Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 20 août 2020

Abécédaire du CroqCovid : abcd comme abécédaire

Le feuilleton du Covid évolue de jour en jour et il y a à peine 8 jours, il n'était toujours pas question de généraliser le port du masque.

En France, il sera cette fois-ci obligatoire dans de nombreux lieux fréquentés y compris en entreprise sauf dans les bureaux individuels.

Quand le porter ? 

ou comme alphabet du Covid

Le ministre de la santé français a énoncé à la mi-août une Astuce Bonne à retenir pour Contenir la Circulation du Covid en le tenant à Distance de soi et en évitant de trop le Diffuser dans l'atmosphère : 

Simple à retenir, elle se découpe comme suit : 

“A, quand on est A risque, fragile,  âgé ; 

B quand on est dans un lieu Bondé ; 

C quand on est dans un endroit Clos ; 

D quand la Distance est impossible à gérer”.


La rentrée avance à grands pas avec plein de questions. Avec les aides à la mémoire que représentent les textes pour avoir le goût et l'appétit d'apprendre à lire, à écrire, à compter et à raisonner 

Poésie pour retenir l'alphabet* :

A B C D

C'est décidé


E F G H

On joue à cache-cache


I J K L

Dans la ruelle


M N O P

Jusqu'au souper


Q R S T

Tu pourras rester


U V W

Tu pourras rêver


X Y Z

A ces tutos qui sont des aides.


Et demain à ton réveil

Tu te rappelleras

Toutes les lettres de l'alphabet

"ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ"

* Trouvé sur le Net : J'ai changé le dernier vers et j'en ai rajouté trois et l'alphabet ainsi que l'alphabet chat ci-dessous (de Maurice Carême)


Et pour un autre alphabet, je ne résiste pas à l'envie d'évoquer Alphabet, de Maurice Carême
















grille d'alphabet à broder gratuite

mercredi 19 août 2020

Les prénoms du mercredi saison 11


L'info a été afichée le 1er août sur le blog de Jill Bill et je viens seulement d'en prendre connaissance !!! Quelle étourdie !!!


Pour la 11ème saison, la guinguette des prénoms du mercredi, créée par Bigornette, continue joyeusement sous le préau et la férule de Jill Bill, la courageuse, vous savez, dans  La Cour de récré de JB.
A ma dernière mise à jour, Jill nous donnait rendez-vous le 4 septembre mais je pensais depuis que la rentrée serait retardée. Mais la maîcresse ne nous oublie pas et nous a concocté une première liste de prénoms pour septembre et octobre et depuis est fidèle à nos RV du mercredi et pas que ...

Retrouvez sur son blog la liste des prénoms chez Jill Bill
et peut-être, les liens du rassemblement si Jill Bill le peut. On ne t'en voudra pas si tu ne fais pas ce suivi. Priorité plus que jamais à ta santé ! 

jeudi 13 août 2020

Abécédaire du CroqCovid C comme confinement et confiné

C comme coronavirus et covid-19 et coronaire, ce qui au tout début de la pandémie m'a fait croire que ce virus s'attaquait au coeur.
Mais non, corona signifie que ce virus a la forme d'une couronne.

 S'il est un mot qui m'a chiffonné, c'est aussi celui-ci, confinement. Pour lutter contre ce virus il fallait se confiner. Mais ça veut dire quoi se confiner ? N'a-t-on pas enseigné depuis les progrès de la connaissance du lien entre l'hygiène et la maladie qu'il n'y avait pas plus délétère que de vivre dans une atmosphère confinée ?

C comme Culture avec les radios telles France culture qui a eu la bonne idée de promouvoir 

Et C comme coeur, j'y reviens, parce que c'est l'organe vital sans lequel il n'est point possible de vivre.


L'étoile au cœur

Par les nuits sublimes d'été,
Sous leur dôme d'or et d'opale,
Je demande à l'immensité
Où sourit la forme idéale.

Plein d'une angoisse de banni,
À travers la flore innombrable
Des campagnes de l'infini,
Je poursuis ce lis adorable...

S'il brille au firmament profond,
Ce n'est pas pour moi qu'il y brille :
J'ai beau chercher, tout se confond
Dans l'océan clair qui fourmille.

Ma vue implore de trop bas
Sa splendeur en chemin perdue,
Et j'abaisse enfin mes yeux las,
Découragés par l'étendue.

Appauvri de l'espoir ôté,
Je m'en reviens plus solitaire,
Et cependant cette beauté
Que je crois si loin de la terre,

Un laboureur insoucieux,
Chaque soir à son foyer même,
Pour l'admirer, l'a sous les yeux
Dans la paysanne qu'il aime.

Heureux qui, sans vaine langueur,
Voyant les étoiles renaître,
Ferme sur elles sa fenêtre :
La plus belle luit dans son cœur.

René-François Sully Prudhomme, Les vaines tendresses, 1875

 .

René-François Sully Prudhomme (1839-1907)

petit glossaire du coronavirus trouvé dans Africanews 



lundi 3 août 2020

Abécédaire du CroqCovid : B comme barrière

barrière - wikipedia ; barrière - cntrl

barrière me fait penser à la grande barrière de corail et au garde-barrière de mon enfance celui qui gardait encore le passage à niveau de La Mesnière alors qu'il n'y passait plus que des engins de chantier.

Mais quand j'ai fait ma requête au moteur de recherche Google, avant les sites de définition j'ai eu droit à plusieurs occurrence du groupe Barrière (casinos et hôtels de luxe). Un sens de la hiérarchie tel celui du monde d'avant à maintenir coûte que coûte dans le monde d'après.
Et puis tenez, puisqu'au début l'on nous a asséné cette traduction littérale d'un anglicisme sans doute lui-même aux intentions douteuses, j'ai envie pour faire écho à cette "distanciation sociale" qui me donnait la chair de poule de l'entendre, avec Les barrières de Savinien Lapointe

Les barrières
L'après-midi

Un soleil éclatant sur les murs de Paris
Répand du haut des cieux son magique souris,
Vidant les ateliers en habits du dimanche,
La population comme un fleuve s'épanche.

Culottes de velours, casquette, gros souliers,
Veste ronde, voilà nos larges charpentiers ;
Un peu roides de corps, mobiles du visage,
L’œil d'aplomb, la voix rude et le style sauvage ;
Au Petit Ramponneau pour prendre leur repas,
Une main dans la poche, ils redoublent le pas ;
Humant avec bonheur le très cher brûle-gueule...
Leurs femmes, disons-le, n'ont pas l'esprit bégueule :
Jupe courte, bas blancs, tablier fin, croix d'or,
Accortes, se riant du chétif mirliflor,
Bien loin de gourmander le bon garçon qui fume,
A l'odeur du tabac leur amour se parfume.

Ouvriers charpentiers, j'aime votre fierté ;
Votre coeur poétique épris de liberté.
J'aime, pardonnez-moi, vos femmes rondelettes
Et sans morgue ; partant, sans nul souci d'aigrettes.
Je les aime surtout lorsque dans le chemin,
Courant au mendiant que le plaisir repousse,
Elles laissent tomber une parole douce
Et le sou du Seigneur dans le creux de sa main.

Serruriers, forgerons, maçons, tailleurs de pierre,
L'artisan du chantier, celui de la carrière,
Sous de verts acacias que les vents font trembler,
Au repas fraternel accourent s'attabler
Pour charmer les ennuis d'une rude semaine,
Quand le septième jour dans ce lieu les ramène.
La table est de sapin, sans doute, mais dessus
Brille un morceau de veau qui baigne dans le jus ;
Mais à l'extrémité de ces planches grossières
Figure un vaste plat de rouges parmentières,
Et Jeannette, l'Hébé du bruyant cabaret,
Apportant broc sur broc d'un petit vin clairet
Par elle baptisé sans dispense du pape,
Sait leur faire oublier l'absence de la nappe ;
Car, fraîche et réjouie, elle répond mieux qu'eux
Aux ris entrecoupés de propos graveleux.

Vous, heureux, qui bâillez dans vos palais de marbre,
Le coeur vide où s'efface un rêve d'amitié,
Vos plaisirs, faux rubis, inspirent la pitié
A ces bons compagnons attablés sous un arbre ;
Leur appétit gaillard mange tout et sans choix ;
Ce dîner, gras pour eux, pour vous serait bien maigre ;
Mais l'amitié, qui fuit la demeure des rois,
Là s'attarde et sourit près d'un pot de vin aigre.

L'artisan des lambris, en habit, linge fin,
Triste représentant du spectre de la faim,
Le plus déshérité du produit de nos treilles,
Exténué, tué par de trop longues veilles,
Avec sa douce femme, avec ses blonds enfants
Tous chétifs, mais proprets, courent à travers champs.
Que de privations durent être subies
Pour ce peu de toilette ; et combien d'insomnies,
De fatigues, de soins, de soucis, de tracas
Eut cette pauvre mère à préparer gants, bas,
Robes et mouchoirs blancs ! en secret que de jeûnes
Pour avoir des colliers bénits aux deux plus jeunes !
Bonnes gens ! puisse Dieu, touché de votre foi,
Vous laisser le petit... qu'il m'a repris à moi !

Le soir, las de fouler gazon, herbe nouvelle,
La famille avec joie aborde une tonnelle
Pleine d'ombrage frais et vert du haut en bas ;
Puis la femme économe acquitte le repas ;
L'homme sourit au vin, l'enfant au confortable,
Et la félicité, qui rend l'espoir aimable,
Leur fait rêver à tous un siècle plus humain.
Hélas ! à ce beau jour quel triste lendemain !

Savinien LAPOINTE


Ici il était question de barrières sociales, n'est-ce-pas? Les temps ont bien peu changé.
































Savinien LAPOINTE, 1812 - 1893, poète, chansonnier et goguettier français du XIXe siècle
Camille Pissarro, 1830 - 1903, peintre impressionniste