Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, combien en 2016 ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 12 mai 2016

PAX... VOX POPULI, de Victorin Maurel

Lilousoleil à la barre du défi n°166 des CROQUEURS DE MOTS nous propose :
Les jeudis poésies vous verrons choisir dans votre poémeraie les vers que vous préférez
Vous pourrez les partager jeudi 12 mai et  jeudi 19 mai
J'aime beaucoup cette expression "poémeraie".

Je n'ai pas de vers "préférés", la plupart du temps pour le jeudi en poésie, je vous propose un poème choisi et il va de soit qu'il me plait au point d'avoir envie d'en partager la lecture.
Celui d'aujourd'hui, mis en ligne à l'occasion d'un 11 novembre, me semble opportun au lendemain du 8 mai, jour anniversaire de la fin de 2e guerre en Europe, avec la capitulation de l'Allemagne (mais pas en Asie, ne l'oublions pas : 6 et 9 août 1945, Hiroshima et Na gasaki ; 2 septembre 1945, fin officielle de la 2e guerre mondiale avec la capitulation du Japon).

Dans le prolongement des cérémonies du 11 novembre 8 mai et de mon billet sur un monument pacifiste1

PAX... VOX POPULI2
Passant incline-toi devant ce monument !...
Vois cette femme en deuil montrant les hécatombes
Ses yeux taris de pleurs, scrutent au loin les tombes
Où dorment tant de preux, victimes du moment !...
Ils firent ces héros le solennel serment
De fermer à jamais les noires catacombes
Arrière, disent-ils, les obus et les bombes
Et sois bénie, ô paix, sœur du désarmement !...
Passant, incline-toi ! Regarde cette mère !...
Elle clame à son fils : « la gloire est bien amère
La gloire, ô mon enfant, est là, chez nos grands morts
Mais, sache désormais, que la guerre est un crime
Qu’elle laisse après elle, à de cuisants remords,
Ceux qui firent sombrer les peuples dans l’abîme.
    Victorin Maurel3

2.- inscription pacifiste du Monument aux morts de Château-Arnoux (Alpes de Haute Provence)
3.- Victorin Maurel, 1868 - 1935, instituteur et homme politique, maire de Château-Arnoux de 1925 à sa mort

bas-relief du monument aux morts, Marcel Pierre
 Marquéglise, Oise


Dénoncer l'absurdité et la cruauté de la guerre, avoir la paix chevillée à l'âme, ne signifie pas pour autant qu'on puisse toujours y échapper. La guerre contre Hitler et les nazis était inévitable et les historiens comme les géo-politologues se perdront longtemps en conjectures sur la nécessité de cesser plus tôt les atermoiements, si une meilleure résolution du traité de 1918 aurait épargner à l'Allemagne et au Monde la prise de pouvoir d'un Hitler . . .

"Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre".
Winston Churchill, 1938, à Londres, Chambre des communes, à propos des Accords de Munich

6 commentaires:

  1. Merci Jeanne, après 14-18 un 40-45, un crime oui tout à fait... connaître et reconnaître une guerre quand on versé le prix du sang et des larmes, no comment, bises, jill

    RépondreSupprimer
  2. Un bel hymne à la paix. Beau jeudi Jeanne

    RépondreSupprimer
  3. C'est un très beau poème...
    Les monuments aux morts sont toujours émouvants...
    "Quelle connerie la guerre" disait Prévert, et il a toujours raison.
    Passe une douce journée. Bises.

    RépondreSupprimer
  4. Merci Jeanne pour cet hymne à la paix. Trop d'exactions et de morts!
    Bises et bon jeudi. ZAZA

    RépondreSupprimer
  5. puisque les peuples veulent si fort la paix pourquoi y a t il toujours et encore des guerres....je sais que ma question est un rien infantile mais ....
    ce poême je crois bien que je l'avais mis dans mon blog précédent...il illustre magistralement ma pensée qui elle, est un peu à ras des paquerettes

    RépondreSupprimer