Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

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(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 16 juin 2016

Bientôt ... pour Cabardouche

Dernière minute ce vendredi, en visitant les autres croqueurs, je viens de m'apercevoir que j'ai tout simplement zappé l'avant dernière strophe, oubli que j'essaie de réparer ce jour (strophe en italique)

François et Marie à la manœuvre du défi n°168 des CROQUEURS DE MOTS nous proposent d'écrire selon la structure d'un poème de Luc Bérimont. Exercice de style où la main à la pâte de chaque croqueur est incontournable.
Pour autant (expression à la mode qui n'est pas ma tasse de thé) j'aimerais en préambule partager avec vous ce poème réaliste et prémonitoire de Louise Ackemann, même si elle était un peu trop confiante en les humains.


O Nature! Bientôt. . .
O Nature ! bientôt, sous le nom d’industrie,
Tu vas tout envahir, tu vas tout absorber.
Le poète navré s’indigne et se récrie :
« Quoi ! sous ce joug brutal il faudra nous courber ?
Non, tant que la beauté dominera l’argile,
Dans le conflit sacré, c’est nous qui l’emportons.
Comme le bras, la voix a sa tâche virile ;
A chacun son essor : travaillez ! nous chantons.
Louise Ackermann, Poésies Philosophiques

pour le jeu d'écriture sur le poème de Luc Bérimont, voici ma petite participation. Je ne sais pas si je suis restée dans les clous, les changements de verbes sont volontaires. si j'avais pu changer le dernier vers, j'aurais écrit tous ceux-là ne pensaient à rien :
Bientôt je n'aurai plus de vagues
se lamentait le vaguemestre
Bientôt je n'aurai plus de sang
lui répondait la sentinelle
Bientôt je n'aurai plus de paille
rouspétait le paillasson
Bientôt je n'aurai plus de haies
soupirait le hérisson
Oyez ! rendez-leur la manne*
Scandaient les manifestants ! 
Mais tous ceux qui n'en savaient rien
tous ceux-là n'en pensaient pas moins

variante hors des clous du dernier doublet :
Mais tous ceux qui n'en savaient rien
tous ceux-là ne pensaient à rien

* manne : clin d’œil à un épisode de la Bible pendant l'exode du peuple juif dans le désert sous la conduite de Moïse après leur fuite d'Egypte, épisode repris dans le Coran.

9 commentaires:

  1. Sympa d'avoir un peu modifié au lieu de répéter "disait"... C'est plus vivant

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  2. Bonjour Jeanne, un de ces 4 c'est ce qui risque d'arriver... nature en peau de chagrin, si on y fait pas gaffe, merci, bises

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  3. Excellent Jeanne, et la variante de fin me plait bien.
    Bises et bon jeudi - ZAZA

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  4. J'aime beaucoup les modifications apportées. Je crois que tu es dans les clous quand même ;)

    Bravo pour ta participation.
    Bisous et douce journée.

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  5. Oh ! C'est super Jeanne ! J'♥ ça ! Bravo et bonne toute fin de ce jour !
    Bises♥

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  6. "Tous ceux là ne pensaient à rien"
    Belle réflexion sur la variante du poème..
    Je suis heureuse d'être passée chez toi.. Soyons fortes !!

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  7. Excellente participation, les consignes sont faites pour être bousculées c'est comme cela que l'on devient créatif.
    Marie et François de Cabardouche

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    1. Le contenu de ce commentaire déposé le 17 juin vers 11h et demie avait disparu, ne laissant qu'un lien qui menait vers un compte blogger peu alimenté.
      Il me semblait l'avoir validé mais j'ai sans doute cliqué à côté.

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