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mardi 8 mars 2016

Bouches cousues

Pour l'herbier de poésie chez Adamante


Jadis au galop
effrayant les paysanes
il sort du village ;
celui-là partit bientôt
à la guerre.
Une foule mutique
si lasse
désespérée
suivent ceux-ci
qui avancent au pas.
Sur le pont de jadis
un cri.
Désespoir ou révolte,
mains sur les oreilles
en rempart dérisoire.
Aujourd'hui
des errants
déracinés
maltraités
sans mots.
Et des bouches cousues.

Jeanne Fadosi, lundi 7 mars 2016
pour l'herbier de poésie 36
à voir chez Adamante

Edvard Munch, cheval au galop, 1910-1912
Edvard Munch, Le cri, 1893



3 commentaires:

  1. Bonjour Jeanne, hormis le cri, je ne connaissais rien d'autre de Munch... Ah ce cheval n'a pas belle destination, la guerre, c'est moche, autant que ces pauvres gens aujourd'hui ! Bises de JB

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  2. J'aime ton cri pour les migrants sur un autre tableau de Munch. Je n'aime pas trop ce peintre.

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  3. Je viens de le lire chez Adamante... je l'avais zappé chez toi, par inattention, alors que j'ai tant de retard partout.

    Magnifique poème, Jeanne.
    C'est un tableau que je ne connaissais pas et qui rapporté au présent prend encore plus de force.

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