Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

lundi 22 novembre 2021

Sisyphe et le soleil

 Pour une nouvelle page de l'Herbier de poésie (NB de Adamante, une panne d'Internet a nécessité un report de parution de cette page)

complétée en cours de matinée lundi 22 novembre

Sisyphe et le soleil

Il avait fallu que l'espèce des humains mettent le ciel en colère tant et tant que cette fois la tempête, devenue ouragan n'en finissait plus. Tant et si bien que le soleil en personne finit par choir aux pieds de Sisyphe, juste derrière son rocher. Son père Éole ne contrôlait plus rien.

Et tout le jour noir

et toutes les nuits pareilles
il suivait sa pente.

Les humains n'y voyaient plus rien et ne croyaient plus en rien. Il devenait urgent de trouver une solution. Sisyphe eut alors l'idée d'organiser un concours qui récompenserait la meilleure solution pour renvoyer le soleil au centre de leur univers.


Et ils cogitaient
plans et maquettes par milliers
fourmillaient d'idées.

Une marmotte de la montagne qui aurait bien voulu dormir tout l'hiver, en quelques coups de pinceaux fabriqua une catapulte. Il suffisait de laisser le rocher et le soleil descendre en le guidant vers l'engin.

Une nuit de pleine lune

tous les éléments ensemble
lancèrent le soleil

loin vers le milieu du ciel
des nuits noires et des jours clairs.
©Jeanne Fadosi, samedi 20 novembre 2021
à découvrir bientôt
avec les autres brins sur la page 185 de l'Herbier 

 image de Françoise 

Épilogue ?

C'était dans des temps immémoriaux dont même les Grands Livres et les contes et légendes qui les avaient inspirés n'en avaient aucune trace. A peine prétendait-on que quelques peuples avaient eu peur que le ciel leur tombe sur la tête, sans savoir d'où leur venait cette crainte.


Légende visitée
pour l'unité d'une nation
par d'anciens modernes.

Une crainte qu'on raillait
sur le dos de l'ignorance.

C'est depuis combien de temps déjà ? dix ans ? cinquante ans ? cent cinquante ? De signes infimes en catastrophes, le monde essaie de se faire entendre. Souvenez-vous, souvenez-vous ! Mais le déni est un instinct de la survie de l'instant. Haro sur Cassandre !


De cette cécité,
de cette étrange surdité,
trop de mages du pire

proposent d'ériger des murs.
Et la tempête s'amplifie.
©Jeanne Fadosi, lundi22 novembre 2021
à découvrir à partir de lundi 22 novembre
avec les autres brins sur la page 185 de l'Herbier

en illustration sonore, l'une des dernières pépites de Bernard Lavilliers qu'on entend sur les ondes en ce moment "Le cœur du monde"

9 commentaires:

  1. Super Jeanne, que ferions-nous sans le soleil !!! Bises

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  2. Une belle histoire Jeanne. Espérons que jamais cela ne se produise sur terre.
    Bises et bon début de semaine - Zaza

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  3. Bravo, j'ai beaucoup aimé. Quelle imagination. Bisous

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  4. Une très belle interprétation, souhaitons seulement que les planètes restent sagement à leur place !!!!

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  5. C'est très bien vu et bien illustré, merci Jeanne et bravo

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  6. Un vrai talent de conteuse Jeanne !
    Hasard, coïncidence, je lisais ce matin "Songes du solstice d'été " d'un autre conteuse de nos connaissances qui "colle " tout à fait avec ce tableau. Du moins c'est ce que j'en entends !
    Je m'en vais écouter L'illustration sonore que tu proposes, merci !
    Françoise
    J'ai encore des pbs avec Google. Si je ne parviens pas à passer mon commentaire je le dépose sur mon Blog !

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  7. Magnifique interprétation de l'image, Jeanne !!! Bravo ! Bonne semaine. Bises♥

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  8. Une belle histoire en espérant que tu ne joues pas les Cassandre! Nous avons besoin du soleil comme de l'air qu'on respire.
    Alors pa de candidat(e) pour les croqueurs de mots ?
    Bonne nuit

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  9. Un conte où les protagonistes n'ont pas encore dit leur dernier mot. J'aime ce soleil des nuits noires et des jours clairs.

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