Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

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(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

vendredi 15 février 2019

Dans "le silence de la mer"

Pour la page 136 de l'Herbier de poésie

Dans le silence des mots tus, je me noie dans la contemplation de la peinture. Peu à peu l'eau et les algues. Peu à peu le sable et la tache.


Épave sur la plage
dans le clapotis d'écume
flaque rouge sang

Les traits de l'outil, pinceau ou couteau, ont fait vivre la peinture. Les coraux se meurent. Le bois flotté fait sculpture et remplace les vivants.

Quand tout fait mirage
pour crier mon désarroi
je n'ai plus de mots.

Alchimie étrange que ce mélange de rage et de douceur, la prairie sous-marine, désertée par la faune, fait linceul. Repos éternel, bercé par la houle.

Quand tout fait naufrage,
je n'ai même plus de colère
sans résignation.
©Jeanne Fadosi, jeudi 14 février 2019
pour l'herbier de poésies 136
à découvrir le vendredi soir  ou le samedi
avec les autres brins sur la page 136 de L'Herbier

MarHak
Le silence de la mer, nouvelle de Vercors, publiée clandestinement aux Editions de Minuit en 1942 qui aborde des thèmes centraux comme la vie et la guerre.

Illustration musicale
La cathédrale engloutie, de Debussy


7 commentaires:

  1. Dans ce monde-là, celui du silence comme le nommait aussi Cousteau, ce monde à part, on aimerait qu'il soit préserver aussi de nos pollutions, car on a de quoi rager ! Merci, bises

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  2. Un monde qui subit toutes les attaques d'une civilisation qui ne le respecte pas . Cela me donne envie de crier souvent quand je vois les images .
    Bravo pour cette interprétation de l'image
    Bon vendredi
    Bises

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  3. Des mots forts et sombres, pour une peinture aux couleurs vives... La vie aux multiples facettes... Je n'y ai pas directement vu la destruction, mais les paysages peuvent s'habiller de tant d'images quand on les regarde de près...

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  4. Bonsoir Jeanne,

    Comme très souvent tu vas chercher au cœur de l'être humain, tout au fond de l'âme. Tes mots vont entre l'ombre et la lumière... C'est très beau et émouvant
    Bises

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  5. J'aime bien cette peinture et tes mots très forts qui en découlent . Le silence de la mer est assourdissant. Bise

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  6. Magnifique texte où je retrouve la mer, les bateaux, et ce monde qui se meurt, que l'homme pourrit, j'ai tenté d'être optimiste, ce n'est pas toujours le cas...
    Bravo et merci Jeanne

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  7. J'avais lu le livre, je l'ai relu récemment.
    Ton interprétation du tableau me plaît infiniment.
    Comme le dit si bien Martine, c'est beau et émouvant.
    Merci pour tout, Jeanne.
    Bisous et douce journée.

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