Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

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(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

lundi 13 juin 2016

Défi n°168 Petit Paul

François et Marie, à la manœuvre du défi n°168 des CROQUEURS DE MOTS et pourvoyeurs de dessins à craquer, nous proposent trois situations illustrées peu banales à expliquer (au choix l'une ou pourquoi pas les trois).
Je crois que je serai pardonnée d'avoir fait un (tout petit) pas de côté pour vous raconter cette histoire vraie.

P'tit Paul, j'en ai déjà parlé plus d'une fois sur mon blog (celui-ci tout récemment et mon premier blog dans ses premiers temps). C'était le fils des voisins de la maison où je suis née, juste de quelques mois plus jeune que moi. On m'avait expliqué qu'il "avait une santé fragile". De fait il était plus chétif que moi encore, c'est tout dire. Surtout son teint avait la délicatesse d'une poupée de porcelaine et sa peau fine et blême laissait deviner des réseaux de vaisseaux bleu pâle. Nous avions le droit de jouer ensemble, chacun dans sa cour, de part et d'autre de la clôture, sous l’œil attentif d'un adulte. Chaque soir , quand nos poules avaient pondu, ce qui était presque toujours le cas, ma maman m'accompagnait et je lui donnais délicatement l’œuf du jour à travers l'une des mailles du grillage. S'il n'y en avait qu'un, il était pour Petit Paul. Jamais pourtant je ne me souviens l'avoir entendu réclamer à voir le poulailler. De toutes façons, sa maman n'en aurait pas pris le risque. Quant à moi, si j'adorais ramasser les œufs, j'avais trop peur de ces volatiles presque aussi grands que moi et toujours en mouvement. Mon doux Domino avait mis juste une fois une telle pagaille dans la basse-cour que mes parents avaient confié le jeune chien à un fermier, à mon grand chagrin. On sut plus tard qu'il l'avait bien dressé et qu'il cohabitait sereinement avec tout le cheptel. Mais j'en voulais aux poules qui m'avaient privée de mon premier confident.

voilà pour expliquer la première image


peut-être que la 2e image correspond aussi au côté laisse de nos toutes jeunes années.
Sans amertume : les jeunes enfants ont toujours été très inventifs en bêtises et il faut absolument les surveiller comme le lait sur le feu !
Sauf que les jeunes parents, lait conditionné oblige, ne savent plus surveiller le lait sur le feu . . .

la troisième image me semble assez bien compléter mon texte de juin 2009 où l'on retrouve aussi le côté "liberté surveillée". Ce serait sans doute abuser de votre temps si je le rééditais dans cet article. Pour le lire ou le relire Clic---> ou  Clic ---> (pour les illustrations que j'avais mis en ligne à l'époque)

10 commentaires:

  1. Ah enfant j'ai été aussi de "corvée" d'oeufs, mais j'aimais pas ça à cause du coq qui me sautait dessus, le chien, pas le droit d'en avoir un... mais c'était le bon temps quand j'y repense trop vite envolé... merci, bises

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  2. Merci Jeanne pour ces interprétations de ces deux dessins de François. J'ai bien aimé. Belle semaine.

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  3. J'aime ton histoire qui sent le vrai, et cette relation avec ton petit voisin, on se demande ce qu'il est devenu, les oeufs, les poules, le grillage, le chien , quel joli parfum d'enfance...
    Merci pour cette histoire, je sais que quand j'étais petite ma soeur racontait les bêtises que je faisais aussi sec à maman et que gare aux gronderies, surtout quand je "volais" le petite balai et la pelle pour aller gratouiller la cour...

    Belle journée Jeanne, merci

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    1. Comme je l'écris, il était gravement malade, né avec une maladie bleue (malformation cardiaque), il est mort à l'âge de 7 ou 8 ans.
      oui tu as raison, cette histoire est un souvenir, l'un de ceux auxquels je tiens et que j'espère garder dans ma tête jusqu'à la fin de ma vie si la mémoire le permet

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  4. Bravo Jeanne,
    Tu t'es servi des 3 dessins de François. Tu es courageuse.
    Bises et bon début de semaine - ZAZA

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    1. j'ai juste complété c'est des souvenirs qui me sont chers ... bises

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  5. J'aime beaucoup lorsque les défis se transforment en partage de souvenirs.
    Merci pour tout, Jeanne.
    Bises et douce journée.

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  6. jolis souvenirs... ça me rappelle qu'à Paris à la fin de la guerre il y avait un tout petit poulailler dans la cour... mais je ne devais pas avoir le droit d'ouvrir la porte et pas d'enfants dans mon entourage !
    bonne soirée Jeanne

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  7. Comme Quichottine j'ai beaucoup apprécié ce défi vu au travers du prisme des souvenirs
    Bonne soirée
    Bisous

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  8. Du vécu, c'est toujours si agréable Jeanne ! Défi magnifiquement relevé ! Bravo ! Bon matin de ce mardi ! Bises♥

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