Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

mardi 19 juillet 2016

Danser la vie

Pour l'herbier de poésie chez Adamante
et pour toutes les victimes innocentes, tous les survivants



En robe blanche
Bras ouverts mains offertes
Sur l'esquisse d'un sourire

En robe noire
visage crispé sur son chagrin
Résignée mains jointes

En robe rouge
dans la danse vaille que vaille
dans l'instant plus que présent
Jeanne Fadosi, 14  et 17 juillet  2016
pour l'herbier de poésie 49
à voir chez Adamante


Inutile de préciser que le front de mer du tableau d'Edvard Munch ajoute à l'écho de cette déchirante actualité (14 juillet 2016).

Post scriptum : J'avais joint ces quelques mots quand j'ai envoyé mon poème à Adamante
Le coeur lourd mais vaille que vaille.
J'avais écrit ma participation dans la journée du 14 juillet, pas tout à fait convaincue par la dernière strophe. Ce midi de dimanche ne me souvenant plus exactement des mots écrits, je pensais le mettre à la poubelle comme dérisoire et hors sujet d'actualité.
Mais à sa lecture j'ai sans avoir à réfléchir complété juste les deux derniers vers par "vaille que vaille" et "plus que présent"
Adamante les a publiés aussi, accompagnés de  ses mots qui peuvent être, qui devraient être, ceux de tous :
"car il est, depuis le 14 juillet, un bord de mer dévasté par le crime, la haine et la bêtise" 

8 commentaires:

  1. Je n'aime pas trop Edouard Munch et ce tableau mais j'aime beaucoup ton poème. Beau Mardi

    RépondreSupprimer
  2. Un début, une fin et au milieu toute une vie, merci Jeanne, bises

    RépondreSupprimer
  3. Je t'ai lue sur la page de l'herbier... mais je voulais aussi te dire ici que ce poème et tes mots m'avaient beaucoup touchée.
    Merci pour tout, Jeanne.
    Passe une douce journée.

    RépondreSupprimer
  4. Danse macabre d'une nuit où les feux d'artifices sont devenus feux de détresse...

    RépondreSupprimer
  5. Trois robes, trois moments de vie, bien vus, et l'actualité qui nous laisse sans voix...

    RépondreSupprimer
  6. j'avais écrit mon texte avant le 14 juillet...je n'y ai rien changé !

    RépondreSupprimer
  7. Je lis souvent chez Adamante et je laisse passer le temps qui file si vite mais cette fois, je viens "vaille que vaille" te dire merci. Merci qui disent qu'il faut toujours continuer même dans quand l'horreur a frappé.
    Bon après-midi de retrait Jeanne.

    RépondreSupprimer
  8. Comme quoi la robe est aussi le symbole des étapes d'une vie!

    RépondreSupprimer