Pages

jeudi 18 décembre 2025

Poésies du jeudi : Rosaire, de Francis Jammes (extraits : La prière, Brassens)

petit rappel, je suis dans l'impossibilité à cause d'un bug de déposer des commentaires sur les blogs de Blogger. Vous m'en voyez désolée.
Je m'en excuse auprès de tous les blogueurs que je ne peux joindre dont Josette, An'Maï, Marie-Sylvie, Miss-Yves, sur Blogspot et sur certains blogs wordpress  (dont celui de Colette et Lilou)... et j'en oublie ...

En ces jours de peine,  je bisse mes poésies de ce jeudi en mettant en ligne Rosaire, de Francis Jamme, magnifiquement mis en musique et choisi par Patachou avant d'être chanté par Georges Brassens.
Mon autre poème du jeudi : ---> Le fauteuil à bascule billet précédent

Pour tous les enfants qui meurent chaque jour dans le monde et ceux qui seront guéris
Pour toutes les femmes humiliées, toutes  les femmes désavouées ...


Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
tandis que des enfants s’amusent au parterre ;
et par l’oiseau blessé qui ne sait pas comment
son aile tout à coup s’ensanglante et descend
par la soif et la faim et le délire ardent :
Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus par l’ivrogne qui rentre,
par l’âne qui reçoit des coups de pied au ventre
et par l’humiliation de l’innocent châtié,
par la vierge vendue qu'on a déshabillée,
par le fils dont la mère a été insultée :
Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids,
s'écrie : « Mon Dieu ! » Par le malheureux dont les bras
ne purent s’appuyer sur une amour humaine
comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène ;
par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne :
Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le Monde,
par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe,
par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains,
par le malade que l'on opère et qui geint
et par le juste mis au rang des assassins :
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri,
par l’oiseau rappelant l’oiseau tombé du nid,
par l’herbe qui a soif et recueille l’ondée,
par le baiser perdu par l’amour redonné,
et par le mendiant retrouvant sa monnaie :
Je vous salue, Marie.
Francis Jammes, Rosaire,  L'Église habillée de feuilles, 1906

une magnifique reprise de l'une des chansons les plus emblématiques de Georges Brassens


La Prière — Wikipédia version de Brassens


L’église habillée de feuilles/Rosaire 1 - Wikisource (pour la dernière strophe de la prière qui est avant les autres dans le texte de Francis Jammes.

1 commentaire:

  1. Coucou Jeanne.
    Un très beau poème que je découvre ce matin. Merci
    Bises et bon jeudi. Zaza

    RépondreSupprimer

Les commentaires sont modérés. Merci de patienter, je ne les valide pas toujours à la minute ni même quelquefois à la journée.
Certains rencontrent des difficultés à renseigner leurs liens voire ne peuvent plus commenter du tout sur blogger (un problème irrésolu depuis des mois) : vous pouvez signer votre commentaire de votre nom ou pseudo, merci
Comments are moderated. Thank you for your patience, I don't valide them immediatly.
anonymous comments are never validated except if they are signed in the text.