petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...
pour Le nid des mots de abécé, thème de mai 2026 à publier sur votre blog, le vendredi 15 mai 2026, avant 10h :
"Talon d'Achille et Pied d'Estale"
J'avoue que des jeux de mots en jeu d'écriture, le nid des mots ne m'y avait pas habitué et que le sujet m'a déroutée, m'a emmêlé les neurones et que j'ai bien cru qu'ils allaient rester stériles ...
En écoutant à la radio un entretien avec Pierre Perret, La ballade de Pierre Perret | France Inter, samedi 9 mai 026, j'ai eu la tentation de rééditer mon billet plusieurs fois remis en ligne
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Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...
pour Le nid des mots de abécé, thème de mars 2026 à publier sur votre blog, le vendredi 27 mars 2026, avant 10h :
autour du thème du Printemps des poètes :
Vous avez toute liberté de publier un texte d'auteur ou personnel, sur ce thème
"...
Le joug que l’on choisit est encor liberté !
...
Avec la liberté, fruit qui germe en tout lieu
..."
Alphonse de Lamartine, La Marseillaise de la paix, 1841
Perplexité de ma mémoire oublieuse ! Éleuthère était le prénom de mon oncle, frère de ma mère, prénom qui m'avait toujours paru étrange et dont j'avais depuis oublié le sens en grec ancien :
Jolie coïncidence temporelle qui m'a conduit à nouveau vers le site d'un professeur de philosophie et de yoga Eleuthère | Éleuthère où j'y avais glané ceci :
"Eleuthère est un mot d’origine grecque qui signifie « liberté » et nous entendons par là la liberté du cœur et de l’âme de celle ou de celui qui a, un peu, avancé sur le chemin de l’ouverture ; la liberté de l’homme qui ne s’en laisse pas compter et qui résiste calmement aux opinions courantes, de quelqu’un à qui « on ne la fait pas » et qui n’est pas pour autant un cynique, ni un hédoniste ; la liberté aussi de l’être qui cherche le vrai, qui le cherche, qui y est ouvert et par suite ne saurait prétendre le posséder, mais qui ne se contente pas de la suffisance des sceptiques dogmatiques qui, sous prétexte de « tolérance », prétendent « savoir » que l’on « ne peut rien savoir » ou que « chacun a sa vérité ». Alibi de l’inertie et du conformisme.
La liberté est aussi la liberté étrange et proche de l’homme qui a rencontré l’absolu ou qui l’a entrevu, expérience d’une douceur singulière et quelquefois d’une douleur singulière (O llama de amor viva, que tiernamente hieres…).
Et nous n’oublions pas, la liberté politique, qui est selon Montesquieu, « la liberté de faire ce que les lois permettent », et qui ne va donc pas sans un respect intelligent de la loi, sans un véritable « règne de la loi » qui libère bien plus qu’il n’asservit."
... à méditer ...
Le règne de la loi qui libère bien plus qu'il n'asservit selon Montesquieu ...
Il y a quelques années, un des sujets de philosophie proposés en France aux séries technologiques du baccalauréat était :
La liberté consiste-t-elle à n’obéir à personne?
Qui la fait ? qui la défait ? qui l'applique ?
Et peut-être aussi et surtout : pourquoi des lois ?
Serait-on plus libre ou moins libre sans des lois ?
et que penser de ces politiques qui veulent supprimer le code de la route ?
En troisième proposition, juste avant ce L comme Loi, il y avait un de mes poèmes inspiré de la légende de Orphée et Eurydice et que je dédie toujours aux femmes empêchées
L'âme et le corps tendus vers un futur mature où ces mots d'évidence devenus dive transparence effaceraient ce temps du danger de les marteler ces mots aspirés par un trou noir pour quel temps ? provisoire,
Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d’amies"
Paul Éluard*, Gabriel Péri, Au rendez-vous allemand, 1944
Vous pouvez retrouver la totalité du poème ici Clic --->
* Oui je sais, deux ans avant sa mort en 1952, Paul Eluard a commis une Ode à Staline en 1950, (sincèrement aveuglé par ce qu'on lui donnait à voir lors de ses voyages en URSS comme délégué de l'association France-URSS ou "poésie de circonstance" ?) Ce n'est pas ce qu'il aurait fait de mieux. Ce texte ne figure dans aucune de ses publications et sa facture en est bien éloignée du talent poétique qu'on lui connait ailleurs.
Et quand bien même. Que connaissait-on vu d'ici de l'URSS et des communistes ? Que sans le front de l'Est et le renversement de la guerre, et les résistants de l'Intérieur de la France, tels le groupe Manoukian et tant d'autres, les alliés occidentaux auraient-ils pu vaincre Hitler ? Que savait-on du Goulag vu d'ici ? Rien.
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thème à publier sur votre blog, le vendredi 16 janvier 2026, avant 10h :
"De toutes les couleurs"
Pour le jeudi 27 octobre 2021 j'avais écrit imprudemment :
"Mes premières tentatives étaient laborieuses et si j'ose ci-dessous republier ces couleurs de nos vies, "beaucoup trop bavardes", c'est qu'il me faudrait tout réécrire sans perdre le dense de ce que je voulais y mettre.
Je vais pourtant essayer. Réussirai-je ou ferai-je pire ? Rendez-vous lundi prochain.
Après une fin de semaine occupée à bien autre chose, je n'ai ouvert mon ordi que ce lundi matin 1e novembre 2021 vers 10h et je n'avais bien sûr pas du tout retravaillé ce texte."
J'avais galéré sans réussir à le dégraisser. Ma nouvelle version, toujours trop bavarde ne me satisfaisait toujours pas.
Tant pis ! La vie, le monde s'est depuis complexifié jusqu'à l'obésité des malheurs. Alors ...*
petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress (dont celui de Colette et Lilou )... et j'en oublie ...
thème à publier sur votre blog le vendredi 12 décembre avant 10h:
"Les vielles pierres et la maison parlent, mais que racontent-elles ?"*
Il est près de 17h ce jeudi 11 et je viens juste de me souvenir que ... le soir descend vite et je me suis laissée distraire une fois de plus bien trop longtemps devant l'écran de mon ordi alors voici une réédition de 2011 encadrée de deux haïkus écrits ce jeudi 11 décembre 2025.
C'était en septembre
Un bel immeuble silencieux
celant ses secrets
La pièce est si étroite qu'elle en parait longue, presque grande pour ses huit mètres carrés. Tricherie d'une perspective qui agrandit l'espace de son nid inhospitalier. Elle regarde vers le sud, par l'unique fenêtre, les toits qui s'étalent en un camaïeu de gris et de bleus sombres d'ardoise et de zinc jusqu'au même immeuble cossu d'en face, lui masquant le bois tout proche, invisible et inaudible. Au dessus de cette mer urbaine, le ciel est si pâle, d'un blanc de lait crémeux malgré l'heure avancée et le soleil.
Elle tourne le dos au réchaud sur lequel son premier repas mijote. Pour étrenner le cadeau précieux que lui a fait sa marraine, un petit faitout en fonte orange avec un drôle de couvercle en creux pour faire retomber la vapeur d'eau à l'intérieur, elle a acheté du poisson frais et des crevettes. Un petit luxe qu'elle s'offre et qu'elle ne pourra pas renouveler souvent. Le fumet commence à lui chatouiller les narines tandis qu'elle ferme les yeux pour rêver la vue au delà des toits.
Non, de ce côté, elle ne peut pas apercevoir Notre-Dame, pas même la Tour Eiffel qui doit être un peu plus à l'est. Juste le bois de Boulogne et le jardin d'acclimatation ...Et déjà, les ondulations qui moutonnent, l'évocation d'arbres qu'elle devine si proches et habités de mille oiseaux ... Elle voyage immobile dans sa chambre et marche d'un pas léger vers les cimes bleutées, mélange l'odeur du laurier et de la bruyère des sous-bois.
Comment sera son antre familière quand l'hiver installera ses frimas ? Le maigre radiateur de fonte, sous la fenêtre, ne la rassure guère, elle chasse ces questions et grimpe vers les hautes vallées que la neige a recouvertes. Elle en frissonne malgré la douceur de la pièce en ce début d'automne tiède.
La pratique des huit étages de l'escalier de service, ouvert à tous les courants d'air, lui fera un bon entraînement. Combien d'employés de maison habitent encore dans ces pièces si humbles, dans cette banlieue qui étale ses façades altières ? Quel âge ont-ils pour gravir encore, bien au-delà de l'âge d'une trop maigre retraite, ces marches taillées pour économiser l'espace et couper les jambes et le souffle ?
Combien de pièces inoccupées, transformés en greniers de fortune ?
Les paysages n'arrivent plus à se superposer pour chasser le léger malaise qui lui serre la gorge. Que vient-elle faire dans cette galère, au sommet de cette montagne de pierre de taille et de briques ?
* les maisons et les pierres, je les ai fait souvent parler : tenez ici Confidences au sommet - Fa Do Si pour Bigornette et à la fin de mon maternage de chiots à la fin de l'été 2010 :