petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...
Marie-Sylvie reprend la barre pour le défi 328 des CROQUEURS DE MOTS nous invite au jeu des mots interdits :
Thème :
Le secret des arbres blancs
L'esprit du sujet :
Célébrer la nature, le renouveau, une promenade sous une voûte fleurie, un souvenir au fond d'un verger ou une rêverie bucolique.
La contrainte :
Il est rigoureusement interdit d'utiliser les 10 mots suivants ainsi que leurs pluriels :
1. Blanc
2. Arbre
3. Fleur
4. Printemps
5. Vert
6. Senteur
7. Jardin
8. Feuille
9. Pétale
10. Nature
Le secret des arbres blancs
L'esprit du sujet :
Célébrer la nature, le renouveau, une promenade sous une voûte fleurie, un souvenir au fond d'un verger ou une rêverie bucolique.
La contrainte :
Il est rigoureusement interdit d'utiliser les 10 mots suivants ainsi que leurs pluriels :
1. Blanc
2. Arbre
3. Fleur
4. Printemps
5. Vert
6. Senteur
7. Jardin
8. Feuille
9. Pétale
10. Nature
Le tilleul et la peupleraie
Il était un pré près de la rivière de l'autre côté du pont face au lavoir. Au beau milieu y trônait un opulent tilleul qui s'était épanoui au long des ans et des décennies. La parcelle d'un peu plus d'un hectare appartenait à mon oncle. Une roselière de quelques ares permettait aux crues de s'étendre sans dommage pour les lavandières. D'ailleurs, le terrain que la route surplombait depuis la construction du nouveau pont restait de ce côté en grande partie marécageux. L'autre partie, mieux drainée, faisait le bonheur des vaches et des moutons au pré, en alternance avec une jachère au repos pour récolter le foin nécessaire à l'hiver.Aux grandes occasions, il accueillait les banquets du concours de pêche ou du comice agricole et en été, les déjeuners à la campagne de la famille venue de la capitale par le train pour quelques jours de repos. Un chemin creux qui conduisait du bourg à la rivière faisait la limite avec une autre parcelle.Un jour, mon oncle l'a cédé au menuisier charpentier auprès de qui, en tant que maçon maître d'ouvrage, les ardoises avaient fini par s'accumuler. Il en garda la partie la plus près de la route, la plus humide aussi, ce qui épargna à notre cher tilleul une mort prématurée. Ainsi la joie perdura de ces journées à cueillir puis à collecter sur les branches élaguées ces merveilleuses inflorescences au délicat parfum qui continuaient à embaumer toute la maison pendant leur séchage.Près de la route, quoique en retrait de quelques mètres en prévision de son élargissement qui viendrait plus de trente ou quarante ans plus tard, poussa un hangar ouvert pour abriter les billes brutes découpées en planches de l'artisan. Derrière, en rangs bien alignés, se dressèrent bientôt des peupliers. L'accès de la peupleraie dont nous ignorions jusqu'à ce nom technique nous était interdit. Quand bien même nous y aurions été autorisés, les gamins que nous étions n'y auraient trouvé aucun agrément dans ce qui n'avait rien d'un bois avec ces troncs bien trop espacés pour que les cimes délivrent quelque ombrage. Mais les fûts pouvaient pousser bien droit et donneraient bientôt (les peupliers étaient réputés pour avoir une croissance rapide) de longues planches sans défauts.Bientôt les conséquences du remembrement souhaité sans bien en mesurer les enjeux nous feraient regretter les chemins creux, avec les morilles sur leurs talus dès avril, mai, leurs mûres de ronciers vers la fin août annonçant la fin des vacances et les noisettes de septembre. Sans oublier tout l'été les sucrins, ces délicieuses petites prunes blondes sauvages que nous disputions aux guêpes et qui sont à la reine-claude en plus sucrées et goûtues les merises aux cerises. Premiers désagréments avant d'en mesurer les dégâts lors de la grande sécheresse de 1976.
©Jeanne Fadosi, samedi 30 mai 2026
Voilà ma petite participation, en espérant ne pas avoir laissé passer des mots interdits.
| mon père triant le tilleul fraîchement cueilli vers 1970 |
Fadosi continue: Le vieux tilleul, de jill bill
,-) j'ai connu un tilleul dans une rue de ma ville, et j'ai connu cette sécheresse de 1976... un été sans pluie, dur dur !!! Merci Jeanne, bises jill
RépondreSupprimerCoucou Jeanne.
RépondreSupprimerMagnifique narration de tes souvenirs... La photo de ton papa triant le tilleul est superbe.
Bises et bonne soirée. Zaza
je me souviens d'un jardin où 6 tilleuls faisaient une ombre bien salutaire pour les repas d'été...
RépondreSupprimerDes jours d'antant joliment décrits qui nous replongent dans une nature des plus agréable. Les morilles sur le talus des chemins me font saliver .
RépondreSupprimerBonne journée
Bises
Jazzy57
Merci pour cette tendre et délicieuse immersion dans tes souvenirs d'enfance, Jeanne.
RépondreSupprimerLe récit de ce tilleul sauvé et la magnifique photographie vintage de ton père rendent ton texte profondément touchant.
Défi relevé haut la main, sans aucun mot interdit à l'horizon !
Amitiés, Marie Sylvie
Des jours d'antan joliment décrits qui nous replongent dans une nature des plus agréable. Les morilles sur le talus des chemins me font saliver .
RépondreSupprimerBonne journée
Bises
Jazzy57
Comme un petit air de nostalgie en lisant ton texte. Le parfum suranné du temps passé, auprès de nos parents et grands-parents, dans la campagne. Il y a encore des petits coins perdus et privilégiés qui chantent encore ce temps-là. Heureusement ! Belle et attendrissante photo de ton papa. Bisous
RépondreSupprimerMerci Jeanne pour ce magnifique récit. Ton histoire montre bien qu'à l'époque, on faisait tout pour ne rien gaspiller et pour respecter la nature, les hommes vivaient en harmonie avec la terre avec beaucoup de bon sens. C'est une belle leçon de vie qui fait beaucoup réfléchir aujourd'hui ! Bisous !!! Domi.
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