Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 2 juillet 2026

Jeudis en poésie : Far-niente, de Théophile Gautier suivi de Farniente, poème personnel

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 
 
Annick Lotus prend  la barre pour le défi 329 des CROQUEURS DE MOTS et nous invite à écrire un texte sur le thème « Les vacances  » avec deux contraintes :
1 – Ecrire votre texte avec l’anaphore « C’est le temps… »
2 – Et avec 5 mots obligatoires : transhumance, farniente, rire, soucis, heure

L'occasion rêvée de rééditer ces deux poèmes  partagé avec vous au début de juin 2016 dont le sujet était plus généralement un poème sur les vacances. 
NB : Un petit cafouillage dans ma programmation et il a été publié quelques secondes mardi 23 juin vers 16h30


FAR-NIENTE


Quant à son temps bien le sut disposer :
Deux parts en fit, dont il souloit passer
L’une à dormir et l’autre à ne rien faire.

JEAN DE LA FONTAINE*

Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pend au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.

Théophile Gautier, Premières Poésies
Le poème a été écrit entre 1830 et 1832.
 (Cf livre de français 2nde Edition Bordas)


*vers de La Fontaine mis en exergue par Théophile Gautier
Théophile Gautier, 1811 - 1872, poète, romancier et critique d'art français

Et comme ce lundi matin où je m’apprêtais à mettre en ligne le poème de Théophile Gautier pour jeudi, Microsoft m'avait fait un tour pendable en mettant à jour d'office mon ordinateur avec Windows10, j'avais trompé l'attente légèrement anxieuse de ce qu'il allait advenir en laissant mon stylo plume noircir une feuille de papier sur le sujet :

Farniente
Ecrire,
à défaut de partir.
Bricoler au jardin,
prolonger le matin.
Recevoir des amis,
muser sur les sentiers
dans le soir attiédi
par les heures de soleil.
Dormir,
au frais de quatre murs
dans un lit accueillant
aux doux draps de percale,
à défaut de camper
sous le ciel étoilé
de ses jeunes années
ouvertes à l'aventure.
Muser,
au gré d'un temps
maintenu en respect
pour goûter le farniente
guettant les mille vies
qui foisonnent ici
dans une goutte d'eau
ou dans un souffle d'air.
©Jeanne Fadosi, lundi matin 30 mai 2016
 
mon papa en vacances mettant en pratique
les suggestions de Théophile Gautier, 1957