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L’ÉTRANGER
— Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
— Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
— Tes amis ?
— Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
— Ta patrie ?
— J’ignore sous quelle latitude elle est située.
— La beauté ?
— Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
— L’or ?
— Je le hais comme vous haïssez Dieu.
— Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
— J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… les merveilleux nuages !
Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, 1869
Sourire et clin d'œil à Josette dont étant sur blogspot, je ne peux commenter son choix pour son La cachette à Josette: Jeudi poésie Baudelaire
Cet étranger est la simplicité même... Merci Jeanne, bises JB
RépondreSupprimerBeau dialogue. Merci. En ce moment, côté nuages, l'étranger est gáté.
RépondreSupprimerLes grands esprits se rencontrent, Jeanne, c'est le même poème publié par Josette, ce matin.
RépondreSupprimerBises et bon jeudi - Zaza
https://zazarambette.fr