Le mur de la maison de retraite annonce la couleur
Décrépitudenaufrage sociétal
Ne croyez pas humains non concernés dans leur vie que ce soit nouveau !
Vers l'hospice déjàles enfants dont j'étaisrencontraient l'effroi
En classe, un texte du livre de lecture du cours élémentaire racontait la fin solitaire et décidée (choisie ?) par un vieil eskimo* devenu inutile
On l'a emmenéau milieu du désert glacépour l'abandonner
C'était une légende ou une tradition. Confusion des genres. Effroi des élèves devant ce que l'on prenait pour de la cruauté.
Un conte japonaisdisait le regret contritd'un fils à sa mère
Le riche marchand avait fait construire une maisonnette au fond du jardin pour sa vieille mère logée dans un appartement de sa somptueuse demeure. Ainsi reléguée, elle se serait laissé mourir de faim si le fils ne l'avait pas repris dans sa maison.
Un château pimpantDes balcons avec vueimages flatteuses
Côté rue, à l'entrée, le piquet de grève des personnels en colère tout un mois d'hiver dénoncent leurs conditions de travail.
Les résidentsdisent silencieusementleur délaissement.
J'ai vu aussi dans d'autres lieux des vieillards bien traités. J'aurais tant à dire encore.
©Jeanne Fadosi, jeudi 23 juin 2022
pour la page 201 de l'Herbier de poésies
à découvrir bientôt avec les autres brins sur la page 201
* Je suis d'un âge où l'on ne disait pas encore inuit
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Le mur d'enceinte d'une maison de retraite. Photo Adamante. |
Illustration sonore :
Il faut dire que au moins les inuits ne vivaient pas bien longtemps dans de telles
RépondreSupprimerconditions, c'était radical...
Bises Jeanne
Comme tu le dis si bien en conclusion, Il y a des lieux où chaque personne est bien traitée, il y aurait tant de choses à dire encore... Déversons la bonne eau dans le bon moulin... Bonne semaine !
RépondreSupprimerIl paraît que vieillir est le seul moyen existant pour éviter de mourir jeune. Le degré d'une civilisation se mesure-t-il à l'attention que l'on porte aux plus faibles et à l'écoute d'autrui que l'on y cultive ? Non a répondu Nietzsche, cependant j'y crois un peu quand même , même si certains pensent que l'important c'est d'accumuler de la richesse, de l'or, des armes , encore plus d'armes et de plus en plus la loi du plus fort , des publicités pour nous faire croire que nous serons heureux si nous achetons tel ou tel objet, ben non je ne crois pas que ce soit cela l'important , mais plutôt la reconnaissance de l'humanité de chacun, l'attention portée aux plus faibles . Mais voilà que le Marco se lance dans un sermon ce matin , allez je cesse , bonne journée à vous .
RépondreSupprimerJe me souviens d'une anecdote, un jour que je disais à une "amie" qu'avant les anciens mouraient à la maison, elle m'avait répondu : "avant il y avait le bouillon d'onze heures !" Elle m'avait fait froid dans le dos. Nous aurions beaucoup à réfléchir sur l'humanité et ses comportements égoïstes. Le moins que l'on puisse dire c'est que rien n'est parfait et que notre chemin de vie est peut-être de tendre vers la perfection. À chacun de poser sa petite pierre, j'ai apprécié les réflexions qu'a suscité cette image. Belle journée Jeanne, à bientôt et merci.
RépondreSupprimerTu as raison Jeanne, il y a tant à dire .
RépondreSupprimerChaque fois que je vais voir des proches j'ai toujours une appréhension
et je repars avec un certain malaise.
Cette photo, parle d'elle même; c'est toute la déchéance d'une fin de vie dans ces maisons pour les "vieux " .Ils attendent la mort .... alignés dans des fauteuils...'est déprimant et glaçant. Bonne soirée
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