Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 18 avril 2024

Jeudi poésies : Joies errantes Le poème de la vigne, de Marie Krysinska

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Pour prolonger ma dernière page de l'herbier de poésies Fadosi continue: Le sang des lianes
trouverais-je sur Internet un, des poèmes, sur le sang et la vigne ?
J'ai eu deux réponses que je partage aujourd'hui : l'une de Verlaine, d'un poème que je ne connaissais pas, Vendanges Fadosi continue: jeudi poésies : Vendanges, de Paul Verlaine
l'autre de la poétesse française d'origine polonaise Marie Krysinska, dont j'ignorais jusqu'à l'existence ce mardi matin du 16 avril 2024 et que je partage ici :

LE POÈME DE LA VIGNE
À Anatole France.
Sur son vaisseau aux mâts fleuris
Dionysos, vers les Indes lointaines,
Cingle parmi
Les vents soumis ;

Et riche du butin conquis
D’or, d’ivoire, d’ambre et d’aromates
Il en rapportera, plus précieuse encore,
La vigne au rire sonore.

Plus tard, ce sera le vin rose
De Chypre, dans les coupes insoucieuses
Qui vacillent aux mains des belles courtisanes
Couronnées de roses.

Parmi les Vignes de Saaron,
Dont les grappes sont parfumées,

L’Épouse du Cantique des cantiques
S’offrira sublime et naïve
À l’Époux mystique.

Les vins du Rhin, bus dans les hanaps,
Plongeront les somptueux margraves
Dans l’ivresse héroïque et grave
Qui rêve de hauts faits
Par les bardes chantés.

L’Espagne dans les ondes chaleureuses
Des Xérès et des Alicantes
Trouvera la flamme nerveuse et langoureuse
De ses danses affolantes.

Les Falernes, chauffés de soleil
Dans les campagnes latines,
Gardent en leurs rameaux vermeils
Le sang farouche des Messalines.

La vigne française — rouge rose et blonde —
Sera célébrée aux deux bouts du monde.
Cette terre de France, couronnée
De glorieux Passé,
Riche d’Espoir et de belles Chimères
Ne contient-elle pas l’esprit de Rabelais
Et de Voltaire
En ses robustes veines retourné ?


Enfin le champagne à la mousse folle —
Dont le bouchon comme un oiseau s’envole —
Est le diadème d’or, finement perlé,
Au front de la Vigne sacrée.
Son éloquence, passionnée et légère,
Est la fantasque conseillère
Du gracieux amour éphémère

Mais c’est aussi parmi
La pourpre miraculeuse du Vin
Que règne le sang de l’Agneau divin ;
Offert en tendresse infinie
Pour toute la terre.
Marie Krysinska, Joies errantes, Le poème de la vigne, Alphonse Lemerre ed. 1894

Marie Krysinska — Wikipédia (wikipedia.org), 1857 - 1908, poétesse et musicienne française d'origine polonaise

La vigne rouge, de Vincent Van Gogh, 1888





jeudi poésies : Vendanges, de Paul Verlaine

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Pour prolonger ma dernière page de l'herbier de poésies Fadosi continue: Le sang des lianes
D'accord, l'image m'avait renvoyé à la réalité tenace et vivace d'une vie végétale, en dépit de son apparence squelettique et d'outre-tombe. Je m'étais creusé les méninges pour chercher à deviner. J'aurai pu :  je passe souvent devant  un grillage couvert de vigne vierge.
J'avais pourtant hésité à titrer "le sang de la vigne", en clin d'œil à une série télévisée que j'appréciais ou plutôt le sang de la treille, pour cette forme particulière devenue rare qui me renvoie à celles qui grimpaient au mur de la maison de ma tante et de mon oncle et qui, en Normandie, donnaient des grappes terriblement acides et même en 1976, n'avait produit qu'une infâme piquette.

Alors vous connaissez ma curiosité, trouverais-je sur Internet un, des poèmes, sur le sang et la vigne ?
J'ai eu deux réponses que je partage aujourd'hui : l'une de Verlaine, d'un poème que je ne connaissais pas et que je partage ici.
l'autre de la poétesse française d'origine polonaise Marie Krysinska, dont j'ignorais jusqu'à l'existence ce mardi matin du 16 avril 2024 Fadosi continue: Jeudi poésies : Joies errantes Le poème de la vigne, de Marie Krysinska

Revenons à Verlaine :

VENDANGES

À Georges Rall

Les choses qui chantent dans la tête
Alors que la mémoire est absente,
Écoutez ! c’est notre sang qui chante…
Ô musique lointaine et discrète !

Écoutez ! c’est notre sang qui pleure
Alors que notre âme s’est enfuie,
D’une voix jusqu’alors inouïe
Et qui va se taire tout à l’heure.

Frère du sang de la vigne rose,
Frère du vin de la veine noire,
Ô vin, ô sang, c’est l’apothéose !

Chantez, pleurez ! Chassez la mémoire
Et chassez l’âme, et jusqu’aux ténèbres
Magnétisez nos pauvres vertèbres.

mardi 16 avril 2024

Oyez oyez CROQUEURS DE MOTS !!! Les Cabardouche proposent un nouveau défi

 J'ai loupé sa parution. Oups désolée

Le défi 291 est annoncé : Cabardouche à la barre, défi n°291 . - Cabardouche (francois-marie.fr)

Celles et ceux qui le souhaitent peuvent rendre leur copie lundi 22 avril en nous proposant de mettre notre grain de sel dans un conte

lundi 15 avril 2024

Le sang des lianes

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Pour la page 232 de  l'Herbier de poésies

Une main squelette
venue d'outre-tombe
Vernis de ses ongles
rose à rouge sang

en griffes acérées
prêtes à la colère ?

Le long des tiges inertes
saisons enfuies en mille morts
la sève, la vie, un nouveau cycle

©Jeanne Fadosi, mardi 9 avril 2024
pour la page 232 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 232

vendredi 12 avril 2024

"Elle a" ... un petit défaut si charmant !

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
 pour  Le nid des mots de abécé, thème d'avril 2024 : 

thème à publier le vendredi 12 avril 2024 sur nos blogs : 
votre texte débutera par "Il,(elle), est..." ou "Il,(elle), a..." suivi d'une expression française de votre choix

j'ai tenté une première participation à Une image des mots de An'Maï que vous trouverez au billet précédent et qui fait écho au texte de Zaza pour le nid des mots


Elle a un seveu zur la langue, autrement dit elle zozotte, elle zézaie, appelez z'la comme vous voudrez et za a l'air d'amuser les grands, quoique certains z'en inquiètent. 
maman la reprend zyztématiquement et là, za devient selou. (non, je me trompe d'époque, le verlan n'était pas encore revenu à la mode) papa dit qu'elle parlera normalement dans peu de temps.
En attendant, même zi ze n'est pas méssant, elle n'aime pas que les frangins et la frangine l'imitent à saque fois qu'elle dit quelque soze. Et puis ze garzon de grande zection qui la sambre dès qu'elle ouvre la bousse. Aucune indulgenze dans zes zarcazmes, contrairement à la maison. 
Je vous rassure, ce petit inconvénient qui lui est venu on ne sait comment a disparu presque tout seul en quelques mois. Presque, parce que, tout de même, certaines moqueries la vexaient suffisamment pour la motiver à se corriger. Pourquoi donc l'appelait-on Titi à la récré et que "Gros Minet" allait la manger ? Le "on" était peu  nombreux car au début des années 1950, peu de familles avaient la télévision ou allaient au cinéma.
Presque, parce que dès que les incisives de lait ont cédé la place aux dents définitives, elle a perdu l'habitude de taper sa langue contre elles.
 
Besoin de réécrire le début de ma petite contribution au nid des mots ?
 
Elle a un cheveu sur la langue, autrement dit elle zozotte, elle zézaie, appelez c'la comme vous voudrez et ça a l'air d'amuser les grands, quoique certains s'en inquiètent. 
maman la reprend systématiquement et là, ça devient chelou. (non, je me trompe d'époque, le verlan n'était pas encore revenu à la mode). papa dit qu'elle parlera normalement dans peu de temps.
En attendant, même si ce n'est pas méchant, elle n'aime pas que les frangins et la frangine l'imitent à chaque fois qu'elle dit quelque chose. Et puis ce garçon de grande section qui la chambre dès qu'elle ouvre la bouche ! Aucune indulgence dans ses sarcasmes, contrairement à la maison.



jeudi 11 avril 2024

Pour l'image 24 d'An'Maï, alphabet en poésie : G comme goutte d'eau ...

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Retournée bien tardivement et via les participations de Colette et de Jill Bill sur l'image proposée le 1er avril par An' Maï pour ses défis Une image des mots.


Sur la page blanche
mille pensées vagabondent
réveillant mille ombres

Danse la vie qui s'éveille
s'animant de mille vies

Sur la page blanche
dansent toutes les couleurs
d'une lumière arc-en-ciel
©Jeanne Fadosi, mercredi 20 septembre 2017

Et l'envie de trouver dans mes textes une idée à copier coller sur l'image pour participer enfin à ces belles et inspirantes propositions.
***
C'était le 8 août 2012 et la pluie manquait où était trop violente, j'ai oublié. Je rééditais une goutte d'eau créée le 24 janvier 2012 pour un autre challenge en photo entre ombre et lumière. 
Et cet été 2012, en panne de thèmes de jeux d'écriture, j'avais initié un alphabet en poésie.

 Bien sûr j'aurais pu ... choisir la graine, ou le germe, générer plutôt que gêner, les gènes sans OGM sans la gêne ...

J'aurais pu garder le meilleur et me garder du pire, grandir vers le ciel, ou gravir des montagnes sans gémir, gourmander la gourmande, grimacer sans gaieté aux propos grivois, m'amuser d'autres, plus galants, mais préférer les mots gentils ...

L'eau, qu'elle nous abreuve en douces gouttes de pluie ou nous inonde en averses drues, qu'elle perle au ruisseau ou en vastes lacs, l'eau, dans notre monde, est indispensable à la vie.

 

"Gouttes d'eau"

 

ô

ces

perles

de pluie

ces larmes

justes éphémères

qui captent la lumière

la fragmentent en arc-en-ciel

Emma en leur capture excelle

sur son blog nous prodigue

leurs reflets en couleurs

et subtiles nuances

si fragiles

 

 Jeanne Fadosi, mardi 24 janvier 2012

 

Quelques gouttes d'eau offertes à notre regard par Emma sur son blog pictozoom ICI ou LA 

j'ai vérifié, les liens sont toujours valides à ce jour (11/04/24).

Jeudi poésie : Souvenirs du bord de l'eau

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Envie de garder un fil poétique avec ce rendez-vous des CROQUEURS DE MOTS qui ne reviendra pas. Du moins dans ce jeu d'écriture. 

Envie aussi, en ces temps de hauts murs et de chacun pour soi, de rééditer l'un de mes textes où j'entremêlais prose et vers pour tisser ces souvenirs confiés, par la grâce de ces liens sociaux que l'on tissait le temps d'une saison.
Je ne sais pas ce qu'est devenue cette personne. La contemplation du fil de l'eau d'une rivière ou d'un fleuve m'y renvoie. Souvent.

C'était en novembre 2020, pour  Le nid des mots de abécé  ,  "En écoutant la Moldau de Smetana il était demandé d'écrire sur le thème de l'eau.   C'était dans la vraie vie le long de l'Oise en 1986.   

Une eau qui manque là-bas ou qui déborde ailleurs ou qui engloutit tant et tant.


L'eau s'écoulait nonchalamment
A peine ridée par le vent
Le chaland allait lentement
La femme sans âge,
sans nuage sur son visage
S'imprégnait du paysage

J'avais vu son annonce d'offre de cours particuliers de piano classique et moderne dans le journal Le Monde car j'avais acheté un clavier électronique et je ne m'en sortais pas toute seule. Il lui fallait deux  heures par le train depuis Paris où elle logeait dans un foyer pour femmes de L'Armée du Salut et autant pour le retour. Juste pour  m'apprendre les rudiments du piano pendant mon troisième congé de maternité et pour un prix plus que modeste.  

Après ma leçon je lui offrais du thé et des gâteaux et nous écoutions de la musique de son choix. Elle aimait particulièrement La Moldau de Smetana. Et quand le temps était clément elle me demandait si nous pouvions aller nous promener le long de la rivière toute proche. Nous étions en hiver, j'emmitouflais mon bébé et nous partions avec le landau.

Le poème symphonique de Smetana est enkysté de ce souvenir de près de quarante ans. Elle me disait combien contempler le fil de l'eau l'apaisait et elle me racontait par bribes des fragments de sa vie d'avant. Sa voix sans affect, sans ressentiment non plus, avait le même ton que si elle m'avait demandé de lui passer le sel.

D'elle je n'ai su que peu de choses sinon qu'elle était arrivée d'Asie avec les boat people. Elle avait été pharmacienne dans une autre vie. Elle avait vendu son officine, puis son logement. Il valait mieux désormais être locataire que propriétaire. Mais ces précautions n'avaient pas suffi et elle avait perdu toute sa famille un jour de grand "ménage".

L'émotion avait déserté
comme le sel brûlant ses blessures.
Cœur à vif, cœur flétri,
Le tribut à sa survie.

L'eau s'animait doucement
Au passage de la péniche.


péniche sur l'Oise

 


l'Orne en amont du barrage de Rabodanges

jeudi 4 avril 2024

jeudi poésie : Un jour, un jour, de Louis Aragon, chanté par Jean Ferrat

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Je sais que les défis sont en stand by et que la version s'était allégée des jeudis poésie.

7 avril 2022, pour Les Croqueurs de mots et Jazzy qui nous demandait 

Pour le jeudi poésie :
Le 7 avril un poème où la musique est présente

après quelques autres citations, j'écrivais :

J'aurais voulu faire un billet léger mais comment passer à côté d'Aragon qui fait tant résonnance à notre époque.

UN JOUR UN JOUR
Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
Sa protestation ses chants et ses héros
Au dessus de ce corps et contre ses bourreaux
A Grenade aujourd'hui surgit devant le crime
Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
Emplissant tout à coup l'univers de silence
Contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue
Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche
Ah je désespérais de mes frères sauvages
Je voyais je voyais l'avenir à genoux
La Bête triomphante et la pierre sur nous
Et le feu des soldats porté sur nos rivages
Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se font de la terre
Entre eux ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché
Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche
Quoi toujours ce serait la guerre la querelle
Des manières de rois et des fronts prosternés
Et l'enfant de la femme inutilement né
Les blés déchiquetés toujours des sauterelles
Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
Le massacre toujours justifié d'idoles
Aux cadavres jeté ce manteau de paroles
Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou
Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche 
Poème de Louis Aragon, Le fou d'Elsa, Gallimard 1963
chanté par Jean Ferrat, Barclay janvier 1967

Louis Aragon, 1897 - 1982, poète, romancier et journaliste français
Jean Ferrat, 1930 - 2010, auteur-compositeur-interprête français. Il a mis en musique de nombreux poèmes de Louis Aragon


Ou avec sa voix de 1967 :
Un jour un jour de Louis Aragon, par Jean Ferrat

Mille pensées à Dômi et sa famille

mercredi 27 mars 2024

C'était le 6 mars et Colette relayait le message de Dômi

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

5 mars, mon  dernier billet ici et nous sommes déjà le 27 mars, c'était le 6 mars et Colette relayait le message de Domi nous faisant part de sa peine immense et de son incapacité à tenir le gouvernail.

Comme je la comprends !
Alors Colette nous disait 

après moi, suivent : Fanfan, Les Cabardouche, Marie Chevalier, Durgalola etc. …

Merci à l’un(e) de vous de prendre la relève après moi et, publier


...
à moins que j'ai manqué des blogs, je crois que personne n'a pu ou n'a eu le cœur de prendre la relève.
Les croqueurs de mots peuvent attendre et les propositions de jeux d'écriture ne manquent pas sur d'autres blogs pour celles et ceux qui souhaitent des idées.

Pour ma part, après un ordi en réparation pendant une quinzaine de jours, je me donne un peu de répit en écriture et j'essaie de faire des visites, mais je rame. Je vais lentement et les nouvelles pages arrivent plus vite que celles que j'ai en retard de lecture.


J'emprunte à Colette les mots et à An’Maï  une image, et je sais qu'elles ne m'en tiendront pas rigueur puisque je les cite. L'image d'ailleurs circule sur le Net et subit de nombreuses variantes. C'était le 15 mars et An'Maï la proposait en support d'écriture.


Monde en désarroi

Écoute le cri de la terre

Ce fruit de l’Amour

                      Colette      

mardi 5 mars 2024

Oyez les croqueurs de mots : Colette nous invite ...

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

pour le défi 290 des CROQUEURS DE MOTS, Colette à la barre nous invite et voir ce qui se passe ...

où ça ? où ça ?

Pour le savoir : ---> Annonce des Croqueurs de Mots : Défi N°290 | ~ En toute simplicité ~ ... (wordpress.com)

<--- avec cette drôle d'image inquiétante ...


Je me demande si je préfère pas affronter les vagues de haute mer ...

lundi 4 mars 2024

Lianes et mots mêlés

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Parution éphémère le 26 février, erreur de date ... Et Oups ! à la publication cette fois le 4 mars, je m'aperçois que je n'ai pas mis les liens dans le collier de commentaires ! 😕

Pour la page 230 de  l'Herbier de poésies

En fait j'ai deux textes, le premier mêlant mes mots et ceux déposés en commentaires ici :

24 heures photo 2024 - 01 : mes vœux de lumière - jeannefadosi (overblog.com)

C'est à la suite de ces commentaires que, déposé début février, j'avais trouvé celui-ci : 

Françoise la V.M 04/02/2024 10:52

Je n'ai jamais vu des akènes de clématite. C'est beau !

Ta photo pourrait être proposée aux plumes de l'Herbier ..... Non ?


Le deuxième, un premier jet (copieusement raturé et modifié depuis) avant d'avoir cette envie de tresser mes mots et ceux des commentaires.


***


C'était le dimanche du dernier jour de l'année. J'étais allée à pied chercher le pain, profitant du soleil, surprise par le vent glacé, ravie par les couleurs du paysage que la lumière oblique d'hiver sublimait même à midi. 

Panne d'inspiration ...
Que serait l'année nouvelle ?
Quels vœux formuler ?

Je venais de trouver l'image qui accompagnerait et peut-être porterait des mots réconfort que je peinais à convoquer entre un adieu à une année horribilis et un salut craintif à la nouvelle pleine de nuages sombres.

Des mots pansements
hors des guerres et des conflits ?
Des vœux de lumière ?

La vie est précieuse, 
ne l'abîmons pas,
ni la nôtre, ni celle des autres.

Et tous ces mots déposés
doux comme un duvet d'akènes

"Oui Jeanne, si précieuse, qu'importe cette vie, humaine, faune, flore...." (Jill) ; "La vie est précieuse et courte. Nous ferions mieux de tous le comprendre plutôt que de nous déchirer pour un oui ou pour un non! Laissons place à la douceur" (Marie-Paule)

"Petits moulins blancs
tournez, tournez
saisons et années
sans abîmer
Terre, mer et continents !" (ABC)

"... ces "fleurs" toutes en douceur, légèreté, mouvement qui vont si bien ici"  (Patricia) ; "La Nature n'a que que faire de nos disputes et guerres. Il n'y a qu'à la regarder, c'est la simplicité même mais aussi d'une grande complexité comme ces clématites pleines de douceur." (Annie54)

"Une tendresse particulière pour ces fruits de la clématite. Même sur le balcon, notre clématite horticole, fait aussi ce genre de touffes. Et dans la forêt le long du Rhin, la clématite fait de véritables lianes." (Yannn)

"Je pense hélas Jeanne
que tu prêches des converties ! 
La nature n'a que faire 
des guerres et des conflits,

elle poursuit son bonhomme de chemin. 
Que j'aime ces akènes de clématite..." (Cathyrose)

***
Porté par le vent
depuis le bois par le champ
l'akène a germé

a fait souche, lançant sa liane
à l'assaut de la lumière

au midi d'hiver
filaments aux mille éclats
étoiles en offrande.

D'akènes aux bourgeons 
de tiges en fleurs, en fruits, en graines
des germes aux akènes ...

Par quoi ou qui, clématite,
es-tu mue en cycles de vie ?
©Jeanne Fadosi, vendredi 23 février 2024
pour la page 230 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 230