Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, combien en 2016 ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 13 juillet 2017

Le messager suite

Dans la foulée d'un commentaire déposé sur la participation de Jill Bill à la page 81 de l'Herbier de poésies, j'avais tenté un autre haïbun.

Début --->

Oh que les arbres craignent la cognée et les han han des bûcherons ! Ou, pire encore, la saignée à la tronçonneuse qui blesse les oreilles et fait taire les oiseaux !


Les racines survivent
longtemps après la cognée
messagerie en sol

De réseaux en réseaux se transmettent les mots qui disent maux et bonheur d'être, larmes de sang et sève de vie.


Et les mots voyagent,
font fi de tous les obstacles,
relayant le vent

Les racines résistent à la mort hors sol et courent,  invisibles souterraines. Le hêtre à terre parle au saule préservé qui atteint sur l'autre rive le noyer solitaire ou les frênes en réunion.


Comme la rumeur
la vérité se murmure
même muselée.



5 commentaires:

  1. Et certaines racines redonnent vie notamment pour certains arbustes. Belle journée. Bisous

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  2. Une réussite. :)
    J'aime beaucoup.
    J'imagine ces arbres et leurs messages souterrains.
    Merci, Jeanne.
    Bises et douce journée.

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  3. Tes mots sont beaux et font comme un hommage à la Vie qui perdure coûte que coûte...

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  4. On découvre aujourd'hui cette communication racinaire cependant que le monde est entrain d'être stérilisé... Merveille et horreur de la science. Qu'il est difficile à suivre le juste milieu.

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