Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, combien en 2016 ?

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jeudi 19 octobre 2017

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Le front, de Maurice Scève

Martine, à la barre du défi n°193 des CROQUEURS DE MOTS depuis son Quai des Rimes nous invitant à parler des belles gambettes invite les poésies du jeudi à célébrer le corps humain (en tout ou en partie).

L'occasion de rééditer un "blason" court poème en vogue au XVIe siècle célébrant une partie du corps humain des femmes de façon plus ou moins explicite en mode élogieux ou satirique pour ne pas dire goujat.

Si je choisis précisément en ce 19 octobre 2017 ce poème, c'est que depuis quelques jours tout autour de la planète internet, "elles" ont le front de #balancetonporc#. Enfin, pas de dire des noms qui exposerait à des poursuites pour diffamation, du moins de dire les actes et les paroles inacceptables.

Il ne s'agit pas d'allumer ou de raviver une vaine et piteuse guerre des sexes mais de dénoncer enfin des comportements inadmissibles jusqu'ici passés sous silence et communément banalisés.

Maurice Scève, tout en se pliant à cet exercice convenu et le plus souvent graveleux d'hommes sûrs de leur domination sur les femmes du XVIe siècle, est l'un des ambassadeurs de son époque pour l'égalité des hommes et des femmes, pour la reconnaissance de leur égale intelligence et leur accès à l'éducation et à la culture.

Voici d'abord la version adaptée en français moderne, trouvée ICI ---> avec un exemple de commentaire composé de bac de français, suivie du texte d'origine.

Le front

(orthographe modernisée)


Front large et haut, front patent et ouvert,
Plat et uni, des beaux cheveux couvert :
Front qui est clair et serein firmament
Du petit monde, et par son mouvement
Est gouverné le demeurant du corps :
Et à son vueil sont les membres concors :
Lequel je vois être troublé par nues,
Multipliant ses rides très-menues,
Et du côté qui se présente à l’œil
Semble que là se lève le soleil.
Front élevé sur cette sphère ronde,
Où tout engin et tout savoir abonde.
Front révéré, Front qui le corps surmonte
Comme celui qui ne craint rien, fors honte.
Front apparent, afin qu'on pût mieux lire
Les lois qu'amour voulut en lui écrire,
Ô front, tu es une table d'attente
Où ma vie est, et ma mort très-patente !


Le Front

Front large et hault, front patent et ouvert,
Plat et uny, des beaux cheveulx couvert :
Front qui est cler et serain firmament
Du petit Monde, et par son mouvement
Est gouverné le demeurant du corps :
Et à son vueil sont les membres concors :
Lequel je voy estre troublé par nues,
Multipliant ses rides tresmenues,
Et du costé qui se presente à loeil
Semble que la se lieve le soleil.
Front élevé sur cette sphère ronde,
Où tout engin et tout sçavoir abonde.
Front reveré, Front qui le corps surmonte
Comme celuy qui ne craint rien fors honte.
Front apparent, affin qu'on peult mieulx lire
Les loix qu'amour voulut en luy escrire,
O front, tu es une table d'attente
Où ma vie est, et ma mort trespatente.

Maurice Scève, 1536.



Maurice Scève, poète français, 1501 - 1564, professeur et ami de Pernette du Guillet, ~1520 - 1545, poétesse élève et amante platonique de Maurice Scève, contemporaine de Louis Labé. Nous devons au mari de Pernette du Guillet de connaître ses poèmes grâce à la publication posthume qu'il a fait de ses carnets.

Mona Lisa, dite La Joconde, peinture à l'huile sur bois de Leonardo da Vinci, date incertaine entre 1503 et 1506 ou 1513 à 1516 ou 1518, la peinture de référence en matière d'art pictural.
Leonard de Vinci, 1452 - 1519, peintre florentin et grand savant et créateur




mercredi 18 octobre 2017

Les canards de Donald

Ben oui, incontournable le clin d’œil au célèbre emplumé de Walt Disney si l'on veut éviter les allusions d'actualité à un éléphant qui trompe énormément (mais non pas celui-ci Clic ---> ni celui-là :



pas même celui-là Clic --->

Donald, qui en veut sans doute à ses parents d'avoir reçu ce prénom pourtant attribué en hommage à certain GI de la libération vous convie à faire halte ce mercredi du côté de Rouen, en Normandie :



Donald en a mare
des feuilles qui tombent dans la mare
en voletant sur ses canards.

Les cloches sonnent monotones
les arbres se parent de l'automne
saison où les pommes sont bonnes.

Mais Donald en bave
quand on lui dit qu'il se gave
promettant une maladie grave.

Non Donald n'est pas du sud-ouest
Natif et fermier du nord-ouest
qu'on se le dise tonnerre de Brest !

Et s'il élève des canetons
dans la plus pure tradition
de sa région pour la saison

Ils courent en toute liberté
dans l'herbe verte de son pré
à la mi-ombre des pommiers

ils finiront près de Rouen
en recette de canard au sang
en attendant ils sont contents.
Bon sang de bon sang !

costume traditionnel région de Rouen
tenue paysanne et tenue de fête, milieu XIXe siècle
GROUPE FOLKLORIQUE NORMAND DE ROUEN / CROISSET - LE BOIS D'ENNEBOURG


Rouen, Seine maritime, Normandie ancien duché de Normandie

Les prénoms de la saison 9 (liste prévue jusque fin novembre)

Oui, vous avez bien lu saison 9 ! et comme je me répète de septembres en septembres :
Il y a des traditions dont on ne se lasse pas. C'est ce que j'écrivais pour ouvrir le même billet que celui-ci pour la saison 4, copié-collé en modifiant les numéros pour la saison 5, puis rebelote pour les saisons 6 et 7 et 8.
Pour la 9ème saison, la guinguette des prénoms du mercredi, créée par Bigornette, continue joyeusement sous le préau de Jill Bill, vous savez, dans  La Cour de récré de JB.

Comme la saison passée, je continue mon petit tour des provinces de France, de Navarre et au-delà. *Entre parenthèses le numéro du département (84) Vaucluse : descendre sous le tableau des prénoms pour voir la carte

prénoms prévus jusqu'à fin novembre 2017 :


1 Ange d'Orange (m) (84)*mercredi 6 septembre 2017
2 Ethel de Vittel (f) (88)
Adonis près de Nangis (m) (77)
mercredi 13 septembre 2017
mercredi 20 septembre 2017
4 Ute de Carquebut (f) (50)mercredi 27 septembre 2017
5 Conogan le Vendéen (m) (85)mercredi 4 octobre 2017
6 Bretemette de Charleville (f) (08)
7 Les canards de Donald (m) (76)
mercredi 11 octobre 2017
mercredi 18 octobre 2017
8 Maine (f)mercredi 25 octobre 2017
9 Toussaint (m)mercredi 1 novembre 2017
10 Sixtine (f)
11 Corneille (m)
mercredi 8 novembre 2017
mercredi 15 novembre 2017
12 Quitterie (f)mercredi 22 novembre 2017
13 Simon (m)mercredi 29 novembre 2017
14  (f)
15  (m)
mercredi 6 décembre 2017
mercredi 13 
décembre 2017
16  (f)mercredi 20 décembre 2017
17  (m)  mercredi 27 décembre 2017
18  (f)
19  
(m)
mercredi 3 janvier 2018
mercredi 10 janvier 2018 
20  (f)mercredi 17 janvier 2018
21  (m)mercredi 24 janvier 2018
22  (f)
23  (m)
mercredi 31 janvier 2018
mercredi 7 
février 2018 
24  (f)mercredi 14 février 2018
25  (m)mercredi 21 février 2018
26  (f)
27  (m)
mercredi 28 février 2018
mercredi 7 mars 2018 
28  (f)
29  (m)
30  (f)
31  (m)
32  (f)
33  (m)
34  (f)
35  (m)
36  (f)
37  (m)
38  (f)
39  (m)
40  (f)
41  (m)
42  (f)
43  (m)
mercredi 14 mars 2018
mercredi 21 mars 2018
mercredi 28 mars 2018
mercredi 4 avril 2018
mercredi 11 avril 2018
mercredi 18 avril 2018
mercredi 25 avril 2018
mercredi 2 mai 2018
mercredi 9 mai 2018
mercredi 16 mai 2018
mercredi 23 mai 2018
mercredi 30 mai 2018
mercredi 6 juin 2018
mercredi 13 juin 2018
mercredi 20 juin 2018
mercredi 27 juin 2018
***


Et bien sûr retrouvez la liste des prénoms chez Jill Bill
ainsi que, mercredi après mercredi, autour de midi, les liens du rassemblement chez Jill Bill

Les prénoms du mercredi de la Récréa-bigornette se retrouvent
aux Prénoms du mercredi de la saison 1,
et ceux de La cour de récré de JB avec mes participations aux Prénoms du mercredi :
saison 2 ; saison 3 ; saison 4 ; saison 5 ; saison 6 ; saison 7 saison 8
Si vous voulez connaître la genèse de cette aventure ludique,
Bigornette s'en explique ICI.

lundi 16 octobre 2017

Oyez les Croqueurs ! Défi n°193 en partance depuis Le Quai des Rimes !

Ohé Matelots, Capitaine Domi a confié la barre de la goélette des Croqueurs de Mots à Martine pour le défi 193 et c'est avec plaisir qu'elle vous le propose dès ce lundi depuis le ponton de son Quai des Rimes.


A pied d'oeuvre et peut-être au pied levé, à nous de partir du bon pied et sans perdre pied pour lui conter combien cela fait une belle jambe.

vendredi 13 octobre 2017

Mère Gé

Sur la proposition pour la page 88 de l'Herbier de poésies

UUTAÏ Olena, femme chamane de Sibérie
Mother-Earth Song in Mariinsky Opera
Chant de Mère-Terre, opéra de Mariinsky

Mère Gé
Il y a urgence
à entendre sa clameur
le prélude va à l'os
fortissimo
écoutez
les grandes orgues
des cathédrales de glace
aux aurores boréales
écoutez écoutez
le glissendo
torturé
violenté
des grains de sable
dans la marche des dunes
aux déserts hurlants
frissonnant
de cri en écho
d'écho en cri
la même clameur
la même plainte
des tropiques aux pôles
du ponant au levant.
La chamane en éveil
réveille
les univers sonores
des steppes
de l'Asie centrale
des prairies
du middle west
des forêts de l'Amazonie
ou d'Indonésie
Fermer les yeux
Ecouter
le loup de Jack London
la hulotte du moulin de Fontvielle
les chevauchées sauvages
de Mongolie ou de Camargue
les plaintes muettes des peuples
pygmée
aborigène
raoni
maori
Laisser venir les visions
la mangrove
jamais vue
qu'en images
le colibri
quelquefois en cage 
le médaillon
du morpho bleu

Et en voix off "l'homme ombre"
murmurant son poème 
à l'oreille des humains.
©Jeanne Fadosi, mercredi 11 octobre 2017
à découvrir avec les autres brins sur la page 88 de L'Herbier





















Morpho, papillons aux bleus métalliques d'Amérique centrale et d'Amérique du sud

jeudi 12 octobre 2017

Les trois messes basses, de Alphonse daudet (extrait, la 2e messe)

Moi-même à la barre du défi n°192 des CROQUEURS DE MOTS, vous invitant une fois de plus à explorer le temps qui passe vous laisse libre-choix pour les jeudis / poésies ou sur les mots clés vitesse et ou lenteur.
Une fois n'est pas coutume (pour moi) et anticipant deux semaines bien chargées, je m'étais hâtée de programmer pour aujourd'hui un poème de la Renaissance que vous avez découvert jeudi dernier chez Colette "Sur ses ailes, Amour, d'un vol en pleine vitesse" deMarc PAPILLON DE LASPHRISE, recueil L'Amour passionnée de Noémie***, 1597.
Il n'y a pas à dire, les poètes de la Renaissance s'y connaissaient dans l'art de dire les choses ...
Je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous la  note*** :
(***) à noter : en ce temps-là, amour était le plus souvent écrit au féminin tant au singulier qu'au pluriel. L'orthographe n'était d'ailleurs pas rigide comme maintenant. Il a été fixé par les académiciens à partir de la création par Richelieu de cette vénérable institution en 1634-1635.

Du coup, en avance sur notre calendrier festif, vous aurez de la prose, mais quelle prose poétique !

Les trois messes basses (extrait la 2ème messe)

[ . . . ]
À part ces légères méprises, le digne homme débite son office très consciencieusement, sans passer une ligne, sans omettre une génuflexion ; et tout marche assez bien jusqu’à la fin de la première messe ; car vous savez que le jour de Noël le même officiant doit célébrer trois messes consécutives.

— Et d’une ! se dit le chapelain avec un soupir de soulagement ; puis, sans perdre une minute, il fait signe à son clerc ou celui qu’il croit être son clerc, et…

Drelindin din !… Drelindin din !

C’est la seconde messe qui commence, et avec elle commence aussi le péché de dom Balaguère.

— Vite, vite, dépêchons-nous, lui crie de sa petite voix aigrelette la sonnette de Garrigou, et cette fois le malheureux officiant, tout abandonné au démon de gourmandise, se rue sur le missel et dévore les pages avec l’avidité de son appétit en surexcitation. Frénétiquement il se baisse, se relève, esquisse les signes de croix, les génuflexions, raccourcit tous ses gestes pour avoir plus tôt fini. À peine s’il étend ses bras à l’Évangile, s’il frappe sa poitrine au Confiteor. Entre le clerc et lui c’est à qui bredouillera le plus vite. Versets et répons se précipitent, se bousculent. Les mots à moitié prononcés, sans ouvrir la bouche, ce qui prendrait trop de temps, s’achèvent en murmures incompréhensibles.

Oremus ps… ps… ps…

Mea culpa… pa… pa…

Pareils à des vendangeurs pressés foulant le raisin de la cuve, tous deux barbotent dans le latin de la messe, en envoyant des éclaboussures de tous les côtés.

Dom… scum !… dit Balaguère.

… Stutuo !… répond Garrigou ; et tout le temps la damnée petite sonnette est là qui tinte à leurs oreilles, comme ces grelots qu’on met aux chevaux de poste pour les faire galoper à la grande vitesse. Pensez que de ce train-là une messe basse est vite expédiée.

— Et de deux ! dit le chapelain tout essoufflé ; puis sans prendre le temps de respirer, rouge, suant, il dégringole les marches de l’autel et…

Drelindin din !… Drelindin din !…

C’est la troisième messe qui commence.
[ . . . ]
Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin, Les trois messes basses, 1869 1e éd.

Si vous avez l'envie de relire ou de découvrir ce délicieux et impertinent conte de noël c'est ici :

Les trois messes basses, de Alphonse Daudet (I) ; (II) ; (III)


Abraham van Beijeren,
Nature morte avec fruits et volailles, ~1651
Alphonse Daudet, 1840 - 1897, écrivain et auteur dramatique français
Lettres de mon moulin, de Alphonse Daudet, 1e éd. 1869

mercredi 11 octobre 2017

Heures de hasard, herbes de pluie

Pour l'Herbier de poésies, sur une idée lancée avec la page 84 au début de septembre pour un édition au début d'octobre.

dimanche 3 septembre, onze heures

Après les pluies de chaleur
les panicules du maïs

caressent le voile
estompant le soleil
pour le déchirer.


lundi 4 septembre, en début d'après-midi

Vaine quête de hasard
ils cherchent fortune
dans un trèfle à quatre feuilles

Les brins emperlés
scintillent dans la lumière
trésor d'abondance

mercredi 6 septembre, en début de soirée


Le linge est lavé
Le soleil encourageant
Le vent polisson

Le faire sécher sur le fil
comme pour prolonger l'été ...


samedi 9 septembre, dix heures du matin

Soudaine et brutale
la rincée drue de l'orage
a fait fuir l'abeille




lundi 9 octobre, onze heures du matin
Pluies douces de la nuit
soleil tiède des journées
l'herbe est à la fête

en début de soirée
Petit peuple des herbes folles
gardez-vous de la tondeuse

onze heures du soir
Que fais-tu dans ma maison
jeune crapaud étourdi ?

Ignores-tu que le confort des gîtes humains est un piège mortel pour tes frères ? Le chat en a retrouvé un, il y a quelques semaines, dans les outils de jardin. Fuyait-il la canicule ? La nature, bonne fille, l'avait momifié.

Je te rends ta liberté
dans l'herbe fraîche des pierres.

mardi 10 octobre, dix heures du matin

Pluie et soleil au rendez-vous
de l'autre côté de la vitre
festin de roi pour le verdier.




©Jeanne Fadosi, textes de l'instant collectés mardi matin 10 octobre 2017
pour les pages autour des herbes - 87e édition de l'Herbier de poésies


Bretemette de Charleville

Charleville-Mézières dans les Ardennes. D'accord cela ne rime pas avec Bretemette mais quand vous saurez que Charleville-Mézières organise tous les deux ans un festival de marionnettes de réputation mondiale, et que c'était en septembre dernier, vous comprendrez pourquoi j'y fais étape en ce mercredi des prénoms pour la Cour de récré de JB.

Bretemette reine de fils et de baguettes
pour animer ses marionnettes
Tous les jours de l'année répète
pour le jour de la compèt'.

Bretemette pendant la semaine
au fin fond de ses Ardennes
pour son métier se démène
avec bouts de tissus et laine.

Ses doigts de fée font merveille
elle en rêve même dans son sommeil
Aux demandes elle prête l'oreille
quand on vient demander conseil

A Charleville elle tient boutique
et même des stages périodiques.
Jamais elle ne fait de réplique
toutes ses poupées sont uniques.

diaporama, festival 2015, Charleville Mézières



festival des théâtres de marionnettes, Charleville-Mézières 2017



Marionnette définition
Festival mondial des théâtres de  marionnettes de Charleville-Mézières
Charleville-Mézières, Chef-lieu du département des Ardennes, ancienne principauté d'Arches (prononcer Arque) créée en 1608 en même temps que la ville de Charleville.




La liste des prénoms chez Jill Bill et Les liens du rassemblement
Avec un salut amical spécial à  Bigornette , 
Présidente d'honneur de La cour de récré de JB

lundi 9 octobre 2017

Défi n°192 : "En une heure,"

Moi-même à la barre du défi n°192 des CROQUEURS DE MOTS, je vous invite une fois de plus à explorer le temps qui passe avec la consigne suivante :
"Racontez ou inventez les temps forts d'une heure de votre vie en un minimum de mots. (Idéalement au plus l'équivalent d'une dizaine de nouveaux tweets de 280 caractères)."
A titre d'exemple la consigne précédente fait 2 phrases, 28 mots et 170 caractères.
J'avais initialement l'envie de vous conter brièvement une tranche de vie récente dans la même veine qu'un des premiers billets que j'avais produit dans la blogosphère Clic ---> en septembre 2008. Mon premier jet étant beaucoup trop bavard j'ai eu ensuite l'idée de dégraisser ce vieil article. Croyez-moi, cela n'a pas été facile mais selon OpenOffice, le texte qui suit fait exactement 2796 caractères. Ouf !.

jeudi 5 octobre 2017

Saison des semailles, le soir, de Victor Hugo

Moi-même à la barre du défi n°192 des CROQUEURS DE MOTS, vous invitant une fois de plus à explorer le temps qui passe vous laisse libre-choix pour les jeudis / poésies ou sur les mots clés vitesse et/ou lenteur.
Alors pour commencer et faire suite à la chanson à grand vent du jeudi précédent, et après les labours, j'ai envie de rééditer ce poème de Victor Hugo dont je ne me lasse pas.

mercredi 4 octobre 2017

Conogan le vendéen

Poursuivons notre tour de France des prénoms en allant au pays des Chouans, ces oubliés de la révolution française instruments des aristocrates. Pas toujours cool de simplifier l'Histoire aussi je me garderai bien de remonter aussi loin et me contenterai de relayer la parole de Martine, attentive aux quinquas au chômdu.

lundi 2 octobre 2017

A l'abordage ! Le défi n°192

Me voici à la barre des CROQUEURS DE MOTS à la suite de Jill Bill pour ce défi n°192  et comme le temps est l'une de mes marottes récurrentes à ce poste, voici la feuille de route que je vous propose.

Défi  à publier sur votre blog lundi matin 09/10 :
Racontez ou inventez les temps forts d'une heure de votre vie en un minimum de mots. (Idéalement au plus l'équivalent d'une dizaine de nouveaux tweets de 280 caractères).

samedi 30 septembre 2017

Le petit dernier des Anthologies éphémères

Pour annoncer une naissance, la coutume parle de "Carnet rose"
Le dernier opus des Anthologies éphémères a une jaquette bleu clair comme le ciel et bleu turquoise comme l'océan, pour vous inviter au VOYAGE avec les quelques cent et quelques nouvelles, contes, poèmes collectés par Quichottine.


vendredi 29 septembre 2017

Danser les couleurs

Sur l'image proposée pour la page 87 de l'Herbier de poésies

Il a surgi de l'onde, œil affûté sur le monde, poisson lune ou poisson chat. Ide* d'eau douce ou raie mantra*. Il aimerait vous crier les cimetières des fonds marins. Il le dit avec ses couleurs. Il le dit avec sa danse. Il a bondi sa révérence pour épater le vidéaste. Il a enluminé la falaise, hors de son liquide primordial.

jeudi 28 septembre 2017

Chanson à grand vent 1 Le pauvre laboureur, Anonyme XVIe siècle

Jill Bill à la barre des CROQUEURS DE MOTS sous la houlette de Cap'tain Dômi pour le défi n°191, nous invite cette quinzaine à "se tuer à la tâche" en cogitant sur une citation au choix de Paris Hilton ou de Pierre Doris qui nous a dit aussi : "Je laisse au choix pour les Jeudis / poésie".
Alors j'ai eu envie de rééditer cette chanson à grand vent, il y en avait beaucoup dans les campagne, de transmission orale le plus souvent mais de temps à autre collectées et transmises jusqu'à nous, comme les chants de marins. 

mercredi 27 septembre 2017

Ute de Carquebut

Cette saison 9 des prénoms du mercredi me donnent encore l'occasion de visiter les départements et anciennes provinces de France, en mode ludique de préférence. Ange nous a fait quitter Orange (Vaucluse) pour rejoindre Ethel à Vittel ( Vosges) puis croiser le bel Adonis sur une écluse près de Nangis (Seine et Marne). Cette semaine, d'un coup de rêve, je vous emmène en Normandie et plus précisément dans la Manche, et bien au-delà jusque dans ...

lundi 25 septembre 2017

Dur dur de travailler !

Jill Bill à la barre des CROQUEURS DE MOTS sous la houlette de Cap'tain Dômi pour le défi n°191, nous invite cette quinzaine à "se tuer à la tâche" en cogitant sur une citation au choix de Paris Hilton ou de Pierre Doris.

jeudi 21 septembre 2017

Violaine, pas si vilaine, de Jeanne Fadosi

Je laisse au choix pour les Jeudis / poésie nous a dit Jill Bill désignée à la barre des CROQUEURS DE MOTS pour le défi n°191 à broder sur l'expression "Se tuer à la tâche" hardiment illustrée.
Notez que le calendrier de Dômi me désigne pour être à la barre du défi suivant dont la feuille de route sera affichée lundi 2 octobre.

mercredi 20 septembre 2017

Adonis près de Nangis

Remontons du midi de la France vers les terres généreuses du Bassin parisien irriguées par la Seine et la Marne

lundi 18 septembre 2017

Oyez les Croqueurs ! Info Coquille ...

à consulter sur le blog des CROQUEURS DE MOTS pour les prochains défis :



et si j'ai bien tout compris, c'est Jill Bill qui devrait dévoilé la destination du défi n° 191 depuis son Château "incessamment sous peu ..."

samedi 16 septembre 2017

Un instant s'il vous plait

Un chapeau, le verbe écrire, un manège de chevaux de bois, une standardiste et un cuisinier du dimanche, tels sont les ingrédients de la recette du Nid des mots de septembre.

vendredi 15 septembre 2017

Un monde foutraque

Sur l'image proposée pour la page de l'Herbier de poésies 85

Est-ce un clown triste ou joyeux ?
Un clown étonné ?
Est-ce le monde échevelé ?

jeudi 14 septembre 2017

Revenue, de Renée Vivien

Un défi n°190 pour les CROQUEURS DE MOTS proposé par Cap'tain Dômi, les mots clé VOYAGE pour le premier jeudi poésie et RETOUR pour le second jeudi poésie.

Mon choix pour le départ était lugubrement beau, dans la force de mots simples et d'un vers répété. Alors je me rattrape en vous proposant cet autre poème de Renée Vivien.

mercredi 13 septembre 2017

Ethel de Vittel

Pour cette deuxième étape des prénoms du mercredi, je serais bien volontiers restée un peu dans la douceur de l'Estérel, mais mes rêveries m'ont menées dans les Vosges, quoique ...

lundi 11 septembre 2017

Défi n°190 : Deux naissances à la Une

"Et si Jésus naissait de nos jours…
Cela donnerait la «une»  dans tous les journaux télévisés …
A vous de broder autour de cette histoire."
Telle est la consigne de notre Câpitaine Dômi pour ce défi n°190 des CROQUEURS DE MOTS qui ouvre la nouvelle saison.

vendredi 8 septembre 2017

Chronique vespérale

Pour la page 84 de l'Herbier de poésies, en mode chronique des jours de septembre aussi

Chronique vespérale.

Le linge est lavé
Le soleil encourageant
Le vent polisson

Le faire sécher sur le fil
comme pour prolonger l'été ...

Un gros nuage vient d'éteindre la lumière. J'implore le ciel de retenir la pluie. Le vent m'a-t-il écouté ? Le soleil fait de nouveau fête. J'aime sa caresse tiède sur ma vieille carcasse. Jusqu'aux prochains nuages. A nouveau un plafond bas. Teinté d'un gris monotone. Le vent frais joue les balançoires. Sur le fil les vêtements dansent.
Ô ciel ! Retiens encore une heure, juste une heure, les larmes de pluie qui s'évaporent de leurs fibres parfumées d'herbes et de liberté.
Instants au présent
Rémanences d'étés d'antan.
Temps de l'insouciance.

Goûter l'instant...
Impossible pourtant d'oublier que là-bas, loin vers l'ouest, un ouragan se déchaîne.
Difficile, dans le silence des jours, de réaliser que là-bas, loin vers l'est, les pluies de la mousson noient tout sur leur passage.
©Jeanne Fadosi, mercredi 6 septembre 2017
à découvrir avec les autres brins sur la page 84 de L'Herbier


jeudi 7 septembre 2017

Départ, de Renée Vivien

Un défi n°190 pour les CROQUEURS DE MOTS proposé par Cap'tain Dômi que je vous laisse découvrir et le mot clé VOYAGE pour le premier jeudi poésie.
J'avais programmé la nième réédition des berceaux, romance de Gabriel Fauré sur un poème de Sully-Prudhomme Le long du quai quand j'ai découvert celui-ci lors de mes recherches pour le jeudi d'après sur le retour. Il m'a paru tellement évident que le poème de Renée Vivien en est inconsciemment l'écho et la réponse. Ou l'inverse.

DÉPART
J’ai vu s’éteindre en moi le brûlant désespoir…
Ma bouche cessera de ravager ta bouche,
Je ne connaîtrai plus les veilles sur la couche
De la moite Insomnie et du Désir farouche,
Car la Mer et la Mort me rappellent, ce soir…
La nuit vient assombrir tes cheveux d’asphodèle,
Et les chauves-souris ont frappé de leur aile
Bleue et longue ma porte où l’ombre vient pleuvoir…
J’ai fait taire mon cœur que l’angoisse martèle,
Car la Mer et la Mort me rappellent, ce soir…
Renée Vivien, évocations, 1903


Renée Vivien, dite "Sapho 1900", 1877 - 1909, poétesse britannique d'expression française, courant parnassien de la Belle époque