Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, combien en 2017 ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 17 septembre 2015

Hommage à Guy Béart

J'avais programmé un poème de Sully Prudhomme pour ce jeudi en poésie du défi n°150 des CROQUEURS DE MOTS proposé par Jill Bill. Je le mets en réserve pour jeudi prochain. Ce mardi midi j'ai appris la mort d'un des premiers chanteurs dont j'ai fillette appris par cœur les chansons, à en user les oreilles de mon entourage :



L'eau vive (1958)
Au bout du chemin (1962)
Le matin, je me lève en chantant (1960)
Qu'on est bien (1958)
La vérité (1968)
Le grand chambardement (1968)
...
La liste en serait longue. Je m'y suis forgée ainsi qu'avec les deux autres B (Georges Brassens et Jacques Brel) et quelques autres, une certaine idée de la vie, une certaine idée de ce qu'aurait pu être le bonheur partagé, une certaine idée aussi du courage de ses convictions et de ses engagements.

Chanson pour ma vieille (1958)
(paroles de mémoire)
Je n'ai plus de pain
Je n'ai plus de vin,
Je n'ai plus que toi, ma vieille
Je n'ai plus de feu
Je n'ai plus de lieu
Je n'ai plus que toi, ma vieille
[ ... ]
Je n'ai plus de foi
Je n'ai plus de loi
Je n'ai plus que toi, ma vieille
[ ... ]
Lorsque enfin la mort
la berce et l'endort
Seule elle me pardonne.
S'est-il vu partir en tombant sur l'asphalte ?
Que lui est-il revenu ?  La vie va (1976)

Fallait trouver l'arbre,
j'ai cherché le marbre,
et la vie va, la vie va, la vie va, va, va
Quand la vie s'arrête,
comme elle est parfaite,
cette pierre-là,
et la vie s'en va.
ou ces paroles si étrangement prémonitoires qui débutent Qui suis-je ?, de et par Guy Béart, (1965)

Je suis né dans un arbre
Et l'arbre on l'a coupé
Dans le soufre et l'asphalte
Il me faut respirer
Mes racines vont sous le pavé
Chercher une terre mouillée
Qui suis-je
Qu'y puis-je
Dans ce monde en litige
Qui suis-je
Qu'y puis-je
Dans ce monde en émoi?

Chapeau bas, grand poète et Merci

Vercors, illustration pour
Le silence de la mer

Guy Béart, 1930 - 16 septembre 2015


12 commentaires:

  1. Tu as bien fait Jeanne, j'ai appris son décès subit hier à la télé... même si nous l'avions un peu oublié de par son âge il fut et reste un poète chanteur apprécié ! Merci, bon jeudi, bises de JB

    RépondreSupprimer
  2. Très bel hommage à Guy Béart qui avait de beaux textes de chanson mais dont je n'aimais pas trop la voix. Beau jeudi

    RépondreSupprimer
  3. je ne sais quoi rajouter Jeanne, tu as bien dépeint ce qu'il nous a insufflé.

    RépondreSupprimer
  4. Magnifique hommage et beau souvenir des chants de notre jeunesse...

    RépondreSupprimer
  5. je devait être plus vieille que toi mais j'ai aussi chanté et rechanté ses chansons.
    je partage une certaine tristesse...
    bises

    RépondreSupprimer
  6. Splendide hommage poésie, merci Jeanne !!!

    RépondreSupprimer
  7. Bonjour Jeanne, très joli hommage, merci beaucoup, bisous !

    RépondreSupprimer
  8. Superbe hommage Jeanne ! Nous ne pourrons l'oublier ! Bon vendredi tout entier ! Amitiés♥

    RépondreSupprimer
  9. C'est un magnifique hommage.
    Qui n'a jamais chanté l'une de ses chansons ?
    C'était un vrai poète, tu as raison.
    Bises et douce soirée.

    RépondreSupprimer
  10. Un hommage mérité pour un poète qui a bercé mon enfance car mon père, grand fan, passait ses disques en boucle!

    RépondreSupprimer
  11. Un artiste discret et talentueux ; je l'aimais beaucoup. je connais aussi ps mal de ses chansons. Bises

    RépondreSupprimer
  12. Bel hommage à ce poète chanteur discret.....Bisesssss

    RépondreSupprimer