Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 15 avril 2021

Des cloches et des œufs

Laura, à la manœuvre pour le défi n°249 (et non 149 comme sur son site) des CROQUEURS DE MOTS nous demande pour le jeudi poésie du 15 avril qu'il soit question de Pâques tout juste passé. Puis pour le défi du lundi 19 avril de raconter sans parler ni de Pâques, ni de la Pentecôte, ce que font des gens un lundi férié et enfin pour le jeudi suivant 22 avril qu'il soit question d'ascension religieuse ou pas. Ouf !

Vous le savez le jeudi je privilégie le partage de poésies choisies à l'exercice d'écriture mais le sujet m'inspirait des réserves sur la possibilité de trouver un poème qui sorte des connotations obligatoirement religieuses ou qui soient des comptines pleines de confiseries. J'ai donc retroussé mes manches pour puiser dans les archives de mon blog initial. J'ai même découvert que je pouvais sans trop d'efforts en faire une sorte de Hai bun. 

Entre temps le Web m'a fait connaître Œufs de Pâques, ce poème de Marcel Pagnol que vous connaissez déjà sans doute.

Il m'a rappelé le bruit de l'œuf dur, terrible dans la tête de l'homme qui a faim, tel que le disait Jacques Prévert dans La grasse matinée et le chantait Mouloudji sur la musique de Joseph Kosma

 Un photographe patient, il y a quelques bonnes dizaines d'années, avait surpris une cloche dans le jardin de ses ancêtres. Il avait même réussi à visualiser son auréole pendant qu'elle déposait des cloches et des œufs et même des poules, bien cachées sous les feuilles des salades ou dans le carré des asperges.

Le jardin immense
fait pour une chasse aux œufs
mettait tous en joie

Normal après tout que les cloches passent par là, c'était bien sur le trajet entre Rome et Villedieu-les-Poêles. Dans cette petite ville normande réputée qui a eu l'honneur de recevoir la visite d'un pape, on n'y fabriquait pas que des batteries de cuisine, en cuivre dès le XIIe siècle, en fondant après la guerre, les carcasses en alliage d'aluminium récupérées des avions. Depuis bien plus longtemps on y travaillait le cuivre pour des chaudrons et des couverts. Des artisans y fondaient des cloches déjà à la fin du Moyen Âge.
En début d'semaine
par un doux et clair matin
j'en avais vu une.

Qu'avais-je donc vu dans le clair matin de printemps ? Une cloche, évidemment ! Une vraie cloche de Pâques qui soudain avait été aspirée par un nuage lumineux, comme ça, OEuuufffffffff ! 

Au commencement
un nuage a avalé
la cloche de Pâques

Même qu'avec une deuxième cloche s'est dessiné dans l'azur ...une croix céleste bien sûr. Et n'allez pas vous étonner si les deux cloches ne suivaient pas le même chemin. Aucune importance ! Ne dit-on pas que tous les chemins mènent à Rome ?

Reste La Question :
qui de la poule ou de l'œuf ?
Est-ce si important ?

Quid de la cloche ou des vœux ?
Quid de l'enjeu, du chemin ?









3 commentaires:

  1. Ah tu as fait très fort Jeanne pour ce premier défi chez Laura. Bravos, bravos.
    Bisous

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  2. Excellent Jeanne pour ce premier jeudi en poésie sur le thème de Pâques . Les cloches, les nuages, la croix tout y est .
    Bonne journée
    Bises

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  3. Mille et un bravos pour tout, tout, tout !
    Un jeudi poésie magnifiquement relevé !!!
    Bises♥

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