Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

lundi 10 avril 2017

Petite mère*, pour Mil et Une et in memoriam

Souvent je commence ces jeux d'écriture par
Pour miletuneVoir ou non l'image support du jeu d'écriture avant de lire bla, bla, bla,*
Pour l'image de la  semaine 15/2017  où la contrainte supplémentaire et facultative est d'insérer le mot  âme.
parce que *
Cette fois-ci encore, l'image a son importance et je la mettrai à la fin.

Petite mère
Quand ta main prenait la mienne
le monde pouvait s'écrouler
tu étais mon refuge suprême
ma sécurité.
Je te voulais magicienne
mon monde s'était écroulé
tes mots ne pansaient plus mes plaies.
Ma peine muette te bousculait.
Quand tes mots sont devenus muets
j'ai maudit ma candeur cruelle
à te croire surhumaine
à te penser immortelle.
Quand tu as déposé les armes
contre la vie qui s'en allait
ta main dans la mienne
d'une dernière caresse
m'a murmuré
"il est temps que tu me laisses".
Tu étais apaisée
nos âmes enfin à l'unisson
pour ta dernière leçon**.
Jeanne Fadosi, dimanche 9 avril 2017
pour miletune  image 2017-15

*Petite mère, Leny Escudéro, paroles et musique

Auguste Rodin
** c'est juste l'expression que j'ai empruntée au titre du livre La dernière leçon, de Noëlle Châtelet
Ici, il s'agit d'une leçon en forme de passage de témoin : laisse-moi m'en aller, il est temps pour toi de vivre par toi même (pour toi-même ?)

* Les mots lus ne sont jamais tout à fait les mêmes que les mots écrits, y compris quand ils sont relus par leur auteur. Les mots impulsés par une image échappent eux aussi, et c'est tant mieux, à un seul déterminisme bi-univoque. Mais il n'est pas gratuit de lire sans voir l'image, ou en l'ayant vu ou en la voyant. Quel que soit votre choix, découvrir l'image support avant ou après, vous ne pourrez remonter le temps pour comparer les expériences.
Le choix de l'une interdit les autres.

Une circonstance particulière me ramène cette année plus vivement que ces dernières années dix-huit ans en arrière et m'a inspiré ces mots.

6 commentaires:

  1. On est jamais préparé à voir partir ses parents, c'est un brise coeur et un vide à jamais, merci Jeanne, bises

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  2. Que de tendresse dans tes mots, c'est beau !

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  3. Très bel hommage auquel je suis sensible.
    Maman m'est d'autant plus précieuse, qu'elle nous a bien effrayés il y a peu de temps...

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    1. C'est un rendez-vous inéluctable et dans l'ordre des choses, mais ce n'est jamais facile de l'accepter même si on s'y est préparé. Je te comprends bien eMma. et c'est normal qu'on veuille repousser ce moment quand c'est possible

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  4. C'est magnifique Jeanne, et tu vois dans la maison d'où est partie la mienne il y aura deux ans, (je m'y trouve en ce moment),je ne peux que retrouver sa présence, tout comme celle de mon père qui lui a quitté cette maison yl y a 15 ans. Bises et bon mardi

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  5. Ta page m'émeut beaucoup...
    Je ne vais rien ajouter, si ce n'est que c'est très beau.
    Merci, Jeanne.

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