Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 7 janvier 2021

Harmonie en blancs, de Jeanne Fadosi

 Défi n°243 piloté par Colette et pour les jeudis poésie des 7 et 14 janvier :

 – présence

 – ennui

ce, dans l’ordre que vous le souhaitez ou libre, bien entendu :

Poème personnel, choix de poème, haïkus, acrostiche, citations etc. …

J'ai mon idée pour l'ennui mais je dois en étudier la faisabilité alors je vous soumets un écrit de mon cru sur une image imposée pour la page 117 de l'Herbier de poésie

J'avais écrit en préambule :
Comment poser des mots sur une image travaillée jusqu'à l'épure pour atteindre à l'universel ?
A l'opposé de la légende des yeux noirs (1), je ne vois en ce visage nulle passion, nulle colère. Une invitation à vivre.
Et à se passer d'adjectifs.

Harmonies en blancs

Sous la chevelure
de grands yeux qui interpellent
curieux et sereins

Nul écran entre l'esprit et le regard éveillé, sérieux sans tension ni crainte. La simplicité apparente du trait ne laisse place à aucune émotion et pourtant la présence est intense.

Peau blanche sur draps blancs
telle reposant sur la neige
une blanche Ophélie (2).

Non, tout est douceur ici : elle est si vivante ! L'incarnation du rêve de Baudelaire. Sans les larmes.

"Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté." (3)

©Jeanne Fadosi, mercredi 5 septembre 2018

(1) Les yeux noirs, légende et chant russe fiche wikipedia

(2) Ophélie, Arthur Rimbaud, 1870 wikisource - Ophélie

(3) L'invitation au voyage, Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1857

Léonard Tsuguharu Foujita, Femme allongée, Youki, 1923,
huile sur toile, 50 x 61cm, collection particulière
© Fondation Foujita / ADAGP, Paris, 2018

10 commentaires:

  1. Janvier et son mois du blanc, sourire... Bon, plus sérieusement, elle se confond avec le drapé de soie sur lequel elle pose, repose... merci Jeanne, bises

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  2. L'absence peut être présence. J'aime beaucoup ton texte. Belle journée

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  3. Oui, Jeanne, quelle PRÉSENCE, en effet ; de ses yeux si vivants !!! Merci ! J'♥ beaucoup! Bon jeudi tout entier ! Bises♥

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  4. C'est très bien tourné Jeanne, c'est beau !
    Bises frisquettes et bon jeudi

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  5. La tableau me plaît beaucoup, comme me plaisent les mots que tu republies ici.
    Merci !
    Bises et douce journée.

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  6. Je me souviens bien de ton écrit... Le blanc est plus parlant que l'on ne pourrait le supposer au premier regard !

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  7. Une superbe évocation de cette incarnation du rêve de Baudelaire .
    Merci pour les mots et le tableau
    Bonne journée Jeanne
    Bises

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  8. je me souviens de cette page !
    j'avais écrit
    Dans sa nudité
    encore pâle la jeune accouchée
    - Solitude

    Ses yeux noirs grand ouverts
    traduisent un déni de vie

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  9. tu as raison, tout est douceur...c'est ce que je ressens avec ta participation :-) bises

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  10. Bonne année et bonheur tous les jours à toi Jeanne fadosi ! Bon week end et bises.

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