Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

dimanche 22 mars 2026

Déficroq 323 (n°13 2025-26) : 1984

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...  

 à la barre des CROQUEURS DE MOTS, le sujet du défi 323 que je vous propose cette quinzaine dans le sillage de la semaine de la francophonie et de la langue française consiste à s'appuyer sur les dix mots de dis-moi dix mots :

Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !
Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.

qu'est-ce qu'on fait avec ces dix mots ?
On écrit un texte (pas trop long), prose ou poésie, utilisant au moins trois de ces mots (à votre choix). Vous vous projetez (si vous le pouvez), vous imaginez, vous divaguez ... Vous pouvez aussi rembobiner et nous raconter comment vous imaginiez l'avenir il y a dix, vingt, trente ou quarante ou cinquante ans. Utopie, dystopie, sérieux, loufoque ... A votre gré dans les limites que nous respectons toutes et tous ici  

1964 !

Mais où avais-je la tête en rédigeant le sujet du défi de cette quinzaine ! Figurez-vous que c'est bien en cinquième que j'ai eu cette rédaction sur l'avenir. Mais c'était en 1963. Et que nous avions à nous projeter en 1983. 
D'ailleurs je vous en ai déjà parlé il n'y a pas si longtemps, début décembre 2024.

C'est l'été 1964 et je fais le tri dans mes affaires d'écolière. Ma chambre est petite et je n'ai pas la place de tout garder. Est-ce que je relis cette rédac écrite où l'on devait imaginer le monde en 1983 ou l'ai-je déjà rageusement mis à la poubelle comme les autres devoirs faits pour ce prof honni ?
Essayons de refaire l'exercice, avec mes souvenirs de cette époque, l'aide de 1964 — Wikipédia et les connaissances et expériences accumulées en plus de 60 ans.

1964, la course pour la conquête de la lune passionne à la radio et fait acheter des postes de télévision en noir et blanc qu'on n'appelle pas encore téléviseurs. Le président John Kennedy à son arrivée à la Maison blanche début 1961 relance le programme après le succès du premier vol en orbite du soviétique Youri Gagarine. Avant 1970, des astronautes vont alunir et planter le drapeau américain sur notre satellite convoité. Pour nous c'est de la littérature d'anticipation. Je relis avec délice les albums de Hergé Objectif lune et On a marché sur la lune, sans croire vraiment que cela deviendrait réalité en juillet 1969. Qu'en serait-il en 1984 ? Je ne m'en préoccupe guère en 64. Je suis plus attentive au développement des automates qui prendront leur part dans les usines pour les tâches ingrates ou dangereuses pour la santé comme par exemple dans l'atelier de peinture des usines automobiles. En visite à Paris j'avais été émerveillée dans je ne sais plus quel musée par des automates ressemblant à des humains tels des automates musiciens ou danseurs ou artisans. Des cartes ou des rouleaux astucieusement perforés, à l'instar des métiers à tisser permettaient de programmer des musiques et gestes différents. De là à les faire entrer dans les ateliers ! 
Sans connaitre le mot robot et celui d'humanoïde n'existant pas encore, je doutais si peu que ce ne serait plus de la science-fiction avant 1984 que dans ma rédaction j'avais doté un de ces outils d'accus rechargeables. ... expression que le prof avait rayé d'un épais trait rouge "accus" avec en marge, d'une écriture agressive de mon point de vue,  "mot inventé". Comment ne pouvait-il pas connaître le terme "accu" qui faisait partie dans son sens propre d'accumulateur électrique du vocabulaire que j'entendais quotidiennement de la part des ouvriers électriciens. Tout comme "auto" était passé dans le langage courant et qu'il ne serait venu à personne l'idée d'écrire comme au tout début du XXe siècle "voiture automobile". D'ailleurs mon auto sans chauffeur qui pouvait voler, il en avait trouvé l'idée utopique, mentionné en marge, sans que l'usage du mot "auto" ne soit épinglé.
1984, je m'étais abstenue de mentionner que je rêvais d'être photographe animalier ou romancier plutôt que "maîtresse d'école" et si j'aimais toujours le français, il n'était peut-être pas pour rien si je n'avais pas envie de devenir professeur. En 1964, si je connaissais par des magasines de vulgarisation scientifique l'existence d'énormes ordinateurs qu'on appelait encore à peine ainsi, comment aurais-je pu deviner qu'en 1984, j'aurais été en possession d'un micro-ordinateur à la pomme, sacrifice dans notre budget de jeunes salariés, après avoir initié élèves et collègues à l'informatique vers la fin de a décennie précédente dans des conditions rocambolesques, à raison d'un unique micro-ordinateur , après avoir utilisé la machine programmable à piste magnétique de l'intendance.
En 1963 ou 1964, pendant que je me voyais sans doute travailler, mes camarades de classe en 1963 se projetaient dans un continuum  subi ou choisi, qui en reprenant la ferme ou la quincaillerie familiale, qui en étant mère au foyer avec toute une ribambelles de gosses, dans une maison individuelle toute neuve avec un confort moderne et le téléphone.  
1984 ! Je ne connaissais pas le roman de George Orwell mais j'avais lu des extraits de Printemps silencieux de Rachel Carlson Printemps silencieux — Wikipédia, un salutaire écrit dystopique, de quoi faire réfléchir aux usages inconsidérés que nous faisions tous à l'époque du DDT.


Bonus : cadeau de Rose63 aux Croqueurs :

Dans l’alunir fragile de nos rêves en suspension
Naît une douce anticipation sans pression.
Le temps devient continuum, fluide et apaisant
Même au cœur d’un monde dit dystopique et changeant.
L’âme humanoïde apprend à ressentir
Chaque particule vibre pour mieux nous réunir.
On peut se programmer à voir le beau
Même sous un ciel sidéral un peu trop haut.
Car toute théorie finit par s’adoucir
Quand l’amour vient tout transmuter sans fuir.
Bien humblement
Bonne semaine
Rose

et l'adresse de l'article de Ecrisdelle envoie à une page qui n'existe pas. Voici le bon lien de sa participation : Les Ecrits d'Elle: Terrienne, je suis

6 commentaires:

  1. Coucou Jeanne.
    Tu nous fais remonter dans le temps avec cette conquête de l'espace qui a commencé avec la chienne Laïka le 3 novembre 1957. Je n'avais que 5 ans, mais dans ma collection de timbres, Laïka figure en bonne place.
    Premier être vivant mis en orbite autour de la Terre, tu te rends compte...
    Ensuite, il y eut Youri Gagarine, le 12 avril 1961, cosmonaute soviétique, et le 16 juin 1963, Valentina Terechkova, la première femme dans l'espace.
    Les américains avaient du retard sur les soviétiques, mais avec Apollo 11 et les premiers pas sur la lune de Neil Armstrong, le 21 juillet 1969.
    https://www.youtube.com/watch?v=Ty0jdUt169M
    Nous avions envahi la maison d'une amie sur mon île de Batz.
    À cette époque-là, nous étions une bande de copains et nous campions sous la responsabilité des parents... Tu penses bien qu'il nous fallait un poste de télé pour assister en live à cet évènement.
    Bises et bonne soirée ma petite Jeanne.
    Zaza

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  2. Bonsoir Jeanne, ah se projeter 20 ans plus tard, je n'ai jamais eu ce style de rédac... ou tout est possible et rêvé ;-) Depuis nous avons fait tant de progrès, même alunir, etc... ère informatique, et ce smart phone mini ordi de poche, branché 24/24... l'I.A. alors est-ce un bien... ou pas !! Merci, bon lundi Croqueurs, bises JB

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  3. Bravo, je t'ai lu avec intérêt bravo pour ce souvenir qui ressurgit
    Je me permets de t'offrir mon petit texte pour ta proposition

    Dans l’alunir fragile de nos rêves en suspension
    Naît une douce anticipation sans pression.
    Le temps devient continuum, fluide et apaisant
    Même au cœur d’un monde dit dystopique et changeant.
    L’âme humanoïde apprend à ressentir
    Chaque particule vibre pour mieux nous réunir.
    On peut se programmer à voir le beau
    Même sous un ciel sidéral un peu trop haut.
    Car toute théorie finit par s’adoucir
    Quand l’amour vient tout transmuter sans fuir.
    Bien humblement
    Bonne semaine
    Rose

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  4. Bonjour Jeanne,
    Férue de SF depuis des années, je me retrouve dans cette remontée dans le temps . C'est dire combien j'ai suivi avec passion toute l'épopée de la conquête spatiale depuis ses débuts. Je me souviens précisément du premier pas de l'homme sur la lune en 69. C'est le seul jour où nous avons eu le droit de regarder la télé plus tard que de coutume. Je me souviens aussi que dès le lendemain, des incrédules criaient sur tous les toits que c'était un montage et que cette scène avait été tournée en studio, dans un décor !
    Merci pour ce fabuleux voyage dans la machine à remonter le temps
    Bises amicales
    An'Maï

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  5. Merci beaucoup pour ce retour en arrière avec ce devoir d'anticipation fait pour un prof qui n'était pas vraiment au diapason de tous les progres et de l'évolution de la langue française .
    Je me souviens bien aussi de toutes ces étapes que ce soit dans le domaine du ciel ou dans le celui de la miniaturisation nous amenant dans l'ère numérique. Le roman d'Orwell m'a toujours fasciné et je lui ai fait un clin d'oeil aussi dans ma participation .
    Merci Jeanne pour cette excellente idée de défi
    Bonne semaine
    Bises
    Jazzy 57

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  6. Quel plaisir de lire tes souvenirs de 1964, Jeanne !
    C'est amusant de voir comment des termes aujourd'hui banals comme "accu" étaient perçus par tes professeurs de l'époque.
    Ton récit montre bien que le futur ne ressemble jamais tout à fait à ce qu'on imagine :
    Entre les voitures volantes qui n'ont pas décollé et les ordinateurs qui ont fini par entrer dans toutes les maisons, la réalité est souvent plus surprenante que la fiction.
    Bien amicalement, Marie Sylvie

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