Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 6 mai 2021

Le ciel de Vincent suivi de La terre est arbre, deux de mes haï buns

NB : mon défi de lundi complété d'une illustration qui donne le ton.

Jazzy à la manœuvre du défi n°250 des CROQUEURS DE MOTS, affolée de la disparition des couleurs, œuvre de l'infernal croquecolori, nous invite à retrouver en poésie au moins deux couleurs :

Pour le jeudi poésie du 29 avril le blanc.
Pour le jeudi poésie du  6 mai  les couleurs ensemble ou une en particulier.

Choix toujours aussi difficile et ce jeudi je réédite deux de mes poèmes écrits pour l'Herbier de poésie.

Le ciel de Vincent

Vincent a posé son chevalet dans la nuit étoilée. Ses admirateurs, plus tard, pensèrent que son talent visionnaire s'exprimait dans des délires sous substances. Bien au contraire les paradis artificiels consumaient son génie et il lui fallait être à jeun, la tête essorée par le vent d'autan pour atteindre l'hypersensorialité,

Son esprit lavé
de toute pensée parasite
guidant le pinceau.

L'acte de peindre était sa méditation, comme le prosateur la prose ou le bipède la marche réflexe. Méditer, c'était peindre. Devant son chevalet disparaissait le fardeau de la fuite. Lui qui, pasteur des âmes, s'était brûlé à l'impuissance à soulager les âmes et les corps des ouvriers flamands, broyés par le machinisme en essor.

Il avait senti
du capital la misère
fruit de ses entrailles

La voûte étoilée avait dessiné pour les anciens La Grande Ourse et Cassiopée, tout un bestiaire merveilleux des dieux de l'Olympe, le compas et le sextant, la lyre et le peintre. Le ciel ne pouvait être vide et la Terre seule habitée. Son oeil exercé au-delà des apparences projetait sur la toile des mondes encore invisibles. Les savants de peuples antérieurs à Galilée avaient calculé un cosmos précis et bâti des temples ou des horloges au zénith.

Du rêve au dessin
des étincelles aux couleurs
des astres au tableau.

©Jeanne Fadosi, mercredi 20 novembre 2019

Vincent Van Gogh, Route avec un cyprès et une étoile, 1890,
huile sur toile, 92 x 73 cm, Musée Kröller-Müller, Otterlo

La terre est arbre

"Les mots ne mentent pas"
"la terre est bleue" dit Eluard
Que disent les images ?

Le dessin ne ment pas
l'arbre a la couleur du monde
en cercle imparfait

Racines
et branches nues
Arbre et terre en symbiose
se nourrissent les uns des autres
des feuilles mortelles et de l'humus.
Et coule l'eau, souffle le vent, tourne,
tourne la terre en éphémère équilibre.
Tout au bout de la chaîne du vivant
le bras humain du bûcheron hésite,
retient de sa main le manche
de la cognée d'acier blanc
de nos destins.

©Jeanne Fadosi, mercredi 6 décembre 2017

orange moisie, image du Net

©Jamadrou


Bretagne vue de l'Espace, 1er mai 2021
photo de Thomas Pesquet depuis l'ISS

et en petit clin d'œil à Zaza qui a rejoint son île lundi dernier je crois.

Jean Ferrat, Les tournesols, clips avec œuvres de Vincent Van Gogh

7 commentaires:

  1. C'est vrai qu'il avait une façon bien à lui de peindre... reconnaissable, quant à la terre, unique, ou pas, va savoir, c'est une oeuvre d'art, une planète extraordinaire, dommage qu'on l'épuise... merci, jill

    RépondreSupprimer
  2. Un coup de cœur pour le premier texte en prose mais très poétique bel hommage à Van Gogh. Méditer c'est peindre mais méditer c'est aussi écrire. Bravo aussi pour le poème en forme de cercle. Bisous

    RépondreSupprimer
  3. Coucou Jeanne,
    J’ai aimé ton texte intitulé « Le ciel de Vincent », c’est un superbe ressenti du talent de cet artiste peintre.
    Quant au poème qui suit cet écrit, tu mets le doigt sur la déforestation qui contribue à la disparition de notre planète. Bien vu !
    Merci pour le clin d’œil, je suis en effet dans mon île.
    Le temps n’est pas terrible, tempête lundi le jour de mon arrivée, et depuis, temps très mitigé avec de bons grains.
    Mais dans une maison, il y a toujours à faire…. Alors !
    Bises et bon jeudi

    RépondreSupprimer
  4. deux belles rediffusions que j'ai eu plaisir à relire, bonne journée colorée !

    RépondreSupprimer
  5. Un grand merci pour cette magnifique double participation, je les trouve superbes tous les deux ces poèmes. Cette façon de parler de Van Gogh me touche beaucoup tout comme cette planète bleue en calligramme. Merci aussi pour Jean Ferrat, quelle superbe chanson aussi
    Un grand merci pour le tout Jeanne.
    Bonne journée
    Bises

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour Jeanne,
    D'excellentes rediffusions ! J'♥ beaucoup ton 1er texte ! L'autre : La terre est arbre : super et quelle jolie présentation ! Bonne poursuite de ce jeudi ! Bises♥

    RépondreSupprimer
  7. je me souviens de Vincent sur l'herbier mais j'avoue avoir oublié le second
    très belle idée de les avoir recopié ici Jeanne un grand plaisir à te lire.

    RépondreSupprimer

Les commentaires sont modérés. Merci de patienter, je ne les valide pas toujours à la minute ni même quelquefois à la journée.
Les commentaires anonymes et non signés d'une manière ou d'une autre ne seront pas validés.
Comments are moderated. Thank you for your patience, I don't valide them immediatly.
anonymous comments are never validated except if they are signed in the text.