Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune de 145 en 2010 à 94 ou 103 ou 134 selon les sources en 2023

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 12 mars 2026

Jeudis en poésie : Le regret de la terre, de Jules Supervielle

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...  
C'est donc Dômi qui a pris la barre des CROQUEURS DE MOTS cette quinzaine pour le défi 322 avec  un jeu de société qui nous a titillé les neurones avec des dés et des bouts de phrases pour en faire toute une histoire ! 
ET comme pour mon défi de lundi dernier j'ai tiré le thème "J'ai réussi à arrêter le temps" ce poème de Jules Supervielle me semble idoine.

Le regret de la terre

Un jour, quand nous dirons : « C'était le temps du soleil,
Vous souvenez-vous, il éclairait la moindre ramille,
Et aussi bien la femme âgée que la jeune fille étonnée, 
Il savait donner leur couleur aux objets dès qu'il se posait. 
Il suivait le cheval coureur et s'arrêtait avec lui, 
C'était le temps inoubliable où nous étions sur la Terre, 
Où cela faisait du bruit de faire tomber quelque chose, 
Nous regardions alentour avec nos yeux connaisseurs, 
Nos oreilles comprenaient toutes les nuances de l'air 
Et lorsque le pas de l'ami s'avançait nous le savions, 
Nous ramassions aussi bien une fleur qu'un caillou poli. 
Le temps où nous ne pouvions attraper la fumée,
Ah ! c'est tout ce que nos mains sauraient saisir maintenant »

Jules Supervielle, (Les amis inconnus, 1934 ?)


Jules Supervielle, 1884 - 1960, poète et écrivain franco-uruguayen

Un poème de circonstance en ces temps si troublés où les catastrophes actuelles provoquées par des hommes font oublier celles d'hier (15 ans Fukushima) et d'avant hier (40 ans Tchernobyl) et de demain déjà en marche depuis longtemps (la survie de la vie sur terre)

 

J'aurais pu aussi choisir de rééditer un poème de Esther Granek, partagé sur mon premier blog en avril 2011 et réédité ici le 22 novembre 2018. 
Je me demande bien se que cette poétesse et humaniste penserait de nos jours présents ?
Peut-être relirait-elle en boucle son poème de son recueil De la pensée aux mots, 1997 :

Et quand je le relis je comprends bien qu'elle désignait non pas les mâles mais tous les humains et peut-être qu'elle y déplorerait l'absence d'une strophe désignant la responsabilité d'une toute petite minorité d'hommes au pouvoir d'agir et d'emprise considérables, au masculin cette fois, dans ce désastre planétaire.

2 commentaires:

  1. Coucou Jeanne.
    C'est un très beau poème me que je découvre.
    Bises et bon jeudi. Zaza

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  2. Merci Jeanne, hier comme aujourd'hui, des périodes troublées pour x raison.... bises jill

    RépondreSupprimer

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