Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

vendredi 6 septembre 2019

Oyez ! Oyez ! croqueurs et moussaillons de la plume !



LES CROQUEURS DE MOTS partent sur la mer des mots pour une nouvelle saison de pêche aux textes. Les consignes du premier défi de la saison, 223e si j'ai bien compté seront affichées ...

Mémoire de pierre

Pour la page 148 de l'Herbier de Poésies

L’œil exercé a repéré les deux silhouettes sur la pierre du chemin. Était-ce l'ombre de la descente de la croix de Rubens ? Une de ces innombrables mises au tombeau du christ ou l'écho de la pieta de Michel-Ange ? Ou plutôt qui sait le dénouement de Paul et Virginie ou de Tristan et Iseult, de Roméo et Juliette, la blanche Ophélie sortie des eaux par un archange ...

mercredi 4 septembre 2019

Bosco en Ut Majeur

Salut les petits élèves de maicresse Jill Bill ! Il parait que c'est la rentrée ? Mon ancienneté à la retraite ne me donne guère envie de retourner au turbin. L'été a passé si vite ... J'ai quand même creusé mon ciboulot de temps à autre sur la suite que j'allais donner à mon tour de France des prénoms du mercredi maintenant que j'en ai à peu près bouclé au moins la métropole.

Bosco me donne l'idée d'entamer, c'est sûrement fort présomptueux à mon âge, un tour du monde en essayant cette fois-ci d'en faire suivre les trajets. Je serai sans doute amenée à ne plus trop me soucier de faire rimer le prénom proposé par Jill à une ville, un village ou une région ou un pays.

samedi 31 août 2019

"Amère est l'eau des mers", avec Federico Garcia Lorca

Dernier jeudi - samedi poésie de l'été ?
Je vous prend par la main sur les rivages du blog Espaces, Instants qui m'a conduit encore à la mer et ses douloureux secrets juste parce que je cherchais un dessin de Federico Garcia Lorca pour faire echo à ceux de Kandinsky et que Google m'a reconduit sur Espaces Instants

La balada del agua del mar

jeudi 29 août 2019

Guitare, en deux poèmes, de Federico Garcia Lorca

Poésie, musique et dessin

Sans doute l'un de mes derniers jeudis poésie de l'été avec ces deux poèmes trouvés sur le blog d'une Colette qui n'est pas celle des Croqueurs de mots je pense, Espaces Instants Mais comme il n'y a pas de hasard rendez-vous samedi pour une autre découverte

La guitare de F. García Lorca

lundi 26 août 2019

Musique et poésie, Guitare ...

Oups ! il aurait du paraître ce matin. J'avais oublié de mettre la pendule à l'heure ...

Retour à Victor Hugo avec autre guitare (le titre est de l'éditeur)

samedi 24 août 2019

Peinture, musique et poésie avec Kandinsky

Mes dernières balades en pays des jeudis poésie de l'été des quatre jeudis avaient l'âcre goût de mélancolie que m'inspire l'air du temps. Alors pour me faire pardonner de trop plomber le moral, j'ai envie maintenant de vous emmener parcourir les cheminements et les couleurs de Vassily Kandinsky

jeudi 22 août 2019

mardi 20 août 2019

Le verger du roi Louis, poème de Théodore de Banville, musique de Brassens

Jeudis poésies de l'été au calendrier des semaines des quatre jeudis. alors aujourd'hui, retour à la musique et prolongement de jeudi dernier avec cette mise en musique par Georges Brassens d'un poème de Théodore de Banville : une ballade du XIXe siècle qui nous parle du Moyen-âge et fait hommage à la ballade des pendus de François Villon que je mettrai en ligne jeudi prochain.

mercredi 14 août 2019

Le piano, de Théodore de Banville

Jeudis poésies de l'été en musique encore pour célébrer les femmes musiciennes telle Clara Schumann citée la semaine dernière, et aujourd'hui Louise Farenc, injustement oubliée


Le Piano

lundi 12 août 2019

Une petite cantate ...de Barbara pour Liliane Benelli

Un jeudi poésie de l'été qui sera aujourd'hui un lundi (ne vous ai-je pas dit que l'été c'était les semaines des quatre jeudis ?) pour célébrer ce que la poésie peut sublimer pour et avec la musique ... en quelques notes ...
et pas n'importe quel lundi puisque le 12 août 1965, un terrible accident de voiture clouait le chanteur Serge Lama sur un lit d'hôpital pour plusieurs mois de soins et de rééducation et provoquait la mort du conducteur, le frère du chanteur Enrico Macias et de son autre passagère, la pianiste et amie de la chanteuse barbara et compagne de Serge Lama, Liliane Benelli

dimanche 11 août 2019

Pastiche au pastis, de Jeanne Fadosi

dans le prolongement du dernier jeudi poésies de l'été Clic --->

Pour le défi 167 c’était votre commandant Dômi qui s’y collait. Le thème : La parodie
La parodie consiste à imiter un texte en le caricaturant, dans l’intention de s’en moquer et de faire rire.
Dômi nous proposait donc de parodier un texte, un poème, une chanson …

jeudi 8 août 2019

Sur Le Tasse en prison d'Eugène Delacroix, de Charles Baudelaire

Pour ce nouveau jeudi poésies de l'été, priorité à la peinture puisque la musique était en avant jeudi dernier.
Et en la circonstance, je réédite le poème que le tableau de Delacroix a inspiré à Charles Baudelaire et que j'avais mis en ligne pour Andrée la petite graine et son jeudi poésie des CROQUEURS DE MOTS du 15 février 2018

jeudi 1 août 2019

Si musique et douce poésie s'accordent, de Richard Barnfield

Musique ou peinture, musique et peinture ... Musique pour ce jeudi poésies de l'été mais pas que ...

Réédition en la circonstance de mon billet du jeudi 28 mai 2015 car
Si lilou avait mis le défi n°146 des CROQUEURS DE MOTS en musique, elle nous avait laissé le champ libre pour le jeudi en poésie. Musique, un bien beau fil conducteur pour la poésie.

Musique des hommes ou musique de la nature, ce ne sont pas en effet les exemples de poèmes qui me manquent ; à commencer par la référence musicale de la poésie. J'ai résisté à la tentation un peu paresseuse, beaucoup passionnée, de rééditer Art poétique, de Paul Verlaine ou La musique, de Charles Baudelaire.

jeudi 25 juillet 2019

Fantaisie à partir des Glaneuses de Millet

Continuons les jeudis poésie de l'été entre musique et peinture en profitant de cette réédition pour saluer Jill Bill qui tenait le gouvernail des Croqueurs de mots cette quinzaine-là (13 mai 2013)

Le thème du défi pour le lundi 13 mai 2013... « Un humour de tableau » Refait au rigolo
Les célèbres glaneuses de Millet
A vous de le faire parler...

jeudi 4 juillet 2019

Guitare (Gastibelza, l'homme à la carabine), de Victor Hugo

Jeudis poésie de l'été entre musique et peinture ... mis en musique et chanté par Georges Brassens
à moins que vous n'apréciez aussi, ce qui est mon cas, l'hommage que fait Renaud à Brassens en l'interprétant (Renaud chante Brassens, 1996)

XXII

Guitare*

samedi 29 juin 2019

Métiers improbables !

J'avais prévenu Quichottine que je n'aurais pas le temps de parler de la dernière anthologie éphémère avant quelques jours sur mon blog.
J'ai entre deux activités dégusté cette nouvelle anthologie par petits textes savoureux. Puiser des merveilles, guetter des petits riens, collectionner les silences ou allumer la lune et les étoiles, colorier les idées noires, écouter ... en voilà des idées à ne plus craindre le temps où les très vieux retraités devront reprendre du service ...
Le cru de l'année me semble de grande qualité. Evidemment, c'est une appréciation subjective !
Et vous savez quoi ? On m'a déjà demandé si il y en aurait une autre !

vendredi 28 juin 2019

Comme un goût de bonheur

Pour la page 147 de l'Herbier de poésie
La barque glissait silencieuse sur les canaux des hortillonnages. Une kyrielle d'oiseaux s'accommodaient tant bien que mal des visiteurs. Un héron dérangé soudain s'envola tandis qu'un grèbe placide nourrissait une nichée au ras de l'eau, juste protégée par des herbes. Les cygnes se pavanaient non loin des colverts, les poules d'eau pêchaient. Nous aurions pu apercevoir cette spatule facétieuse.

jeudi 27 juin 2019

Voyelles, d'Arthur Rimbaud

Voici mon troisième (déjà car je me réserve aussi le droit de faire vivre à mon blog les semaines des quatre jeudis ) jeudi poésies de l'été autour du thème entre musique et peinture

Qui, parmi les usagers de la langue française et de sa poésie ne connait ce célèbre sonnet du poète prodige ? Tant qu'il alimente généreusement les fabricants de grilles de mots croisés ! Usage tellement réducteur de ce poème qui fait naître sous la puissante évocation de ses mots tant d'imaginaires toiles sublimes et terrifiantes !

vendredi 21 juin 2019

Choisir

Pour la page 146 de l'Herbier de poésie
En marge le sonnet de Baudelaire, Correspondances

« Est-ce Dieu est-ce Diable* » ?
Cerbère ou Carabosse
aux portes des enfers ?
Toutes les fées d'Aurore ?

jeudi 20 juin 2019

Correspondances, de Charles Baudelaire

les CROQUEURS DE MOTS sous la baguette de dômi ayant pris leurs quartiers d'été, j'initie une nouvelle saison de mes jeudis poésie de l'été, histoire de faire respirer ce blog que j'ai tellement envie de mettre en sommeil en ce moment. Tout comme moi du reste. Pas au vert, j'y suis un peu quand même à la campagne, juste dans ma coquille avec l'envie de ne plus entendre les bruits du monde, de ne plus voir ses scènes hideuses ou tape à l'oeil ...

Aujourd'hui, 18 juin 2019, Adamante pour l'Herbier de poésie nous soumet le dilemme du choix de Angelica Kauffman entre musique et peinture.
Alors soit ! je verrai bien où me conduit ce fil poétique entre musique ou peinture, musique et peinture, peinture plus musique ...

dimanche 16 juin 2019

Dire et entendre, exprimer et comprendre ...

Ce matin-là du 3 janvier 2019, j'écoutais d'une oreille quelquefois distraite une émission sur les expressions et tics de langage qui nous agacent.
La veille, j'avais eu une longue conversation au téléphone, ce merveilleux outil moderne qui a atténué les distances contraintes entre proches. Conversation qui renforçait d'autres échanges sur la nécessité de dire ce qu'on pense, et mes réserves en contre-point. Des échanges dans "l'air du temps", faisant fi des autres en s'autorisant à ne pas prendre de pincettes, des échanges laissant croire que l'on pense dire ce que l'on pense, alors que l'on ne fait que dire ce que la doxa amplifiée de notre société médiatisée nous dit de penser.

vendredi 14 juin 2019

Le nain devenu géant

Pour la page 145 de l'Herbier de poésie
(Oups, je l'avais laissé dans mes brouillons)

Le grand jour est décidé. Ses yeux tristes lancent au cyprès mille lueurs comme autant de signaux. Si sa décision est ferme et définitive, elle n'en est pas moins un crève-coeur. Pourquoi n'a-t-il pas poussé le long d'une route de Provence ou en bordure d'un champ du plateau ?

jeudi 13 juin 2019

A la manière de Robert Desnos, Une fourmi de dix-huit mètres

Asfree18 à la barre du défi n°222 des CROQUEURS DE MOTS nous suggère d'écrire un poème à la manière de Robert Desnos, la fourmi.

Pour ce dernier jeudi poésie de cette fin de printemps 2019, je n’affûterai pas moi-même mon crayon à poèmes, laissant aux écoliers qui ont bien plus de talent pour la poésie le soin de le faire :

Par exemple Ici ---> avec leurs mots et La girafe, la vache ... le flamand rose ou Ici ---> avec leurs feutres ou leurs pinceaux et le loup

lundi 10 juin 2019

Défi n°222 : "papotages"

Fleur de flocons à la barre du défi n°222 des CROQUEURS DE MOTS a écrit dans sa feuille de route :
Pour le défi du lundi, quelqu’un est sur le pas de sa porte, à votre avis que fait-il ?
Une fois de plus je vais décentrer (légèrement) la focale ...
En effet, elle n'était pas sur le pas de la porte mais près de la fenêtre.

Dans les coulisses de mon défi n°222 "papotages"

Le texte de mon défi se trouve Ici --->

C'était à la radio jeudi 6 juin 2019, jour du 75e anniversaire du débarquement des alliés sur les plages de Normandie.
Devenir soi-même, pourquoi et comment ?
"Le soi est plein de défauts. (C'est selon Jean de La Fontaine la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf). Cette enflure qu'est le moi n'est pas intéressant. Il est insignifiant. ... Les gens qui parlent d'eux-même, ça n'a aucun intérêt. Le moi, c'est le moi du bavardage ... et le bavardage, c'est l'insignifiance du langage ... Devenir soi-même, c'est devenir profondément ennuyeux ..."

jeudi 6 juin 2019

R comme rêve, par Jeanne Fadosi

Alphabet en poésie pour fleur de flocons et son défi 222 : R comme rêve
et pour un autre rêve ou méditation en ce D Day ... Le chant des entrailles
Asfree18 à la barre du défi n°222 des CROQUEURS DE MOTS nous suggère de choisir la lettre de notre choix pour le 1er poème du jeudi

jeudi 30 mai 2019

DéfiCroq en interlude

En attendant le dernier défi de la saison qui sera lancé lundi prochain 3 juin par Fleur de flocons, Dômi, sur le blog des CROQUEURS DE MOTS nous dit "avoir pioché des réflexions souvent cocasses sur les réseaux sociaux, je vous en donne trois et à vous de les commenter à votre façon, de préférence avec humour et amour plutôt qu’avec haine et violence, il faut savoir que la haine, appelle la haine et ça ne sert à rien."

Voici donc les trois petites réflexions …

mardi 28 mai 2019

Oyez les CROQUEURS DE MOTS pour le dernier défi de la saison ... !!!

Je laisse la parole à notre amirâle si mal nommée sur notre rafiot car elle ne râle pas, non, non :
"Ohé Mâtelôts,
La fin de la saison approche à grande vitesse,
nous arrivons à la fin du tableau aussi, tout le monde a participé au moins une fois,
il reste encore une moussaillonne, je nomme Arlette (Fleur de coton flocons)
Chère Arlette, si tu nous lis, peux-tu nous dire si tu te sens prête pour un défi?
Si oui, tu peux confirmer ici en commentaire et l’annoncer sur ton blog,"

et la réponse de la moussaillonne Fleur de flocons :
"Coucou
Est ce que je peux publier l’annonce lundi 3 juin ?"

vendredi 24 mai 2019

Le temps des marguerites

Pour la page 144 de l'Herbier de poésie

Vous en ai-je déjà fait la confidence ? Mon père était casanier à un point que vous n'imaginez pas.  L'hiver, il avait tant roulé sur de mauvaises routes par tous les temps et quelquefois en pleine nuit pour aller réparer les lignes électriques. Et dès la fin du printemps les jardins méritaient toute son attention. C'était l'époque des récoltes, des mises en bocaux à stériliser et des confitures. Alors quand il se décidait, c'était souvent impromptu et il fallait être prêt à partir dans l'heure.

jeudi 23 mai 2019

Z comme zéro, de Jeanne Fadosi

Carte blanche de Zaza pour le 2e jeudi en poésie du défi n°221 des CROQUEURS DE MOTS

bis répétita ou variations avec les lettres de l'alphabet

Vous l'avez peut-être deviné, je m'en vais explorer les ... chiffres nombres. Mais à ma manière très personnelle.
Et pour commencer, le zéro ... qui n'est pas le chiffre qui est venu en premier.

lundi 20 mai 2019

Défi n°221 : le zombie zazou

Zaza à la bazze du dézi n° 221 des CROQUEURZ DE MOTZ, pardon de za galère, dans la catégorie des ZZZZ après l’amie Jazzy, nouz murmure à l'oreille
– Pour le 20 mai, défi  221, je vous propose de concocter une petite histoire « zazatesque », faites travailler vos méninges, vous connaissez mon esprit déjanté ! 

vendredi 17 mai 2019

Aller simple

Sur la suggestion d'Adamante du lundi 22 avril 2019 sur la page 140bis
 Si, en vous promenant dans les nombreuses cachettes de l'Herbier vous trouvez une image qui au passage vous fait un clin d'œil pour attirer vos mots dans l'antre de ses désirs (rhooo!!!), n'hésitez pas, suivez-là.     

jeudi 16 mai 2019

... x ... y ... Z, de Jeanne Fadosi

Zaza à la bazze du dézi n° 221 des CROQUEURZ DE MOTZ, pardon de za galère, dans la catégorie des ZZZZ après l’amie Jazzy, nouz invite
– Pour le 16 mai, 1er jeudi en poésie, pourquoi pas un poème personnel ou d’auteur, mettant à l’honneur la lettre Z. 
Tenir un alphabet en poésie est un défi que je me suis lancée plusieurs fois ...

mercredi 15 mai 2019

Carnet rose : Métiers improbables

Il est né le dernier opus (sixième) des Anthologies éphémères avec une nouvelle couverture de Solyzaan

Quichottine nous en a fait la présentation hier 


aujourd'hui, comme annoncé, elle lance la souscription

lundi 13 mai 2019

Oyezzzz Croqueurs, c'est le réveil, pour le défi n°221

Et c'est Zzzzazzzza qui vous le dit, pour le défi n°221 des CROQUEURS DE MOTS,

Il  parait que je m’y colle 
pour la quinzaine du 16 au 23 mai 2019

et rassurez-vous si l'on vous sort de votre sommeil, elle nous renvoie tout de go rêver en ZZZZZ....
Mais allez vite prendre connaissance de sa feuille de route ...





vendredi 10 mai 2019

L'eau raconte ...

Pour la page 143 de l'Herbier de poésie
L'eau raconte une autre légende de Narcisse

Narcisse contemplait l'eau noirâtre où ne respiraient même plus les bulles d'air des poissons éclatant à la surface. Il songeait à toute cette vie racontée par son grand-père, déjà moins par son père. Il cherchait, cherchait dans ses rides le reflet des cimes aux neige éternelles et des grands chênes à l'assaut des flancs. On lui avait dit qu'autrefois l'eau était si pure qu'on pouvait y apercevoir son propre visage dans l'écrin d'un paysage inversé.

jeudi 9 mai 2019

Les pauvres gens, de Victor Hugo

Jazzy à la barre des CROQUEURS DE MOTS pour le défi n°220 nous invite à prendre un poème que vous aimez, voler les verbes et  les utiliser dans votre propre poème sans changer l’ordre des verbes ( ils peuvent être conjugués différemment ) 
ou écrire ou trouver un poème de 56 mots pas un de plus pas un de moins.

Une consigne bien difficile pour mon inspiration en berne. alors j'ai un peu triché en prenant un extrait de poème de Victor Hugo, au prix dune virgule remplaçant un point et un point remplaçant une virgule pour redonner sens à la phrase tronquée.*

mercredi 8 mai 2019

Les prénoms de la saison 10 (liste jusque fin avril)

La ronde des prénoms c'est reparti !
Pour la 10ème saison, la guinguette des prénoms du mercredi, créée par Bigornette, continue joyeusement sous le préau de Jill Bill, vous savez, dans  La Cour de récré de JB.

Comme les deux saisons passées, je continue mon petit tour des provinces de France, de Navarre et au-delà. *Entre parenthèses le numéro du département (84) Vaucluse : descendre sous le tableau des prénoms pour voir la carte


Jill Bill donne rendez-vous le mercredi 4 septembre avec Bosco pour la saison 11 

lundi 6 mai 2019

Défi n°220 : Centon dans l'arbre

Jazzy à la barre des CROQUEURS DE MOTS pour le défi n°220 nous propose comme consigne un centon, jeu littéraire qui consiste à composer un poème original à partir de vers empruntés à divers auteurs :
Centons donc ( pas sous la pluie j’espère  ) au mois de mai comme il nous plaira  poème, histoire ou chanson, tout est permis.
Je ne suis pas allée chercher bien loin, dans mon blog, j'ai fait des copié-collé, des déplacements ...
En italique caractères trébuchet les emprunts, en format habituel des bouts de mes textes récents.

J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.*
Sous les grands troncs nus
des vies tapissent le sol
ivres de soleil.

L'astre de midi
auréole de lumière
la toison de feuilles.

l'arbre a la couleur du monde
Et son sourire c'est le soleil
qui se couche et se lève en même temps**

L'eau qui s'est trouvée une issue 
sue au soleil sous les bouleaux
destin caché parmi les pierres

petites plantes errantes
prématurément arrachées
au ventre de la terre**

Ils mettront les voiles
sans rien dérégler
gerbe giclant à gros bouillons

des chênes dressés vers le ciel
des coraux comme mausolées.

Le concept et la matière.

Dis-moi Colombine,
depuis la mer des nuages
voit-on d'un joyau les flammes ?
Pendant que les fonds publics s’écoulent en fêtes de fraternité, il sonne une cloche de feu rose dans les nuages.*
* Phrases, de Arthur Rimbaud
** Los Olvidados, de Jacques Prévert


auto-emprunts :
Arbre, pour la page 142 de l'Herbier de poésie
Terre, Arbre, Eau, pour le défi 220 1e jeudi-poésie
Sèves de vie, pour la page 141 de l'Herbier de poésie
Clair de Terre, pour la page 140 de l'Herbier de poésie





 

vendredi 3 mai 2019

Arbre

Pour la page 142 de l'Herbier de poésie

Isolé sur son promontoire fixé par des oyats, l'Arbre de sagesse navigue sur l'océan terrestre et la Légende des Siècles. Il apparaît aux égarés tel un Être Surnaturel. On dit que l'épreuve soude les groupes dans la détresse. Rien n'est moins vrai quand ne reste que le désespoir.

L'astre de midi
auréole de lumière
la toison de feuilles.

Au bout de tant de jours de marche affamée, asséchée, le patriarche rêve d'un signe qui apaiserait ce troupeau d'errants. Quelque formule magique pour survivre ensemble. Dix commandements, Sept Piliers de Sagesse, Quatre Accords Toltèques ...

Le mirage s'incarne
c'est l'heur de croire au miracle
au temps zénithal

De ses branches basses
comme les deux bras de la Terre
l'Arbre étreint du Monde

toutes les détresses humaines
de la foule des solitudes.

©Jeanne Fadosi, mercredi 1er mai 2019
pour l'herbier de poésies 142
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 142 de L'Herbier

cliché Adamante




jeudi 2 mai 2019

Terre, Arbre, Eau, ... de Jeanne Fadosi

Jazzy à la barre des CROQUEURS DE MOTS pour le défi n°220 nous invite à proposer un calligramme pour le premier jeudi en poésie.
Je réédite ici quelques uns de ceux que j'ai fait et à la fin des liens vers d'autres, mais je n'ai pas tout répertorié. Les liens associés aux titres mènent aux billets d'origine ou à sa dernière réédition.


"Les mots ne mentent pas"
"la terre est bleue" dit Eluard
Que disent les images ?

Le dessin ne ment pas
l'arbre a la couleur du monde
en cercle imparfait

Racines
et branches nues
Arbre et terre en symbiose
se nourrissent les uns des autres
des feuilles mortelles et de l'humus.
Et coule l'eau, souffle le vent, tourne,
tourne la terre en éphémère équilibre.
Tout au bout de la chaîne du vivant
le bras humain du bûcheron hésite,
retient de sa main le manche
de la cognée d'acier blanc
de nos destins.

©Jeanne Fadosi, mercredi 6 décembre 2017
à découvrir avec les autres brins sur la page 94 de L'Herbier



en clair :
L'eau qui s'est trouvée une issue 
sue au soleil sous les bouleaux
destin caché parmi les pierres.
Hier dans la joie du clair matin,
il sinuait, le ru, nonchalamment,
mentalement se comptant viril
car si tout au bord de la falaise
à l'aise il se prenait pour Icare
bouillonnant en bulles, légère,
gerbe giclant à gros bouillons, 
tablant sur une aide de l'au-delà,
la chute était bien inévitable.
Jeanne Fadosi, pour le nid des mots du 11 juin 2016


Pointes 22 janvier 2016
https://fadosicontinue.blogspot.com/2016/01/pointes-pour-mil-et-une.html

Beuve au fil du fleuve
https://fadosicontinue.blogspot.com/2016/02/beuve-au-fil-du-fleuve.html

Ma mère
https://fadosicontinue.blogspot.com/2016/04/ma-mere-pour-mil-et-une.html


Et en clin d’œil à la coquille des croqueurs :

fan
       de fun
            Fabrice
                ni tailleur
                       ni riche
                va au Fablab
          avec les plans
       de sa planche
et de sa voile
Alors
         avec
                Brice
                    depuis Nice
                 Ils mettront les voiles    
vers l'autre bout du monde    
surfer dans le vent et les vagues   ))))))))     ))))))
))))))))                                    )))))))        )))                
)))))))))))     ))))))))   ))))
)))))))))))))))

vendredi 26 avril 2019

Sèves de vie

Pour la page 141 de l'Herbier de poésie

En embuscade à l'écart de la sente, la dame de deuil et sa corneille observent les butineuses. Quelle forfaiture conspire-t-elle ? Le printemps dans sa course du temps indispose ses projets funestes.

Sous les grands troncs nus
chauffées au soleil d'avril
elles sont offrande pure.

Sur la sente elles grappillent des fleurs de vie pour quelque remède, quelque infusion, quelque crème de beauté, quelque onguent quelque philtre de douceur.

Sans rien dérégler
de l'horloge de l'univers
avec gratitude.

La dame noire se résigne à céder la place à la sève prête à l'assaut des fûts séculaires pour aller là-haut, tout là-haut, nourrir les canopées et, dans l'éclatement silencieux des bourgeons, épanouir les feuilles en mille éclats de lumière.

Entre deux saisons
des vies tapissent le sol
ivres de soleil.

Bientôt sous les frondaisons
l'ombre sera don de fraîcheur.
©Jeanne Fadosi, mardi 23 avril 2019
pour l'herbier de poésies 141
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 141 de L'Herbier

Maurice Denis, Avril (Les Anémones), 1891, Collection particulières
(Tous droits réservés © Paris, ADAGP, 2012)





















Illustration musicale :
Mouloudji Merci la vie
Violeta Parra "Gracias a La Vida",1966

jeudi 25 avril 2019

Los Olvidados, de Jacques Prévert

Laura Vanel-Coytte à la barre du défi n°219 des CROQUEURS DE MOTS nous donne des consignes à partir du cinéma et pour le deuxième jeudi poésie :
JEUDI 25 :puisque ressort, l’intégralité des critiques cinéma de François Truffaut, parlez-moi de cinéma, du plaisir d’être dans une salle obscure avec d’autres Ou de votre acteur ou actrice préféré partant toujours du principe qu’« Aimer quelqu’un (ou quelque chose), c’est s’intéresser à lui (cette chose).»
Préambule : lundi dernier j'évoquais les séances de ciné-club de mon enfance, anticipant à dessein sur le thème de ce jeudi poésie. Los Olvidados, de Luis Bunuel, (prix de la mise en scène au festival de Cannes 1951)  fut l'un de ces films et la découverte d'un cinéaste de génie. Avec le privilège supplémentaire d'avoir pu y associer le poème de Prévert. Je ne sais plus d'où nous avions lu le recueil Spectacles.

"Le cinéma est une arme magnifique et dangereuse si c'est un esprit libre qui le manie."* (Luis Bunuel)

"C'est pas seulement ma voix qui chante, c'est d'autres voix, une foule de vois d'aujourd'hui et d'autrefois." (Jacques Prévert)
Source : La bande à Carné, Jacques Prévert, 1965

Los olvidados

Los olvidados
petites plantes errantes
des faubourgs de Mexico-City
prématurément arrachées
au ventre de leur mère
au ventre de la terre
et de la misère
Los olvidados
enfants trop tôt adolescents
enfants oubliés
relégués
pas souhaités
Los olvidados
La vie n'a pas eu le temps de les caresser
Alors ils en veulent à la vie
et vivent avec elle à couteaux tirés
Les couteaux
que le monde adulte et manufacturé
leur a très vite enfoncés
dans un cœur
qui fastueusement généreusement et
heureusement
battait
Et ces couteaux
ils les arrachent eux-mêmes de leur
poitrine trop tôt glacée
et ils frappent au hasard
au petit malheur
entre eux
à tort et à travers
pour se réchauffer un peu
Et ils tombent
publiquement
en plein soleil
mortellement frappés
Los olvidados
enfants aimants et mal aimés
assassins adolescents
assassinés
Mais

Au milieu de la fête foraine

Un enfant épargné
Sur un manège errant
sourit un instant en tournant

Et son sourire c'est le soleil
qui se couche et se lève en même temps

(Jacques Prévert, Spectacles, Gallimard, 1951)

* cinquante ou soixante ans après l'énoncé de cette opinion et avec le recul et la puissance instantanée de la diffusion massive des images au détriment des espaces de pensée, je mettrais maintenant un énorme bémol à cet enthousiasme de l'essor du cinéma et de la télévision car la puissance des images peut hélas être mise au service des plus abjectes propagandes.





















En ces jours de Pâques et de dégustation de chocolat, j'aimerais aussi évoquer, avec Sauvons la forêt, tous ces enfants qui travaillent souvent dans des conditions épouvantables dans les cultures de cacao du Mexique et d'ailleurs sans même savoir s'ils aimeraient déguster un carré de chocolat.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Los_Olvidados
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Pr%C3%A9vert

Luis Buñuel, 1900 - 1983, réalisateur et scénariste mexicain d'origine espagole
Jacques Prévert, 1900 - 1977, poète, scénariste, parolier et artiste français

mercredi 24 avril 2019

Wilgeforte, âme forte

Dernière étape de la dixième session des prénoms du mercredi et je l'ai déjà annoncé, nous allons aujourd'hui dans les Alpes maritimes.

Wilgeforte qui assume d'être un peu ronde
est une femme assurément gironde.
Pour Koffi son double sa moitié,
c'est définitivement sa dulcinée.

Ils attendent leur retraite avec délice
pour refaire leur voyage de Noces à Nice,
les petites routes d'arrière pays
pour un bilan heureux de leur vie.

Leur rando dans la Vallée des Merveilles,
leurs serments pour demain la veille.
Wilgeforte admirait les âmes fortes
et pour Koffi ouvrit de son coeur la porte.

Nice, préfecture du département des Alpes maritimes, région Provence Alpes Côte d'Azur
Vallée des Merveilles - wikipedia ; visite virtuelle ;

Le costume niçois : origine et traditions
danses niçoises : fête des mais

La cuisine niçoise - wikipedia ; la vraie ? ; bientôt au patrimoine de l'UNESCO ?


danse folklorique niçoise du Haut pays


Avec un salut amical spécial à  Bigornette , 
Présidente d'honneur de La cour de récré de JB