Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, combien en 2016 ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

samedi 6 février 2016

La tournée, pour Mil et Une

Allez zou, je reprends mes précautions d'usage, indication d'usage que les habitués connaissent par cœur et dont ils peuvent s'agacer. C'est aussi cela transmettre : répéter pour ne pas laisser sur le bord de la route les nouveaux venus ...


Sur l'image du sujet de la semaine 16-04 de miletuneA vous de décider* de la découvrir avant ou après la lecture de ce qu'elle m'a inspirée, au croisement d'autres évocations (images support)

La tournée
Tiens, d'habitude, je la croisais dévalant le trottoir de Neuilly avec sa trottinette. J'avais entendu qu'elle était décédée. Les fantômes seraient-ils doubles ? Et pourquoi me fait-elle signe, elle qui m'ignorait superbement en exhibant son vison ? Que je vienne prendre un milk-shake avec elles ? Jamais ! C'est l'heure de mon petit blanc sur le zinc. J'arrive de chez Jules, après avoir vu Marcel, Nenest, Totor etc. Déjà dix, j'en ai encore deux avant la fin de ma tournée.
- Ah b'jour M'dame la comtesse, pourquoi vous êtes deux ? Plus de courrier pour vous, j'aimais bien lire en douce votre Vogue du temps où il était sous bandeau. Le plastique m'en a empêché et maintenant vous êtes partie au paradis ... mais pourquoi vous êtes deux ? 
- Ah mon Jeannot, au paradis, on s'y ennuie mortellement pense-tu. Il ne me reste que ces escapades en double pour deux grands blancs. Chut, c'est pour ça qu'on est deux. T'en veux un peu mon gars ? 
- M'rci M'dame la comtesse, j'crois que je vais me contenter d'un .... 
- Ton blanc est servi, tu l'bois pas ? A qui qu'tu causes, le gars ? 
- Hein heu quoi ? Nan ... j'crois que j'ai trop vu des fantômes ..., un verre de lait s'te plait !
Jeanne Fadosi sur l'image de la semaine 04 de miletune

* Les mots lus ne sont jamais tout à fait les mêmes que les mots écrits, y compris quand ils sont relus par leur auteur. Les mots impulsés par une image échappent eux aussi, et c'est tant mieux, à un seul déterminisme bi-univoque. Mais il n'est pas gratuit de lire sans voir l'image, ou en l'ayant vu ou en la voyant. Quel que soit votre choix, découvrir l'image support avant ou après, vous ne pourrez remonter le temps pour comparer les expériences.
Le choix de l'une interdit les autres.

2 commentaires:

  1. Lu chez Miletune... ;-) Ah la tournée du facteur, pas sans la goutte, ben on voit ce que ça donne, sourire, bises de jill

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  2. Il a raison, un verre de lait, ce sera mieux. :)
    J'aime beaucoup ce récit, Jeanne.
    Bravo pour ta participation.
    Bises et douce journée.

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