Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

mercredi 7 janvier 2026

Oyez les CROQUEURS DE MOTS ! Pour le défi 318 ...

Pour ceux qui comme moi auraient du retard à l'allumage et ignorent encore qui mène le défi 318, allez découvrir la feuille de route affichée depuis ce matin dans sa cuisine --->



J'avoue, j'ai fureté hier mardi matin mais je n'ai pas rallumé mon ordi après, profitant du grand soleil sur la neige avant de me caler en fin d'après-midi devant la télé pour regarder un ou deux épisodes du Conte de Monte Cristo que j'avais snobé. Il faut dire que cette habitude de programmer 4 épisodes à suivre jusqu'à pas d'heure, très peu pour moi qui ai déjà tendance à m'assoupir dès la première partie de soirée !

Lundi j'avais juste eu le temps de découvrir que Colette ne pouvait pas prendre la barre et que Martine proposait de la remplacer.

Retour donc dans la cuisine de Martine Martin-Cosquer qui, pour le défi 318 des CROQUEURS DE MOTS, nous a mitonné une recette "aux petits oignons" à préparer pour lundi prochain 12 janvier


petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.

Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ... 

vendredi 2 janvier 2026

Vœux d'années en années : 2026

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou)... et j'en oublie ... notamment Elisabeth.

Quand viennent les vacances de fin d'année, dites vacances de Noël, mes souvenirs tragiques laissent de mieux en mieux la place aux bons souvenirs. Mais je garde indestructible une boule de sanglots dans la gorge que personne ne devine. Le chagrin et le chagrin des absences sont toujours là sans que je puisse les partager.

En cherchant qu'elle était la durée de ces vacances du temps de mon enfance et de mon adolescence, et plus loin encore de celui de mes frères et sœurs aînés, de mes parents, ... de mes grand parents que je n'ai pas connus J'ai trouvé ce site qui me semble intéressant :
et plus particulièrement :


Les vacances de Noël, initialement appelées vacances d'hiver, n'apparaissent au plan national qu'en 1925 du 23 décembre au soir au 3 janvier au matin. Pour mes frères et sœurs et moi elles resteront grosso modo calées sur une dizaine de jours du samedi précédent Noël après la classe au vendredi matin après le jour de l'an ou le mercredi après la classe au lundi matin selon l'emplacement de Noël et du jour de l'an dans la semaine. Des vacances rythmées par ces deux fêtes, Noël entre religion et père Noël, le jour de l'an entre le réveillon pour ceux qui voulaient passer l'année et la minuit, et/ou le repas du 1er janvier. Préparatifs et chants dans la maison, la radio et ses feuilletons audios, il n'y avait pas la télévision. Les disques sur le tourne disques. Sans oublier l'écriture appliquée des cartes de vœux. 
Même si la tradition accorde tout le mois de janvier pour les faire, par une visite (c'est le mieux, l'occasion d'aller voir des cousins ou des oncles que l'on ne fréquente guère habituellement) et par écrit sur des cartes de visite. Les cartes illustrées sont réservées aux intimes. Les moins âgés s'adressant en premier à leurs aînés. Et gare aux oublis et aux impairs !

La tradition des vœux du président de la république française, si elle remonte épisodiquement sous diverses formes à la république elle-même devient fixée tous les ans à la télévision à 20 heures le 31 décembre 1959 pour l'année 1960. Le Général de Gaulle avait fait ses vœux pour 1959 le 8 janvier.

Mais à la fin des années 50, la diffusion des émissions télévisées ne couvre que la moitié du territoire et 10% des foyers français sont équipés d'un téléviseur en noir et blanc, recevant LA seule chaîne. ( La 2e chaîne est créée en 1963 et la 3e en 1972). 
Alors bien sûr le discours est relayé sur les ondes de la radio publique.


Le 31 décembre, en bonne compagnie avec quelques amies et des délices à partager, nous n'avons allumé ni la télévision ni la radio.
A l'heure (10h 50 ce vendredi 2 janvier) où je complète ce billet préparé la semaine dernière, je ne sais pas vraiment ce qu'il a dit, juste résumé ou commenté dans les bulletins d'informations depuis le 1er janvier.

Si j'étais présidente, (les dieux m'en préservent et vous avec) j'aimerais joindre ma voix pour faire chorus avec Les Kids United rendent hommage à Pierre Perret et Gérard Lenorman

en chantant Si j'étais président, de Gérard Lenormand
 puis Ouvrez la cage aux oiseaux de Pierre Perret.

J'ajouterai pour faire bonne mesure

Star Academy 3 - L'Orange [HD] Clip Officiel, 2003, single de reprise de la chanson écrite par Pierre Delanoë en 1964 pour Gilbert Bécaud

Gérard Lenorman — Wikipédia, né en 1945, auteur compositeur interprète ayant commencé en écrivant des chansons pour d'autres dont percutant l'actualité people
Brigitte Bardot chante « La Fille de paille » (1969),  paroles Frank Gérald et musique de Gérard Lenorman
Frank Gérald — Wikipédia, 1928 -2015, parolier et compositeur français

En ces temps de vœux, je revisite ceux que j'ai confié à mes blogs depuis 2008 où je me suis lancée dans la blogosphère : 
Rêvons encore - Fa Do Si, 31 décembre 2008


si je n'avais qu'un seul vœu à lui adresser, ce serait qu'il ne fasse plus jamais reculer l'espoir, quand il arrive que des rêves prennent des chemins réalisables.

et je réécouterai en boucle pour cultiver le mien L'espoir de Michel Bühler, il me suffit juste de changer quelques noms pour l'actualiser.
"L'espoir c'est plus fort que la mort
...
C'est tout ce qui me fait humain
L'espoir."
Michel Bühler, L'espoir, EPM Voyageur, 13 décembre 2010

Une petite carte qui date sans doute du début du vingtième siècle, 10,5 cm x 6,7 cm,
motifs découpés et collés sur bristol imprimé.
 L'impression a due être dorée dans une vie lointaine.


Michel Bühler — Wikipédia, 1945 - 2022, chanteur, écrivain, acteur, poète, compositeur, dramaturge suisse

jeudi 1 janvier 2026

Jeudis en poésie : Théodora si c'est une fille, poème personnel

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En cette fin d'année où certains font vivre la tradition de l'immaculée conception, l'envie me prend de rééditer ces petits textes écrits pour les prénoms du mercredi de JB Théodora et Filémon*

Théodora si c'est une fille

Filémon, souviens-t-en naguère,
Devant un certain nouveau-né,
A murmuré à sa bergère
- Je veux  avec toi pouponner.
Elle a pris son plus beau sourire
Pour éclairer son doux visage
Et lui dit - c'est avec plaisir
Qu'une naissance j'envisage.
D'ici quelques brèves semaines,
Tu verras bien dessous mon sein
S'arrondir enfin ma bedaine ;
C'est maintenant plus qu'un dessein.
Inutile de les espérer
Ni dans les choux ni dans les roses :
Dans mon giron elle est nichée,
D'ici neuf mois sera éclose.
- Elle ? le brave berger murmura !
- Certes, je n'en sais rien encore ...
Bénie des dieux, Théodora,
Sinon Il sera Théodore.
©Jeanne Fadosi, mardi 24 janvier 2012
pour le prénom du mercredi de JB

Je les ai toujours et en bonne place dans ma crèche un peu foutraque 

Poésies du jeudi : Filémon, en tout bien tout honneur ...

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Filémon, en tout bien tout honneur ...

Ecoutez par vaux et par monts
La flût' du berger Filémon
Dont les notes vibrent dans l'air.
Il n'a d'yeux que pour sa bergère,
La grâcieuse Philomène
Qui tout le jour file la laine
Tout en veillant sur leurs moutons
De la quenouille et du bâton.

Si ce soir il s'est mis sous l'aile
De la messagère Angèle,
C'est qu'ils aimeraient bien aussi
Voir dans leur nid un tout petit.
Attendrie, la fin' ballerine
Prend sa mine la plus mutine
Pour lui murmurer à l'oreille
que pour attendre cette merveille,
Il lui fallait connaîtr' sa mie
et pas compter sur l'Saint-Esprit.
©Jeanne Fadosi, mercredi 4 janvier 2012
pour le prénom du mercredi de JB


Si vous êtes passé voir mon autre bluette sur ces tourtereaux, vous savez déjà qu'il l'a sans doute écouté et l'a "connu" (au sens biblique*) et avec le consentement de sa douce ...

mercredi 31 décembre 2025

S'émerveiller !

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S'émerveiller !

Quand par le jeu des reflets, le dedans s'invite dehors, diluant toutes limites, la pensée se fait vagabonde, fait un arrêt sur image devant la beauté du spectacle. Et si c'était le reflet du vrai monde, infini et lointain ? un monde à toucher du doigt dans une étrange proximité,

Brouillant les frontières
dans et hors vitres et murs
en miroir sans tain.

Dans ces jeux de miroirs, l'accueillante salle à manger a collé ses sourires et ses lumières, gommant une vue indistincte. Est-elle agréable ou triste d'ordinaire ? Peut-être un arbre dénudé. Des stores souvent baissés quand le jour se frotte à la nuit.

Par dessus, le ciel
rosissant des derniers feux
chronos abolis.

Peurs vaincues des fins du monde
dans cette pause sereine.
©Jeanne Fadosi, vendredi 26 décembre 2025
pour la page 252 de l'Herbier de poésies
à découvrir avec les autres brins sur la page 252

Photo Françoise Isabel

Et oui, un grand merci à Françoise la vieille marmotte pour cette photo qui interpelle et qui montre sa capacité intacte de s'émerveiller du "sel de la vie" qu'apporte le quotidien.

 Merci aussi à tous les brins qui ont jouer le jeu de ces guirlandes si réjouissantes.

Le meilleure des années possible à vous toutes et tous


Ps du mardi 30 décembre : J'ai envoyé ma page vendredi dernier à Adamante avec son titre, qui me semble évident et que j'ai eu pourtant du mal à trouver. Alors imaginez ma surprise quand j'ai entendu le thème de cette émission de mardi 30 décembre 2025 : 

jeudi 25 décembre 2025

jeudis en poésie : extrait d'une messe basse (en prose) de Alphonse Daudet

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Pour ce jour de Noël je programme la réédition d'une page en prose, mais quelle prose !

Les trois messes basses (extrait la 2ème messe)

[ . . . ]
À part ces légères méprises, le digne homme débite son office très consciencieusement, sans passer une ligne, sans omettre une génuflexion ; et tout marche assez bien jusqu’à la fin de la première messe ; car vous savez que le jour de Noël le même officiant doit célébrer trois messes consécutives.

— Et d’une ! se dit le chapelain avec un soupir de soulagement ; puis, sans perdre une minute, il fait signe à son clerc ou celui qu’il croit être son clerc, et…

Drelindin din !… Drelindin din !

C’est la seconde messe qui commence, et avec elle commence aussi le péché de dom Balaguère.

— Vite, vite, dépêchons-nous, lui crie de sa petite voix aigrelette la sonnette de Garrigou, et cette fois le malheureux officiant, tout abandonné au démon de gourmandise, se rue sur le missel et dévore les pages avec l’avidité de son appétit en surexcitation. Frénétiquement il se baisse, se relève, esquisse les signes de croix, les génuflexions, raccourcit tous ses gestes pour avoir plus tôt fini. À peine s’il étend ses bras à l’Évangile, s’il frappe sa poitrine au Confiteor. Entre le clerc et lui c’est à qui bredouillera le plus vite. Versets et répons se précipitent, se bousculent. Les mots à moitié prononcés, sans ouvrir la bouche, ce qui prendrait trop de temps, s’achèvent en murmures incompréhensibles.

Oremus ps… ps… ps…

Mea culpa… pa… pa…

Pareils à des vendangeurs pressés foulant le raisin de la cuve, tous deux barbotent dans le latin de la messe, en envoyant des éclaboussures de tous les côtés.

Dom… scum !… dit Balaguère.

… Stutuo !… répond Garrigou ; et tout le temps la damnée petite sonnette est là qui tinte à leurs oreilles, comme ces grelots qu’on met aux chevaux de poste pour les faire galoper à la grande vitesse. Pensez que de ce train-là une messe basse est vite expédiée.

— Et de deux ! dit le chapelain tout essoufflé ; puis sans prendre le temps de respirer, rouge, suant, il dégringole les marches de l’autel et…

Drelindin din !… Drelindin din !…

C’est la troisième messe qui commence.
[ . . . ]
Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin, Les trois messes basses, 1869 1e éd.

Si vous avez l'envie de relire ou de découvrir ce délicieux et impertinent conte de noël c'est ici :

Les trois messes basses, de Alphonse Daudet (I) ; (II) ; (III)


Abraham van Beijeren,
Nature morte avec fruits et volailles, ~1651
Alphonse Daudet, 1840 - 1897, écrivain et auteur dramatique français
Lettres de mon moulin, de Alphonse Daudet, 1e éd. 1869


 

jeudi 18 décembre 2025

Poésies du jeudi : Rosaire, de Francis Jammes (extraits : La prière, Brassens)

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou)... et j'en oublie ...

En ces jours de peine,  je bisse mes poésies de ce jeudi en mettant en ligne Rosaire, de Francis Jamme, magnifiquement mis en musique et choisi par Patachou avant d'être chanté par Georges Brassens.
Mon autre poème du jeudi : ---> Le fauteuil à bascule billet précédent

Pour tous les enfants qui meurent chaque jour dans le monde et ceux qui seront guéris
Pour toutes les femmes humiliées, toutes  les femmes désavouées ...


Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
tandis que des enfants s’amusent au parterre ;
et par l’oiseau blessé qui ne sait pas comment
son aile tout à coup s’ensanglante et descend
par la soif et la faim et le délire ardent :
Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus par l’ivrogne qui rentre,
par l’âne qui reçoit des coups de pied au ventre
et par l’humiliation de l’innocent châtié,
par la vierge vendue qu'on a déshabillée,
par le fils dont la mère a été insultée :
Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids,
s'écrie : « Mon Dieu ! » Par le malheureux dont les bras
ne purent s’appuyer sur une amour humaine
comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène ;
par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne :
Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le Monde,
par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe,
par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains,
par le malade que l'on opère et qui geint
et par le juste mis au rang des assassins :
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri,
par l’oiseau rappelant l’oiseau tombé du nid,
par l’herbe qui a soif et recueille l’ondée,
par le baiser perdu par l’amour redonné,
et par le mendiant retrouvant sa monnaie :
Je vous salue, Marie.
Francis Jammes, Rosaire,  L'Église habillée de feuilles, 1906

une magnifique reprise de l'une des chansons les plus emblématiques de Georges Brassens


La Prière — Wikipédia version de Brassens


L’église habillée de feuilles/Rosaire 1 - Wikisource (pour la dernière strophe de la prière qui est avant les autres dans le texte de Francis Jammes.

Poésies du jeudi : Le fauteuil à bascule****

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou)... et j'en oublie ...notamment Elisabeth.

NB J'ai bissé ma poésie de ce jeudi en partageant La prière, de Georges Brassens, extraite de Rosaire, de Francis Jammes --->  billet suivant

Pour illustrer en poésie le défi 317 de lilou concernant un colis, j'ai requis "colis" sur mon blog et Blogger n'a rien trouvé. Alors, pensant à Noël, j'ai requis "cadeau"*. Les trois premières propositions sont des écrits que j'ai fait pour différents ateliers. Etrangement, ils parlent tous les trois de près de naissance. La semaine dernière, j'ai choisi l'évocation de l'origine des mondes.  J'hésitais pour la deuxième (je la proposerai peut-être jeudi prochain ... ou pas). La voici :
 
Quand Adamante nous avait soumis la très douce image de la page 135 de l'Herbier de poésie, j'avais compris que mes mots n'arriveraient pas à aller au-delà de l'image sans avoir d'abord cédé à l'impératif de ce récit. Il était en prose à l'origine, destiné à rester dans les brouillons ou à être remanié pour une publication en marge. Et en ce mardi 16 décembre, je me retrouve dans le même dilemme.

Elle s'est glissée furtivement dans la chambre d'à côté dès les premiers bruits. Dans la plénitude de la nuit de novembre, elle balance doucement, peau à peau, son nourrisson et elle, emmitouflés dans le moelleux de la couverture de mohair. Il tète avec l'énergie de ses trois ou quatre semaines. Pleinement attentif à l'instant présent. Et elle avec lui.
Dans ces gestes simples
Elle renoue au plus profond
de l'instinct de vie
Elle a lâché la bride à son esprit, le laissant vagabonder au gré des pensées fugaces qui la traverse, vite renvoyées au néant des regrets ou au hasard des futurs ignorés. Elle aurait tant aimé partager avec ses deux aînés ces moments qui leur ont été volés à tous trois. Ne pas penser aux dommages indélébiles ! Si elle espère en leur force de vie pour se construire malgré ces blessures, elle devine que les siennes ne se refermeront pas.
Entre plénitude
et cœur au bord du naufrage
doux déchirement
Repu, son tout petit bébé semble converser avec les anges. L'instant la ramène au présent. Elle sourit à l'enthousiasme de ses élèves de l'an dernier lorsqu'ils se projetaient dans leur avenir en dépit du destin qui leur avait été tracé lors de leurs orientations. Ira-t-il au bout de son rêve de musicien d'orchestre ? Sera-t-elle architecte ? Sera-t-il sage-femme ? Lui acteur de théâtre, précision importante du spectacle vivant ? Elle professeur de lettres ? Bien plus tard elle saura que oui pour celle-ci, en voie professionnelle, comme pour donner un peu d'air et de culture à ces cabossés de la vie et de l'école.
"L'art du questionnement
trouver ce qu'un écolier
sait ou peut savoir"*
Elle se glisse silencieusement dans ce lit qui devrait être un refuge. Va-t-elle récupérer sans incident sa part de draps et de couvertures sans réveiller le dormeur ? Elle ne peut retourner dans le confort du fauteuil à bascule au risque de déclencher une tempête au matin. Depuis le début il lui disait qu'il en rêvait. Elle l'avait minutieusement peint en rouge de sa couleur préférée. Cadeau dès lors négligé et relégué au grenier. Du moins  croyait-elle en une relégation et sa déception n'était encore que du dépit. Comment pouvait-elle imaginer ce qui  s'y jouerait  sans doute, ce qui s'y était peut-être déjà joué ? Le plus délicatement possible, elle gagne un petit bout de couverture. Tout à l'heure, glacée, elle se réveillera en frissonnant.
Retenir l'instant**
Obsession de la durée***
temps inconciliables.
©Jeanne Fadosi, jeudi 7 février 2019
modifié le vendredi 1er mars 2019
en marge et inspiré par l'image de la page 135 de l'Herbier 
et réédité en marge du défi 317 des CROQUEURS DE MOTS

peinture d'Adamante

* Conversations avec Albert Einstein, 1920 - Albert Einstein
La citation complète tirée des dicocitations.lemonde est :
"La plupart des enseignants perdent leur temps à poser des questions destinées uniquement à révéler ce que les écoliers ne savent pas, tandis que le véritable art du questionnement est de découvrir ce qu'un écolier sait ou est capable de savoir."

** en allusion à L'intuition de l'instant de Gaston Bachelard, 1932, réédité constamment au XXe siècle

***"Cette obsession de la durée nous fait manquer tant de paradis fugaces, les seuls que nous puissions approcher au cours de notre fulgurant trajet de mortels. Leurs éblouissements surgissent dans des lieux souvent si humbles et éphémères que nous refusons de nous y attarder. Nous préférons bâtir nos rêves avec les blocs granitiques des décennies. Nous nous croyons destinés à une longévité de statues."
Le livre des brèves amours éternelles, Andreï Makine, éd. Seuil, 2011 (ISBN 978-2-02103365-6), p. 81 -
Il semblerait, selon les critiques de son dernier livre (Au-delà des frontières, janvier 2019) que l'académicien, contrairement à Gaston Bachelard, s'aventurerait vers d'autres rives aux marécages nauséabonds. Peut-être devrait-il se relire lui-même.
"L'appartenance à la famille humaine confère à toute personne une sorte de citoyenneté mondiale, lui donnant des droits et des devoirs, les hommes étant unis par une communauté d'origine et de destinée suprême. La condamnation du racisme, la protection des minorités, l'assistance aux réfugiés, la mobilisation de la solidarité internationale envers les plus nécessiteux, ne sont que des applications cohérentes du principe de la citoyenneté mondiale."
Jean-paul II, 1er janvier 2005, dans message de jean-paul II pour la celebration de la journee mondiale de la paix, paru site officiel du vatican, jean-paul II. - Jean-Paul II
La nature n’a que faire d’un grand destin pour se montrer et déployer sa force. Partout, dissimulée ou au grand jour, elle se manifeste avec la même intensité.
Michel de Montaigne - Les Essais, Livre III, Chapitre XIII (Version en français moderne, de Pascal Hervieu – Flammarion 2009). - Montaigne
**** Je l'avais acheté en kit, monté et peint dans la couleur préféré du destinataire du cadeau et offert pour une précédente fête des pères, ce que je croyais naïvement être pour lui le cadeau rêvé.

L'image de Adamante aurait pu aussi bien me renvoyer à d'autres références.

Valérie Ambroise - La Prière - YouTube, une magnifique reprise de l'une des chansons les plus embématiques de Gerorges Brassens sur le poème Rosaire de Francis Jammes

Alors je m'en vais bisser mes poésies de ce jeudi en mettant en ligne Rosaire, de Francis Jamme.
Si vous allez y voir, vous comprendrez.


lundi 15 décembre 2025

Déficroq 317 (n°8 2025-26) : Le colis

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou)... et j'en oublie ...

Je l'ai guetté hier matin et hier soir. Dômi nous avait dit que le capitaine de quart serait lilou.

Ouf ! c'est bien Lilou qui, avec sa plume, chatouille notre créativité pour nous faire part de sa feuille de route qu'elle nous propose pour le défi 317 des CROQUEURS DE MOTS

 vous avez six jours pour mener votre enquête et retrouver un colis postal ou pas. Et vous devez utiliser les mots au moins cinq des mots suivants :

coulis, brocoli, pissenlit, Bali, jolie, chienlit, torticolis, roulis, ailloli, pali, homélie

Sous mon texte et ses compléments, je vais essayer d'expliquer ma démarche. Les mots ou expressions en turquoise sont des liens que vous pouvez suivre si vous en avez le temps et l'envie, et de préférence après avoir lu en entier ma petite participation pour ne pas en perdre le fil ... hihi il y a peut-être le colis ou bout de la ligne (mais non !!!)

Lundi j'ai ouvert ma boîte à lettres, Vide.
 
mardi j'y ai découvert les consignes mais aucun colis.
mercredi J'ai cherché le coulis (pas celui à la framboise non, le coolie, le triporteur quoi)  avec le u de Urbain qui m'a aiguillé vers L'Aubain mais je n'ai trouvé ni l'un ni l'autre !
Jeudi,  on m'a dit qu'il avait fui une fleur de pissenlit Fleur de béton qui voulait le faire tomber alors qu'il ne la trouvait pas si jolie. C'était pas la joie , c'était pour lui juste J comme Jolie.
 
vendredi  je l'ai rejoint à Bali tentée d'y chercher fortune à défaut d'y retrouver mon colis.  Il m'a dit Alors on danse
Samedi j'ai dansé dans les courants d'air et attrapé un torticolis oubliant les mises en garde à   Monsieur Dumollet, quand jadis on lui souhaitait bon voyage.
dimanche Je vais renoncer à trouver le précieux cadeau et tenter de me consoler en réécoutant l' Homélie du pape François pour la nuit de Noël 2022.
 
Lundi je regagnerai bredouille le cargo des CROQUEURS DE MOTS, sans la liberté, l'équité plutôt que l'égalité, l'harmonie plus que la concorde dévoyée, le respect mutuel de tous envers tous, oups ...et toutes.
 
Désolée mes sœurs, septante années d'habitudes linguistiques ... et là, du coup (encore un tic de langage), je bute sur fraternité car sororité ne me convient pas davantage, d'autant que si je m'en tiens à la légende de l'ancien testament , les deux premiers frères de l'humanité ne sont pas exemplaires ...
 
Bref toutes ces bonnes fées, marraines d'une paix universelle impossible.*
 
"Roule libre et fidèle entre tes nobles arches,
Ô fleuve féodal, calme mais indompté !
Verdis le sceptre aimé de tes rois patriarches :
Le joug que l’on choisit est encor liberté !

[...] 


Rapportons-en le blé, l’or, la laine et la soie,
Avec la liberté, fruit qui germe en tout lieu ;
Et tissons de repos, d’alliance et de joie
L’étendard sympathique où le monde déploie
         L’unité, ce blason de Dieu !…

[...] 

Et que les sept couleurs qui teignent nos bannières,
Arc-en-ciel de la paix, serpentent dans tes eaux !"

Et je lutte contre le "roule libre" déclamé dans mon audiolivre,
et le tournis que me donne ce roulis ressenti,
rêvant du ru des origines dans la prairie, 
avant la cascade.


*dernière minute, à défaut d'avoir retrouvé le colis, je viens d'en trouver deux petites graines
Bon, elle en fait des tonnes dans le chant et ce n'est pas forcément de mon goût mais ...

Continuer à agir, à quel prix ?
Malala Yousafzai — Wikipédia, prix Nobel de la paix en 2014 avec Kailash Satyarthi

L'impossible,
nous ne l'atteignons pas.
mais il nous sert de lanterne.
René Char, L'âge cassant 

Quand j'ai découvert le sujet, j'ai eu le réflexe de chercher sur mes blogs (Fa Do Si et Fadosi continue) des articles dans lesquels j'avais utilisé les mots imposés. Les liens en turquoise mènent à ces références.