Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

lundi 13 avril 2020

Défi n°235 : uchronie

C'est Dominique qui est à la barre du défi n°235 des CROQUEURS DE MOTS et voici ce qu'elle nous dit :
Il y a un peu plus de dix ans (été et automne 2008), alors que j'étais une blogueuse débutante, j'en avais commencé une justement sous forme de nouvelle que j'ai laissé tomber dans  les oubliettes webiennes. Je vais donc en sélectionner un extrait et vous verrez que j'étais avec de l'avance et avec des variantes dans l'air du temps présent.
J'en avais fait un résumé pour un précédent défi des croqueurs de mots en 2013 que j'avais intitulé



J'y avais indiqué en bas de page les liens pour suivre ce début de nouvelle.

Attendre le sésame


Pour être autoriser à faire étape ou pour un retour ou la poursuite vers l'inconnu ! Le grand saut, quoi !

La vie s'écoulait paisiblement entre loisirs et conversations. Certains appareils commençaient à livrer leurs secrets comme ces émetteurs de sons dont l'alternance supposait des musiques, bien loin de leurs rythmes et mélodies et des prosodies faisant plutôt penser à des langues, assez différentes les unes des autres, quoiqu'il fût  possible d'y déceler des similitudes. Mais il leur était impossible d'en comprendre le sens !


Sur l'île principale, on s'activait bien autrement autour de cette arrivée singulière.
Voilà plusieurs décennies qu'aucun vaisseau ne s'était aventuré jusqu'à leurs rivages, comme le témoignage d'un de ces reculs historiques que le temps produisait par cycles. Au-delà de l'horizon, des avancées avaient dû être perdues. Des crises, des cataclysmes, et les générations survivantes en  revenaient à des frontières indépassables.


Les épidémies ravageuses cinquante ans plus tôt avaient contraint les Atlantes à reconstruire ce sas d'accueil, évidemment désagréable et même violent dans son isolement vécu par les intéressés comme une méfiance désobligeante, sinon comme un rejet. Et ils en étaient sincèrement désolés.
Le confort et les possibilités de distraction avaient été mis là en abondance, comme en excuse à cette situation d'attente. La mémoire collective et le conservatoire des sources audiovisuelles étaient là pour leur rappeler l'indignité dans laquelle on parquait les immigrants informels dans ces camps de transit dont la population pour l'essentiel ignorait ou occultait l'existence. Cette époque était révolue pour leur Histoire mais les nouvelles d'un futur qu'ils estimaient à plus de cinq cents ans les avertissaient qu'on n'en avait pas fini avec ces traitements détestables. Rien à voir, donc, dans les aspects matériels avec ces parcs. Mais la contrainte d'isolement restait pesante.
Pourtant, la « quarantaine », dont le nom était une survivance de ces pratiques ancestrales d'isoler les contagieux 40 jours, n'aurait pas dû s'éterniser ainsi. Les possibilités de contamination microbiennes avaient assez vite été neutralisées par la production de vaccins.
Un autre motif, beaucoup moins désintéressé, avait poussé les Doctes à se pencher avec curiosité sur leurs drôles de machines de propulsion. Des travaux de recherche sur archives avaient bien mis à jour l'existence antique de tels moyens de locomotion, efficaces et peu coûteux, dont des civilisations ultérieures  avaient perdu le savoir faire.
Ce peuple avait un degré de civilisation élevé dont il serait utile de puiser des connaissances nouvelles.
Il convenait aussi d'étudier avec soin leur mode de fonctionnement social pour mesurer leurs apports bénéfiques ou perturbateurs. De cette étude aussi discrète que scrupuleuse, dépendait leur autorisation à débarquer sur Atlantis.

Internet et les coïncidences de tempo ne manquent pas de malice : pendant que je mettais en ligne ce billet samedi soir, Le Courrier International, auquel je suis abonnée, m'annonçait une uchronie de la RTBF intitulée Et si le coronavirus avait débarqué en 1990


7 commentaires:

  1. Oups… j'aimerais bien savoir ce qu'il en est de ce covid-19, on raconte né de la pollution, de Chine, d'une chauve-souris, d'un laboratoire, fausse manipulation, bref on est dedans et bien dedans !!!!! Et ce n'est pas pour rire, nous en sommes les porteurs et assassins… Merci Jeanne, bises

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  2. Un univers de science fiction qui pourrait ressembler au monde d'après ce fichu covid 19.
    Bravo Jeanne.
    Bises et bon début de semaine de la part de ZAZA

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  3. Bonjour Jeanne,
    Un texte on ne peut plus de circonstance !!
    Merci pour ta participation et pour cette Uchronie.
    Bises et belle semaine
    Dominique

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  4. Visionnaire en effet ton texte . Quant à la rtbf , oui de nombreux événements auraient été impactés en 1990 et j'imagine aisément la file devant les cabines téléphoniques .
    Bonne journée
    Bises

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  5. Tu as raison, Jeanne, tu étais tout à fait dans l'air du temps ! Merci pour la rediffusion de ces extraits bien adaptés à la situation présente !
    Bon après-midi de ce lundi de Pâques,
    Bises♥

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  6. C'est vrai que ça aurait été pire... quoique, en 90, nous avions certainement moins de besoins, nous les gérions mieux.
    Bisous et douce journée, Jeanne. Merci pour cette publication qui fait réfléchir.

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  7. Effectivement tes extraits de textes collent parfaitement à la situation présente.C'est étonnant !
    La RTBF t'a fait un clin d'oeil!
    Bise

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