est l'auteur, de quoi parle-t-il, proposer un extrait, libre à chacun(e) de présenter son livre à sa façon en tâchant de ne pas faire trop long. Pour les pros du dessin, les illustrations "maison" seront les bienvenues.
Plan B si l'on n'est pas inspiré par le sujet : évoquer un livre que l'on a bien aimé, nous donner envie de le lire mais, attention, ne pas tout raconter !
Inutile de vous dire que ce sujet m'a renvoyé aux origines de cette belle communauté des CROQUEURS DE MOTS reprise après Tricôtine et tenue à bouts de mots par Dômi. C'était Les môts de tête n°2 pour sa toute jeune communauté et à ma participation d'alors.
Je ne me souviens plus si le titre du roman était donné dans la consigne où s'il fallait l'inventer et en présenter la quatrième de couverture. Je profite de cette réédition pour corriger les coquilles et rendre son genre à son auteur.


 

Qui sortira vainqueur de ce jeu où l’arbitre est constamment dépassé par l’absence de règle des footeux face à des savateux complètement débordés, mais forts de leur art traditionnel ?
Méditant sur l’éternel retour du trou de chaussette au gros orteil, Manuel Panar, pauvre héritier d’un savetier ruiné, en conclut que le gros orteil est trop épris de liberté pour supporter quelque enfermement. Plutôt que de se convertir en repriseur, perspective peu réjouissante, il décide de fabriquer des chaussettes à trou, pour laisser à l’extrémiste appendice une autonomie calculée. L’entreprise a son petit succès et il en vient à louer un étal au marché.
Jusqu’au jour où un riche voyageur lui achète d’un coup la totalité de son stock.
La belle aubaine, se dit-il en imaginant déjà l’achat d’une seconde machine !
Quelle n’est pas alors sa surprise, un peu plus tard, de voir la marée chaussée débarquer au marché et lui confisquer son stand pour fabrication et vente sans licence …

Né d’un père européen héritier des deux mille familles et d’une mère descendante d’incas par son père et de conquistadors par sa mère, ou l'inverse, Mones Carpin utilise sa triple culture pour dérouler dans un conte métaphorique le fil usé de l’éternelle lutte du pot de terre et du pot de fer, ou plutôt du mocassin et du brodequin.
Habituée des essais dans son domaine d’excellence, l’ethno-anthropologie, elle signe là un premier roman truculent et prometteur. 

**********

Ceci dit, j'aurais eu un plan B à vous soumettre :
C'est un roman policier, un polar comme on dit maintenant mais pas que. Il est paru en 1984 dans la langue de Shakespeare, celle de son auteur, John Wainwright, policier pendant 20 ans et auteur d'environ 80 romans et nouvelles.
"Un roman inoubliable" selon Georges Simenon, l'un des maîtres du genre, décédé en 1989. Le chef d'oeuvre inconnu de l'auteur de Brainwash (titre français à table) qui a inspiré le film Garde à vue, selon la quatrième de couverture de l'éditeur sonatine. Un roman oublié des éditeurs francophones jusqu'en 2019.

Un couple de cinquantenaires se promène le long d'une falaise. la femme tombe et meurt. Le mari et le coroner disent "accident", l'homme d'un couple de promeneurs dit "meurtre". Un policier chevronné mène l'enquête et nous la fait vivre de l'intérieur de la police et de son crâne. L'auteur nous promène du journal du mari à l'enquête de terrain dans une écriture tendue et captivante jusqu'à l'ultime et imprévisible scène finale.

Une confession, de John Wainwright, 1984, ed en français, sonatine, 2019

Pourquoi paraît-il maintenant ? Pourquoi le titre anglais (Cul-de-sac) dont la polysémie dit bien plus, n'a-t-il pas été conservé ? Quoiqu'il en soit, ce roman à beaucoup d'égards dérangeant sous le regard sans concession des mœurs de l'époque, m’apparaît aussi, en creux, comme l'envers du livre d'Orwell, 1984, la description minutieuse et pessimiste d'une réalité bien réelle et qui n'est pas plus enviable.
non son contraire mais son complément inversé. ... et toujours d'actualité.

vendredi 22 novembre 2019

Le ciel de Vincent

Pour la page 154 de l'Herbier de poésies 

Le ciel de Vincent

Vincent a posé son chevalet dans la nuit étoilée. Ses admirateurs, plus tard, pensèrent que son talent visionnaire s'exprimait dans des délires sous substances. Bien au contraire les paradis artificiels consumaient son génie et il lui fallait être à jeun, la tête essorée par le vent d'autan pour atteindre l'hypersensorialité,

Son esprit lavé
de toute pensée parasite
guidant le pinceau.

L'acte de peindre était sa méditation, comme le prosateur la prose ou le bipède la marche réflexe. Méditer, c'était peindre. Devant son chevalet disparaissait le fardeau de la fuite. Lui qui, pasteur des âmes, s'était brûlé à l'impuissance à soulager les âmes et les corps des ouvriers flamands, broyés par le machinisme en essor.

Il avait senti
du capital la misère
fruit de ses entrailles

La voûte étoilée avait dessiné pour les anciens La Grande Ourse et Cassiopée, tout un bestiaire merveilleux des dieux de l'Olympe, le compas et le sextant, la lyre et le peintre. Le ciel ne pouvait être vide et la Terre seule habitée. Son oeil exercé au-delà des apparences projetait sur la toile des mondes encore invisibles. Les savants de peuples antérieurs à Galilée avaient calculé un cosmos précis et bâti des temples ou des horloges au zénith.

Du rêve au dessin
des étincelles aux couleurs
des astres au tableau.

©Jeanne Fadosi, mercredi 20 novembre 2019
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 154 de L'Herbier

Vincent Van Gogh, Route avec un cyprès et une étoile, 1890,
huile sur toile, 92 x 73 cm, Musée Kröller-Müller, Otterlo
Arp 273, un couple de galaxies en interaction situées à environ 300 millions d'années-lumière de la Terre, 
dans la constellation d'Andromède, photo : NASA

virgule visuelle et musicale




jeudi 21 novembre 2019

Callas par Bellucci, une lecture à haute voix

Lénaïg à la barre des CRÔQUEURS DE MOTS pour le défi n°227 propose pour
Les jeudis poétiques des 21 et 28 novembre :
la magie des livres,
l'apprentissage de la lecture,
dans l'ordre que l'on voudra,
poèmes personnels ou choisis.
Thème libre si l'on préfère.
Oups,  dans ma précipitation à partager un poème pour jeudi, j'avais dès ce lundi soir programmé "La leçon de lecture", de Jean Aicard, un poème que j'avais déjà proposé il n'y a pas si longtemps. Exit donc mon premier choix.
Puis ce mardi matin j'écoutais Monica Bellucci invitée par Augustin Trapenard dans son émission Boomerang du 19 novembre, "Callas par Bellucci", sur France Inter à 9h et quelques. Pour sa carte blanche elle a choisi de lire deux des lettres de Maria Callas publiées chez Albin Michel dans une traduction de Tom Volf et dont elle fera lecture prochainement sous sa direction de metteur en scène au Studio Marigny à Paris.

En bas de ce billet je m'explique sur ce choix où je fais une fois de plus un pas de côté pour les consignes*



Ecouter cette lettre des minutes 26 à 29 environ.

Voici ce que j'en ai noté à la volée mais si vous en avez le temps, ne vous refusez pas le plaisir d'écouter la plus belle femme et actrice du monde lire la plus grande chanteuse lyrique du monde en son temps. La voix de Monica pour les mots de Maria, une musique et une respiration qui font toute la différence en leur insufflant un supplément de poésie.

***
lettre à son mari , 30 octobre 1947
Mon cher amour

Aujourd'hui j'ai reçu ta lettre et j'étais si heureuse

Battista chéri si j'arrive à interpréter Isolde* comme il (Serafin) me l'enseigne ce ne pourra être qu'une merveille.
Serafin je dois le rendre heureux aussi
mais moi qui me rendra heureuse ? Je fais tout pour que chacun soit heureux mais je reste seule avec la gloire et mes sentiments qui ne valent rien. Bon laissons la philosophie car cela devient trop malheureux et triste.
[ ... ]
Je vois que toi tu es justement amoureux de la Callas l'artiste et tu oublies mon âme. Ta lettre par exemple était très belle mais j'aurais voulu trouver un peu de Battista et Maria et pas Meneghini et la Callas . On verra
[ ... ]
Plus je chante Isolde et plus je m'améliore ... 
c'est un rôle impétueux et cela me plait
[ ... ]
Je te demandes de ne pas m'oublier de penser un peu à moi de ne pas m'oublier
Amour je me sens si seule ici !
...
Serafin m'a fait rire... il m'a dit
"dis à battista de faire attention : une femme comme toi et Isolde est dangereuse ..."
[ ... ]
.
Augustin Trapenard :
- qu'est-ce que ça veut dire pour vous être aimé Monica Bellucci ?
Monica Ballucci :
- être aimé ... c'est ... ce qui donne la vie ... Je pense aussi qu'il faut s'aimer soi-même. ...
je cherche de faire la paix avec ce que je suis mais cela prend toute la vie je crois.
* il s'agit de l'opéra de Wagner, Tristan et Isolde

Maria Callas, 1923 - 1977, cantatrice grecque, diva mondiale dont la tessiture étendue et particulière lui permettait d'interpréter un vaste registre.
Monica Bellucci, née en 1964, actrice et mannequin italienne
Tullio Serafin, 1878 - 1968, chef d'orchestre italien, grand découvreur de chanteurs dont Maria Callas dont il fera La Callas.
Giovanni Battista Meneghini, 1896 - 1981, voir fiche Maria Callas, riche industriel féru d'opéra mentor, impressario puis mari de Maria Callas de 1949 à 1959.



***
* Cette lettre m'a particulièrement interpellée quand j'ai entendu que Maria Callas évoquait son âme. Car je me disais que mon père avait, même s'il n'en avait pas eu conscience, la chance rare de se confronter non pas à La Callas, mais à l'âme de Maria, amoureuse de la nature et des arbres.
L'arbre, mon père et la diva ---> début(1) ; suite(2) ; suite(3) ; fin(4)

Et puis cette allusion aux "femmes dangereuses" m'évoque le livre de "Les femmes qui lisent sont dangereuses" de Laure Adler et Stefan Bollman. Une belle manière de revenir à la magie des livres, non ?

mercredi 20 novembre 2019

Rejoindre Vicky aux Lofoten

Oups ! nos voyageurs avaient oublié de régler le réveil-matin ! Il faut dire que là-haut en cette saison, le jour se lève seulement à ... ???

Notre groupe de globe-trotters, comme on disait dans les années 1970, au nombre de onze, va rejoindre Vicky qui, en voisine, les pilotera pour leur découverte des Îles Lofoten. un peu en traîneau si le temps est suffisamment froid, ce qui n'est plus garanti en ces temps de dérèglement climatique et surtout en cars.

Revenons un temps à Bodo avec Norvège - Partir aux Lofoten, l'arrivée à Bodo avant de prendre le ferry plutôt que l'avion (même en hiver) pour découvrir les Îles Lofoten avec Vicky qui a déjà fait connaissance avec une autre voyageuse qui a eu la bonne idée de les partager dans Les voyages de Marie.
Elle consacre trois articles aux Lofoten:
Les Lofoten un univers magique
Lofoten, sa grosse ville ...
Lofoten, plage et cabane secrète

Est-ce sur cette plage préservée qu'ils ont rencontré un autre voyageur et photographe talentueux ?
Rencontre bloguesque avec Passeport pour le Monde, de Didier Larive et ses Instants magiques d'un hiver aux Lofoten qui a permis de soumettre à l'Herbier de poésies l'image support de sa page 153

Nos amis vont virtuellement y parcourir les îles en bus, et en bateaux, à raquettes et à cheval, en kayak de mer ...
Virtuellement ... Le tourisme est une part de plus en plus importante de l'activité des îliens de ce grand nord, un tourisme attiré par le dépaysement de ces contrées préservées qui menace l'équilibre lié à l'isolement. Contradiction qui ailleurs voit le crépuscule de Venise.


aurore boréale au-dessus de Reine, une des villes de Lofoten


Les Îles Lofoten - encyclopédie participative Wikipedia

D'autres sites pour voyager par procuration et en images et récits :
https://waitandsea.fr/roadtrip-norvege-itineraire-hiver-iles-lofotens/
https://onedayonetravel.com/10-experiences-a-vivre-norvege-du-nord-hiver/

https://objectifgrandfroid.com/2019/01/22/voyage-lofoten-iles-norvegiennes/
https://www.madame-oreille.com/les-lofoten-en-hiver-reine-fjords-et-aurores-boreales/


Envie de quitter le virtuel pour y aller vraiment ?
un aperçu de ce qu'il peut en coûter :
https://www.66nord.com/vacances-norvege/voyage-magie-hivernale-des-iles-lofoten-et-vesteralen/ENORL3




Retrouvez sur son blog la liste des prénoms chez Jill Bill
et peut-être, les liens du rassemblement si Jill Bill le peut. On ne t'en voudra pas si tu ne fais pas ce suivi. Priorité à ta santé !
J'essaierai de tenir à peu près à jour Mes prénoms saison 11

Mes prénoms du mercredi saison1 dansaient à la guinguette de la Récréa-bigornette,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 ; saison 8 ; saison 9 ; saison 10

Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique, Bigornette, Présidente d'honneur de La cour de récré de JB pour avoir créé les prénoms du mercredi,  s'en expliquait ICI.

lundi 18 novembre 2019

Oyez les Croqueurs de mots : Défi n°227 chez Lénaïg !!!!

Qu'on se le dise, qu'on prépare les plumes et les encriers ...

 les croqueurs de mots        

Et j'en profite pour demander votre indulgence si je ne laisse pas de commentaires sur vos blogs. Je passe en pointillés et j'ai tant de retard ... j'espère que vous en m'en voulez pas. J'avoue que j'admire celles d'entre vous qui arrivent à voir tous les articles et à laisser un mot gentil à chacun. Je me laisse vite déborder le temps et rappeler à l'ordre par mon dos ... rien de grave.
Pensées à celles et ceux qui surfent en dépit d'autres galères ...

dimanche 17 novembre 2019

Mythologie du futur

Dans les coulisses du Nid des mots

Pour le Nid des mots, sur ce simple mot "Mythologie" comme thème de novembre,  j'avais matière dans mes archives. Tant que j'ai eu du mal à choisir. Je m'étais même enfin décidée pour ce conte quand je me suis ravisée, préférant faire honneur à Myth'too. Mais je ne résiste pas à l'envie de le partager à nouveau avec vous.
***
Ce conte puise son origine dans un défi des croqueurs de mots d'octobre 2012 où lilou (alors lilou-fredotte) nous avait entraîné sur le terrain de astres et des horoscopes.

Plus de sept années et bien des événements ont accéléré le temps qui subsiste sur cette micro-planète qui se croit le centre de l'univers. Que penseraient les naufragés de 8877 et leurs descendants s'ils revenaient y voir  ...?

Je dois vous faire une confidence, même si Je fais comme tout le monde et que je regarde les horoscopes de mes journaux, jouer sur le mode de l'astrologie ne m'inspirait guère.
Sauf que Je me suis laissée prendre au Jeu et que Je me suis étalée dans un conte plus long que prévu.

Je vais donc ici me contenter de vous présenter succinctement les signes zodiacaux en zervice sur le satellite 8877, plus communément nommé Süne ou Züne, même si certains de ses vieux s'évertuent à dire Zeun.

Commençons arbitrairement par Afreudite.  Signe de la beauté et de l'amour. Une beauté qu'il est permis de montrer en toutes circonstances, sans voiles et sans restrictions et qui s'épanouit dans la pratique de tous les arts.

Suit Cronodite, signe du temps (concept qui n'est plus), qui n'a droit de citer que le jour du solstice d'hiver. On comprend mieux alors l'extrême prudence des Suniens à ne pas contrarier le temps en sommeil. Pour cela ils s'appliquent à faire Rien les jours sous l'influence de ce signe.

Juste après vient Halidite, signe du soleil, dite signe de la planète qui hale. Ah oui, j'ai omis de vous dire que sur 8877, ses signes sont féminins.

Accessoirement, Halidite est aussi le jour pivot de la septaine. L'abolition du temps résulte entre autre de la nécessité de venir à bout d'une querelle aussi tenace que vaine et destructrice entre les tenants de premier et ceux de dernier.

Enfin, les quatre derniers signes de leur zodiaque sont ceux qu'on appelle familièrement les quatre Jeudites. Nul n'en connait l'origine de l'expression.
D'abord Sélénite, le signe par excellence des doux rêveurs.
Puis Arédite, un signe qui a rendu les armes (il faudrait bien arrêter un jour)et qui met l'énergie physique des suniens au service des loisirs.
Hermédite, signe du commerce, privilégie les arts de la conversation et de l'écrit, arts en rien hermétiques.
Enfin Zeudite, le signe préféré des Suniens ou signe du Je.
Il s'en était fallu de peu qu'il fasse l'objet d'un culte, à l'égal du Sept. C'est d'ailleurs aussi ce qui avait convaincu les sages de renoncer à interdire le culte du Sept. Le risque aurait été grand de le voir progressivement et à brève échéance remplacé par le culte du Je ou au contraire encore renforcé*. Le Je avait déjà un statut bien trop encombrant depuis que les Suniens pouvaient vivre autant qu'ils le voulaient.

En dehors de ceux qui ne respectaient pas les sept interdits, naturellement !

C'est la dernière idée de génie du huitième conseil avant son auto-dissolution. Et depuis ce temps qui ne peut plus se compter, les Suniens se sont mis à zézéyer, pour adoucir leur Je.


Le conte dans sa version longue est visible ICI 
*complément du 11 novembre 2019
Sources :
Mythologie gréco-romaine (article de wikipedia) ; mythologie grecque ; mythologie romaine
Les 7 jours de la semaine (blog les listes et moi)
Dimanche (wikipedia)

samedi 16 novembre 2019

Daphnée trop aimée

Quand, après avoir manqué une nouvelle fois le rendez-vous d'octobre pour le Nid des mots, j'ai découvert ce simple mot "Mythologie" comme thème de novembre, je me suis dit que si je n'avais pas l'inspiration ou le courage d'écrire un texte inédit, je n'aurais pas de mal à trouver dans mes archives matière à sortir de l'oubli.
En effet j'avais matière. Tant que j'ai eu du mal à choisir. Je m'étais enfin décidée et j'avais même déjà programmé pour aujourd'hui Mythologie du futur que je reporte à dimanche quand mardi matin j'ai entendu à la radio un entretien avec Jul et Charles Pépin, les auteurs de la bande dessinée de 50 nuances de Grecs, ed. Dargaud, dont le tome 2 parait justement ce vendredi.

Difficile après Ruth la moabite
Ayant donné au vénérable
Patriarche Booz,
Harrassée d'avoir tant glané,
Née de son ventre ou de sa hanche, une
Eclatante descendance
En un chêne représentée**

Difficile de ne pas évoquer,
Avant ou après la Bible,
Parmi les mythes fondateurs
Hantant nos civilisations, la 
Nymphe***, fille du dieu fleuve Pénée,
Echappant aux assauts d'Apollon
En devenant laurier. 


Apollon et Daphné. La métamorphose de Daphné en laurier,
illustration d'un livre du XVe siècle, bibliothèque municipale de Lille

Entre guillemets ... pour elle (Anne-Sophie qui n'a pu se sauver comme Daphné)
*** Daphné sur wikipedia (nymphe de la mythologie grecque)

vendredi 15 novembre 2019

Voies lactées

Deux textes Pour la page 153 de l'Herbier de poésies car je n'ai pas réussi à choisir. Mon deuxième texte est ici --->


Sous la caresse du soleil
une mère offerte, un enfant avide.

le soleil déchire le voile
des brumes lactées des Lofoten
Dans l'aurore qui s’accroche au jour.

parenthèse virginale
d'une nuit sans fin.

La main d'une déesse nourricière
a offert au nouveau-né
ivre de vivre mille vies encore
cette douce vestale de sable.

Ses tétons généreux
sont des grelots de rires
loin de la fureur
d'un monde crépusculaire.

©Jeanne Fadosi, mercredi 14 novembre 2019
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 153 de L'Herbier

Didier Larive "bestiaire sur le sable et autres photos prises au lofoten - Norvège-"

Visages

Deux textes Pour la page 153 de l'Herbier de poésies car je n'ai pas réussi à choisir. Mon deuxième texte est ici --->

Le doigt de Gaïa
ou le stylet d'Ouranos
a gravé la trace

en un unique visage
des dix mille âmes errantes*
Très loin vers le nord extrême, naguère préservé de trop d'humains, la laisse de mer dépose quelques bois flottés éparpillés dans l'écume. La lueur pâle de l'aube sauve encore pour un temps de rares parenthèses virginales. Les innombrables noyés forment un tout qui s'énivre à la douceur blême d'Hélios.

Dans la chevelure
par la vague ébouriffée
mille pensées folâtres

Vingt et cent millions de spectres
y pleurent un Graal impensable.

©Jeanne Fadosi, mercredi 30 octobre 2019
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi