Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

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jeudi 17 mai 2018

Le soir de l'aube et de la terre, de Jeanne Fadosi

Jazzy à la barre du défi n°205 des CROQUEURS DE MOTS nous emmène dans le futur de créatures étranges et Pour le deuxième jeudi poésie le  17 mai : thème l’infini ou l’environnement en chanson ou en poème  ou thème  libre.

Je vous emmène dans un florilège de chansons écologiques dans l'article précédent et voici ici la réédition d'un poème que j'avais écrit avant de bloguer et qui fut l'un des premiers que j'ai partagé sur mon premier blog. Vous pouvez le retrouver ainsi que le contexte sur laremisedefadosi Clic --->


Ma sensibilité aux blessures que les hommes infligent à notre planète, je la porte en moi depuis toujours, d'aussi loin que je puisse me souvenir de ma conscience  au monde en tous cas.
Ma fibre "écologique" n'a pas attendu que des politiques s'en emparent. Il faut bien je suppose, porter l'alarme sur ce terrain encore que je ne suis pas persuadée que les conflits d'intérêts et les enjeux planétaires y fassent bon ménage.
Le temps presse pourtant de plus en plus et pas seulement par rapport au réchauffement climatique. Ensemble, et sans exclusive, nous pouvons encore faire reculer le soir de la terre. Sans renoncer à aller voir ce qu'il y a au-delà de l'aube, car je suis convaincue que si la terre a connu un vieillissement accéléré depuis, disons le début de l'ère industrielle, vers le XVIIIème siècle, nous n'en sommes encore qu'aux balbutiements de l'humanité.
Ne trahissons pas la sérénité de ces petits enfants qui nous font confiance, donnons nous les meilleures chances de leur laisser le temps de connaître une vie plus généreuse et belle que celle qui se prépare en ce moment.



Des volutes blafardes,
A l'aube vacillante,
Font un cocon précaire
Aux bourgeons frissonnants.
Le trille volubile
S'éteint avec le jour,
Tandis que pas à pas
L'obscur cède à l'aurore.
Ombre indécise encore
Qui tantôt insolente
Enchantera l'espace
De ses verts éclatants,
En cet instant infime
Où s'évitent deux mondes,
La nature s'ébroue,
Aux hommes indifférente.
Oh, dormeurs inconscients
De cette agonisante !
Oh, dormeurs insouciants
Des destins qu'elle enchante ! 


Le soir de l'aube et de la terre

- Jeanne Fadosi - octobre 2006
1ère édition 07 décembre 2008

6 commentaires:

  1. Magnifique réédition Jeanne ! Merci du partage ! J'♥ beaucoup !!!
    Bon et agréable jeudi !
    Bises♥

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  2. il est très beau ton poème. J'aime son rythme et ce plaidoyer pour notre planète en grand danger.

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  3. Magnifique Jeanne. Rien n'a changé depuis 2006 ! La situation s'est même empirée. Bise et bon jeudi

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  5. Merci beaucoup pour la réédition de ton billet il est en effet plus que d'actualité encore . Ne trahissons pas la sérénité de ces enfants qui nous font confiance , tu as raison de le rappeler .
    Merci beaucoup pour cette double participation
    Bonne journée
    Bisous

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  6. Le poème est de tout beauté, j'aime vraiment bcp, Jeanne !
    Merci
    Bises

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