Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

vendredi 6 août 2021

Mes prénoms de l'été : J comme Jolie

Vous n'avez pas rêvé, j'ai bien écrit jolie et je vais reparler de ma maman.

J'avais le même prénom qu'elle, ça je l'ai déjà dit aussi. Son deuxième prénom était Julie et elle se plaisait à me raconter que lorsqu'elle était petite et qu'on lui demandait ses prénoms, elle disait "Fabienne jolie" ou plutôt "Fabienne zolie" au lieu de "Fabienne, Julie" avec un léger cheveu sur la langue et que cela lui était resté.

Il y a quatre ans et une quinzaine de jours j'écrivais Petite mère. Aujourd'hui il y a quatre-vingt-dix ans et une quinzaine de jours elle venait d'avoir vingt-et-un ans, la majorité de l'époque mais que voulait dire la majorité à l'époque pour une femme mariée ? Sa première fille avait 14 mois et la naissance du deuxième ou de la deuxième était prévue pour bientôt.

Petite Mère, tu n'es pas devenue centenaire. Tu auras vécu près de quatre-vingt-neuf ans emplis des joies et de grandes peines.

Il y a un peu plus de quatre ans je t'écrivais au moment d'un autre anniversaire en avril :

Petite mère
Quand ta main prenait la mienne
le monde pouvait s'écrouler
tu étais mon refuge suprême
ma sécurité.
Je te voulais magicienne
mon monde s'était écroulé
tes mots ne pansaient plus mes plaies.
Ma peine muette te bousculait.
Quand tes mots sont devenus muets
j'ai maudit ma candeur cruelle
à te croire surhumaine
à te penser immortelle.
Quand tu as déposé les armes
contre la vie qui s'en allait
ta main dans la mienne
d'une dernière caresse
m'a murmuré
"il est temps que tu me laisses".
Tu étais apaisée
nos âmes enfin à l'unisson
pour ta dernière leçon*.
Jeanne Fadosi, dimanche 9 avril 2017
pour miletune  image 2017-15

Rodin, les mains

* allusion au livre de Noëlle Chatelet 
La dernière leçon - Noëlle Châtelet - Babelio

même si maman est morte de mort naturelle, au bout du bout de sa vie, en lâchant prise.


7 commentaires:

  1. Quel bel hommage à ta jolie maman Jeanne, c'est magnifique.
    Bises et bon vendredi

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  2. C'est le moment redouté, leur départ, mère ou père, on se retrouve orphelin, qu'importe notre âge... merci Jeanne...

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  3. Ton poème est magnifique et très émouvant. On a toujours l'impression qu'une maman ne peut jamais mourir. Bise

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  4. Merveilleux texte et bel hommage a ta maman. bisous bon début de weekend

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  5. Comme je comprends ton bel hommage. Une maman ne meurt jamais, en fait...
    En solidarité et harmonie avec tes mots si beaux.

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  6. Bonsoir Jeanne,
    Comme c'est bon, quel superbe hommage à ta maman !!! Bonne soirée, Bises♥

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  7. Magnifique hommage à ta maman... J'ai appelé "petite Mère" ma mère adoptive.
    Elles sont parties toutes les deux, désormais.
    Merci pour tout.

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