Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

Affichage des articles dont le libellé est le nid des mots. Afficher tous les articles
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vendredi 15 mai 2026

Tout ça parce qu'au bois d'Chaville ...

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

pour  Le nid des mots de abécé, thème de mai 2026  à publier sur votre blog, le vendredi 15 mai 2026, avant 10h : 
"Talon d'Achille et Pied d'Estale"

J'avoue que des jeux de mots en jeu d'écriture, le nid des mots ne m'y avait pas habitué et que le sujet m'a déroutée, m'a emmêlé les neurones et que j'ai bien cru qu'ils allaient rester stériles ...
En écoutant à la radio un entretien avec Pierre Perret, La ballade de Pierre Perret | France Inter, samedi 9 mai 026,  j'ai eu la tentation de rééditer mon billet plusieurs fois remis en ligne

Mais ce mercredi gris comme la pluie, mes neurones se sont mis à la fantaisie, j'ai raturé, tatonné, raboté, compté, décompté ...

Tout ça parce qu'au bois d'Chaville
y avait du muguet ...

Il avait le talon fragile
Et comme il se nommait Lepantalon,
Point de ballon, on le mit au violon :
Ce ne fut pas chose facile !

Faut vous dir' que sa mère, née Pied d'Estale,
Œil de gazelle et pieds de biche,
Avait séduit son père, né riche,
Affligé d'un pied bot congénital.

Conçu dans les bois de Chaville,
On faillit l'appeler Achille,
Un prénom bien trop suranné !

Des années plus tard le voisin
N'en pouvait mais de son crincrin
massacrant "Les vertes années" ! 


Le violoniste, extrait
d'un tableau de Chagall

vendredi 27 mars 2026

Liberté, Force vive, déployée

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

pour  Le nid des mots de abécé, thème de mars 2026  à publier sur votre blog, le vendredi 27 mars 2026, avant 10h : 
autour du thème du Printemps des poètes :

Vous avez toute liberté de publier un texte d'auteur ou personnel,  sur ce thème

"...
Le joug que l’on choisit est encor liberté !
...
Avec la liberté, fruit qui germe en tout lieu 
..."
Alphonse de Lamartine, La Marseillaise de la paix, 1841

En me mettant à l'ouvrage ce lundi après-midi pour le thème de mars du Nid des mots j'ai tendu l'oreille à une chanson qui se trouve être 
de Angélique Ionatos, compositrice, chanteuse et guitariste grecque

dans l'émission affaires sensibles : Décembre 2008, la Grèce se soulève | France Inter, lundi 23 mars 2026

Mon premier réflexe a été comme toujours de faire la requête "liberté" sur mon blog
Premier billet en lien :
qui ne raconte pas que des salades (au premier degré) et compile de jolis liens de chansons et de textes sur la liberté et aussi cette image


2ème lien proposé : 
Perplexité de ma mémoire oublieuse ! Éleuthère était le prénom de mon oncle, frère de ma mère, prénom qui m'avait toujours paru étrange et dont j'avais depuis oublié le sens en grec ancien :

Jolie coïncidence temporelle qui m'a conduit à nouveau vers le site d'un professeur de philosophie et de yoga Eleuthère | Éleuthère où j'y avais glané ceci :

"Eleuthère est un mot d’origine grecque qui signifie « liberté » et nous entendons par là la liberté du cœur et de l’âme de celle ou de celui qui a, un peu, avancé sur le chemin de l’ouverture ; la liberté de l’homme qui ne s’en laisse pas compter et qui résiste calmement aux opinions courantes, de quelqu’un à qui « on ne la fait pas » et qui n’est pas pour autant un cynique, ni un hédoniste ; la liberté aussi de l’être qui cherche le vrai, qui le cherche, qui y est ouvert et par suite ne saurait prétendre le posséder, mais qui ne se contente pas de la suffisance des sceptiques dogmatiques qui, sous prétexte de « tolérance », prétendent « savoir » que  l’on « ne peut rien savoir » ou que « chacun a sa vérité ». Alibi de l’inertie et du conformisme.

La liberté est aussi la liberté étrange et proche de l’homme qui a rencon­tré l’absolu ou qui l’a entrevu, expérience d’une douceur singulière et quel­que­fois d’une douleur singulière (O llama de amor viva, que tiernamente hieres…).

Et nous n’oublions pas, la liberté politique, qui est selon Montesquieu, « la liberté de faire ce que les lois permettent », et qui ne va donc pas sans un respect intelligent de la loi, sans un véritable « règne de la loi » qui libère bien plus qu’il n’asservit."

... à méditer ...

Le règne de la loi qui libère bien plus qu'il n'asservit selon Montesquieu ...

Il y a quelques années, un des sujets de philosophie proposés en France aux séries technologiques du baccalauréat était :

La liberté consiste-t-elle à n’obéir à personne?

Qui la fait ? qui la défait ? qui l'applique ? 

Et peut-être aussi et surtout : pourquoi des lois ? 

Serait-on plus libre ou moins libre sans des lois ?

Pourquoi circule-t-on à gauche ou à droite ? (autoplus.fr)

















C'était mon 4e lien Fadosi continue: Abécédaire du monde d'après : L comme Loi, vendredi 1e juillet 2022
et que penser de ces politiques qui veulent supprimer le code de la route ?

En troisième proposition, juste avant ce L comme Loi, il y avait un de mes poèmes inspiré de la légende de Orphée et Eurydice et que je dédie toujours aux femmes empêchées  


Tu voulez savoir, Orphée
lequel du son de ta lyre
ou de l'attrait de ta personne
motivait l'élan d'Eurydice.

Tu voulez savoir Orphée,
ce qui nourrissait,
de la musique ou de l'amour,
son élan vers la liberté.

Tu voulez tant le savoir
que tu en as oublié
d'en respecter la condition :
liberté contre vérité.

Ta musique, tu le croyais,
nourrissait l'amour d'Eurydice.
Ton amour n'a pas résisté
à ton ego ou à tes doutes.

En vérité pour Eurydice
ta musique l'a libérée.
Et si l'amour t'a pétrifié,
il en reste la partition.
©Jeanne Fadosi, mercredi 16 août 2023
pour le  nid des mots de abécé de septembre 2023

Et celui-ci, hélas plus que jamais d'actualité :

Vivre !

Les rêves
Comme les coquilles
sont fragiles

Quand la vie, toute vie
est pilonnée
massacrée
négligée
méprisée
abandonnée

que peut-il rester d'espoir ?
Quelle parole de réconfort ?

Une prière dérisoire,
une infinie lassitude.

Redonner une étincelle de soufle
à ceux qui ont tout perdu
redonner du sens à la vie
semer de la poudre de magie ...

L'obsolescence est programmée,
ma baguette en panne

Pourtant 
en mon coeur une toute petite voix,
au fond de mes pupilles une toute petite lueur
disent et écrivent
même plus "Espoir"
simplement "Vivre !"

L'âme et le corps tendus
vers un futur mature
où ces mots d'évidence
devenus dive transparence
effaceraient ce temps
du danger de les marteler
ces mots aspirés
par un trou noir
pour quel temps ? provisoire,

Liberté de penser,
Liberté d'exister.
©Jeanne Fadosi, mardi 13 décembre 2016,
modifié jeudi 15 dé cembre 22h42

Et j'aimerais aussi rappeler, comme une bouteille à la mer, l'article 13 de la

Déclaration universelle des Droits de l’Homme

Adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 217 A (III)

du 10 décembre 1948


Article 13

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.


"Cette liberté n’est pas absolue et fait l’objet de restrictions."

parce que :
"Il y a des mots qui font vivre
Et ce sont des mots innocents
Le mot chaleur le mot confiance
Amour justice et le mot liberté
Le mot enfant et le mot gentillesse
Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d’amies"

Paul Éluard*, Gabriel Péri, Au rendez-vous allemand, 1944

Vous pouvez retrouver la totalité du poème  ici Clic --->


* Oui je sais, deux ans avant sa mort en 1952, Paul Eluard a commis une Ode à Staline en 1950, (sincèrement aveuglé par ce qu'on lui donnait à voir lors de ses voyages en URSS comme délégué de l'association France-URSS ou "poésie de circonstance" ?) Ce n'est pas ce qu'il aurait fait de mieux. Ce texte ne figure dans aucune de ses publications et sa facture en est bien éloignée du talent poétique qu'on lui connait ailleurs. 
Et quand bien même. Que connaissait-on vu d'ici de l'URSS et des communistes ? Que sans le front de l'Est et le renversement de la guerre, et les résistants de l'Intérieur de la France, tels le groupe Manoukian et tant d'autres, les alliés occidentaux auraient-ils pu vaincre Hitler ? Que savait-on du Goulag vu d'ici ? Rien. 
Est-ce une raison pour occulter tout le reste ?
Paul Éluard — Wikipédia, 1895 - 1952, poète français

vendredi 16 janvier 2026

Couleurs de nos vie (2e)

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

pour  Le nid des mots de abécé, thème de janvier 2026 :
thème à publier sur votre blog, le vendredi 16 janvier 2026, avant 10h :
"De toutes les couleurs"

 Pour le jeudi 27 octobre 2021 j'avais écrit imprudemment :

"Mes premières tentatives étaient laborieuses et si j'ose ci-dessous republier ces couleurs de nos vies, "beaucoup trop bavardes", c'est qu'il me faudrait tout réécrire sans perdre le dense de ce que je voulais y mettre.

Je vais pourtant essayer. Réussirai-je ou ferai-je pire ? Rendez-vous lundi prochain.

Après une fin de semaine occupée à bien autre chose, je n'ai ouvert mon ordi que ce lundi matin 1e novembre 2021 vers 10h et je n'avais bien sûr pas du tout retravaillé ce texte."

J'avais galéré sans réussir à le dégraisser. Ma nouvelle version, toujours trop bavarde ne me satisfaisait toujours pas. 

Tant pis ! La vie, le monde s'est depuis complexifié jusqu'à l'obésité des malheurs. Alors ...*

Flamboyance de la couleur,
épure d'un simple trait
et toute la douceur
des silhouettes de Toffoli.

Raffinement de la couleur
Art précis dans la minutie du geste.
De la palette au pinceau,
Objets et bouquets sublimés
Aux jardins de Toutounov.

Fractales des boules à facettes
Danse des ombres et des corps
Sur la piste de danse.
Danse les couleurs
Sur les toiles de Mirò

Danse les couleurs de Fantasia
Sur la toile de cinéma
Et dans les yeux de l'enfant.

Plénitude de la couleur
En son spectre irisé
Quand la pure lumière se frotte au sombre
D'un ciel d'orage avant la pluie.

Arc-en-ciel du reflet
Des larmes de l'enfant
Sur ses lunettes de soleil

Enfant qui ne comprend rien
à ce déluge de feu et d'acier
Sur les pierres et le sable,
Sur les choses et les fleurs,
Sur les gens sans visage et sans yeux.

Et le son des couleurs
Dans le rire de l'enfant
Quand son père raconte,
Sous les bombes.

Blanc la somme de toutes les couleurs
Blanc symbole de la paix
Le voile de la mariée
l'habit de deuil en certains lieux,
La porte du paradis
Au seuil d'une mort imminente,
dans l'imaginaire des mythes.

Blanc aux mêmes symboles
Chez les frères ennemis.
Rires des enfants de chaque camp
Aux couleurs de l'oiseau
Au-delà des désespoirs.

Blanc et noir sur la toile,
Petites touches subtiles
Et les couleurs chantent.

Noir comme le sang sombre
Lesté des déchets
De nos corps vivants,
Chimie et alchimie de la vie.
Noir des abysses et de l'inconnu
Noir au seuil des fantasmes
Noires terreurs injustifiées,
Portes aux haines imbéciles,
Vers des terreurs trop justifiées.

Mais noire la petite robe raffinée,
Noir le luxe de la tulipe,
Noire guirlande des mots
Sous la plume inspirée.
Jamais noir absolu,
Soit gris soit brun soit bleu,
Ou violet ou même rouge
Ou même feu.
Noir de jais jamais plus intense
Qu'avec la touche d'un blanc de lumière.

Couleurs à l'œil du télescope
Qui scrute les étoiles.
Couleurs sous le microscope
Traquant le minuscule.
Mystère et jaillissement
Couleurs de l'univers
Couleurs de la vie.

Couleurs du vent
Couleurs des sons, 
Couleurs du temps.
Couleurs, coule heure,
Coule les heures,
Coule nos vies,
Couleurs de nos vies,
Couleurs de nos humeurs.

Tempérer leur violence,
Apprivoiser leur beauté.
Chercher leurs harmonies.

Est-ce mission impossible ?* 

©Jeanne Fadosi, lundi 1er novembre 2021
pour Les Parchemins de Bigornette, * ajout du mercredi 14 janvier 2026


Toffoli, bateaux

bouquet de bleuets, par Toutounov

Louis Toffoli — Wikipédia (wikipedia.org) 1907 - 1999

Joan Miró — Wikipédia (wikipedia.org) 1893 - 1983

Ivan Konstantinovich Aïvazovski (1817 – 1900) La vague
Peint en 1886 cette huile sur toile est déposée au Musée du Louvre en 1973
partagé par Zaza pour le thème Tempêtes du tableau du samedi

Petit aperçu de mes couleurs sur mon blog :


Fadosi continue: Couleurs de nos vies réédition du 28 octobre 2021



Kandinsky, Gorge improvisation, 1914

Fadosi continue: Un monde foutraque
 

vendredi 12 décembre 2025

Le murmure des toits

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou )... et j'en oublie ... 

pour  Le nid des mots de abécé, thème de décembre 2025 :

 thème à publier sur votre blog le vendredi 12 décembre avant 10h:

  • "Les vielles pierres et la maison parlent, mais que racontent-elles ?"*


Il est près de 17h ce jeudi 11 et je viens juste de me souvenir que ... le soir descend vite et je me suis laissée distraire une fois de plus bien trop longtemps devant l'écran de mon ordi alors voici une réédition de 2011 encadrée de deux haïkus écrits ce jeudi 11 décembre 2025.

C'était en septembre
Un bel immeuble silencieux
celant ses secrets

La pièce est si étroite qu'elle en parait longue, presque grande pour ses huit mètres carrés. Tricherie d'une perspective qui agrandit l'espace de son nid inhospitalier. Elle regarde vers le sud, par  l'unique fenêtre, les toits qui s'étalent en un camaïeu de gris et de bleus sombres d'ardoise et de zinc jusqu'au même immeuble cossu d'en face, lui masquant le bois tout proche, invisible et inaudible. Au dessus de cette mer urbaine, le ciel est si pâle, d'un blanc de lait crémeux malgré l'heure avancée et le soleil. 
 
Elle tourne le dos au réchaud sur lequel son premier repas mijote. Pour étrenner le cadeau précieux que lui a fait sa marraine, un petit faitout en fonte orange avec un drôle de couvercle en creux pour faire retomber la vapeur d'eau à l'intérieur, elle a acheté du poisson frais et des crevettes. Un petit luxe qu'elle s'offre et qu'elle ne pourra pas renouveler souvent. Le fumet commence à lui chatouiller les narines tandis qu'elle ferme les yeux pour rêver la vue au delà des toits.

Non, de ce côté, elle ne peut pas apercevoir Notre-Dame, pas même la Tour Eiffel qui doit être un peu plus à l'est. Juste le bois de Boulogne et le jardin d'acclimatation ...Et déjà, les ondulations qui moutonnent, l'évocation d'arbres qu'elle devine si proches et habités de mille oiseaux ... Elle voyage immobile dans sa chambre et marche d'un pas léger vers les cimes bleutées, mélange l'odeur du laurier et de la bruyère des sous-bois.

Comment sera son antre familière quand l'hiver installera ses frimas ? Le maigre radiateur de fonte, sous la fenêtre, ne la rassure guère, elle chasse ces questions et grimpe vers les hautes vallées que la neige a recouvertes. Elle en frissonne malgré la douceur de la pièce en ce début d'automne tiède.

 La pratique des huit étages de l'escalier de service, ouvert à tous les courants d'air, lui fera un bon entraînement. Combien d'employés de maison habitent encore dans ces pièces si humbles, dans cette banlieue qui étale ses façades altières ? Quel âge ont-ils pour gravir encore, bien au-delà de l'âge d'une trop maigre retraite,  ces marches taillées pour économiser l'espace et couper les jambes et le souffle ? 

Combien de pièces inoccupées, transformés en greniers de fortune ?

Les paysages n'arrivent plus à se superposer pour chasser le léger malaise qui lui serre la gorge. Que vient-elle faire dans cette galère, au sommet de cette montagne de pierre de taille  et de briques ?  
 
Des années après 
Que raconteraient ces murs
sur ces vies fragiles ?
©Jeanne Fadosi, pour le 7 février 2011,
pour le défi n°48 des CROQUEURS DE MOTS
et les haïkus en  italique jeudi 11 décembre 2025 pour Le nid des mots de abc 

* les maisons et les pierres, je les ai fait souvent parler : tenez ici Confidences au sommet - Fa Do Si pour Bigornette et à la fin de mon maternage de chiots à la fin de l'été 2010 :