Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

lundi 10 juin 2024

Conciliabule

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée. 

Pour la page 235 de  l'Herbier de poésies

Conciliabule

Sur un toit terrasse
deux chats en conciliabule
prennent un bain de lune

Deux chats de gouttière
dans la nuit trop éclairée
guettant des oiseaux

Mais ils ne sont plus tout gris
les proies connaissent la ville.
©Jeanne Fadosi, samedi 1er juin 2024
pour la page 235 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 235

Récréanote : adamante - chats dans la nuit -

vendredi 7 juin 2024

pour l'image 28 de An'Maï : l'eau de la vie

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée. 

Sur l'image 28 proposée le 1er juin par An' Maï pour ses défis Une image des mots


Deux citations de poètes,
"L'eau c'est de l'or
regardes bien
y en a encore
jusqu'à demain
L'eau c'est de l'or
prends en bien soin
c'est un trésor entre tes mains"
Henri Dès, L'eau c'est de l'or, 2008
Henri Dès — Wikipédia (wikipedia.org), auteur compositeur interprète, né en 1940

"Oh ! les belles épousailles

De l'eau lucide et de la chair,

Dans le vent et dans l'air,

Sur un lit transparent de mousse et de rocailles ;"

Émile VERHAEREN*, Le chant de l'eau, 

Recueil : Les blés mouvants, 1912

Le chant de l'eau, de Emile Verhaeren - Fa Do Si (over-blog.com)

Émile VERHAEREN, 1855 - 1916, poète belge flamand d'expression française


Et une autocitation en calligramme et boustrophédon
Fadosi continue: Eau

mercredi 5 juin 2024

Oyez les CROQUEURS DE MOTS : un petit signe de Dômi

  petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Une réédition pour le 5-6 juin de mon chant des entrailles au billet précédent --->


Juste un petit passage!

Publié le 4 Juin 2024


sur le blog des CROQUEURS DE MOTS illustré de deux voiliers dans des eaux calmes


Pour le moment les croqueurs rament chacun de leur côté et se rencontrent sur d'autres jeux d'écriture ou autres, ce qui n'empêche pas de penser très fort à toi, notre capitaine de cœur.


La barque, de Mary Cassatt, 1893-94

Le chant des entrailles, de Jeanne Fadosi, réédition

Nouvelle réédition après celle du mercredi 5 juin 2019
préambule : après-demain sur les côtes de Normandie sera célébré Le 80e anniversaire du Jour Le Plus Long. C'est oublier  que ce jour a commencé dès le 5 juin de l'autre côté de la Manche et préparé depuis des mois de part et d'autre de l'Atlantique.
Parmi les vétérans encore en vie qui seront là en 2024, un amérindien d'environ 100 ans ...

Le 11 mai 2017 j'écrivais sur ce blog :

En cette semaine du 8 mai célébrant la fin d'une guerre particulièrement immonde, et dès ce moment-là la volonté de construire les bases de ce qui ne permettrait pas que cela advienne encore, il est plus que jamais important de s'en souvenir.
Alors je réédite ce texte que j'avais écrit pour miletune en septembre 2013 sur l'image du cimetière américain de Colleville sur mer dans le Calvados, près des plages du débarquement.

Le jeudi suivant je rééditais Osorezan, en écho au chant des entrailles et juste avant, le mercredi 17 mai Omerille en terre de Coleville.

Le chant des entrailles

Il a les boucles flamboyantes de sa grand-mère et à travers elle celles de ses aïeux irlandais. Il a la peau cuivrée et les yeux noirs de son grand-père amérindien et à travers eux ceux de ses aïeux.
Elle l'avait emmené au plus près de la montagne sacrée. Au plus près c'était encore loin, une vaste zone interdite aux humains séparait la route du Mont des Ancêtres. Vaste désert d'où on les avait exproprié pour expérimenter le feu nucléaire.
Elle lui a dit, toi, tu iras écouter les vibrations de la terre dans le champ où repose ton grand-père. Entends les atomes des anciens. Rapporte-moi une parcelle de son chant. 
Dans l'herbe humide et parfumée d'embruns, au-dessus de la falaise en retrait de la mer, allez savoir pourquoi c'est La Grande Vague de  Kanagawa qui le submerge.
Allez savoir pourquoi ce sont ces mots qui tambourinent sous son crâne en une prosodie lancinante
Sendaï
Fukushima
Hiroshima
Nevada
Île du bonheur
Train de la peur
ou de la fortune
chant à la lune
L’île large
L’île longue
Longue pointe 
Nagasaki
Colleville
Tchernobyl
Ile des 3 miles
Three miles Island
Islande
Hokusaï
Sendaï
©Jeanne Fadosi, pour Mil et Une, image semaine 39

méditation au cimetière de Colleville

La Grande Vague de Kawagana,
Katsushika Hokusaï, vers 1823-1829


Quelques liens pour aller plus loin :
Hokusaï, 1760 - 1849, peintre, dessinateur et auteur de textes japonais
Terres sacrées des Indiens, ouest des Etats-Unis
Colleville sur Mer (Cimetière américain)
l'Islande exporte son électricité ... (Développement durable)

Nb, j'aurais pu aussi, en petite lueur d'espoir en d'autres temps ajouter Auroville (Inde) mais "En 2024, la cité connaît des difficultés liées au désenchantement d'une part, au nationalisme hindou d'autre part"

jeudi 30 mai 2024

Jeudi poésies : Incantation IV

Dans les coulisses de la page 234, j'ai eu envie de suivre les univers sonores des noms que j'avais cités dans ma page 88 Fadosi continue: Mère Gé

[...]
de cri en écho
d'écho en cri
la même clameur
la même plainte
des tropiques aux pôles
du ponant au levant.

La chamane en éveil
réveille
les univers sonores
des steppes
de l'Asie centrale
des prairies
du middle west
des forêts de l'Amazonie
ou d'Indonésie 

Fermer les yeux

Ecouter
le loup de Jack London
la hulotte du moulin de Fontvielle
les chevauchées sauvages
de Mongolie ou de Camargue
les plaintes muettes des peuples
pygmée
aborigène
raoni
maori
[...]
©Jeanne Fadosi, mercredi 11 octobre 2017

De la Mongolie

A l'Amazonie, dont je fais grâce de quelques vidéos où l'on déguise et fait danser des enfants pour les touristes,
mais si vous avez le temps, je vous invite à écouter sur France Culture les visages sonores chez les Wapati de Guyane Visages sonores d'Amazonie : chez les Wayapi de Guyane (radiofrance.fr) durée ~1h10

De la Nouvelle Zélande avec les Maoris dont le monde entier, impressionné par le haka, connait aussi sans en connaître l'origine cette berceuse universelle

et des Aborigènes du nord de l'Australie

en passant par le Kanaks, peuple premier de la Nouvelle Calédonie (qui se trouve à environ 1000 kms de l'Australie et 1500 kms de la Nouvelle Zélande)

Jusqu'Aux Îles Féroé vers les contrées du Grand Nord dans les paysages desquelles j'ai récemment été plongée en lisant Le dernier des siens - Sibylle Grimbert - Babelio


des Pygmées d'Afrique Centrale
à la Géorgie et ses restes de chevauchées pas si sauvages

De la Russie des confins aux Pays basques et occitans
Émerveillement ! Ecoutez le chœur Ertizka (youtube.com) chœur basque magnifique chantant en langue basque un chant traditionnel russe à la gloire de Stenka Razine, chef cosaque et pirate, ayant mené la révolte contre la noblesse et le pouvoir tzariste au XVIIe siècle en Russie du sud.


lundi 27 mai 2024

Incantation II et III ...

aparté, petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Pour la page 234 de  l'Herbier de poésies

Incantation II

Sobrement voilées,
Trois Grâces mêlant leurs voix
font écho au bois sacré*,

des foulards araméens
pour costume de temps lointains.
©Jeanne Fadosi, dimanche  26 mai 2024
pour la page 234 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 234

Trio Mandili - Psalm 50


Incantation III

Incantation, cantique, chant, chanter
Psaume, psalmodie, psalmodier

Sans comprendre les mots dits
privilège de mon inculture,
- mais ceux qui connaissent le psaume 50
(ou 51) l'entendent machinalement
ou le récitent sans recul,

Sourde aux plaintes des maux tus
par des victimes de tant de petits rois
qui se croient de droit divin,

Non, point de surdité
ni indifférence, non.
Je sais. Je ressens.
Que sais-je ?
Que puis-je ressentir ?
Les suppliques semblent lointaines
les doléances inaudibles
les douleurs abstraites
dans la vaine acuité de mes sens
depuis mon cocon protecteur.

Se laisser porter par le son pur,
la musique des voix mêlées,
six cordes humaines en harmonie
puisant à la racine
des entrailles meurtries
d'une infime Gaïa.
s'abreuvant au silence
de ses abysses océanes.

Se hisser, légère, 
parmi les étoiles
jusqu'aux confins d'un espace 
qui semble infini.

Quelques minutes suspendues
dans un rêve d'utopie.
Plénitude de se sentir vivant
et d'espérer encore
à l'harmonie entre tous les peuples,
entre chaque particule de vivant.
©Jeanne Fadosi, mardi au dimanche  21-26 mai 2024
pour la page 234 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 234
Un rêve récurrent depuis tant de siècles
chœur de filles St. Stanislav du gymnase classique diocésain de Ljubljana, capitale de la Slovénie

Un rêve récurrent, d'hier et de maintenant, de par le monde ...

Chant traditionnel kanak – Nodeï Perofeta | Gulaan | The Voice France 2018 | Blind Audition - YouTube

jeudi 23 mai 2024

Jeudi poésie : Jardin secret, poème personnel

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Et toujours l'envie de garder un fil poétique avec ce rendez-vous des CROQUEURS DE MOTS qui ne reviendra pas. Du moins dans ce jeu d'écriture. 

C'était  pour la page 100 de  l'Herbier de poésies   sur une proposition de Adamante

C'était son refuge,
l'avant-goût du paradis,
son jardin secret.
On disait d'elle que c'était une enfant solitaire. Timide et solitaire. Au grand désespoir de sa maman, la cheville ouvrière qui transformait leur maison en une ruche conviviale.
Ici point de rendez-vous, 
l'improviste était la loi.
Seuls les tempos marquaient leurs différences, les copains de son grand frère et de sa grande sœur le jeudi ou après les cours, les clientes de sa maman couturière dans l'après-midi,, les ouvriers de son papa à l'heure du café ou après un dépannage difficile.
Elle disparaissait
sous la table en merisier
vers sa solitude.
C'était une maison accueillante, dans une époque révolue où chacun y était le bienvenu. Elle bruissait des discussions de grandes personnes et souvent la petite Jeanne ne perdait pas une miette de ces mots qui entrouvraient les portes d'un monde plein d'énigmes et de tracas, un peu trop effrayant pour qu'elle ait hâte de le rejoindre. C'est vrai qu'elle allait peu vers les enfants de son âge, bien trop immatures. Même ceux la génération de son grand frère n'en finissaient pas de quitter l'âge bête.
Elle dégustait ces instants
qui lui étaient friandises.
Discrète, les adultes l'oubliaient auprès de son grand cerisier qu'elle avait ressuscité par la magie de l'imagination. Ce pourvoyeur de cerises juteuses et charnues tombé après l'été au champ d'honneur de la modernité pour faire place à une horrible bâtisse. Dessous, les herbes et les fleurs y poussaient en abondance et bientôt elle n'entendait plus que le murmure du vent dans les feuilles, le chant des oiseaux et le bourdonnement des abeilles qui lui faisaient un peu peur.
Loin de tout ennui,
elle serait restée des heures
dans ces parenthèses,
en compagnie des personnages de tant de livres aimés à qui elle inventait les coulisses de leurs vies de papier. Un jour d'alchimie plus intense, elle savait qu'elle pourrait même devenir lilliputienne pour être à hauteur de scarabée ou de coccinelle. Ses récréations ne duraient pas. Une voix douce bientôt l'en délogeait
Et l'heure d'un dîner
arrivant toujours trop tôt
dans son paradis

feraient taire ses rêveries :
Au revoir peuples des herbes.
©Jeanne Fadosi, jeudi 15 février 2018


lundi 20 mai 2024

Pour l'image 27 de An'Maï : "Time Stop !"

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée. 

Sur l'image 27 proposée le 15 mai au soir (ou plutôt les images) par An' Maï pour ses défis Une image des mots

René Magritte, Golconde, 1953

En lévitation
tous pareils et différents
monter ou descendre ?

Quel regard aurait l'enfant*
vierge de tout prérequis ?
©Jeanne Fadosi, vendredi 17 mai 2024
pour les images 27 d'An'Maï

Chute de diamants bruts
London City affolée
Melons sans pépins.**
©Jeanne Fadosi, lundi 20 mai 2024
pour les images 27 d'An'Maï

"Time stop ! (une phrase du film Mégalopolis)

"Les gens savent bien que n'importe quel artiste peut arrêter le temps. 
Que fait un peintre avec son tableau ? il arrête le temps. 
Que fait un danseur qui bouge dans un espace ?
L'art est une manipulation du temps
C'est le don qu'ont tous les artistes
C'est une métaphore dans le film.
Les artistes manipulent le temps."***
sic Francis Ford Coppola, France Inter L'invité de 8h20, vend. 17 mai 2024

* Référence à un livre que je suis en train de lire en ce moment : Les yeux de Mona, de Thomas Schlesser, où Mona est une fillette à qui son grand-père fait découvrir chaque semaine un tableau en lui demandant de l'observer un certain temps avant de dire ce que l'œuvre lui inspire et qu'il raconte.

** en référence aux marchés aux diamants. Les mines de Golconde ont fourni les plus grosses et belle pierres au monde et fait la fortune des sultans de la région. 1948 à 1951, l'indépendance de l'Inde et son accession à la république, puis la guerre de Corée, 1950 à 1953 : le commerce international du diamant a connu un ralentissement sensible avant de repartir dans les années 1960 et 1970.
London City et sa bourse, l'une des premières du monde. Dans les années 50 et longtemps après, il aurait été inimaginable  de concevoir un homme y travaillant habillé autrement qu'avec un tailleur un chapeau melon et un parapluie (pépin, pébroc) noirs. 

*** En écoutant la fin de l'entretien, j'ai trouvé que ce qu'il disait alors correspondait si bien au tableau de Magritte.