Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

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(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

jeudi 9 mars 2017

Sous les ponts de Paris, paroles de Jean Rodor, musique de Vincent Scotto

Josette à la barre du défi n°181 des CROQUEURS DE MOTS nous propose de jouer  - SANS TRICHER - au  Monopoly et pour les "jeudi poésie" du 2 et 8 mars quelle chance, vous avez carte blanche !
Ce jeudi encore, je balance entre deux choix. Enfants délurées (sous réserve d'autorisation) et Sous les ponts de Paris

Sous les ponts de Paris
Pour aller à Suresnes ou bien à Charenton
Tout le long de la Seine on passe sous les ponts
Pendant le jour, suivant son cours
Tout Paris en bateau défile,
L´cœur plein d´entrain, ça va, ça vient,
Mais l´soir lorsque tout dort tranquille... 
Sous les ponts de Paris, lorsque descend la nuit,
Toutes sortes de gueux se faufilent en cachette
Et sont heureux de trouver une couchette,
Hôtel du courant d´air, où l´on ne paie pas cher,
L´parfum et l´eau c´est pour rien mon marquis
Sous les ponts de Paris. 
A la sortie d´l´usine, Julot rencontre Nini
Ça va t´y la rouquine? C´est la fête aujourd´hui.
Prends ce bouquet, quelques brins d´muguet
C´est peu mais c´est toute ma fortune,
Viens avec moi, j´connais l´endroit
Où l´on n´craint même pas l´clair de lune. 


Sous les ponts de Paris, lorsque descend la nuit
Comme il n´a pas de quoi s´payer une chambrette,
Un couple heureux vient s´aimer en cachette,
Et les yeux dans les yeux faisant des rêves bleus,
Julot partage les baisers de Nini
Sous les ponts de Paris. 
Rongée par la misère, chassée de son logis,
L´on voit une pauvre mère avec ses trois petits.
Sur leur chemin, sans feu ni pain
Ils subiront leur sort atroce.
Bientôt la nuit, la maman dit :
"Enfin ils vont dormir mes gosses." 
Sous les ponts de Paris, lorsque descend la nuit
Viennent dormir là tout près de la Seine
Dans leur sommeil ils oublieront leur peine
Si l´on aidait un peu, tous les vrais miséreux
Plus de suicides ni de crimes dans la nuit
Sous les ponts de Paris.
Chanson, paroles de Jean Rodor, musique de Vincent Scotto, 1914

Paris-plage 2012 au Pont neuf
Pour en savoir plus Clic --->


chanté par Albert Préjean, peut-être dans l'un des premiers films parlants, sous les toits de Paris, 1930
trouvé sur Internet avec ce commentaire émouvant :
j'ai connu la Femme de celui qui écrit les Paroles de cette Chanson, Elle habitait rue Lucien Salette à Séte au 2ème ètage. C'était une amie de ma grand-Mère. Ma Grand-mère décédée (Dieu est son Ame) en 2011 à 94 ans. Cette Dame dont j'ai oublié le nom avait été ouvreuse au théatre du Chatelet toute sa carrière. Cette anecdote date de 1980. R.I.P.


ou si vous préférez, par Lucienne Delyle, Maurice Chevalier, André Claveau (l'une de mes interprétations préférées),

Une chanson dont on oublie les auteur et compositeur (pourtant prestigieux), qui se distribuait à la sauvette en papier à musique par les chanteurs de rue pour quelques piécettes avant que la marée-chaussée ne leur coure après car la chanson de rue était interdite depuis la création de la SACEM
Une chanson qui me renvoie à cette autre chanson popularisée par Juliette Gréco : Sous le ciel de Paris


2 commentaires:

  1. Il y a si longtemps que je ne l'ai pas écoutée...
    Merci pour le commentaire rapporté.
    C'est très émouvant.

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  2. J'aime bien cette chanson. Merci

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