Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

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(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

vendredi 13 juillet 2018

Jardinier de la Terre

Pour la page 116 de  l'Herbier de poésie

le jardinier pleure
son jardin essoré de vent
ses salades grêlées 

Il ne devrait pas gémir
l'avenir toujours fuyant
Après les inondations de janvier, la neige de février, la morsure du gel de mars, il plonge loin dans ses pensées, se rappelle ses cours d'histoire.
L'humble jardinier
songe à la pensée sauvage*
cueillant sans piller

ne chassant que pour nourrir
une tribu affamée
Le soleil précoce d'avril, la pluie et le froid de mai, avant les orages ont fait place à la sécheresse, à la chaleur harassante.
Une planche de carottes
s'ébroue et se rafraichit
aux gouttes d'arrosoir

les petits pois rabougris
ont séché sur les tuteurs
Le locataire des lieux renoue avec les sagesses millénaires, acteur de sa vie certes, à sa juste mesure, dans l'immensité des mondes. 
©Jeanne Fadosi, mardi matin10 juillet 2018
pour l'herbier de poésies 116
à découvrir le vendredi soir  
avec les autres brins sur la page 116 de L'Herbier

Adamante Larmes du jardinier

* allusion à une citation de Prévert
« Le vrai jardinier
se découvre devant la pensée sauvage. »
Jacques Prévert, Fatras, 1966,
 Adonides, 1972,1975

cité et commenté dans Hommage à un jardinier de la terre Clic --->

6 commentaires:

  1. Un jardinier des quatre saisons jardine forcément avec les aléas de la météo, jours de délice et jours d'amertume !!!

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  2. Un très joli texte pour illustrer les larmes du jardinier. Bravo.
    Bises et bon weekend de 14 juillet

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  3. Magnifique participation... j'aime énormément.
    On faisait avec la météo, avec les saisons, sans se plaindre à l’État qui n'y peut rien.

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  4. Les pleurs du jardinier se fondent aux pluies orageuses qui ne cessent de tomber en ce moment ici en tout cas... Merci pour cette superbe interprétation Jeanne

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  5. Tres beau poème inspiré par ce tableau , le jardinier n'a pas fini de faire couler ses larmes .

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  6. Les pensées sauvages
    étaient dans l'oeil du cyclone
    la pluie les a ravagées...

    Cette nuit il a plu comme jamais !
    Bises jeanne, merci

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