Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, 123 en 2016, encore 123 en 2017, 121 en 2018 ? 101 femmes depuis le 1e janvier 2019 en France (2 septembre 2019) , soit une femme tous les deux jours ! accélération ou meilleure visibilité ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 13 août 2020

Abécédaire du CroqCovid C comme confinement et confiné

C comme coronavirus et covid-19 et coronaire, ce qui au tout début de la pandémie m'a fait croire que ce virus s'attaquait au coeur.
Mais non, corona signifie que ce virus a la forme d'une couronne.

 S'il est un mot qui m'a chiffonné, c'est aussi celui-ci, confinement. Pour lutter contre ce virus il fallait se confiner. Mais ça veut dire quoi se confiner ? N'a-t-on pas enseigné depuis les progrès de la connaissance du lien entre l'hygiène et la maladie qu'il n'y avait pas plus délétère que de vivre dans une atmosphère confinée ?

C comme Culture avec les radios telles France culture qui a eu la bonne idée de promouvoir 

Et C comme coeur, j'y reviens, parce que c'est l'organe vital sans lequel il n'est point possible de vivre.


L'étoile au cœur

Par les nuits sublimes d'été,
Sous leur dôme d'or et d'opale,
Je demande à l'immensité
Où sourit la forme idéale.

Plein d'une angoisse de banni,
À travers la flore innombrable
Des campagnes de l'infini,
Je poursuis ce lis adorable...

S'il brille au firmament profond,
Ce n'est pas pour moi qu'il y brille :
J'ai beau chercher, tout se confond
Dans l'océan clair qui fourmille.

Ma vue implore de trop bas
Sa splendeur en chemin perdue,
Et j'abaisse enfin mes yeux las,
Découragés par l'étendue.

Appauvri de l'espoir ôté,
Je m'en reviens plus solitaire,
Et cependant cette beauté
Que je crois si loin de la terre,

Un laboureur insoucieux,
Chaque soir à son foyer même,
Pour l'admirer, l'a sous les yeux
Dans la paysanne qu'il aime.

Heureux qui, sans vaine langueur,
Voyant les étoiles renaître,
Ferme sur elles sa fenêtre :
La plus belle luit dans son cœur.

René-François Sully Prudhomme, Les vaines tendresses, 1875

 .

René-François Sully Prudhomme (1839-1907)

petit glossaire du coronavirus trouvé dans Africanews 



5 commentaires:

  1. Des mots commençant par C dont tu parles si bien sont d'actualité et le cœur, organe essentiel de l'anatomie humaine, peut aussi prendre le double sens de la bonté.
    Merci pour ce magnifique poème.
    Bisous

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  2. Merci, Jeanne ! J'♥ ce que tu en dis et cette fin avec ce magnifique poème !
    Bonne fin d'après-midi, douce soirée et bonne fin de semaine,
    Bises♥

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  3. Merci pour ce poème et pour les mots offerts.
    Il y a des mots que j'aurais préféré ne pas connaître, mais ils sont bien là.
    Passe une douce journée.

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  4. Tu parles si bien dans tes articles, que je viens toujours avec bonheur te lire. Je n'ai pas vu les étoiles filantes, il y avait des nuages et puis j'ai dormi. Bonne fin de dimanche.

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  5. Oui le confinement a priori n'a rien de favorable tu as raison. Là nous avons appris à en faire une arme de dissuasion.
    Quant au coeur il est mis à mal aussi par le virus par contre coup .
    Merci pour ce très beau poème.
    Bon week-end
    Bisous

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