Je vous propose de clamer votre innocence dans une affaire mal barrée pour vous... eh oui !
Défendez-vous bec et ongles moussaillons, je compte sur tous pardi.
Ceci pour le lundi 24 septembre avec trois mots en imposé :
« saint-frusquin, échafauder, alcades »
Alors là Jill voilà une consigne bien difficile pour moi qui na su dans le temps défendre bec et ongles d'autres personnes mais qui sait si mal me défendre quand il s'agit de moi ou de ceux qui me sont le plus chers ! Alors voilà le détournement de sujet dont j’avoue assumer totalement l'écrit qui suit :
- Madame la présidente j'avoue tout et tout le saint-frusquin
- mais attendez Jeanne la Cour n'a même pas commencé à vous interroger.
- De quoi voulez-vous donc parler ? Il semble pourtant que vous êtes innocente !
- Ecoutez madame la présidente, la cane , je l'ai retrouvée froide dans la nuit. Plus de cane, plus d’œuf, adieu le sou que me donnait le cafetier pour m'acheter mon pain quotidien. Et même pas la possibilité d'utiliser son foie gras. On craint une épizootie.
- Mais enfin ma bonne Jeanne, votre cane est morte d'un mauvais rhume, on ne peut pas vous en tenir grief !
- Ben pas de foie gras à vendre, pas de sous pour payer mon squatt. Alors je me retrouve à la rue !
- C'est désolant mais en l'occurrence cela fait de vous une victime du mal logement pas une délinquante.
- Ben justement, j'ai testé la cage de la garde à vue. C'est pas confortable, ça sent fort, 'y a des bestioles. Mais au moins je ne suis pas à la rue. Et puis, pour mon ventre creux, la pitance soulage ma faim et je ne crache pas dessus.
- Mais Jeanne, pourquoi échafauder cette histoire pour échapper à la rue ? La prison n'est pas une sinécure vous savez. Dites-nous comment vous en êtes arrivée là plutôt ! Vous venez de Colombie où dans votre famille les pères sont alcades* de père en fils.
- Justement, mon père n'a eu que des filles et je ne voulais pas de cette charge. Moi, je voulais juste écrire des chansons et les chanter. Alors j'ai rejoint Brassens et le bateau-lavoir à Paris.
Chanteuse de rue cela a marché quelques années. Vous voulez que je vous montre ?
Je eeeeeh !!!!!
- Stop ! C'est bon, puisqu'il en est ainsi, la Cour vous déclare coupable d'outrage à la musique. Vous serez au chaud cet hiver et n'y revenez plus ! La prochaine fois ce sera la guillotine !
- Oh merci, merci ! J'avais tellement peur que vous ne me croyiez pas ... C'est que la cane, c'est pas moi, hein. Mais chut, faut pas le dire !
* dans les pays de langue espagnole, les alcades sont le plus souvent l'équivalent du premier magistrat d'une collectivité locale, les maires en France, les échevins ou les bourgmestres en Flandre et leur rôle était dans les temps anciens de présider des assemblées de juges locaux. J'espère Jill que tes doigts n'ont pas fourché et que tu ne voulais pas écrire arcades ...
Bonjour Jeanne, ton prénom allait comme un gant avec cane... et cette affaire fait sourire, pauvre fille va ! Un hiver en tôle vaut mieux que dans un carton, ensuite on peut la mettre bergère, elle continuera à chanter dans la montagne... Je cherchais un synonyme d'avocat et dans le liste il y avait celui-là ;-) Bref, merci à toi aussi, bises de jill
RépondreSupprimerBravo Jeanne, tu as bien défendu ta cause, et pour alcades, il fallait introduire cette notion de magistrat espagnol !
RépondreSupprimerBises et bon début de semaine
Est ce que la prison est un meilleur sort que la rue ? Je me suis déjà posé la question en voyant les SDF. Peut êere que certains l'ont préférée à la liberté. Merci d'avoir abordé cette réflexion. Belle semaine.
RépondreSupprimerBravo Jeanne je me suis régalée à te lire et ai bien ri en pensant à l'outrage à la musique ( le film avec Catherine Frot , j'ai adoré ) pour passer l'hiver au chaud . Mais sous couvert d'humour ton texte soulève bien d'autres réflexions .
RépondreSupprimerBonne journée
Bises
Super, Jeanne ! Une cause magnifiquement défendue !
RépondreSupprimerBonne poursuite de ce lundi !
Bises♥
Vouloir être coupable quand on est innocent, c'est assez rare.Mais bon, la taule, c'est plus chaud que la rue surtout avec le froid qui arrive.
RépondreSupprimerC'est drôle aussi . Bise
Fantaisie et gravité font bon ménage chez toi, Jeanne, on s'attriste d'un côté tout en riant de l'autre. J'ai beaucoup aimé te lire, gros bisous.
RépondreSupprimerJ'adore !
RépondreSupprimerC'est vrai qu'entre rue et prison, il faut choisir.
Quand il fait froid, la prison c'est mieux... encore que je n'en sois pas sûre.
Une belle page en musique, j'ai beaucoup aimé.
Bisous et douce journée.