petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...
1966, année mirifique décrite par Antoine Compagnon* où tous les possibles se construisent.
1966, j'entends année horrifique tant nous nous heurtions systématiquement à des dictats que nous ne comprenions pas. Seuls la rébellion des quelques garçons (moins de dix parmi 140 filles) qui partageaient deux fois par semaine le repas de midi à la cantine n'avait pas donné lieu à punition. Il faut dire qu'ils avaient déboulé dans le bureau de Madame l'économe avec dans leur assiette du poisson d'une fraîcheur relative mais surtout pas bien vidés.
1966, Nos jupes descendaient aux genoux et l'interdiction du pantalon ne nous avait guère donné envie de les raccourcir en ce janvier enneigé quand nous allions de grand matin de l'autre côté de la ville à l'école normale des garçons.Alors quand l'une de nous était revenue un lundi avec une jupe plus courte à la mode, je ne sais plus quel professeur garant de nos bonnes mœurs lui avait intimé de découdre l'ourlet. Ni une ni deux, toutes les filles de la classe avaient fait de même par solidarité. Nos censeures embarrassées ont cherché en vain un point du règlement permettant de sévir. Rien n'interdisait les jupes de descendre au dessous du genou. Une petite victoire suivie de l'autorisation de mettre un pantalon pour sortir hors les murs de l'école par moins de zéro degrés.
1966, Adhérant joyeusement au préambule de Rabelais à son Gargantua, nous avons eu l'idée déjantée d'utiliser un escabeau pour accrocher au dessus du tableau une banderole où nous avions tracé en grandes lettres au pinceau
Nous n'avons pas compris la réaction outrée de notre prof de français et la punition collective qui s'en est suivie. Ce que nous ignorions, c'est que son grand dadais de neveu au chômage lui avait pourri son week-end en bâclant le nettoyage des murs de sa cuisine. Elle s'était bien juré que c'était la dernière fois qu'elle lui demandait un service tellement il était maladroit. Le grand benêt devant le courroux de sa tante n'avait pas su dire autre chose que "m'enfin, tata Lulu !", un surnom qui l'horripilait encore plus.
1966, on ignorait tout du handicap de l'hyperactivité****. On ne croyait guère non plus les rares primatologues comme Jane Goodall qui déjà découvraient que les grands singes*** aussi savaient rire.
| photo partagée le 29 juillet 2009 dans mon billet Que penseraient-ils des gazettes actuelles ? II - Fa Do Si |
Jane Goodall — Wikipédia, primatologue brittanique, 1934 -2025


