Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, combien en 2017 ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

dimanche 9 octobre 2016

L'abeille, le mime et mon pantalon corsaire

Pour miletuneVoir ou non l'image support du jeu d'écriture avant de lire bla, bla, bla*
Pour l'image de la  semaine 40/2016 (2e partie) où la contrainte supplémentaire et facultative est d'insérer le mot dare-dare.



Quand ça va pas, ça veut pas.
J'avais déjà l'intention de conter ce récit avec la photo des 24 heures photo et l'image de miletune était venue comme une piqûre de rappel.
Sauf qu'hier vendredi, empêtrée dans deux pages laborieuses, mon téléphone mobile avait sonné. Réponse. Autre coup de fil. Et pendant ce temps, ma connexion ADSL me faisait un caprice ... durable.
Alors voilà en bref :
Imaginez l'autre dimanche une abeille, en tout cas un insecte bourdonnant, volant sous le chapiteau par la magie d'un mime talentueux.
L'insecte allant s'engouffrer devinez où
Un petit garçon de six ou sept ans offusqué
- oh non il ne va quand même pas oser !
des gradins partagés entre fou rire réprimé et raclements de bigots effarouchés.
Et moi que le gag ne faisait pas rire du tout, plongée par la temporalité d'une quatrième dimension dans un flots d'émotions contradictoires entre intense angoisse et toute aussi intense perception du comique de la situation.
C'est un début d'été des années 1960 et je sors affolée des WC du jardin appelant dare-dare à la rescousse pour ne pas dire à l'aide. Heureusement la petite maison louée pour les vacances est à portée de ma voix étranglée.
Evidemment, ce sont les deux oisifs qui arrivent les premiers, mon neveu de six ans, à peu près l'âge de du petit garçon inquiet de tout à l'heure, et mon beau-frère, à qui la décence interdit de me venir en aide.
Heureusement, ma sœur et ma mère suivent derrière.
Vous imaginez les acrobaties à cloche pied sur l'un puis l'autre pour oter mon corsaire sans trop apeurer la bestiole.
Je n'ai plus le temps d'aménager un suspense. Ce fut une happy end.
C'est peut-être pour cela, associé à la proximité des ruches très tôt dans mon enfance, que ma phobie est strictement réservée au guêpes et aux frelons et que je suis toujours arrivée à composer avec les abeilles, en dépit de quelques cuisantes piqûres.
Jeanne Fadosi, 8 octobre 2016, pour l'image 16-40 de miletune

Tout est vrai dans ce récit

* Les mots lus ne sont jamais tout à fait les mêmes que les mots écrits, y compris quand ils sont relus par leur auteur. Les mots impulsés par une image échappent eux aussi, et c'est tant mieux, à un seul déterminisme bi-univoque. Mais il n'est pas gratuit de lire sans voir l'image, ou en l'ayant vu ou en la voyant. Quel que soit votre choix, découvrir l'image support avant ou après, vous ne pourrez remonter le temps pour comparer les expériences.
Le choix de l'une interdit les autres.

1 commentaire:

  1. Ces bestioles savent nous mettre dans l'embarras en plus de nous piquer aussi, heureusement petite bête ne mange pas la grosse comme disait ma mère, bises ;-)

    RépondreSupprimer