Pour le défi 322 des CROQUEURS DE MOTS, à publier le lundi 9 mars Dômi nous propose d'écrire un texte en s'inspirant d'un jeu de société Comment j'ai adopté un dragon
petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress (dont celui de Colette et Lilou et même Elisabeth que mon pare-feu bloque complètement aller savoir pourquoi !)... et j'en oublie ...
Je ne vais pas vous faire le coup de rééditer Le dragon doux, de Raymond Queneau, mis en ligne dernièrement et néanmoins à une époque qui me semble antédiluvienne. Je me suis vaguement souvenue d'une fable assez énigmatique de Jean de La Fontaine qui me semble faire sens en ces temps troublés.
En voici la transcription en français moderne.
Pour la version dans la langue de La Fontaine et de Molière :
Le dragon à plusieurs têtes, et le dragon à plusieurs queues
Un envoyé du Grand SeigneurPréférait, dit l’histoire, un jour chez l’empereur,Les forces de son maître à celles de l’empire.Un Allemand se mit à dire :Notre prince a des dépendantsQui, de leur chef, sont si puissantsQue chacun d’eux pourrait soudoyer une armée.Le chiaoux[1], homme de sens,Lui dit : Je sais par renomméeCe que chaque électeur peut de monde fournir ;Et cela me fait souvenirD’une aventure étrange, et qui pourtant est vraie.J’étais en un lieu sûr, lorsque je vis passerLes cent têtes d’une hydre au travers d’une haie.Mon sang commence à se glacer ;Et je crois qu’à moins on s’effraie.Je n’en eus toutefois que la peur sans le mal :Jamais le corps de l’animalNe put venir vers moi ni trouver d’ouverture.Je rêvais à cette aventure,Quand un autre dragon, qui n’avait qu’un seul chef,Et bien plus d’une queue à passer se présente.Me voilà saisi derechefD’étonnement et d’épouvante.Ce chef passe, et le corps, et chaque queue aussi :Rien ne les empêcha ; l’un fit chemin à l’autre.Je soutiens qu’il en est ainsiDe votre empereur et du nôtre.
Jean de la Fontaine, Les Fables I, 1668
1. Fonctionnaire turc chargé de porter les ordres du sultan.
| illustration pour le premier recueil des fables, 1668 |
Jean de La Fontaine — Wikipédia, 1621 - 1695, homme de lettres du XVIIe siècle fabuliste et conteur.
;-) Merci Jeanne, comme quoi il y a encore des fables à découvrir, bises jill
RépondreSupprimerCoucou Jeanne
RépondreSupprimerJ'avais oublié cette fable de Jean de la Fontaine Quel plaisir de la relire
Bises et bonne soirée - Zaza
Une fable que je ne connais pas, pas simple à comprendre, c'est peut être pour ça qu'on ne la pas apprise à l'école primaire. Bonne fin de semaine. Bises.
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