Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 2 avril 2020

La panthère noire (extraits), de Leconte de Lisle

Durgalola petites graines à la barre du défi n°234 des CROQUEURS DE MOTS nous propose pour le 2ème jeudi poésie : 2 avril
en résonance avec l'affiche de Soulages, un poème où se trouve le mot noir 
Il y a dix ans à quelques jours près, je proposais ces extraits tels que je l'avais appris en CM1 ou CM2, jusqu'à m'en inspirer quand j'avais eu en exercice imposé à écrire un sonnet.
C'était en marge d'un jeudi en poésie où l'on accueillait en fanfare notre deuxième amirâle, après le créateur des CROQUEURS DE MOTS Brunô et avant le passage de relais pris et tenu par Dômi.

La panthère noire

La reine de Java, la noire chasseresse,
Avec l'aube, revient au gîte où ses petits
Parmi les os luisants miaulent de détresse,
Les uns sous les autres blottis.

Inquiète, les yeux aigus comme des flèches,
Elle ondule, épiant l'ombre des rameaux lourds.
Quelques taches de sang, éparses, toutes fraîches,
Mouillent sa robe de velours.

Elle traîne après elle un reste de sa chasse,
Un quartier du beau cerf qu'elle a mangé la nuit ;
Et sur la mousse en fleur une effroyable trace
Rouge, et chaude encore, la suit.

Sous la haute fougère elle glisse en silence,
Parmi les troncs moussus s'enfonce et disparaît.
Les bruits cessent, l'air brûle, et la lumière immense
Endort le ciel et la forêt.
Leconte de Lisle, Recueil Poèmes barbares, 1ère édition,
            Librairie Poulet-Malassis, 1862 sous le nom de poésies barbares


Pour lire le poème entier : La panthère noire, Les grands classiques, poésie.webnet.fr
Leconte de Lisle, 1818 - 1894, poète français, considéré comme le chef de file du mouvement parnassien.



Post Scriptum : hasard ? en prolongement du défi de lundi où j'aurais pu évoquer un autre rêve formulé à l'occasion d'un solstice d'hiver, voir l'alignement du soleil à Stonehenge, l'écran d'accueil qui s'est affiché à l'allumage de mon ordi (ne me demandez pas par quel logiciel) était celui-ci :

7 commentaires:

  1. Une bonne mère nourricière… Côté écran à l'allumage on propose des paysages changeants, j'ai aussi… Ici magnifique photo… merci, jill

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  2. Superbes extraits de ce grand poète, merci Jeanne.
    Bisous, bon jeudi et surtout prends soin de toi.

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  3. Un poème qui reste encore bien dans ma mémoire , je l'avais appris d'ailleurs sous cette forme à l'école , il y a bien longtemps maintenant
    Bonne journée
    Bises

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  4. Je me souvenais l'avoir lu... pas appris autrefois, hélas.
    C'est un très beau poème.
    Bisous et douce soirée.

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  5. C'est un excellent choix, Jeanne ! Bravo ! J'ai suivi le lien pour lire ce sonnet de 1961 : mille et un bravos + quelques-uns ! Vraiment SUPER !!! Douce soirée ! Bises♥

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  6. Merci pour cet extrait que je découvre et, pour cet écran qui est bien aussi dans le thème le hasard fait bien les choses. Amitiés

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